Tasso in the rain

Samedi passé, pour fêter l’anniversaire de mon homme, je l’ai invité à manger au Tasso, situé sur le site de Tour et Taxis. En transports en commun, c’est un peu l’expédition pour y arriver et ce n’est pas la pluie ni les températures de fin d’automne qui ont rendu ce trajet plus agréable. Ni d’ailleurs les trottoirs défoncés et les pavés si traîtres pour les talons (j’avais prévu des chaussures supportant facilement un choc mais je compte sérieusement investir dans une paire à semelles compensées et pas trop hautes). Et y aller en voiture m’aurait empêché de boire plus d’un verre…

Le décor est design, un peu sombre à mon goût, tout en noir et blanc, mais les tables sont éloignées, les chaises confortables et l’acoustique est bonne. Idéal donc pour un repas en amoureux. Le menu ne nous tentait pas, nous avons donc choisi des plats à la carte tout en sirotant l’apéritif maison (pas de cocktails ici – c’est pourtant sponsorisé par Martini), un cava avec de la liqueur de pêche et une mousse glacée également à la pêche.

Je n’ai pas été très originale pour mon entrée en prenant le « Sashimi de thon, coquille Saint-Jacques, saumon d’Ecosse et crabe royal », une assiette joliment présentée et aux poissons bien frais. diane a choisi la « Jambonette de cuisse de grenouilles à la chapelure Panko, petits-gris de Namur, beurre à l’ail et coulis de persil », un plat bien plus inédit que le mien. Sourires de satisfaction en face de moi.

Quand il y a du canard sur la carte, je suis souvent tentée. J’ai donc pris le « Canard ‘Colvert’ et thé à l’orange de Cuba, cuisse fumée au cigare de la Havane, choux chinois et flan de carottes » – et c’est là que je me rends compte qu’il n’y avait pas de cuisse sur mon assiette. Un oubli ou alors, c’est moi qui ne l’ai pas repérée ? En tous cas, le magret était juste comme il faut et la sauce très fine même si on ne goûtait que très peu le thé. Pas une très grande assiette mais j’étais rassasiée en la terminant. diane a opté pour le « Pot-au-feu de poulet de Bresse au thé noir du Sri Lanka, légumes croquants et patate douce », servi mijotant encore dans sa cocotte en fonte.

Café et Grappa ont clôturé le repas de diane tandis que je dégustais une « Banane rôtie dans sa feuille, bonbon au gingembre, noix ‘Chironji’, glace au caramel salé ». Pas mal, mais la banane était un peu sèche.

Verdict: 3,9/5. Nous avons très bien mangé mais l’endroit est vraiment isolé si on n’y va pas en voiture.

Glitter and stars

Pour le temps d’une soirée, l’Archiduc, le plus beau café art-déco de Bruxelles aux cocktails délicieux, a revécu les années folles et l’âge d’or des comédies musicales d’Hollywood. Crooners et pin-ups s’étaient emparés de l’endroit pour y présenter une revue tout en paillettes et romantisme, en plumes et mystère. Et comme aux temps passés, le public, varié, s’était paré de ses plus beaux atours. La Princesse détournait l’attention de son décolleté affriolant par un bibi en forme d’oiseau, son mari était très classe en costume Dries Van Noten; accompagnée de MTLM en cuir viril, Armalite était tout en jupons et robe à pois, avec des chaussures rouges aux talons vertigineux; monsieur et madame Gatsu Gatsu avaient sortis leurs plus beaux vêtements; Stella Polaris étincelait en robe longue, gants en dentelles et sandales à étoiles; diane était  Trader’s Vic, avec moustache et cheveux peignés, en chemise cowboy blanche et chapeau de paille, quant à moi, je portais une petite robe en soie turquoise avec broderies et des fleurs dans mes cheveux relevés. (et en écrivant tout ceci, j’ai l’impression d’être dans un carnet mondain…)

Mais revenons au spectacle: c’est face à un endroit bondé et torride, juste traversé par quelques souffles de ventilateur, que Captain Hugo Van Ferring lance enfin la soirée, suivis de près par des chansons de Miss Lolly Wish * the singing pin-up * et George Bangable, crooner à souhait, en solo ou en duo tandis que Patrick Ouchène propose des morceaux plus rock’n’roll. La mystérieuse Lalla Morte nous fascine avec un strip tease tout en douceur avant d’aller s’endormir dans une valise noire. George nous fait la pièce de l’artiste saoul, puis est vite remplacé par Lolly, suite à une dispute entre amants. Ses chansons ont l’art de rester imprimées dans ma tête et aujourd’hui encore, je chantonne « Miss Lolly Wish, Miss Lolly Wish »… Apparaît alors un homme torse nu avec un verre en main. Va-t’il le renverser sur lui ? Non… il le tend à Lolly, en costume de soubrette, qui a bien du mal à nettoyer les paillettes qui volent partout tout en se déshabillant ! Une chanson de Perez Prado plus tard, interprétée par le latin lover Ouchène, et revoici Lalla Morte. Stella me confie que la pièce qu’elle interprète, From Russia with love, est une des plus belles qu’elle ait vue et je ne peux que confirmer. Ambiance russe, avec chapka en fourrure et accessoires rouges, qui volent bien vite dans la salle. Commence alors un jeu de plumes, cachant et dévoilant le visage de Lalla Morte, tout en douceur et séduction, tout en émotions… Miss Lolly Wish et George Bangable interprètent encore une chanson tout en finesse et sensualité complice mais ce sont les plumes de Lalla Morte qui restent gravées dans mes yeux…

Une gallerie flickr devrait suivre avec d’autres photos.

Le billet de la Princesse.

Le billet d’Armalite .

See you there: l’Archiduc Follies

avec la charmante Miss Lolly Wish, le charmeur George Bangable, le rocker Patrick Ouchene et la … (je ne sais pas quoi dire, je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir) Lalla Morte. De quoi fêter glamoureusement mon anniversaire avec un peu de retard dans ce lieu art déco magnifique !

Thankfully, the jazz band didn’t play before 10pm

Vendredi passé, dans le cadre de la « Restaurant Week », nous avons décidé d’aller à la découverte de Midi Station. Cet immense restaurant est situé juste derrière la gare du même nom et est l’œuvre d’Antoine Pinto, déjà responsable du Belga Queen ou de La Quincaillerie. Immense, mais aussi fort gris, noir et blanc, sous une grande verrière (impression due sans doute justement à lumière du jour). Nous arrivons tôt, il n’y a encore personne et notre table donne sur la gigantesque cuisine. Le menu est vite choisi, vu qu’il s’agit d’un menu fixe à 27 euros pour la Dining Week (les plats sur la carte sont de style brasserie) et nous commandons des cocktails, un Singapore Sling pour moi et un Rusty Nail pour diane. Pour le reste, la carte comporte les classiques mais aussi tous les cocktails à la mode, du Mojito au Cosmopolitan.

C’est à ce moment-là que nous entendons un groupe de jazz qui commence à jouer en live à deux pas de notre table. Je ne suis pas une grande fan de jazz mais je supporte la plupart des styles. Sauf une espèce de jazz funk où lignes de basse électrique et saxophones sont prédominants, accompagnés par batterie et synthés. Et c’est ce que nous devons supporter. Comme nous avons commandé des cocktails, nous ne pouvons plus partir avant de les avoir consommé mais nous pensons sérieusement à quitter cet endroit avant de commander le repas. J’ai sans doute vexé le serveur en lui demandant si le groupe jouait en début de soirée en disant que je détestais ce genre de musique… mais c’est assez viscéral. Je ne supporte pas. Heureusement, ce n’était que le soundcheck, le groupe ne commençant qu’à 22 heures.

Entretemps, le restaurant se remplit tout doucement, des hommes d’affaires, des couples, des groupes d’amis. Le public est plutôt bien mis, mais sans trop de style, lorgnant du côté « nouveau riche ». Nous ne nous sentons pas trop à notre place mais ça devient une habitude ! Du moment que la nourriture est bonne… Et là, aucun problème. L’entrée est composée d’une rémoulade de céléri rave mélangée à du King Crabe, avec une petite vinaigrette. Pour le plat principal, j’ai choisi le magret de canard accompagné de son wok de légumes: délicieux mais très juste comme portion, même pour moi qui ai un tout petit appétit. diane reçoit le sandre vapeur, avec jus de veau et fèves et petits pois. Un sourire satisfait me prouve que c’est très bon de son côté également. Comme dessert, un fondant au chocolat avec sorbet à la mandarine me cale complètement (j’adore ça mais même les plus légers me remplissent complètement) tandis que diane déguste une panacotta à la pistache. De peur de voir le groupe commencer, nous ne trainons pas et rentrons très vite à la maison…

Conclusion: je pense que nous retournerons mais nous nous informerons à l’avance d’un éventuel concert ou activité (j’avais parlé des soirées « Diva » – les photos du public sur Facebook m’ont totalement dégoûtées, ce sont juste des « Mathilde » sans aucun goût vestimentaire et sans aucune notion de ce qu’est (était ?) une diva).

They wore their best dresses and dancing shoes !

Suite à mon billet précédent, La Princesse me proposait d’aller au cours de danse de Radio Modern au Jazz Marathon. Je dois bien dire que j’ai hésité un moment… je me sentais plutôt molle et surtout indécise ces derniers temps… mais le bon sens a pris le dessus: c’était la bonne occasion de sortir de chez moi et de m’amuser ! Et puis, nous nous sommes très vite mises d’accord: c’était également l’occasion de faire prendre l’air à nos jolies tenues et chaussures ! J’ai mis une petite robe estivale H&M et des chaussures à bride confortables pour danser tandis que La Princesse portait une magnifique robe vintage en brocart (je suis jalouse !).

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Things are finally happening

Midi Station est un restaurant que j’ai envie de découvrir, pourquoi donc ne pas y aller lors d’une soirée plus glamour ! Je ne sais pas si le 3 juin sera possible mais je retiens la formule pour le mois suivant.

Juliette Dragon et son Cabaret des Filles de Joie débarque à Bruxelles pour un week-end burlesque, avec ateliers et spectacles (saurai-je rester éveillée au-delà de 23h ?) chez Madame Moustache, au Café Central, chez Lady Paname et chez Mademoiselle François. Y serez-vous ?

(plus d’infos via Facebook, devenu le moyen le plus efficace pour s’informer)

Et aussi, Radio Modern à Bruxelles le 29 mai dans le cadre du Jazz Marathon. Plus d’infos ici.

Burlesque in Belgium

Anna Fur Laxis lors du premier Rocambolesque

Le burlesque en Belgique… ce n’est pas encore tout à fait ça. Et sachez que je parle de burlesque en tant qu’effeuillage, sans référence aucune au cirque ou a Buster Keaton.

Fin 2008, Carnaval Divine avait clôturé au Beursschouwburg une journée de réflexion sur subversion, sans qu’aucune publicité ne soit faite sur le sujet. C’est en consultant mes mails qu’une photo dans la newsletter avait attiré mon attention. C’est tout.

Depuis quelques mois, Radio Modern a lancé ses soirées Ne Vuilen Avond dans différentes villes flamandes, avec comme grand début, un concours pour trouver des danseuses de burlesque.  Bref, pas de noms connus lors de ces soirées, et la gagnante est paraît-il (d’après Melle Jean qui était membre du jury) très douée au point de vue technique mais à la limite de la vulgarité. Pas encore vu – j’attends que ça passe à Bruxelles pour tester. Ils ont prévu un festival de burlesque cet été, à Gand, pendant les Gentse Feesten. Bref à moins d’habiter sur place (et encore, beaucoup de Gantois fuient la ville à ce moment), difficile d’y aller et encore plus de rentrer.

Madame Moustache organise mercredi prochain un concert des Chevals, avec l’intervention de Miss Lalla Morte (comme « the legendary cabaret artist »). Sauf que je n’ai absolument pas envie de voir une fanfare, qu’elle soit funk ou d’un autre style. Et puis, Miss Lalla Morte va présenter quoi ? une, deux, trois pièces ? J’ai bien peur l’ambiance soit plus cirque que glamour… Je continue cependant à suivre le programme (via facebook).

Reste l’initiative de Laurence Burlesque et ses soirées Rocambolesque, dont j’ai déjà parlé ici. La troisième est prévue ce samedi. Et j’hésite fortement à y aller… Je n’ai pas envie de voir des pièces de quelques minutes entrecoupées de très très longues pauses. Je préférerais quelque chose de plus concentré, sur une heure – une heure trente, avec dj et soirée par la suite. Et je ne parlerai même pas de la prétention et de la suffisance extrêmes de Mr. B.

Rocambolesque burlesque in a too small place

Samedi soir, nous avons bravé le froid et la neige pour aller voir ce qui était annoncé comme le premier spectacle de burlesque à Bruxelles (n’oublions pas que Carnival Divine était passé par le Beursschouwburg fin 2008 dans le cadre d’un colloque sur la subversion !). Belle initiative, et j’espère qu’elle sera suivie par de nombreux autres spectacles. Malheureusement, nous ne pourrons pas aller à Malines voir ce que Radio Modern nous a concocté puisque c’est sold out. J’avais mis ma robe rouge pinup collectif.co.uk et un caraco noir, mes chaussures rouges à deux brides et une plume dans les cheveux. diane avait étrenné pour l’occasion son tout nouveau costume anthracite, avec une chemise prune et cravate assortie. Sa toute nouvelle moustache, son manteau et son chapeau lui donnaient un look Johnny Depp dans Public Enemies.

Nous voici donc dans la rue des pitas en plein centre ville dans un cabaret habituellement consacré à la chanson française. La salle minuscule embaume le feu de bois mais n’est pas vraiment le cadre idéal pour ce genre de spectacle (des coulisses derrière la scène sont vraiment le minimum syndical pour éviter que les danseuses ne doivent passer en petite tenue parmi le public !). La carte des boissons est fortement limitée (surtout des bières) et le service très lent. Une sono assez pourrie n’arrange pas les choses et Miss Lula Vanilla a eu bien du mal à se faire entendre entre un micro qui ne fonctionnait pas du tout et un autre qui était plutôt bruitiste.

Miss Lula Vanilla donc, qui a ouvert le bal vers 21h30 avec de jolies chansons tahitiennes, hawaïennes ou calypso, accompagnée de son ukulélé. Personnage haut en couleur, aux vêtements kitsch à souhait et à la forte personnalité, elle a réchauffé l’atmosphère en moins de deux, après un passage au piano par Patrique Longfort un peu perdu sous le brouhaha des conversations.

Intermède magie que je n’ai pas trop apprécié, magie de bouts de ficelle et d’objets qui apparaissent et disparaissent par un genre de clown un peu hippie.

Voici enfin Divine Sweet pour un premier numéro tout en feuilles de lierre. On la sent un peu timide, pas tout à fait à l’aise, répétant souvent les mêmes mouvements… même si le peu de place sur scène a dû la limiter. Sa robe toute verte une fois enlevée, elle se cache derrière deux grands éventails pour finalement se dévoiler complètement. Sa deuxième performance lui correspondait peut-être plus: elle est arrivée telle une veuve noire d’un autre temps, cachée sous un grand chapeau à voilette et une longue jupe à l’ancienne. Jeu de l’effeuillage complet, les couches successives jetées à terre une à une… pour d’abord se cacher sous des rangs de perles avant l’apothéose finale.

La vraie star de la soirée était Anna Fur Laxis, mannequin pour Vivien of Holloway et lanceuse de couteaux à ses heures. Elle arrive sur scène dans une jolie robe en vichy rouge et nous fait la jeune fille toute timide. Puis elle se retourne, et là se dévoile son coté pussycat, en jupe moulante noire et léopard, avec regards aguicheurs et clin d’œils plein de sous-entendus. Le petit jeu des deux personnalités rythme le déshabillage, avec une référence religieuse assez malicieuse comme conclusion: un crucifix clignote de tous ses feux en guise de pastie sur son sein. Sa deuxième danse sera plus simple mais non moins intéressante, interprétée avec une assurance et un plaisir certain.

Par contre, le temps m’a paru très long entre les performances, la musique allant trop fort empêchant de parler, et le monde de circuler entre les tables. J’aimerais voir ce genre de spectacle dans une vraie salle de théâtre ou peut-être même dans un endroit plus industriel comme Recyclart. Mais pas dans un cabaret avec des affiches de Julos Beaucarne au mur !

Que dire d’autre ? Le public était mélangé, des habitués de l’endroit, des pinups et dandies mais aussi toute une série de personnes qui n’avaient pas fait trop d’efforts vestimentaires. Le dresscode a pu faire peur à certains mais il n’était certainement pas respecté et les personnes plus « glamour » étaient en minorité.

Un bilan mitigé donc même si j’ai adoré les chansons de Miss Luna Vanilla (je l’engagerais bien pour une garden-party tiki !) et les danses des effeuilleuses. Et j’aimerais bien apprendre le burlesque même si ça se limitera sans doute à mon salon (quoique, du burlesque avec yodels est sans doute un concept inédit) !

Stay tuned ! J’ai fait tant de jolies photos (je remercie d’ailleurs diane d’avoir réglé l’appareil !) que je vais sans doute en faire une galerie sur flickr. UPDATE: elles sont ici !