De Haus

De Haus est un nouveau bar à gin tonic situé sur la Place Fernand Cocq à Ixelles, tout près de l’Amour Fou (les propriétaires sont les mêmes). L’espace est assez grand et divisé en deux parties. Près de l’entrée se trouvent quelques fauteuils rétro / de récup’ qui forment une partie très “salon”, où on peut prendre des livres et en remettre d’autres déjà lus. Partie que j’ai trouvée un peu trop éclairée mais cela évolue peut-être en cours de soirée. Le reste du bar est plus traditionnel avec tables et chaises classiques et deux comptoirs. L’esprit est très récup’ et divers meubles sont à vendre. De vieilles caisses à bouteilles en bois pendent au plafond. Quant aux toilettes, elles sont exotiquement peintes d’une fresque représentant divers animaux de la jungle.

La carte est très variée et ne comprend pas que des gins tonic. Il y a aussi d’autres cocktails aux noms parfois bien Belges et une belle carte d’alcools. Et des petites choses à grignoter. Pour les 25 gins (environ) – des basiques mais aussi quelques-uns plus spéciaux – la carte précise avec quels tonics les marier. Il est clair que le choix n’est pas aussi large qu’au Green Lab mais les gins tonic que nous avons reçus mon amie et moi étaient tout à fait convenables. Je regrette cependant que les deux étaient garnis de la même manière avec une tranche d’orange et de baies de genièvre. Un hasard ? J’avais repéré du Saffron Gin en magasin et, curieuse, j’ai commandé celui-là, avec du Indian Tonic Fever Tree. Le goût du safran est clairement marqué et même si je suis contente de l’avoir goûté, je n’en achèterai sans doute pas.

Est-ce que c’est le bar à cocktail idéal ? pas encore tout à fait. Cela manquait à nouveau de chaleur (les photos au smartphone accentuent ce côté froid) et de confort, et je suis assez certaine qu’en soirée, c’est assez bruyant. Certaines taches sur les murs témoignent de soirées animées. Mais le choix des alcools est varié et le lieu facilement accessible. Bref, la recherche continue !

Advertisements

King Kong

Après le gin tonic au Green Lab, Jacques et moi avions faim. Nous avons pris le tram et il m’a emmené chaussée de Charleroi chez King Kong, un fast-food péruvien bio (quartier Janson/Bailli). Dès qu’on entre, il y a un grand comptoir où faire ses commandes, avec la cuisine juste à l’arrière. La carte n’est pas très étendue mais compte quand même un certain choix. Un tableau de suggestions (que je n’ai pas vu mais qui contient apparemment du ceviche) se trouve là aussi. Nous n’avons pas hésité longtemps et j’ai suivi Jacques dans son choix: burger au porc grillé avec une salade et des frites de yucca à partager. Armés de notre petit numéro, nous nous sommes installés à l’arrière, dans une jolie salle remplie de plantes exotiques et luxuriantes. La déco met en avant le bois et le côté naturel et bio. Une grande porte vitrée donne sur un jardin qui paraît-il est très agréable en été (il faisait déjà noir et je n’ai rien vu, dommage).

La serveuse nous a d’abord amené notre boisson, deux grands pisco sour, ou le cocktail péruvien typique, en version maxi et légère, et recouvert de plein de mousse. Les plats sont arrivés un peu plus tard: le burger était délicieux: pain légèrement croustillant et surtout une viande de porc super fondante, avec ce petit goût de grillé caramélisé si appétissant. Les frites de yucca ressemblent à des frites de pommes de terre mais sont bien plus originales et le bol de salade était constitué de quinoa, tomates, ananas, oignons, un genre de pois chiche blanc (un légume péruvien ?) et de salade. Tout était délicieux et j’ai eu beaucoup trop (j’ai un tout petit appétit cependant). J’ai juste regretté que tout était servi dans des récipients jetables et les couverts en bois ne sont pas très agréables pour manger. Mais c’est un fast food.

L’ambiance est très agréable, et même s’il y avait du monde, cela ne se ressentait pas trop fort. La bande-son est adaptée et passe de la chicha et de la cumbia péruvienne (je devrais leur proposer mes services pour l’étoffer !). Bref, un fast food pas conventionnel du tout dans lequel je reviendrai manger avec plaisir (et je tenterai de faire de meilleures photos) !

King Kong, ch. de Charleroi 227, 1060 Bruxelles

Green Lab

Situé au bout de l’Avenue Louise, dans un quartier plutôt mort mais proche d’un arrêt de tram (Legrand), le Green Lab est un nouveau bar bruxellois offrant une carte assez conséquente de gins et d’absinthes. Les quelques commentaires sur des sites comme Yelp ou Tripadvisor vont dans tous les sens (certains parlent même d’horrible) et je voulais me faire une idée, étant toujours à la recherche de bons bars à cocktails.

J’y suis arrivée tôt, vers 17h30, et j’étais la première cliente. L’entrée n’est pas très accueillante, une porte grise en bois basique. L’endroit est sur trois niveaux et le premier tout en bas est plutôt quelconque. Le bar est situé au second et une mezzanine est meublée de fauteuils. La décoration est d’inspiration steampunk, avec pas mal de grillage et de métal; des néons verts ornent les murs et au plafond pend un tuba ou un instrument du genre. Le bar est sous une alcôve et contient de nombreuses étagères carrées contenant les différents alcools. L’idée semble bonne mais j’ai l’impression que ce n’est pas abouti, très froid, pas assez réfléchi pour en faire un concept complet, à part le bar lui-même qui est très réussi. Quelques lampes tentent de donner de la chaleur mais le néon vert domine. Ce qui m’a dérangée également en entrant, c’est l’odeur de vieille bière renversée mêlée à des restes d’eau de javel, sans doute due à la fête du soir précédent. Le public a d’ailleurs l’air assez étudiant (qui boit des bières) pour ce que j’en ai vu. Et la musique en adéquation: du rock populaire de type Classic 21 (non, je ne veux plus jamais entendre du Lenny Kravitz !).

J’ai attendu mon ami un moment près du bar, en lisant le menu, qui collait un peu et que j’ai posé sur une table collante. Mmmmh, toujours les restes de la soirée sans doute. Quand il est arrivé, nous sommes montés nous installer dans les fauteuils sur la mezzanine. La carte est très fournie, proposant une sélection de gins d’un côté et de tonics de l’autre, tous combinables. D’autres gins ne sont pas mentionnés dans le menu mais bien présents au bar (il y en a 246 !). Ne sachant pas nous décider, nous sommes descendus demander conseil au barman. Jacques avait déjà une idée du gin (du Magellan si je me souviens bien ?) et le barman lui a choisi le tonic correspondant en y rajoutant des pastilles de chocolat blanc et une framboise. Moi j’hésitais et j’ai pu sentir différents gins avant de me décider pour du Buffalo, assez poivré et épicé qui a été associé avec du Schweppes Pink Pepper, des baies rouges et une feuille de coriandre. Nous avons tous les deux été très satisfaits de nos mélanges et je suis très contente des explications du barman (les deux cocktails ont coûté environ 10€ chacun). J’imagine cependant que cela doit être bien plus compliqué quand il y a du monde. Après avoir siroté notre cocktail et discuté de l’ambiance, nous sommes tous les deux arrivés à la conclusion que l’endroit manquait de chaleur. J’aurais également imaginé que ce serait plus stylé, le barman y compris. Sans doute que j’ai en tête l’image du moustachu ou barbu en costume ? Le contraste entre l’ambition et l’aspect un peu brouillon du lieu surprend au final. Mais les cocktails en eux-même valent la peine.

Est-ce que j’y retournerai ? Si je passe par là (ce qui est rare, mais sur une ligne de tram depuis mon travail), oui. Mais si je trouve mieux ailleurs, non.

Green Lab, av. Louise 520, 1000 Bruxelles, situé à l’arrêt Legrand des trams 7 et 94.

Expo 58

Jonathan Coe, Expo 58: quand j’ai eu vent de la sortie de ce livre, je savais que je devais le lire ! J’ai cependant attendu de le trouver dans un format payable (un intermédiaire entre le format cartonné et le poche), ce qui n’a pas trop tardé. Thomas Foley est un fonctionnaire d’état, marié à Sylvia et jeune papa. Il est envoyé par son administration pour superviser le pub Britannia du pavillon britannique à l’Expo 58 de Bruxelles. A priori, être séparé de sa femme pendant six mois ne le dérange pas trop, son mariage n’est pas très excitant. Arrivé sur place, il rencontre une jolie hôtesse, Anneke mais il se rend vite compte qu’il est suivi partout par deux émissaires des services secrets. Jonathan Coe rend l’ambiance de l’Expo très vivante et pimente le roman avec un récit d’espionnage (en faisant référence à James Bond). Il intègre beaucoup d’humour dans sa description d’un Royaume-Uni très conservateur face au reste du monde bien plus ouvert. Son livre est plaisant à lire, surtout si on s’intéresse à cette époque ou aux expositions universelles. Rien de transcendant mais très divertissant et quelque peu doux-amer.

Book_RATING-35

Does burlesque still interest me ?

(crédit photo: Patrice Hornez)

Il y a presque un an, j’écrivais l’article “Burlesque doesn’t interest me anymore“. Vendredi passé, j’ai été à la soirée Burlesque Follies organisée par Neo Retro à La Tentation. Beaucoup de choses ont changé: les salles sont plus grandes, mieux adaptées (la soirée à Gand le jour avant se passait dans un magnifique théâtre) et le public vient en masse ( – souvenir de ces soirées avec 50 personnes – ). Le spectacle en lui-même est mieux organisé, les artistes se sont améliorés et le professionnalisme a pris le dessus de l’amateurisme chaotique des débuts. La salle de La Tentation n’est cependant pas parfaite: les tables et les chaises ont été prises d’assaut par le public et beaucoup de gens se sont retrouvés debout. Et au point de vue technique, il y a eu quelques couacs, notamment au niveau de lumières, avec une poursuite qui oubliait souvent de poursuivre les artistes.

Accompagnée de Benny Blue, Lady Flo a mené la revue, présentant les numéros ou interprétant des chansons, non sans humour parfois (le rappeur de service sert à contrer l’argument que ce sont des soirées de “vieux”). Miss Lolly Wish est toujours aussi magnifique dans son rôle de diva tout droit sortie des années 50, Anna Bogen enchante avec ses ondulations orientales ou joue sur les codes du tango , Miss Ann Thropy est délicieuse et sucrée comme la cerise qui l’accompagne sur scène, George Bangable est le crooner qui hante les rêves de toutes les femmes (surtout quand il s’effeuille lui aussi), Juliana Joseph a joué au chat en faisant des acrobaties sur un long morceau de tissu pendu au plafond… Un bien joli spectacle donc, sans beaucoup de surprises pour moi, mais qui a quand même fait son effet: j’ai à nouveau eu envie de monter sur scène. Surtout, j’ai revu avec plaisir des artistes et amis que j’apprécie beaucoup. Et Patrice Hornez a pris de très jolies photos !

Les robes de Marie-José

Pour le moment, et jusqu’au 3 mars 2013, se tient au Musée du Cinquantenaire une exposition sur la garde-robe de la Princesse Marie-José. Les histoires royales ne m’intéressent que bien peu mais celle-ci a une influence sur les vêtements. Princesse de Belgique, soeur de Léopold III et de Charles, elle épouse en 1930 le prince héritier italien Umberto, en grande période du fascisme. Ses robes sont donc fabriquées par des couturiers italiens même si l’influence française est évidente. Pour la petite histoire, sa robe de mariée est un fiasco total: il y a eu un problème de manches et elles ont été ôtées. Or, en décembre, il fait un peu frais et on ne se marie pas les bras nus. Un châle en dentelle a donc été utilisé comme “couverture”.

L’exposition n’est pas très grande, mais certaines des robes sont assez impressionnantes dans leur construction: des dizaines de bouts de tissus coupés en biais sont cousus ensemble pour donner un vêtement très fluide, près du corps. De nombreux manteaux de cour sont présentés également, contenant pour certains jusqu’à 6 kilos de broderies en fil d’or ou d’argent. Il y a aussi une explication de l’introduction de la fermeture éclair ainsi qu’une robe de soirée fermée dans le dos grâce à celle-ci, à une époque où elles n’étaient pas encore camouflées. Une dernière chose m’a frappée: certaines robes témoignent de l’extrême maigreur de la princesse. Une jolie exposition qui plaira surtout aux amateurs de couture !

(Sur la photo, elle tient de grands éventails similaires à ceux utilisés dans le burlesque. Il s’agissait en fait d’un accessoire de bal.)

Expo Marie Meier à Bruxelles

Si vous voulez voir les stars du rock peintes par Marie Meier, c’est jusqu’au 25 octobre dans le magasin de livres et disques de seconde main Hors Série à Bruxelles, rue du Midi 67. Elle a même dessiné un Arno tout spécialement pour sa venue en Belgique ! diane et moi avons été au vernissage jeudi passé et rencontré une très agréable demoiselle en costume alsacien et victory rolls, accompagné de son prince charmant au chapeau de paille. Et nous avons ramené des vinyles, John Barry et Alfred Apaka and His Hawaiian Serenaders.