Stories I only tell my friends

Rob Lowe, Stories I only tell my friends: c’est via l’autobiographie d’Andrew McCarthy et sa présentation sur goodreads que je suis tombée sur celle de Rob Lowe, déjà plus ancienne, publiée en 2011. Je ne pouvais pas passer à côté: les critiques étaient plutôt positives et c’était mon acteur préféré dans les années 1980. Ma copine aimait Tom Cruise, moi c’était Rob Lowe, et donc on allait voir tous leurs films ensemble (et on fantasmait beaucoup !).

Le schéma du livre est à nouveau assez classique, plutôt linéaire, à part un premier chapitre introductif se passant à un autre moment. Enfance dans l’Ohio, puis des parents qui se séparent et un déménagement à Malibu, en Californie, à une époque où ce coin de Los Angeles n’avait pas encore vraiment la cote. Rob Lowe était passionné par le théâtre mais trouve peu d’opportunités à LA, ce qui ne l’empêche pas d’être décidé: il veut faire carrière dans le cinéma et il fait de nombreuses auditions. Son premier rôle, c’est toute une saga: il joue en effet Sodapop dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, avec une brochette de jeunes acteurs (Tom Cruise, Matt Dillon…). Lowe raconte la longue série d’auditions, le tournage, un montage qui réduit son rôle à pas grand-chose, le film qui n’a que peu de succès – cette partie a été passionnante pour moi – j’adorais ce film (je l’ai revu, du coup, en version director’s cut – et j’ai toujours aimé, mais pas de manière aussi inconditionnelle qu’avant).

Lowe décrit ensuite les films suivants, la création du « Brat Pack » – il est intéressant de lire que sa version n’est pas la même que celle d’Andrew McCarthy -, les rôles de beau mec mais dans des films pas super réussis, ses choix de plus en plus désastreux et ses addictions (lui aussi). Il parle aussi de son retrait calculé d’Hollywood, s’installant à Santa Barbara avec son épouse, puis de cette opportunité de jouer dans The West Wing, ce qui relance sa carrière.

Tout comme avec l’autobiographie d’Andrew McCarthy, j’ai adoré cette plongée dans le monde des jeunes acteurs d’Hollywood dans les années 1980, mes idoles de l’époque. Et Rob Lowe a écrit un livre passionnant, dont j’ai tourné page après page avec plaisir, apprenant à mieux connaître un homme avec ses doutes et ses passions.

Brat: An ’80s Story

Andrew McCarthy, Brat: an ’80s story: vous vous souvenez d’Andrew Mc Carthy cet acteur à la babyface qui avait joué dans Pretty in pink et St Elmo’s fire ? Si vous avez à peu près le même âge que moi, j’imagine que oui. En voyant dans la newsletter de goodreads qu’il avait écrit son autobiographie, je me suis précipitée dessus (et j’ai trouvé de l’inspiration pour un doublé – suite dans un prochain billet). Le format est assez classique: l’acteur raconte son enfance, ses études à New York, son premier rôle dans Class face à Jacqueline Bisset et Rob Lowe, les rôles qui se succèdent dans les années 1980, son inclusion dans le « brat pack », ce groupe de jeunes acteurs qui apporte un vent nouveau sur Hollywood (il est intéressant de constater qu’avant les années 1980, il n’y avait que très peu de jeunes acteurs, les rôles intéressants étant joués par des plus vieux – Dustin Hoffman dans The Graduate étant l’exemple type – ses 31 ans étaient bien visibles alors qu’il jouait le rôle d’un jeune homme de 21 ans). Si cette dénomination a aujourd’hui un côté nostalgique et plutôt positif, à l’époque, elle a nui aux carrières des acteurs qui se sont retrouvés embarqués plus ou moins de force dans ce groupe créé artificiellement. McCarthy en a clairement souffert: dans un premier temps, il a accepté des rôles qui allaient dans ce sens, des films pour ados mais par la suite, quand il a voulu sortir de cette image, ses choix ont été malheureux et l’ont finalement mené à quitter le métier d’acteur. McCarthy parle surtout des années 1980, de son parcours d’acteur mais aussi de la perte de son innocence et de sa plongée progressive dans l’alcoolisme. Il se présente comme quelqu’un de réservé mais qui adorait monter sur les planches depuis l’enfance, comme quelqu’un qui a eu la chance de se retrouver au bon endroit au bon moment et qui s’est laissé emporter dans les excès.

Et moi ? je me suis laissée emporter par le récit. McCarthy n’est pas un novice dans l’écriture: il a rédigé de nombreux articles pour des magazines de voyage dans une carrière ultérieure et cela se sent: il sait comment raconter une histoire et a le sens du rythme. Les pages se tournent toutes seules et au final, c’est une plongée intéressante dans le monde du cinéma des années 1980. J’ai adoré connaître les détails de certains tournages, et les raisons pour lesquelles certains films n’ont pas eu de succès (Less than zero par exemple). Ce n’est pas mon acteur préféré de la période, je l’ai toujours trouvé un peu fade, et franchement mal casté dans certains films comme Jours tranquilles à Clichy, mais son autobiographie fait le portrait touchant d’un homme qui a dû se réinventer plusieurs fois au cours de sa vie.