This was 2016

Autant 2016 a été une année violente et pleine de morts dans le monde, autant au niveau personnel, elle a été très calme et introspective. Elle avait mal commencé avec la chute de mon père qui l’a fait séjourner deux semaines à l’hôpital puis quatre semaines en revalidation, me laissant vidée et pleine de questions quant à son avenir. En fait, il s’est réadapté à la vie à la maison, avec beaucoup d’aide, mais n’a pas voulu entendre parler d’une maison de repos (il commence juste à se faire à l’idée en cette fin d’année mais je sens bien qu’il ne faut pas le presser). Nous avons évidemment eu quelques accrochages, parfois liés à du chantage affectif et nous ne sommes pas très forts en échanges intimes, mais pour le reste, ça s’est relativement bien passé.

Ce manque d’intimité est quelque chose qui m’a pesé plus généralement toute l’année. Sans doute que je n’étais pas encore prête pour rencontrer quelqu’un. Je suis beaucoup restée à la maison, en profitant pour coudre, jardiner et lire mais je suis sortie aussi, une fois par semaine ou parfois moins. J’ai continué les sorties avec des amis proches, découvrant de nouveaux restaurants et cafés. J’ai été à quelques concerts – très peu en fait, sauf pendant mes quelques jours à Saint-Jacques de Compostelle. J’ai rencontré de nouvelles personnes grâce à mon blog de cocktails, The Lady from Canton, et certaines m’ont accueillies à bras ouverts pour aller à la découverte de nouveaux bars mais aussi de nouveaux restos ou d’autres sorties. J’ai même été invitée à quelques événements pour blogueurs. Ces amitiés, anciennes et nouvelles, prennent une place très importante dans ma vie et son mon lien avec le monde extérieur.

Au travail, rien n’est simple, mais la participation d’un collègue à mon grand projet m’a donné un nouvel élan et même si je n’ai toujours pas de deadlines, le fait de travailler à deux me permet d’avancer plus vite. Par contre, je dois de plus en plus être sur mes gardes quand je communique avec mon chef ou ma directrice. Surtout cette dernière a l’art de décortiquer chaque mot que je dis ou écris.

Mon grand voyage n’était sans doute pas le plus extraordinaire mais j’ai passé un excellent moment au Sri Lanka. J’ai pu découvrir un pays que je n’avais jamais visité, tout en y faisant des activités différentes de celles que j’exerce d’habitude: un safari, de la marche, du vélo… Les quelques jours à Saint-Jacques étaient fantastiques grâce à mes amis. Je n’ai pas beaucoup visité – j’avais eu l’occasion de le faire deux ans plus tôt – mais ce n’est pas toujours la culture qui compte. Juste rester sur une terrasse à discuter pendant quelques heures peut suffire à se sentir bien.

J’ai pris du temps pour apprendre des choses sur moi-même, sur mes différences. Je les ressentais mais sans vraiment les nommer, m’entourant de préférence de personnes comme moi. Je me suis rendu compte que ces personnes ne sont qu’une minorité et que le reste du monde est fort différent. La lecture de Quiet a prolongé et approfondi cette réflexion, me fournissant quelques armes de plus pour me défendre face à certains extravertis ne se rendant pas compte qu’ils empiètent sur mon territoire (je pense à mon chef, notamment, qui peut être assez terrible sans s’en rendre compte). Si je devais donner un mot à cette années passée, ce serait “introspection”, et même si c’était assez solitaire, cela a permis de continuer à construire ma personnalité. Je n’ai pas écrit “reconstruire” parce que je pense que la phase la plus aiguë est passée – elle s’est déroulée en 2015.

En 2016, je me suis sentie sereine mais parfois un peu seule, surtout en fin d’année (les jours très courts ne m’aident pas). Et je me suis très souvent sentie heureuse même toute seule (tout est contradiction chez moi).

Short diary of the week (168)

Lundi: une journée de repos !, promenade dans Saint-Jacques, le soleil qui se montre, une superbe vue, la terrasse idéale au calme loin du centre, manger et boire, retour vers le centre après quelques heures à ne rien faire, une visite rapide de la cathédrale, dire au revoir à Katrien, sieste, un dîner de tapas et de steak tout simplement délicieux, tenter d’aller dormir plus tôt mais mal dormir

Mardi: réveil très matinal, un avion, une escale à Barcelone sous la pluie, un second avion, un long trajet en bus, retour dans une maison très froide, la satisfaction d’avoir passé une excellente semaine, un repas avec des choses venant du surgélateur, Masters of Sex, Anthony Bourdain Parts Unknown au Sichuan et à Chengdu avec un apparition de Fuschia Dunlop

Mercredi: ce n’est pas encore aujourd’hui que j’aurai récupéré, raconter beaucoup, une certaine énergie malgré la fatigue, il paraît que j’ai l’air radieuse, une envie de spaghetti bolognaise, Timeless, Anthony Bourdain Parts Unknown à Londres juste après le Brexit et avec une apparition de Nigella Lawson

Jeudi: enfin plus ou moins reposée, ce moment quand on lit un livre où tout s’éclaire sur un sujet particulier, procrastiner c’est bien mais le faire c’est mieux – au moins la moitié du boulot, il y a encore quelques tomates au jardin, Timeless, The Americans

Vendredi: terminer des choses mais la liste est trop longue, trouver quand même de la motivation enfouie quelque part, avocat et scampis – un duo gagnant, l’albariño n’est pas aussi bon en Belgique, The Americans – deux épisodes

Samedi: une demi-heure dans un Ikea encore vide: une lampe et une étagère, bien plus de temps chez AS Adventure: un pantalon de voyage et des sandales tout confort – par contre pas de pantalon large d’été – c’est vrai que ce n’est pas la saison et la mode est aux pantalons ultra-slim, apporter tous les journaux à mon papa et apprendre qu’il ne lit plus de livres – ce qui me rend triste, monter l’étagère – c’est beaucoup mieux pour mettre la mini chaîne, retracer la patron du pantalon, me dire qu’il vaudrait mieux coudre une seconde toile, tenter de lire mais ne pas réussir à me concentrer, Unconquered (Cecil B. DeMille, 1947) ou une grande fresque en Technicolor

Dimanche: enchaîner diverses activités, un épisode de TBBT en pédalant, lessive, montage de lampe, rangement, couture – ah mais ça met plus de temps que prévu, tester la nouvelle lampe en lisant dans le canapé, un dvd avec un film en VF ? – non je ne peux pas, The Americans – fin de la saison 4

Favourite memories of summer 2016

Hop, je recopie l’idée d’Armalite ! (Je me suis limitée à juillet et août)

  • le concert au Feeërieën et la confirmation d’une belle amitié
  • rencontrer un couple passionné de tiki
  • la promenade dans les Marolles à la recherche de verres anciens
  • les nombreux livres lus dans le jardin sous le sumac
  • la belle récolte de tomates, et de figues auparavant
  • le beau temps du mois d’août
  • l’installation du bassin et de la cascade
  • pleins d’expos et de thés entre amies à Paris
  • la série Black Sails et ses pirates, et Indian Summers dans l’Inde coloniale
  • les jolis et délicieux cocktails maison
  • le cocktail et les conversations entre amies chez Life is Beautiful
  • des cocktails et des amis au 9e étage du Résidence Palace
  • revoir ma famille au mariage de ma cousine
  • des dim sum et un joli cadeau d’anniversaire
  • le boulot qui a bien avancé grâce à l’absence des chefs et une nouvelle collaboration
  • et puis le fait que je n’ai pas encore pris de vraies vacances, loin et ailleurs !

This was 2015

2015 allait certainement être une meilleure année que 2014, je le savais depuis le début. Pendant l’hiver, j’ai encore eu quelques difficultés à cause des histoires du passé qui voulaient s’immiscer dans ma vie mais je les ai vite mises à la porte (ne plus réagir était une manière). J’ai eu des chagrins à cause d’attaques que je n’attendais pas, de la part de personnes que j’apprécie. C’était difficile mais j’ai réussi à passer au-delà. En mars, j’ai suivi la formation d’Ellipsilone “Deux jours pour exceller” et cela a vraiment été un tournant pour moi. J’ai appris et compris beaucoup de choses et cela m’a permis de regarder la vie d’une manière bien plus sereine et peut-être avec un peu plus de distance, tout en profitant pleinement des moments importants.

A peu près à la même époque, j’ai très mal vécu un entretien de fonctionnement au bureau avec mon chef et ma directrice (qui ne s’en sont pas rendus compte parce que je cache bien mon jeu et que je n’ai rien dit – je leur en ai parlé plus tard). En même temps, c’est ce qu’il me fallait. Cela faisait plusieurs années que j’étais en pilote automatique, avec un projet qui me tenait à coeur mais qui n’était pas vraiment soutenu. Aujourd’hui, le projet a vu le jour et j’ai même organisé des événements (dont deux ont malheureusement été annulés pour cause de niveau 4 d’alerte) alors que je me disais que je ne voulais jamais faire ça.

2015 est l’année où je suis à nouveau sortie un peu plus, où j’ai renoué des contacts avec des personnes que je voyais moins et fin décembre, j’ai des projets de sorties réguliers avec eux: des spectacles de danse, des restos (j’ai enfin été dans de nouveaux endroits et je compte bien en découvrir d’autres) ou différentes choses à déterminer. Mon cercle d’amis est plus varié et d’horizons différents. Même si je trouve que j’ai encore à faire à ce niveau. Je n’ai pas rencontré beaucoup de nouvelles personnes ni de candidat pour une nouvelle relation amoureuse. Même si la vie en couple sera à nouveau tout un changement pour moi.

2015 est l’année où je me suis rapprochée de mon père et cela m’a fait du bien. Nous nous voyons en moyenne une fois par mois pour aller manger au restaurant et il sait qu’il peut m’appeler et me demander de faire ses courses ou d’autres choses si nécessaire. Je l’ai vu vieillir et cela m’attriste. Je l’ai vu souffrir de ses nombreuses chutes et aujourd’hui, il est à l’hôpital. Je ne peux qu’espérer qu’il aille mieux bientôt et que les médecins et autres thérapeutes vont tout faire pour lui permettre d’encore profiter de la vie, de préférence dans sa maison mais je n’exclus pas d’autres possibilités (qui quelque part me rassureraient). L’année qui vient sera difficile pour lui (et donc pour moi) mais c’est le cours de choses. Il a 78 ans et j’espère qu’il vivra encore quelques années…

2015 est l’année où j’ai réappris à vivre seule et je me rends compte que j’ai pris plein d’habitudes, que j’ai besoin de ce temps pour moi, pour faire toutes mes activités solitaires. Et j’aime ça, tout en gardant du temps pour quelques sorties de temps en temps (une part semaine, c’est pas mal, mais je le vis bien aussi s’il y en a moins). J’ai relevé le défi de partir trois semaines au Japon sans compagnie et même si cela a eu quelques inconvénients, je l’ai très bien vécu. Je serais prête à le refaire mais pas chaque année.

En 2015, j’ai donc fait un grand voyage au Japon, mais j’ai également passé un excellent w-e à Paris en compagnies de très bonnes amies, avec de belles expos et de bons cocktails et j’ai eu l’occasion de visiter Budapest à mon aise pendant trois jours avant de revoir plein de connaissances pour le Womex pendant les cinq jours suivants. J’ai même eu droit à une visite express à Paris pour le boulot, que j’ai pu combiner avec quelques expos. J’avais prévu d’aller à La Haye mais je ne me suis rendue compte que trop tard que train et hôtel auraient dus être réservés à l’avance pour ne pas payer le prix plein. Et après l’expo que je voulais voir (Rothko) était terminée.

En 2015, je me suis occupée de mon jardin mais avec un peu moins d’entrain – beaucoup de plantes sont déjà bien installées. En couture, j’ai eu l’occasion de réaliser onze robes et jupes (je dois encore publier les trois derniers projets) et je mets un vêtement fait main par semaine environ. Ce qui est vraiment pas mal et je compte bien continuer dans cette voie. J’ai ouvert un blog sur les cocktails et j’adore tester de nouvelles recettes. J’aimerais vraiment qu’il soit plus lu mais j’ai du mal à le faire connaître. J’ai adoré aussi toutes les conversations autour de l’alcool, les commandes collectives et le Salon du Rhum à Spa. J’adore toujours écrire ici et je suis contente du succès que rencontre mon Winter Cookbook Challenge. J’ai réaménagé tout le grenier en pièce de couture et franchement, c’est bien !

Je m’étais promise de regarder plus de films, notamment asiatiques, mais malgré un bon début, je ne l’ai pas fait. Je me suis concentrée sur les séries tv, rattrapant les six saisons et demies de The Good Wife (22 épisodes par saison quand même). En toute fin d’année, j’ai eu un sursaut musical, mais j’ai très peu été séduite par des disques. Sans doute un ras-le-bol provisoire.

2015 est l’année où plus que jamais j’ai essayé de ne pas juger les autres (sauf des personnes qui ne comptent pas pour moi parce qu’il faut bien que je me défoule de temps en temps – oui, je sais) et où j’ai essayé de comprendre leur point de vue même si c’est parfois difficile. Chacun est différent et chacun réagit à sa manière. J’essaie de donner des conseils mais ce n’est pas grave s’ils ne sont pas suivis. J’essaie surtout d’être présente et d’écouter. La vie n’est pas toujours simple, et même si ça va mal, il y a toujours du mieux qui vient. Même de petites choses.

2015 a été l’année du positif et d’un état d’esprit serein et joyeux. Je compte bien continuer dans cette voie en 2016.

L’âge adulte

Quand j’étais enfant ou même encore adolescente, je pensais que les adultes étaient adultes. Je pensais que c’étaient des personnes figées qui n’évoluaient plus dans leurs comportements et sentiments. Ils étaient responsables et avaient les réponses à toutes les questions. Ils ne laissaient plus de place à des côtés plus enfantins. L’âge aidant, mon point de vue a bien changé. Une première faille (quoique, on ne peut pas appeler ça une faille, juste une égratignure) est venue lors d’un séjour à l’étranger en compagnie de mon cousin, de sa femme, de la sœur de celle-ci et de son mari (bref, deux couples dont les femmes sont sœurs). Tous ont environ dix ans de plus que moi. J’avais été super fort étonnée du côté enfantin et joyeux des deux femmes, qui gambadaient comme de petites filles dans les prés (enfin les grandes pelouses du musée) en riant et s’amusant. Cela m’avait fait plaisir, en fait, de voir qu’on n’était pas adulte même si on avait atteint l’âge des responsabilités (elles avaient déjà plusieurs enfants chacune).

J’ai mis un certain temps à comprendre que le concept d’adulte statique n’existe pas, je me suis rendue compte petit à petit qu’on peut prendre les choses en main et changer à tout âge. J’ai appris à beaucoup moins m’en faire, à beaucoup moins angoisser. Je réponds à mes angoisses par du rationnel et ça fonctionne assez bien. L’incompétence m’a toujours énervée mais j’essaie de plus en plus de la prendre avec légèreté, voire même une certaine moquerie ou cynisme (que je ne montre pas évidemment). J’essaie de ne plus me laisser atteindre. Il y aura sans doute toujours des points de non-retour mais je tenterai de ne pas me laisser abattre très longtemps. Ce n’est pas facile, il faut avoir un esprit assez libre pour agir de la sorte. Quand je me sentais mal ces dernières années, trop occupée par des problèmes de couple, je me suis renfermée, justement pour éviter les problèmes extérieurs. Je suis persuadée qu’on ne peut supporter qu’une certaine quantité de problèmes à la fois. C’est difficile, cela prend beaucoup d’énergie mais cela apprend énormément. Je ne serais pas la même aujourd’hui si je n’étais pas passée par ces quelques années. J’ai évolué, je suis devenue plus sage, j’en sais beaucoup plus sur les humains et leurs manières d’être. Je suis donc mieux équipée pour affronter, ou plutôt aborder le monde qui m’entoure.

Toutes ces avancées sur moi-même ne sont pas faites toutes seules. J’ai beaucoup réfléchi mais j’ai aussi été entourée de personnes qui m’ont aidées, d’abord ma première psy (la deuxième en fait mais la première ne compte vraiment pas) qui a toujours abordé nos séances avec des buts précis, avec des propositions de choses à faire pour avancer. Je n’ai pas fait que parler de mon passé, nous avons beaucoup discuté de mon futur. Par la suite, j’ai rencontré Coyote qui en plus d’être thérapeute est également un ami. C’est grâce à lui que j’écris ce billet, dans le sens où c’est grâce à lui que je suis beaucoup plus consciente de ce que je suis et de mon évolution. Je ne peux parler que de mon expérience évidemment mais j’espère que cela peut donner des pistes. Ce que je veux dire par ce billet, c’est surtout qu’il y a toujours moyen de changer, même si cela prend parfois du temps ou qu’il faut laisser le temps au temps, mais surtout, rien n’est jamais définitif.

Je suis moi, Sunalee, 43 ans, passionnée par plein de choses, sensible aux autres et prête à vivre les prochaines années comme elles se présentent, avec certainement encore beaucoup de défis et de moments heureux et de nombreuses évolutions dans ma personnalité et mes perceptions du monde. Je ne suis pas un être statique, je suis suis un être en évolution. Tout est possible.

Happiness

Samedi, un ami m’a dit plein de belles choses, que j’ai changé, que même ma posture a changé, que ça se voit que je vais bien… Il me connait depuis longtemps et a vu mon évolution, du positif au négatif, du négatif au positif. Il ne m’a jamais critiquée, il m’a toujours soutenue en me conseillant les choses que j’étais capable de faire à ce moment-là, sans me brusquer. Une des choses que j’ai retenu en effet de toute la période où je n’allais pas bien c’est qu’il faut donner du temps au choses, et que même si on s’enfonce encore et encore, il faut que le changement vienne de soi, pas de commentaires d’autres personnes qui ne vivent pas au même rythme et qui réagiraient différemment. Cela m’a appris à essayer de comprendre, à ne pas brusquer les choses ni imposer mon point de vue quand on me demande mon avis sur des questions intimes même si mon radar est assez développé et que je ressens et analyse très vite la situation émotionnelle des gens qui m’entourent. Cela m’a appris à mieux connaître la nature humaine en fait.

Et donc oui, maintenant, je me sens bien. Tout n’est pas parfait mais je n’en suis pas si loin. Certaines choses qui pourraient m’arriver pourraient me faire très plaisir, comme rencontrer quelqu’un avec qui partager ma vie mais ce n’est même pas une priorité pour le moment. Je me sens bien dans ce que je fais, dans mes activités, dans mes décisions, je suis libre de faire ce que je veux, de partir en voyage ou de me mettre en pyjama en début de soirée, de sortir ou pas, je peux répondre à mes envies, même si elles provoquent parfois des crises de doute. Et même si j’ai des moments un peu moins joyeux comme en juin, je suis tellement de strates plus haut dans mon degré de bonheur qu’un moment plus négatif n’a pas trop d’importance.

Je me rends compte que je suis plus ouverte aux autres aussi. Quand je me sentais mal, je me suis renfermée, beaucoup de gens autour de moi m’énervaient profondément, comme cette personne que je rencontre de temps en temps dans les transports en commun et que j’évitais à tout prix, quitte à laisser passer un tram ou prendre un autre chemin. Nos conversations ne sont toujours pas intéressantes mais elles ne mettent plus de mauvaise humeur pour le reste de la journée. J’ai l’impression qu’une certaine agressivité en moi s’est envolée depuis que je vais mieux, que mon agressivité cachait mon mal-être.

Un billet dégoulinant de bonheur et de bien-être, cela n’est pas encore arrivé souvent ici ! Profitez-en, ça va continuer !

Since fall…

Depuis l’automne…

  • j’ai repris possession de la maison pour moi toute seule
  • mais pas encore eu l’envie / l’occasion de repeindre et de réaménager le grenier pour le transformer en espace couture / chambre d’amis
  • j’ai voyagé en groupe
  • mais aussi seule
  • j’ai adoré passer du temps seule à Bangkok et cette ville m’attire toujours autant
  • j’y ai bu des cocktails toute seule et mangé dans d’excellents restaurants sans me sentir mal à l’aise (enfin si, un tout petit peu, au début)
  • j’y ai beaucoup marché et visité, m’arrêtant selon mes envies ou mon mal aux pieds ( et pas celui de quelqu’un d’autre)
  • j’ai pu monter partout sans devoir tenir compte du vertige d’une autre personne
  • j’ai passé le Nouvel An toute seule, je n’ai pas attendu minuit, j’ai été dormir quand j’étais fatiguée et c’était très bien, je n’ai même pas bu de champagne ce jour-là
  • je n’ai pas allumé le feu ouvert mais c’est juste parce qu’il n’a jamais fait très froid
  • j’ai rencontré quelque hommes, pas beaucoup, et tous m’ont déçue. En fait, je ne cherche pas très sérieusement
  • je suis sortie très peu. En fait je me sens bien chez moi
  • mais les quelques sorties ont été très agréables
  • j’ai même été à une fête d’anniversaire où je ne connaissais que les hôtes. La soirée a été bizarre pour moi, je n’ai pas beaucoup socialisé mais cela n’a pas été entièrement déplaisant sinon je serais partie bien plus tôt
  • j’ai commencé à développer le bar vu que maintenant les bouteilles ne se vident plus à vue d’oeil. Plusieurs mois plus tard, je n’ai plus de place mais toujours beaucoup d’envies grâce / à cause des nombreuses conversations
  • je me suis inscrite à des dégustations d’alcools, tout seule, et je ne me suis jamais sentie mal à l’aise
  • j’ai suivi une formation d’Ellipsilone – Deux jours pour exceller – qui a changé énormément de choses en moi
  • j’ai continué à voir Coyote régulièrement et enfin, nous ne réglons plus les problèmes immédiats et nous pouvons discuter de choses qui me permettent d’évoluer à long terme
  • j’aime beaucoup son approche qui me permet de ne pas avoir de regrets sur le passé. Si j’ai mis autant de temps à me séparer, c’est parce que c’est comme ça que cela devait se passer pour moi (et personne n’a rien à dire à ce sujet)
  • d’ailleurs, pour la première fois, à la dernière séance, je n’ai pas pleuré
  • je me suis un rapprochée de mon père, que j’avais un peu délaissé mais qui en même temps a de plus en plus besoin de moi
  • des choses se sont débloquées en parallèle à mon travail grâce à la conjonction de plusieurs facteurs extérieurs mais aussi personnels
  • mon “grand projet” au travail va enfin voir le jour à l’automne et je ne passe plus mon temps à m’ennuyer
  • j’ai même eu droit aux compliments de mes chefs par rapport à une présentation et à propos de la manière dont j’aborde les choses
  • je me suis occupée du jardin toute seule, arrivant même à faire les travaux plus lourds sans devoir demander de l’aide
  • j’ai commencé un nouveau blog que j’espère développer un peu plus que celui-ci au niveau fréquentation. Mais je tiens très fort à celui-ci et il sera toujours alimenté
  • pour le graphisme, je devrai encore m’améliorer ou trouver quelqu’un pour m’aider mais entretemps, je fais ce que je peux toute seule
  • j’ai fait mon premier barbecue toute seule et j’en ai vraiment profité
  • je ne sais absolument pas où je vais aller en vacances cette année (avant le Japon l’année prochaine) mais tout est possible, de la Turquie au Laos en passant par New York ou le Mexique
  • il me reste encore une chose un peu difficile émotionnellement: j’ai chaque année été en Flandre profonde acheter des plantes exotiques et toujours passé un bon moment. Cela me fera bizarre d’y aller toute seule mais ce sera sans doute agréable aussi
  • et donc oui, pour la première fois depuis longtemps, je peux dire que je me sens bien et j’espère que ça ira encore mieux dans les mois à venir !

Tout est possible maintenant !