L’histoire des livres et des frais d’envoi

Suite à un article du Golb, je voulais acquérir Rat Girl de Kristin Hersh, un genre de journal/autobiographie de la chanteuse alors qu’elle avait 18 ans et que trois choses importantes se passaient dans sa vie: on lui détecte des troubles bipolaires, elle tombe enceinte et elle commence à avoir du succès avec son groupe, Throwing Muses. Le livre est disponible sur amazon.fr et je vois qu’il n’y a pas de frais d’envoi. Donc je le commande et le reçoit en trois jours. Sur amazon.co.uk, je vois que Kristin Hersh a écrit Paradoxical undressing et du coup, je le veux aussi, mais il est au double du prix sur .fr. Je cherche donc de quoi compléter ma commande pour avoir les frais d’envoi gratuits sur .co.uk et je me souviens que j’ai vu de jolies sandales Shellys en soldes. En allant sur cette page, le site me propose une autre paire qui a l’air bien pratique pour marcher en voyage et elles sont à un mini prix également. Je complète donc ma commande. J’ai reçu les chaussures lundi, elles me vont bien. Hier, je vais sur la page wikipedia de Kristin Hersh et j’apprends que Paradoxical undressing est l’édition anglaise de… Rat girl... Autant pour moi, j’ai donc deux fois le même livre sous des titres différents et deux paires de chaussures en plus, dont je n’avais pas tant besoin que ça… Parfois, je suis une vraie blonde. Mais je connais quelqu’un à qui ce livre va faire plaisir, et ça, ça compte aussi !

 

 

Blonde

Joyce Carol Oates, Blonde: voilà un livre qui était sur ma PAL virtuelle de puis des années ! C’est suite aux commentaires sur Petite soeur, mon amour que mon intérêt a été relancé et ma recherche en librairie a été fructueuse au premier essai. J’ai hésité pourtant devant la brique de 1100 pages mais le sujet me tentait. Pendant mon adolescence, je me suis intéressée à Marilyn Monroe (en même temps qu’à Madonna et aux stars d’Hollywood, pleine période brat pack), j’ai rêvé devant ses photos et ses films (dont je guettais le passage en télévision). D’où venait cette attirance ? Je ne saurais plus trop le dire… aujourd’hui, je suis bien plus critique envers elle et préfère de belles brunes comme Jane Russell !

Joyce Carol Oates prend Marilyn comme prétexte pour écrire un roman sur une actrice blonde, s’inspire de sa vie et parfois digresse complètement, inventant de nouvelles histoires comme cette relation avec Cass Chaplin. Son style change au fur et à mesure du livre, devenant plus haché, plus saccadé, traduisant par les mots la demi-folie et le mal-être de l’actrice. La chronologie aussi fait des bonds, tellement minimes qu’on ne s’en rend pas compte tout suite, mais ces allers retours retiennent l’attention, ajoutent de la force à certains événements.

Les passages décrivant Hollywood et Los Angeles m’ont ramené des années en arrière, à une époque où je lisais Less than zero de Bret Easton Ellis. Mon envie d’aller m’y perdre a été ravivée, et pourtant c’est un monde qui a l’air si superficiel. Raconter ainsi de l’intérieur la vie d’un personnage si connu apporte une autre dimension que juste une biographie mais je me suis ennuyée par moments. Le livre est trop long, trop touffu, reste stagner trop longtemps sur certaines parties de la vie. En même temps, je ne suis pas déçue de l’avoir lu, car comme je le disais plus haut, il m’a replongée dans des sentiments appartenant à mon adolescence…