Burma Superstar

Desmond Tan & Kate Leahy, Burma Superstar. Addictive recipes from the Crossroads of Southeast Asia (2017): ce livre rassemble une collection de recettes d’un restaurant de San Francisco, des recettes birmanes de tout le pays mais aussi quelques plats chinois. Il raconte l’histoire de l’établissement et décrit la cuisine et ses plats phare. Chaque recette recette est précédée d’une introduction, la remettant dans son contexte. Quelques ingrédients ont été adaptés aux disponibilités locales mais d’autres sont réellement birmans, quoique disponibles aux Etats-Unis, comme le thé fermenté. J’ai testé trois recettes, parmi les plus simples, le « Chili lamb » (une recette chinoise en fait), le « Coconut chicken curry » et l' »Hibiscus Punch ». A chaque fois, j’ai été déçue, d’autant plus que j’adore Burma. Rivers of flavor de Naomi Duguid. J’ai aussi l’impression qu’il s’agit un peu trop de recettes de restaurant et qu’elles sont compliquée à reproduire à la maison.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%)
  • texte: ****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (quelques adaptations, et quelques recettes chinoises)
  • faisabilité des recettes: ** (souvent beaucoup d’ingrédients et d’étapes)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: aucune (j’en ai testé trois, citées ci-dessus)
  • indispensabilité du livre: *

Burma. Rivers of flavor

Naomi Duguid, Burma. Rivers of flavor (2012): Naomi Duguid s’intéresse aux cuisines du monde et a écrit divers livres. Celui sur la Birmanie est très bien documenté et a été rédigé après plusieurs voyages sur place, à une époque où le pays s’ouvrait à peine. Elle est également une talentueuse photographe et de nombreuses images illustrent le texte, mais toutes les recettes ne sont pas accompagnées d’une photo, ce qui est un peu dommage (ça doit tourner autour des 80% de plats photographiés). Les recettes sont originaires des différentes régions du pays et sont toujours précédées d’une introduction expliquant les plats, avec parfois des ingrédients qui peuvent remplacer ceux qui sont trop difficiles à trouver. Parfois la manière de les préparer a été simplifiée mais c’est tout à l’avantage du lecteur. J’ai testé des dizaines de recettes, revenant régulièrement à ce livre, qui d’ailleurs comment à souffrir de mes manipulations répétées. Cela m’arrive rarement et c’est donc pour moi un indispensable.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (il y a des adaptations mais elles sont expliquées)
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: « Roasted eggplant salad », « Mandalay grated carrot salad », « Shrimp salad », « Mushroom and tomato curry », « Golden egg curry », « Kachin chicken curry », « Easy grilled chicken », « Warming beef curry with tomato », « Shallot-lime chutney »…
  • indispensabilité du livre: *****

Where China Meets India

Myint-U Thant, Where China Meets India: Burma and the New Crossroads of Asia: en commençant ce livre, je pensais lire l’histoire personnelle de l’auteur et l’exploration de son pays, la Birmanie. Ce n’est pas tout à fait le cas: il s’agit plutôt d’un écrit très bien documenté sur l’histoire et la situation politique du pays, ainsi que ses liens avec la Chine et l’Inde. C’est aussi une analyse assez fine des relations commerciales dans cette partie d’Asie. Le livre est divisé en trois grandes parties: la première est consacrée à la Birmanie, la seconde à la Chine, et tout particulièrement au Yunnan et à son histoire, fort différente de celle qui est expliquée en général, et la troisième à l’Inde, et donc à la partie frontalière avec la Birmanie. L’histoire de ces régions limitrophes est méconnue et j’ai appris énormément de choses. Mais j’ai malgré tout eu un grand souci en lisant ce livre: il a été écrit en 2011, avant la fin de la dictature militaire, et les perspectives avancées par l’auteur à propos de l’avenir sont quelques peu dépassées et cela m’a laissée sur ma faim. J’ai entre-temps vu qu’il avait écrit une analyse sur l’évolution du pays pendant les dix dernières années; je vais tenter de le lire avant que tout ça ne soit également du passé.

The glass palace

Amitav Ghosh, The glass palace: l’histoire commence en 1885 avec l’invasion des Britanniques en Birmanie. Rajkumar n’est alors qu’un jeune garçon orphelin pris sous l’aile d’un batelier. Bloqué à Mandalay à cause de l’arrivée des troupes étrangères, il assiste au pillage du palais royal et y croise la jeune Dolly, une nounou d’un des enfants royaux. Cette jeune fille fait une forte impression sur lui. Le roman suit la vie de Rajkumar, sa débrouillardise, son activité dans le commerce du bois, la richesse qui en découle. D’un autre côté, Amitav Ghosh raconte l’exil du roi birman et de sa famille en Inde, où Dolly reste fidèle à sa maîtresse. Rajkumar ne l’a pas oubliée et part à sa recherche. Et l’histoire continue, relatant la vie d’une famille, les mariages, les enfants, les bonheurs et malheurs et surtout le cours de l’histoire – le roman se termine au début des années 1990.

J’ai trouvé le début fort long, j’ai même failli abandonner et puis d’un coup, l’histoire s’accélère (quand Rajkumar retrouve Dolly) et devient bien plus passionnante. J’ai adoré cette plongée dans l’histoire de la Birmanie mais aussi de l’Inde et de la Malaisie, alors colonies britanniques puis envahies par les Japonais et devenant enfin des pays indépendants. Le style d’écriture par contre ne m’a pas marquée plus que ça. A vrai dire, ce roman était dans ma PAL depuis mon voyage en Birmanie – il était conseillé partout comme indispensable à lire quand on visite le pays – mais il n’en parle que peu en fin de compte, se focalisant tout autant sur l’Inde et la Malaisie.

Let’s cook our books #7: Golden egg curry

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Pour samedi soir, je cherchais une recette facile et de préférence végétarienne, sachant que je ferais un barbecue le lendemain. Mon choix s’est porté sur un plat que j’avais repéré tout de suite en feuilletant Burma. Rivers of flavors de Naomi Duguid et qui m’avait été conseillé par Apollina. Un curry avec 10 ingrédients ? ça change des listes gigantesques de certains currys thaïs ! Bref, c’est très facile: il faut combiner une sauce tomate rapide à des œufs durs qu’on a fait frire dans une huile au cucurma. C’est légèrement piquant et se marie très bien avec une salade croquante – il me restait une carotte que j’ai râpée et agrémentée de jus de citron, sauce poisson, coriandre et cacahuètes. Un plat que je referai certainement les jours de frigo presque vide !

Je n’avais pas de piment vert pour décorer, d’où la feuille de coriandre.

Let’s cook our books #4: Flavors from Burma

Influencée par Apolina du blog de cuisine Bombay-Bruxelles, j’ai acheté récemment un livre sur la cuisine birmane: Burma. Rivers of flavor de Naomi Duguid. J’ai eu l’heureuse surprise en le feuilletant de voir que beaucoup de recettes étaient facilement réalisables sans trop d’ingrédients. Je me suis donc lancée le w-e passé et j’ai préparé l’Aromatic chicken from the Shan Hills, une recette rapide (20 à 30 minutes de cuisson) et en une casserole. Il faut donc du poulet (j’ai pris de la chair de cuisses pour faire facile), des tomates, de l’oignon, du lemongrass, des feuilles de kafir (j’ai un arbre), une pâte de piment, gingembre et ail (j’ai pu sortir mon gros mortier) et du curcuma. Le résultat fleure bon l’ail et la citronnelle, même si j’ai sans doute mis un peu trop de curcuma, ce qui a provoqué une légère amertume.

Pour accompagner ce plat de viande, j’ai cuit du riz (un peu jauni parce que j’ai utilisé la cuillère pleine de curcuma pour le remuer) mais j’ai également préparé une recette de Garden peas with galangal, en remplaçant le galanga par du gingembre et en ajoutant des fèves surgelées. C’est très simple à préparer: il faut juste faire sauter le gingembre avec de l’ail et du piment séché (il faut que je renouvelle mon stock) puis ajouter les légumes.

Bref, des plats qui vont rejoindre mon répertoire et plein de nouvelles idées dans le livre !

et en bonus:

 

The Pegu Club

C’est le nom de ce cocktail qui m’a attirée. Le Pegu Club était en effet un « Gentlemen’s club » de l’époque coloniale, situé à Rangoon et il servait un cocktail du même nom, créé au début des années 1920. Construit en 1880, ce club était l’un des plus célèbres d’Asie du Sud-Est. Après le départ des Britanniques, c’est devenu un mess pour les officiers de l’armée birmane. Le bâtiment existe toujours aujourd’hui mais est en bien piteux état. Un bar new-yorkais du même nom lui rend hommage et un blog sur les cocktails porte également ce nom, blog qui explore d’ailleurs les différentes recettes et en crée de nouvelles.

Le cocktail est devenu populaire, comme le précise Harry Craddock, barman du Savoy dans les années 30: [the Pegu Club Cocktail] « has travelled, and is asked for, around the world. »

J’ai fait plusieurs tentatives mais aucune ne m’a entièrement convaincue. Il faut sans doute aimer la liqueur d’orange qui est très présente dans le mélange. Ce n’est pas mon cas, je la trouve trop sucrée.

Première version, adaptée par Gary Regan (The joy of mixology) à partir de celle d’Harry Craddock:

  • 6cl de gin
  • 3cl de triple sec (une première version au triple sec Trois Citrus Merlet, une seconde à la liqueur au yuzu de Gervin)
  • 1,5cl de jus de citron vert pressé
  • quelques gouttes d’Angostura
  • quelques gouttes de bitter à l’orange (Angostura Orange dans mon cas)

Mélangez le tout dans un shaker avec des glaçons.

J’ai trouvé ça très moyen, le goût du triple sec étant trop présent à mon goût. La version au yuzu était meilleure.

Deuxième version, celle renseignée par Ted Haig dans Vintage Spirits and forgotten cocktails, d’après Daniel Reichert de vintagecocktails.com, un site aujourd’hui disparu.

  • 4,5cl de gin
  • 1,5cl de Cointreau
  • 2cl de jus de citron vert pressé
  • quelques gouttes d’Angostura

Mélangez le tout dans un shaker avec des glaçons.

Cette version qui diminue la quantité de triple sec me plaît déjà plus, mais le Cointreau n’est vraiment pas mon alcool favori. Je devrais la réessayer avec la liqueur de yuzu.

Troisième version, une version tiki créée par Doug du Pegu Blog, le Pegu-Pegu. J’ai dû adapter la recette n’ayant pas de Creole Shrubb de Clément (bientôt – une mini bouteille en tous cas pour pouvoir analyser le goût et faire mon propre rhum arrangé) ni de bitters de Regan. J’ai donc mis du simple triple sec et de l’Angostura Orange et j’ai passé les ingrédients au shaker plutôt qu’au blender. Et bien, franchement, c’était la meilleure de toutes les versions que j’ai testées (jusqu’à présent). Evidemment, le falernum maison y est pour beaucoup !

Everything is broken

51iDZ15HRZL_SY344_BO1204203200_Emma Larkin, Everything is broken. Life inside Burma (ou No bad news for the king: The true story of Cyclone Nargis and his aftermath in Burma – je suis quasi certaine que c’est le même livre): en voyage, il m’arrive souvent d’avoir envie de lire un livre particulier, et c’est d’autant plus frustrant quand je ne l’ai pas avec moi. C’était le cas de ce livre. Emma Larkin, dont j’avais déjà lu Finding George Orwell in Burma, a écrit cet essai après la passage du cyclone Nargis en mai 2008. A l’annonce de celui-ci, la dictature militaire n’a pas pris la peine de prévenir les populations du delta de l’Irrawaddy. Des vents et des pluies violentes, des inondations catastrophiques déferlent sur la région et tuent presque tout au passage (l’estimation est porté à 200.000 morts et disparus). Il y a des survivants mais le gouvernement ne fait rien. Il n’apporte pas d’aide et refuse celle qui est proposée par les nations étrangères, ayant peur que celles-ci envahissent le pays par la même occasion. Ce sont les habitants de Yangon ou d’ailleurs qui tenteront d’organiser les premiers secours. Emma Larkin réussit à obtenir un visa touristique peu après le passage du cyclone et raconte ce qui s’y passe, ou du moins tente de glaner des informations. C’est cela qu’elle raconte dans ce livre. Ainsi que sa visite ultérieure pendant laquelle elle peut enfin parcourir les régions touchées. Ce qu’elle écrit n’est pas en faveur du gouvernement qui a d’ailleurs été fortement critiqué par la communauté internationale suite à son refus de l’aide humanitaire. Ce livre est un document dur mais nécessaire si on veut connaître un peu mieux la Birmanie actuelle.

Book_RATING-40

Il coche les cases suivantes du 2015 Reading Challenge: A book by a female author, A book set in a different country, A nonfiction book, A book that made you cry, A banned book (en Birmanie en tous cas !)

Récit de voyage

J’ai publié hier le premier billet racontant mon voyage. La rédaction est longue – j’ai plein de choses à dire – et le choix des photos compliqué, mais j’espère publier régulièrement (sans doute pas tous les jours mais je vais essayer). C’est un récit assez linéaire et factuel, fort différent des cartes postales que je publie parfois ici. Il est possible que j’écrive quelques-unes de ces impressions plus tard dans l’année, en fonction de mes souvenirs de moments précis.

C’est ici: suasaday

Bonne lecture et n’hésitez pas à commenter !

The last 28 days

Ce derniers 28 jours

  • j’ai pris… 7 avions, deux Boeing 777, deux Airbus A320, 3 ATR72 à hélices
  • plusieurs bateaux, du plus petit au plus grand
  • un train thaï qui n’a eu qu’une heure de retard
  • un minivan public thaï
  • un camion transportant plus de 60 personnes serrées comme des sardines
  • des tuk tuk
  • un vélo khmer en Thaïlande, gracieusement prêté
  • le skytrain de Bangkok
  • j’ai dormi dans 8 hôtels différents et dans une maison privée
  • j’ai mangé plein de choses différentes, laissant parfois mon système digestif dans un piteux état
  • j’ai fait plusieurs chutes de tension
  • j’ai bu des cocktails et des bières
  • j’ai vu des temples dorés à n’en plus finir
  • j’ai grimpé 800 marches pour voir un temple
  • la consommation de lingettes humides distribuées par la guide était exponentielle
  • j’ai mis les pieds dans le Golfe du Bengale et dans le Golfe de Thaïlande
  • je n’ai pas été accessible au téléphone les 17 premiers jours
  • mais j’ai eu un numéro thaï les 10 jours suivants, avec 3G illimitée
  • j’ai donc beaucoup utilisé la localisation sur les google maps pour me retrouver
  • j’ai été pour la première fois de ma vie dans une exploitation viticole pour goûter du vin
  • j’ai eu froid, bien plus souvent que pendant d’autres voyages, et ce n’était pas dû qu’à l’airco
  • j’ai été piquée par plein de moustiques, surtout en Thaïlande, mais mes allergies ont diminué
  • j’ai vu 4 couchers de soleil 4 jours de suite
  • j’ai vu quelques levers du soleil aussi
  • après une promenade à Chinatown, mes cheveux sentaient le barbecue
  • j’ai marché, et encore marché
  • j’ai ramené plein de tissus et découvert le paradis des couturières
  • mes cheveux ont été coupés par une ladyboy
  • j’ai lu 4 romans
  • j’ai appris plein de nouveaux mots en anglais
  • j’ai traversé une rivière sur un pont en bambou plus que branlant
  • j’ai dîné dans trois endroits très cool à Bangkok
  • j’ai vu une armée de Snoopy
  • et j’ai profité !

Maintenant, il me reste à raconter tout ça plus en détail !