Comment j’ai vidé la maison de mes parents

couv_comment-jai-videcc81-la-maison-de-mes-parents_zpsmvmlgyp7Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents: vu sur le blog de Keisha, je ne pouvais que m’intéresser à ce livre. Je sais que cette tâche immense m’attend un jour pas si éloigné que ça et que cela prendra beaucoup de temps. Mes parents n’ont jamais rien jeté et amassé mille et une choses pendant presque 60 ans de vie dans cette maison. En commençant ma lecture, j’ai été très vite agacée: nous avons ici le combo de “femme juive dont les parents ont été dans les camps de concentration, femme qui est devenue psychanalyste et à tendance freudienne”. Chez moi, cela suffit à faire sonner toutes les alarmes. J’ai cependant continué ma lecture, essayant de passer le plus possible au-delà de ces éléments et en me concentrant sur le vidage en tant que tel de la maison des parents. Lydia Flem raconte ses difficultés, les émotions qui remontent, les objets incongrus que ses parents n’ont pas jetés (ses biberons, par exemple – je me reconnais là – il y en a encore au grenier) mais elle fait également des découvertes. Ses parents n’ont jamais réussi à parler beaucoup des camps de concentration avec elle alors qu’ils ont fait de nombreuses recherches à ce sujet. Elle découvre des lettres et des documents qui l’aident à retracer leur parcours. Elle trouve aussi des tonnes de factures et extraits de compte, y compris ceux du séjour de sa mère à la maternité, lors de sa naissance. Au final, malgré mon agacement préliminaire, ce court récit m’a beaucoup plu par sa sensibilité et son universalité. Chaque enfant sera un jour confronté à la mort de ses parents et beaucoup devront s’atteler à cette difficile réflexion sur la conservation ou pas du passé, de leur passé.

Advertisements

Het smelt

het-smelt-lize-spit-boek-cover-9789082410617_zpslsxpg7hcLize Spit, Het smelt: je me laisse rarement tenter par la littérature flamande et pourtant, il y a beaucoup d’auteurs à découvrir. Dans ce cas, c’est l’abondance d’articles dans la presse et certains titres accrocheurs qui ont attiré mon attention. Premier roman d’une jeune romancière, Het smelt (“ça fond”) raconte l’histoire d’Eva, jeune fille habitant aujourd’hui à Bruxelles et qui revient dans son village natal pour une commémoration. L’année de sa naissance, il n’y a eu que deux autres bébés, des garçons, avec qui elle passera son enfance en partageant divers jeux. Mais avec la puberté, leurs relations changent et Eva doit s’adapter si elle ne veut pas perdre ses amis. Les chapitres alternent moment présent, passé et un certain été 2002, pendant lequel tout a basculé. Le récit nous met en haleine car dès le début, le lecteur sent que cela va mal tourner. C’est en même temps le portrait d’une petite communauté villageoise flamande, avec ses commerces, son école et des familles aux problèmes divers. C’est un livre assez cru, qui décrit les choses telles qu’elles sont, dans toute leur horreur et qui pourtant semble si terre à terre. J’ai la forte impression que ce livre sera traduit dans de nombreuses langues et interpellera les lecteurs non néerlandophones.

Un livre qui rentre dans le cadre du challenge “Lire le monde” pour la Belgique.

Book_RATING-40

Cocktails in Belgium

Mon ami Eric m’a envoyé sur FB un lien vers un article du Soir, intitulé Le grand retour du gin & tonic. D’un côté j’ai fait “mouahahah”, de l’autre, j’ai eu envie de pleurer. Au moins, j’écris enfin cet article que j’ai en tête depuis des mois et des mois.

Pourquoi ai-je envie de rire et de pleurer en même temps ? Parce que le retour du gin tonic a commencé depuis quelques années déjà (je n’ai vraiment pas cherché loin en prenant le 5e résultat sur google en faisant une recherche “gin tonic revival”, un article qui date de 2011, donc et qui parle du revival en Grande-Bretagne qui a succédé à celui en Espagne). Mais aussi parce qu’on dirait que Le Soir découvre quelque chose de nouveau, alors que, toujours dans ces mêmes résultats, apparaît en 4e position un article de 2012 du Nieuwsblad ! Mais il est aussi possible que Le Soir soit juste sponsorisé par Delhaize qui joue la carte du gin tonic depuis quelques mois.

Que dire de plus sur la pauvreté du monde francophone belge en matière de cocktails ? Je n’ai pas encore trouvé un seul blog qui en parle (si je me trompe, prévenez-moi, je serais très heureuse de les lire !) alors que j’ai dans mes favoris plusieurs blogs flamands: Tales from the home bar, The cocktail nation et La bodeguita. Il y en a encore certainement d’autres.

De même pour les bars: à Bruxelles on m’a parlé de Chez Hortense (je ne parlerai même pas du Crystal Lounge ou du bar de l’hôtel Amigo, je trouve les bars d’hôtels trop impersonnels), mais certains endroits en Flandre me semblent bien plus attirants, par exemple le speakeasy Jigger’s à Gand, L’Apereau à Blankenberge, Josephine’s et Sips (le lien ne fonctionne pas pour le moment) à Anvers. J’accepterai toute invitation (ou presque) en charmante compagnie dans l’un de ces bars ! (Et de même, si vous avez d’autres adresses, n’hésitez-pas !)

Sur la télévision flamande, sur la chaîne culinaire Njam, il y a même une émission pendant laquelle Manuel Wouters du bar Sips prépare des cocktails célèbres ou moins connus. Intéressant pour apprendre plein de choses.

Et pour en revenir au retard de la Belgique dans le monde des cocktails, je voulais citer cet article américain qui parle du retour du cocktail tiki !

(J’écrirai plus tard un article sur le gin tonic et où trouver les ingrédients).

 

BelFollies

Où trouver des infos sur le burlesque en Belgique ? sur BelFollies !

Ce site que nous avons créé diane et moi vous proposera un agenda mais aussi des articles sur l’histoire du burlesque et du néoburlesque, des photos de différents événements, des interviews d’effeuilleuses et crooners, et sans doute d’autres choses encore selon nos envies… Si vous avez un spectacle à annoncer, prévenez-nous via belfollies(at)gmail.com.

Parlez-en sur votre blog ou autour de vous !

Burlesque in Belgium

Anna Fur Laxis lors du premier Rocambolesque

Le burlesque en Belgique… ce n’est pas encore tout à fait ça. Et sachez que je parle de burlesque en tant qu’effeuillage, sans référence aucune au cirque ou a Buster Keaton.

Fin 2008, Carnaval Divine avait clôturé au Beursschouwburg une journée de réflexion sur subversion, sans qu’aucune publicité ne soit faite sur le sujet. C’est en consultant mes mails qu’une photo dans la newsletter avait attiré mon attention. C’est tout.

Depuis quelques mois, Radio Modern a lancé ses soirées Ne Vuilen Avond dans différentes villes flamandes, avec comme grand début, un concours pour trouver des danseuses de burlesque.  Bref, pas de noms connus lors de ces soirées, et la gagnante est paraît-il (d’après Melle Jean qui était membre du jury) très douée au point de vue technique mais à la limite de la vulgarité. Pas encore vu – j’attends que ça passe à Bruxelles pour tester. Ils ont prévu un festival de burlesque cet été, à Gand, pendant les Gentse Feesten. Bref à moins d’habiter sur place (et encore, beaucoup de Gantois fuient la ville à ce moment), difficile d’y aller et encore plus de rentrer.

Madame Moustache organise mercredi prochain un concert des Chevals, avec l’intervention de Miss Lalla Morte (comme “the legendary cabaret artist”). Sauf que je n’ai absolument pas envie de voir une fanfare, qu’elle soit funk ou d’un autre style. Et puis, Miss Lalla Morte va présenter quoi ? une, deux, trois pièces ? J’ai bien peur l’ambiance soit plus cirque que glamour… Je continue cependant à suivre le programme (via facebook).

Reste l’initiative de Laurence Burlesque et ses soirées Rocambolesque, dont j’ai déjà parlé ici. La troisième est prévue ce samedi. Et j’hésite fortement à y aller… Je n’ai pas envie de voir des pièces de quelques minutes entrecoupées de très très longues pauses. Je préférerais quelque chose de plus concentré, sur une heure – une heure trente, avec dj et soirée par la suite. Et je ne parlerai même pas de la prétention et de la suffisance extrêmes de Mr. B.