Those bamboos at the back of the garden…

Certains signes ne trompent pas, le printemps fait tout doucement son approche. Le matin, les oiseaux gazouillent, en journée, le soleil réchauffe déjà un tout petit peu, la lumière est différente, il fait noir après 18 heures et pas avant… et moi je me remets à penser au jardin. N’empêche, le sujet de ce billet vient d’une constatation hivernale.

Je m’explique: j’ai aménagé les grandes lignes du jardin il y a 5 ans environ mais cet été, les voisins du fond ont coupé les noisetiers qui donnaient beaucoup trop d’ombre à l’arrière. Ma vue en est toute changée et au lieu de ce trou noir qui faisait dévier le regard vers les côtés, je ne vois plus qu’un ensemble qui ne fonctionne plus vraiment. En été, c’est moins grave parce qu’il y a plein d’autres choses qui se passent mais en hiver, je ne vois que ce fond qui ne me plait plus.

Quand j’ai planté ces bambous, cela me semblait une bonne idée. Ils allaient pousser pour créer un écran touffu de trois mètres de haut environ. Ils ne font toujours qu’un bon mètre cinquante et se sont étalés vers l’avant (j’ai même déjà taillé une partie). Le regard est donc juste attiré vers ce gros amas vert massif et cela me dérange. J’aimerais remanier cet endroit et créer quelque chose qui attire le regard, centré sur quelque chose que je n’ai pas encore défini.

Je me disais que peut-être ces bambous seraient plus jolis si je les plantais dans de grands pots métalliques ou de grands baquets en zinc. Ils prendraient de la hauteur et auraient moins tendance à faire des gros massifs. Ou peut-être que je devrais installer une statue (un ou plusieurs tiki, ça pourrait être pas mal mais où les trouver à part aux Etats-Unis ?) ou un banc, peut-être entourés d’une arcade recouverte d’une plante grimpante. Déplacer les plantes ne me pose pas de problème et ça me permettra de faire un tri. Je n’ai pas encore beaucoup réfléchi, ni feuilleté mes livres pour trouver d’autres idées mais je me disais qu’en publiant ce billet, vous en auriez peut-être !

Explications en photos, d’abord en 2011, au moment de l’aménagement:

avant, avec les plantes qui attendent d’être plantées

après, avec en avant plan les tulipes et jonquilles, et le bac à compost qui devrait déménager de l’autre côté

Le bac à compost a effectivement déménagé et le camélia est toujours là, juste un tout petit peu plus à droite. Le rhododendron de gauche a perdu beaucoup de feuilles cet été et j’espère que ce n’est pas un signe de maladie.

Et voilà dimanche passé:


Pour plus de photos, notamment en été, vous pouvez aller voir sur Tropical Itch. C’est surtout sur la dernière qu’on voit combien les bambous sont devenus une grosse masse. A gauche, le genêt au branches très fines n’est pas très élégant non plus mais j’aime beaucoup le choisya à droite, aux feuilles d’un vert très clair. L’arbuste aux branches rouges, c’est un cornouiller acheté exprès pour sa couleur hivernale mais on ne le voit pas bien de loin et en été, il n’a aucun intérêt. La plante noire au devant est une euphorbe que je peux facilement bouger.

Des idées ? Des propositions ?

Postcards of Paris (II)

Que faire maintenant ? Il est trop tôt pour rejoindre mon rendez-vous et mes jambes commencent à me lâcher. Et il fait chaud… De l’art contemporain ?

Ce long mur m’intrigue, je n’y vois pas de porte d’entrée, mon plan me dit « cimetière ». J’emprunte une rue qui le traverse, et là, je dévie mon chemin, entre dans ce lieu presque sanctuaire. Les tombes et les caveaux s’alignent, les noms sont juifs dans cette partie. Les sculptures sont parfois un peu pompeuses, comme cet homme et cette femmes allongés sur un lit. D’autres sont gothiques, certaines rappellent des feuillages exotiques. Le temps s’arrête.

Paris - 2014

Retour à la ville, à la circulation. Encore une grande paroi de verre et un musée entouré d’un jardin. Les œuvres ne m’inspirent pas beaucoup, trop proches, trop peu mises en valeur (encore le syndrome Documenta). La grande boule dorée est impressionnante. Et aux étages ? non, pas de salles d’exposition. Même dans le jardin, les œuvres sont peu présentes mais il fait bon s’assoir un moment, en regardant le ballet des ascenseurs extérieurs.

Paris - 2014

A nouveau ce grand boulevard. Ces immeubles haussmanniens ne m’inspirent pas, je me sens incommodée par leur sévérité, leur taille. Pas de place pour la fantaisie ici.

Des envies d’achat d’objets japonais au Bon Marché mais les prix me font fuir. Une installation/film de Tadao Ando m’apaise. Je poursuis ma recherche du Japon et je m’assieds un moment dans le jardin de bambous de la pagode cinéma de la rue de Babylone. Cette journée oscille entre les bruits de la ville et le bruissement des feuilles dans les jardins.

Paris - 2014

L’arrêt de bus ne doit pas être loin de l’église Saint François-Xavier. Traverser la ville et me retrouver à Bastille juste à temps pour retrouver Mario au Café de l’Industrie. Un café à l’ambiance rétro. Un très agréable moment.

Un moment de course ensuite, entre la gare de l’Est, puis la gare Saint-Lazare, puis la gare d’Asnières-sur-Seine. La fatigue et la chaleur m’ont presque achevée. Je ne parlerai plus beaucoup avec mes hôtes ce soir…. (à suivre)

Où je m’attaque au fond du jardin

Cela fait quelques semaines que je pense au jardin et à ses aménagements futurs. Pendant mon congé de maladie, j’avais acheté plein de plantes (ainsi que des bulbes d’été) mais la température était trop basse pour les installer. Finalement, le week-end passé, il faisait plus doux, même sans soleil. Je me suis donc attaquée à ce fond de jardin fort vide pour le moment. L’idée est de créer un écran de verdure pour limiter la vue chez les voisins. J’ai choisi des bambous pour le milieu, l’endroit le plus exposé donc, parce qu’ils poussent relativement vite et qu’ils restent verts tout l’hiver. La variété sélectionnée devrait atteindre trois mètres et n’est pas invasive (fargesia scabrida « asian wonder »). Mes autres choix ne grandissent pas aussi rapidement mais ont également un feuillage persistant: un photinia dont les nouvelles pousses sont rouges, des camélias pour de la couleur à la fin de l’hiver et des rhododendrons pour le printemps. Quelques plantes plus petites se sont ajoutées à l’ensemble (Pieris japonica Valley Valentine et Choisya ternata Aztec Pearl), ainsi qu’un sumac de Virginie qui est plus sur le côté. Des hellébores ont rejoint le parterre à l’ombre, où fleurissent déjà de petits iris.

avant, avec les plantes qui attendent d’être plantées

après, avec en avant plan les tulipes et jonquilles, et le bac à compost qui devrait déménager de l’autre côté

Cette semaine, je me suis attaquée au plan du futur mini-potager d’un mètre carré. Je comptais faire construire des bacs mais j’ai trouvé un ingénieux système en toile de bâche que je vais tester. J’en ai acheté deux, un pour les légumes, l’autre pour les aromatiques que je sèmerai en mai. Tomates, aubergines et piments ont été semés à l’intérieur et le reste sera installé dès que j’aurai de la terre pour remplir les bacs. Apparemment, je pourrais me faire livrer un mètre cube de bon compost pour 40 euros. Je m’informe dès lundi. Entretemps, j’ai commencé à enlever les mauvaises herbes qui prolifèrent déjà. Et le gazon est quasiment prêt pour sa première tonte…

le fatsia qui a bien survécu cet hiver, des héllébores, des iris et des euphorbes