A trip of one’s own

Kate Wills, A trip of one’s own. Hope, heartbreak and why travelling solo could change your life: le sous-titre explique assez clairement pourquoi j’ai été attirée par ce livre – c’est le récit d’une femme qui voyage en solo et qui aime ça ! Kate Wills est journaliste, spécialisée en voyages et tourisme. Elle parcourt donc le monde pour écrire divers articles (un métier qui me plairait bien, d’ailleurs !). Suite à son divorce, elle commence à voyager seule et c’est cette expérience qu’elle raconte dans ce livre, mettant en avant tous les avantages de ce type de périples. Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce récit, il n’est pas ennuyeux (je l’ai même dévoré) mais il reste assez convenu; il donne des conseils (que je connaissais déjà pour la plupart) et le point de vue d’une femme. Mais il n’est pas pour moi: comme tous les autres récits du même genre, il insiste sur le fait qu’on rencontre toujours des gens en voyage et qu’on se crée de nouvelles amitiés, et que c’est vraiment bien. Je reste totalement imperméable à ce genre de choses, à tel point que ça commence même à m’énerver un peu (et je ne parle même pas de la fin !). J’aime beaucoup mes voyages solitaires, avec parfois des rencontres fortuites, mais qui ne durent jamais très longtemps. Je devrais sans doute arrêter de lire ce type de livres (mais je sais que je ne le ferai pas – j’espère toujours trouver celui qui me correspondra tout à fait) ! Par contre, il peut sans doute aider celles qui n’ont pas encore franchi le pas du voyage en solo.

Stories I only tell my friends

Rob Lowe, Stories I only tell my friends: c’est via l’autobiographie d’Andrew McCarthy et sa présentation sur goodreads que je suis tombée sur celle de Rob Lowe, déjà plus ancienne, publiée en 2011. Je ne pouvais pas passer à côté: les critiques étaient plutôt positives et c’était mon acteur préféré dans les années 1980. Ma copine aimait Tom Cruise, moi c’était Rob Lowe, et donc on allait voir tous leurs films ensemble (et on fantasmait beaucoup !).

Le schéma du livre est à nouveau assez classique, plutôt linéaire, à part un premier chapitre introductif se passant à un autre moment. Enfance dans l’Ohio, puis des parents qui se séparent et un déménagement à Malibu, en Californie, à une époque où ce coin de Los Angeles n’avait pas encore vraiment la cote. Rob Lowe était passionné par le théâtre mais trouve peu d’opportunités à LA, ce qui ne l’empêche pas d’être décidé: il veut faire carrière dans le cinéma et il fait de nombreuses auditions. Son premier rôle, c’est toute une saga: il joue en effet Sodapop dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, avec une brochette de jeunes acteurs (Tom Cruise, Matt Dillon…). Lowe raconte la longue série d’auditions, le tournage, un montage qui réduit son rôle à pas grand-chose, le film qui n’a que peu de succès – cette partie a été passionnante pour moi – j’adorais ce film (je l’ai revu, du coup, en version director’s cut – et j’ai toujours aimé, mais pas de manière aussi inconditionnelle qu’avant).

Lowe décrit ensuite les films suivants, la création du « Brat Pack » – il est intéressant de lire que sa version n’est pas la même que celle d’Andrew McCarthy -, les rôles de beau mec mais dans des films pas super réussis, ses choix de plus en plus désastreux et ses addictions (lui aussi). Il parle aussi de son retrait calculé d’Hollywood, s’installant à Santa Barbara avec son épouse, puis de cette opportunité de jouer dans The West Wing, ce qui relance sa carrière.

Tout comme avec l’autobiographie d’Andrew McCarthy, j’ai adoré cette plongée dans le monde des jeunes acteurs d’Hollywood dans les années 1980, mes idoles de l’époque. Et Rob Lowe a écrit un livre passionnant, dont j’ai tourné page après page avec plaisir, apprenant à mieux connaître un homme avec ses doutes et ses passions.

Brat: An ’80s Story

Andrew McCarthy, Brat: an ’80s story: vous vous souvenez d’Andrew Mc Carthy cet acteur à la babyface qui avait joué dans Pretty in pink et St Elmo’s fire ? Si vous avez à peu près le même âge que moi, j’imagine que oui. En voyant dans la newsletter de goodreads qu’il avait écrit son autobiographie, je me suis précipitée dessus (et j’ai trouvé de l’inspiration pour un doublé – suite dans un prochain billet). Le format est assez classique: l’acteur raconte son enfance, ses études à New York, son premier rôle dans Class face à Jacqueline Bisset et Rob Lowe, les rôles qui se succèdent dans les années 1980, son inclusion dans le « brat pack », ce groupe de jeunes acteurs qui apporte un vent nouveau sur Hollywood (il est intéressant de constater qu’avant les années 1980, il n’y avait que très peu de jeunes acteurs, les rôles intéressants étant joués par des plus vieux – Dustin Hoffman dans The Graduate étant l’exemple type – ses 31 ans étaient bien visibles alors qu’il jouait le rôle d’un jeune homme de 21 ans). Si cette dénomination a aujourd’hui un côté nostalgique et plutôt positif, à l’époque, elle a nui aux carrières des acteurs qui se sont retrouvés embarqués plus ou moins de force dans ce groupe créé artificiellement. McCarthy en a clairement souffert: dans un premier temps, il a accepté des rôles qui allaient dans ce sens, des films pour ados mais par la suite, quand il a voulu sortir de cette image, ses choix ont été malheureux et l’ont finalement mené à quitter le métier d’acteur. McCarthy parle surtout des années 1980, de son parcours d’acteur mais aussi de la perte de son innocence et de sa plongée progressive dans l’alcoolisme. Il se présente comme quelqu’un de réservé mais qui adorait monter sur les planches depuis l’enfance, comme quelqu’un qui a eu la chance de se retrouver au bon endroit au bon moment et qui s’est laissé emporter dans les excès.

Et moi ? je me suis laissée emporter par le récit. McCarthy n’est pas un novice dans l’écriture: il a rédigé de nombreux articles pour des magazines de voyage dans une carrière ultérieure et cela se sent: il sait comment raconter une histoire et a le sens du rythme. Les pages se tournent toutes seules et au final, c’est une plongée intéressante dans le monde du cinéma des années 1980. J’ai adoré connaître les détails de certains tournages, et les raisons pour lesquelles certains films n’ont pas eu de succès (Less than zero par exemple). Ce n’est pas mon acteur préféré de la période, je l’ai toujours trouvé un peu fade, et franchement mal casté dans certains films comme Jours tranquilles à Clichy, mais son autobiographie fait le portrait touchant d’un homme qui a dû se réinventer plusieurs fois au cours de sa vie.

Brain on fire

Susannah Cahalan, Brain on fire: my month of madness: Susannah Cahalan, 24 ans, journaliste new-yorkaise, se réveille un jour attachée dans un lit d’hôpital. Elle ne se souvient de rien. Comment est-elle arrivée là, que se passe-t-il avec elle ? Elle tentera par la suite de reconstituer les divers épisodes qui l’ont menée là, et comment, grâce au travail minutieux et à la curiosité d’un médecin, elle sera soignée. Parce qu’elle n’est pas devenue folle comme le pensaient certains, elle a vraiment été touchée par une maladie.

Ce récit est passionnant et se lit comme un thriller mais il est en même temps angoissant quand on imagine combien de personnes ne sont jamais correctement diagnostiquées. Si le livre existe, c’est parce que l’histoire de Cahalan se termine bien et qu’elle a pu la raconter, et juste cela a déjà aidé d’autres personnes. Je ne sais pas trop que dire de plus, à part que si ce genre d’histoire vous intéresse, vous aimerez ce livre que vous lirez en un week-end comme moi.

Inheritance

Dani Shapiro, Inheritance: a memoir of genealogy, paternity, and love: auteur de nombreux romans (je n’en ai lu aucun), Dani Shapiro découvre un jour par un test d’ADN qu’elle n’est pas la fille de son père. Elle part à la recherche de son géniteur biologique et raconte toute son épopée. Elle relate aussi ses sentiments, son impression de ne plus être la même personne, ses doutes… J’avoue que c’est le sujet qui m’a attirée, je suis passionnée depuis longtemps par la généalogie, mais cette autobiographie m’a un peu laissée sur ma faim. Dani Shapiro décrit bien son état d’esprit mais toute sa recherche me semble bien facile (elle a eu beaucoup de chance, ce qu’on ne peut pas lui reprocher évidemment). J’attendais sans doute plus une histoire de famille sur plusieurs générations, avec un ancêtre qui aurait dévié de la voie tracée pour lui… Une petite déception liée à des attentes probablement trop importantes.

Barbarian days

514zylczj8l-_sx336_bo1204203200_William Finnegan, Barbarian days: a surfing life: le titre dit tout, ceci est livre de surf. William Finnegan est originaire de Los Angeles, où jeune adolescent, il apprend à surfer. Le métier de son père, producteur pour le cinéma et la télévision, l’emmène à Hawaï, le lieu idéal pour développer ses talents de surfeur. Il décrit son amitié avec des garçons hawaïens mais aussi la ségrégation entre les blancs et les autres à son collège. William retourne ensuite en Californie et ne sait pas trop ce qu’il veut faire de sa vie. Avec un ami, il décide de faire le tour du Pacifique pour surfer. Il réside ainsi à Guam, aux îles Samoa, à Fidji où les deux jeunes hommes découvrent une vague superbe… Ils vivent très simplement, quasi sans le sou, passant de plage en plage, dormant souvent à la belle étoile. Ils continuent leur route en Australie et Asie du Sud-Est puis ils se séparent et Finnegan se rend en Afrique du Sud en pleine période de l’apartheid. Il commence à écrire divers articles pour des magazines et devient en fin de compte reporter de guerre pour le New Yorker, continuant à surfer à San Francisco et New York, puis à Madère. Mais ce qui prédomine dans le livre, c’est la passion pour le surf, la recherche de la vague idéale (ou pas), le plaisir d’apprivoiser un nouveau lieu avec ses spécificités mais aussi la camaraderie dans ce milieu très masculin à l’époque.

J’ai beaucoup de mal à mettre le doigt sur ce qui a provoqué un plaisir de lecture si intense. J’ai toujours aimé la mer, ou plutôt les bords de mer, les vagues qui se brisent, et j’ai toujours été attirée par les images de surf. Pas que je pratique moi-même; je n’ai jamais essayé et l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. Mais je sens une certaine attirance vers ce monde et les descriptions de Finnegan m’ont parlé, même les plus longues, celles qui ne s’intéressaient qu’aux vagues et à leurs particularités précises. Le récit est dense, très dense, mais je l’ai dévoré, abandonnant chaque fois mon livre à regret arrivant à destination lors des mes trajets en métro. J’ai aussi été touchée par les descriptions très fines du monde tel qu’il était dans les années 1960 et comment il évolue au cours du temps, même si l’histoire contemporaine n’est que peu abordée (j’aimerais lire l’autre côté des mémoires de Finnegan, celle du reporter de guerre).

Pour moi, c’est un livre d’île déserte, un de ceux que j’emporterais certainement. Même sans cet intérêt pour le surf, je pense qu’il y a moyen d’apprécier ce récit et je le conseille donc chaudement.

Un long printemps d’exil

Olga Ilyina-Laylle & Michel Jan, Un long printemps d’exil. De Petrograd à Saigon, 1917-1946: Quelle vie ! Quelles péripéties ! Olga Ilyina-Laylle naît dans une famille très aisée à Petrograd en 1917 au moment de la Révolution Russe. Ses parents se réfugient dans leur propriété située à la campagne dans la région de Kazan mais l’avancée des Rouges les pousse à fuir toujours plus loin, suivant le trajet du Transsibérien, pour finalement s’installer à Harbin, en Mandchourie. Olga y vivra une enfance et adolescence difficile: son père quitte sa mère et ne l’aide plus financièrement; sa mère tente de survivre en donnant des cours et en traduisant des articles pour le journal local mais elle n’a jamais appris à bien gérer l’argent et le peu qu’elle gagne est souvent dépensé de suite. Harbin est à ce moment-là la capitale pour tous les intellectuels de l’époque, le Paris de l’Orient, un lieu où règne la nostalgie du passé mais se situe très vite au coeur de la tourmente: les Japonais annexent la Mandchourie et prennent le pouvoir. Comme Russes Blancs, Olga et sa famille sont apatrides, ils ne possèdent plus de passeport et ils sont coincés dans la région. Finalement, Olga peut partir à Pékin, où elle vit de grands moments de liberté, avant de retrouver sa mère et sa soeur à Shanghai au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale. Elle gagne sa vie en effectuant le boulot de « nanny » pour des familles d’Européens vivant dans le quartier des concessions. Son périple se poursuit cependant: elle quitte la Chine pour l’Indochine où il lui arrivera encore de nombreuses aventures. Olga a vécu une vie peu commune, toujours en fuite, à une époque fort troublée de l’histoire et dans des contrées lointaines. Le récit est linéaire mais très addictif, créant le portrait d’une femme mais aussi de plusieurs cultures, celle des Russes Blancs qui ont fuit la Révolution, celle des Chinois, celle des colons français d’Indochine… Je recommande cette lecture à toute personne passionnée par l’histoire, par la Russie et par l’Extrême-Orient.

PAL vacances 2017: le meilleur score au scrabble, 93 points

The art of asking

51rovrrjx1l-_sx325_bo1204203200__zpsmohmgojz: je me méfie toujours des livres que tout le monde adore, j’ai même plutôt tendance à les laisser de côté. Dans le cas de celui-ci, c’est suite à une longue conversation avec Isabelle (d’Aujourd’hui je m’aime) pendant laquelle elle m’a écoutée raconter tout ce que j’avais sur le cœur à ce moment-là que je me suis laissée convaincre. A priori, Amanda Palmer ne m’intéresse pas plus que ça. J’ai beaucoup aimé l’album du groupe Evelyn Evelyn mais pour le reste, les Dresden Dolls ont toujours été en dehors de mon radar, tout comme de celui de mes amis amateurs de musique d’ailleurs.

The art of asking est conçu comme autobiographie mais aussi comme livre qui a comme vocation d’aider les gens à partir des expériences de la chanteuse. Elle parle d’abord longuement de sa carrière de statue vivante – The Bride – et comment, sans le sou à cette époque, elle a gagné sa vie en acceptant la générosité des passants. Je n’ai pas été passionnée, pire même, ce genre de « statue » m’a toujours mis mal à l’aise. Mais j’ai continué ma lecture.

Amanda parle des ses débuts en musique avec les Dresden Dolls, de sa rencontre avec l’écrivain Neil Gaiman, de ses concerts… Sa personnalité hyper active et extravertie m’a quelque peu énervée et je me suis sentie à mille lieues d’elle, me demandant encore pourquoi je lisais ce livre.

Et puis, elle a commencé à expliquer comment elle a lancé le crowdfunding d’un de ses albums. Elle a été une des premières artistes à en faire un et cela a été un succès énorme grâce aux liens qu’elle a créé depuis le départ avec son public. Elle s’est toujours attachée à communiquer avec ses fans, lors des concerts mais aussi via son blog, via twitter, via facebook. Elle a réussi à rassembler autour d’elle une communauté de gens qui l’apprécient et qui sont toujours prêts à l’aider. Et elle n’a pas peur de demander: un lit pour dormir, de la nourriture, de l’argent… même si c’est souvent difficile, notamment avec son mari Neil. Amanda parle de confiance et de respect, de comment donner et recevoir.

C’est au cours des derniers chapitres que j’ai enfin commencé à être touchée par le personnage, que j’ai trouvé des conseils pour ma propre vie. Je vais sans doute toujours avoir du mal à demander des choses mais une phrase m’a fort marquée et elle risque bien de guider mes actions futures: « que ferait le dalaï lama dans cette situation ? ». En conclusion, je dirais que ce livre est un peu un grand fouillis, qu’il est probablement un peu trop long mais que même pour une personne qui n’est pas fan d’Amanda Palmer, il y a des choses à apprendre et je ne suis pas mécontente de ma lecture vu qu’elle va m’aider dans la vie courante.

Passagère du silence

Fabienne Verdier, Passagère du silence: reçu de Kleo lors d’une ronde des poches (une ancienne, pas l’actuelle – Kleo et moi, nous ne nous connaissions pas encore mais elle a visé très juste), ce livre a traîné longtemps sur ma PAL parce que je soupçonnais l’avoir déjà lu (c’était le cas, mais peu importe, je l’ai relu avec beaucoup de plaisir). La jeune Fabienne Verdier part au début des années 1980 en Chine, au Sichuan pour étudier les beaux-arts chinois. Elle se retrouve dans une école artistique régie par le parti, où on enseigne l’art académique. Ce n’est pas cela qu’elle recherche… Au fil des rencontres, elle fait connaissance de vieux maîtres en calligraphie et c’est ainsi que commence un enseignement qui va durer dix ans. Les conditions sont rudimentaires à l’école, entre la crasse, la promiscuité, les maladies et la surveillance constante du parti mais Fabienne survit à tout cela, par amour pour l’art ancien, un art qui a été oublié et dénigré par la Révolution Culturelle et qui dans les années 1980 n’avait pas encore été complètement réhabilité. Elle apprend la patience, dessinant pendant plusieurs mois de suite uniquement des traits horizontaux et verticaux, elle découvre en même temps tout un monde fort différent du sien. Elle participe aux voyages auprès des minorités ethniques du Sichuan au Tibet, souvent cachée, car comme Occidentale, elle n’a pas le droit d’y aller. Le récit est souvent très dur, les conditions étant vraiment difficiles et la Chine de l’époque très peu respectueuse du passé, mais on apprend à connaître une femme et sa détermination extrême. En lisant cette autobiographie, j’ai souvent pensé à Peter Hessler qui raconte sa vie pendant deux ans à Fuling, à peine plus loin que Chongqing où se trouvait Fabienne Verdier mais une décennie plus tard. C’est un monde déjà fort différent qu’il décrit, un peu plus ouvert. On ne ressent pas autant chez lui le poids du Parti Communiste même s’il est toujours bien présent, ni les conditions de vie aussi précaires. Je conseille ce livre de Fabienne Verdier à toute personne intéressée par la Chine, par son histoire et par son art mais aussi à un public plus large.

Girl in a band

513zi-p-zsl-_sy344_bo1204203200_Kim Gordon, Girl in a band: j’ai toujours été fan de Sonic Youth, je me suis donc jetée sur les mémoires de Kim Gordon. Et j’ai adoré. Elle parle de sa jeunesse en Californie, décrivant Los Angeles un peu comme Brett Easton Ellis. Elle raconte comment elle a toujours gardé ses sentiments pour elle face à un frère mentalement instable. Elle se mêle aux milieux artistiques locaux, puis déménage à New York. Elle y commence une nouvelle vie, rencontre Thurston Moore qui deviendra son mari. Les débuts de Sonic Youth, les amis artistes, les différents albums, les tournées, Kurt Cobain, la maternité… Elle est aujourd’hui séparée de Thurston et beaucoup de critiques ont pris ce livre comme un règlement de comptes. J’y vois juste le récit d’une femme blessée qui n’a pas encore accepté ce qui s’est passé. Une femme qui exprime des sentiments et qui reste très humaine, loin de tous les caprices des rock stars. Un très bel autoportrait magnifiquement bien écrit !

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2015 Reading Challenge: A book published this year, A book by a female author, A nonfiction book