Tokyo totem. A guide to Tokyo

41lezualuyl-_sx334_bo1204203200_Tokyo totem. A guide to Tokyo: acheté au musée d’art contemporain de Tokyo lors de mon premier voyage, ce livre n’est pas un guide comme les autres. Il raconte Tokyo, certes, mais d’une autre manière, partageant le regard d’étrangers ou de locaux sur la ville, expliquant l’histoire de sa fondation et de son expansion, ses particularités géographiques et architecturales, la vie de ses habitants… De nombreuses photos ou même des essais photos ponctuent des textes généralement courts de différents auteurs, certains plus philosophiques (une minorité), d’autres très vivants et proches de la ville et de ses habitants. C’est le genre de livre qui est nécessaire pour comprendre une ville en profondeur, bien plus qu’un guide touristique, mais qui souvent n’est vendu que dans des lieux particuliers comme les musées. Je l’ai trouvé très instructif et il m’a permis de me former une meilleure idée sur la ville dans son ensemble. Mon seul regret est que j’aurais aimé le lire avant de partir la première fois !

(plus d’infos sur ce site)

Colonial architecture in Phnom Penh

Si vous vous intéressez à l’architecture coloniale, ce documentaire d’une demi-heure est très intéressant. On sent parfois le côté amateuriste (les ciels recoloriés en bleu piquent aux yeux) mais il met en avant les bâtiments principaux de Phnom Penh, avec un commentaire instructif.

Et pour compléter la visite, je vous renvoie vers mes propres photos de 2012.

Transparent (Random remarks about…)

Parfois, j’ai envie de parler des séries que je regarde mais sans spécialement écrire un texte complet et structuré, ce que d’autres font déjà très bien. Voici plutôt un billet avec mes remarques décousues.

Transparent est une série produite par Amazon et racontant l’histoire de Mort/Maura, un père de famille d’une soixante d’année qui décide de vivre son amour du travestissement au grand jour. La série commence au moment où il doit l’annoncer à ses enfants, deux filles, Sarah et Ali et un fils, Joshua. (taux de spoil: 15%)

  • Les enfants sont particulièrement énervants, égoïstes, imbus de leur personnalité et ont tendance à tous parler en même temps.
  • En parallèle avec le coming out de leur père, ils ont tous des relations sexuelles très présentes et cherchent encore leur identité. La fille aînée, mariée – deux enfants, commence une relation avec son ancienne amie d’université. La plus jeune essaie de tout, du grand mâle africain musclé au transexuel female to male, ne sachant pas elle-même si elle doit s’habiller comme un homme ou une femme. Joshua, lui, est un sex-addict invétéré et drague toutes les femmes.
  • Le seul qui semble normal dans l’affaire, c’est justement Mort/Maura, montré avec beaucoup de tendresse et de douceur.
  • Toutes les scènes dans le “camp” pour travestis sont magnifiques d’humanité.
  • La mère, l’ex-femme de Mort/Maura, est pour moi le modèle type de la femme juive mais je peux me tromper. Je l’ai trouvée assez antipathique, surtout quand elle veut la mort de son second mari malade et inconscient parce qu’elle ne veut plus s’en occuper (mais le mettre à l’hôpital n’est pas une option non plus pour elle).
  • Je me suis demandé pendant toute la série si le complexe d’appartement dans lequel va vivre Mort/Maura était influencé par le style tiki. En cherchant sur le net, il n’y a aucune référence. On parle plutôt de style “Palm Springs” des années 50.

  • J’ai adoré la maison familiale, j’aimerais vivre dans ce genre de bâtiment, à flanc de colline.
  • Celle du Joshua par contre m’a laissée indifférente, trop moderne, trop blanche, trop aseptisée. (lien vers les lieux de tournage, avec Google street view)
  • Le générique a un côté psychédélique années 70 qui me plaît beaucoup.
  • C’est bien parce que les épisodes étaient courts que j’ai regardé jusqu’au bout. Au milieu de la série, j’avais juste envie d’arrêter, énervée par le blabla incessant de toute la famille. J’ai bien fait de continuer cependant et je me demande comment la série va évoluer.

Postcards of Santiago (II)

Quitter la ville par de petites rues étroites et puis prendre une route qui grimpe et serpente le long de la colline. Se retrouver au milieu de nulle part tout près d’un bâtiment digne d’un vaisseau spatial. De plusieurs bâtiments mêmes. Je ne suis pas sûre d’aimer la couverture en dalles locales zébrées de rose.

Et puis de plus près, j’aperçois des grillages, des pelleteuses abandonnées, les tiges d’aciers qui dépassent de murs inachevés… et plusieurs trous béants. Dans l’un est garée une camionnette. Quelle mégalomanie pour un projet si isolé et si loin des préoccupations des pèlerins !

L’intérieur est grandiose, tout en marbre clair et murs blancs, comme une longue vague qui se déroule. Le bruit est assourdissant: toute cette foule parle, crie, joue de la musique…

Sortir prendre le soleil – plusieurs fois – et repérer un autre bâtiment bizarre, une cheminée de haut-fourneau ? Je n’aurai jamais d’explication. Cet endroit est un no-man’s land qui laisse l’impression d’un atterrissage raté d’un vaisseau spatial extraterrestre.