Short diary of the week (205)

Lundi: comment passer cette journée pour le mieux sans trop m’inquiéter ? préparer ma valise, préparer mille et une choses, tenter de finaliser une commande sans succès, lire un peu, terminer la saison 3 de Fargo qui me laisse un sentiment mitigé

Mardi: un réveil bien trop tôt, et puis c’est parti pour l’aventure

Mercredi, jeudi: de la pluie, du soleil, de l’eau, de belles choses, marcher beaucoup, des cocktails, des musées, des bateaux…

Vendredi: rentrer vers 21h30 à la maison – heureuse de mon citytrip – quatre jours sans penser à mes soucis

Samedi: un sommeil fort agité sans raisons, la fatigue est bien présente ce matin, finaliser la commande de lundi (le service de vente de Coolblue a fait un excellent suivi), encoder des données personnelles pour le prochain (prochain) voyage, parce que le prochain prend forme aussi (juste un weekend, mais quand même), enfin pouvoir discuter avec mon papa de certaines choses qui me tiennent à cœur, une après-midi à trier des photos et à lire un peu mais sans concentration aucune, L’Indonésie – la puissance, l’islam et la démocratie – un passionnant double documentaire encore visible pour quelques semaines sur Arte

Dimanche: le vent dans les branches des arbres, les avions qui passent, des lessives, la flemme de faire du vélo d’appartement, des angoisses par rapport à tout le boulot qui m’attend et par rapport à la situation de mon papa, de la couture mais la flemme de terminer la robe en cours, préparer l’infusion pour le cocktail du soir, de la lecture, American Gods, Longmire

Short diary of the week (135)

Lundi: passer la matinée à faire tout ce que j’aurais dû faire la semaine passée, acheter d’autres boutons, comment améliorer un cocktail très moyen ? en y ajoutant des bitters à la cardamome !, The Good Wife, Call the Midwife – le dernier épisode de la saison 5 qui fait évidemment pleurer

Mardi: me réveiller en sursaut dans un état de trop grande excitation pour continuer à bien dormir, l’impression de passer sous un rouleau compresseur pour la deuxième année de suite, l’impression surtout que la musique n’a plus aucune importance, rentrer chez moi triste et déprimée, être en manque de quelqu’un avec qui parler et qui pourrait me changer les idées, une recette de Jamie Oliver, Vinyl, This is England ’90 – la fin, savoir dès que je me mets au lit que je dormirai mal – l’angoisse faisant battre mon coeur trop fort

Mercredi: pas mieux, un panda à patins à roulettes, ah mais je ne suis donc pas la seule à penser ça, des difficultés de concentration, l’envie de commencer deux nouvelles séries: The 100 puis Black Sails

Jeudi: le magnésium aurait-il aidé à mieux dormir ? ou alors ce sont ces discussions entre collègues ?, mes yeux vont bien, vivement la fin du tex mex, choisir des lunettes seule – je n’ai jamais fait ça (et j’ai un petit pincement de coeur quand même), une mini séance shopping (Marks & Spencer, Hema, Flying Tiger), La trêve, The 100, une boule d’anxiété, un médicament parce que je n’ai pas envie de rater la soirée de demain pour cause d’épuisement

Vendredi: repousser les corvées, en faire quand même quelques-unes, sashimis en ville, en route pour Schaerbeek, des bières inconnues au Barboteur, une jolie soirée d’anniversaire et des chouettes rencontres de blogueurs ou pas, un long retour avec stib – ratant le tram puis le métro

Samedi: hésiter sur les choses que j’ai envie de faire, courses, l’appel du soleil est le plus fort: tailler le lierre, nettoyer des plantes, faire des photos des crocus, lecture: terminer deux livres, étape deux des bitters, La trêve, The 100, Anthony Bourdain’s Parts Unknown à Marseille

Dimanche: préparer des billets de blog, récupérer les poubelles bleues de ma voisine pour mon projet “tomates”, attaquons ces boutonnières ! ah ben c’est tout simple, par contre j’ai horreur de coudre des boutons: 4 sur 6 – la robe ne sera donc pas terminée ce dimanche, lecture, cailles aux raisons sans recette et donc pas de recette pour le Winter Cookbook Challenge ce w-e, Vikings – un épisode un peu ennuyeux, The 100

Ce moment où…

Ce moment bizarre où je n’arrive pas à prendre de décision alors qu’en fait tout est déjà décidé… Plus rien ne s’oppose à des vacances au Japon: j’ai choisi la saison, j’ai des sous sur mon compte en banque, j’ai encore assez de jours de congé, j’ai eu une discussion avec mon chef pour trouver le meilleur arrangement par rapport à mon travail (et cela ne le dérange pas que je ne vienne travailler que deux jours entre Budapest et le Japon)… et pourtant je n’arrive pas à faire ce dernier clic pour acheter mon billet d’avion, chose qui conclurait l’affaire. Je pense qu’il me reste à faire un travail mental de quelques jours sur tous ces méchants démons qui me rendent anxieuse, les détruire un à un, les contrecarrer avec les arguments inverses, rêver même d’un voyage où rien n’a été préparé à l’avance (cette nuit donc), m’habituer à l’idée que je partirai dans un pays totalement inconnu dont je ne parle pas la langue pendant trois semaines toute seule (je crois que ceci résume mes angoisses).

Bref, il n’y a plus qu’à !

(L’année passée déjà, j’avais résumé ces craintes avant mon voyage, en les détruisant une à une.)

Etes-vous comme moi ? Ou ce genre de questions ne vous traverse pas l’esprit ?

Crises d’angoisse

Je pars dans une dizaine de jours et comme toujours, j’ai de nombreux doutes qui se traduisent par des crises d’angoisse et qui se terminent en crises de larmes (c’est le seul moyen de les arrêter). Cela a toujours été comme ça avant chaque voyage, sauf ceux où je suis partie en couple. Donc y compris la plupart des minitrips pour le Womex (sauf cette année où j’étais contente de partir). C’est un mauvais moment à passer, mais je sais que ce n’est que temporaire. C’est juste un peu plus difficile pour moi maintenant parce que je n’ai pas les bras d’un compagnon pour me rassurer ou une maman à appeler. J’ai appris à contrer chacune de mes angoisses par une réponse rationnelle. Les écrire ici est peut-être aussi une solution. Les voici:

  • pendant que je suis partie, quelque chose va arriver à la maison (incendie, cambriolage, catastrophe naturelle). Réponse: rien n’est arrivé pendant mes voyages précédents, il y a une alarme, la boîte aux lettres sera vidée, je mettrai une lampe sur minuterie, quelqu’un passera de temps en temps et la voisine veille.
  • je pars seule et je rejoins un groupe en Birmanie. Je devrai donc partager ma chambre avec une inconnue. Et ça peut mal se passer. Réponse: oui, en effet, au Vietnam, ça s’était mal passé. Le groupe a été divisé en deux factions dès le début. Mais ce n’est arrivé qu’une fois, je me suis toujours retrouvée parmi des gens très sympathiques et entretemps, j’ai mûri. Je ne me laisserai pas entraîner dans ce genre de chose. Si vraiment cette personne est une emmerdeuse, j’aviserai à ce moment-là. Et je pourrais aussi avoir de la chance et avoir une chambre single parce qu’il n’y a personne avec qui partager.
  • et si tout le groupe est un groupe d’emmerdeurs ? Réponse: voir plus haut. Il y a peu de chances. Et je vis de mieux en mieux ma vie seule maintenant. Je pars pour en profiter et je ne vais pas laisser d’autres personnes détruire cela.
  • et si je tombe malade. Réponse: ça m’est déjà arrivé. J’ai eu une insolation au Guatemala et des allergies aux piqûres de moustiques au Laos. A chaque fois, le guide et des membres du groupe se sont occupés de moi. Le seul risque, c’est que j’aie quelque chose de plus grave, mais alors on avisera (j’ai une bonne assurance). Je suis en bonne santé et il y a peu de chances que ça arrive.

Et puis, j’ai un téléphone, un compte en banque avec de l’argent dessus, de la famille et des amis.

Et vous, quelles sont vos angoisses pré-voyage ? Et quelles sont vos réponses ?