Short diary of the week (295)

Lundi: choisir une de mes robes préférées, des contrariétés au boulot concernant le travail au quotidien, le boucan infernal des jardiniers n’aide pas à améliorer mon humeur, revoir mes voisins rentrés de Grèce, What we do in the shadows, deux épisodes de Buffy

Mardi: un nuit au sommeil très léger, et donc les nouvelles sont mauvaises, et donc j’absorbe à nouveau toutes les tensions et ça ne me réussit pas, ah et les contrariétés d’hier ne sont pas terminées, une convocation pour lundi prochain, un repas un peu raté: les croquettes au fromage ne passent pas bien à l’airfryer, Chernobyl

Mercredi: des rêves bizarres et absurdes, une grosse inquiétude tout la matinée: pourrai-je aller à cet entretien s’il y a grève ou des piquets de grève, le soulagement quand j’apprends que ce ne sera pas le cas, des cocktails au LIB, des frites chez Frites Atelier (un peu sèches mais croustillantes, et avec une bonne sauce), et surtout pleins d’infos sur Hong Kong et un joli mug tiki

Jeudi: traîner sur internet, me lancer dans le rangement du garage, libérer toute une étagère, amasser quatre grandes caisses de cartons divers et un grand sac de frigolite, commencer la cave arrière mais en avoir marre, ne plus avoir assez de concentration pour lire, un plat improvisé avec le contenu du frigo et du surgélateur, Gentleman Jack

Vendredi: pas sûre que j’aie envie de continuer le rangement de la cave avec ce beau soleil !, faire les courses, le soleil a disparu !, aller à la déchetterie avec une voiture pleine, de la couture: coudre une jupe à plis sans patron est compliqué, de la lecture: enfin terminer ce livre commencé au début du mois, The Durrells – le début de la première saison, What we do in the shadows, Gardener’s world

Samedi: réveillée bien trop tôt, encore un voyage à la déchetterie pour liquider un vieux canapé – avec ma voisine et sa grande voiture, aller chez mon papa et le voir enfin un peu mieux, ah ben non cette vieille télévision est bien trop lourde même pour un homme fort, installer le parasol au milieu du jardin et lire à l’ombre, partir sur les routes, c’est beau la Meuse, revoir des amis plus vus depuis longtemps et profiter de cette belle fête d’anniversaire au jardin, mais pourquoi ces maux de ventre ?, rentrer dans la nuit

Dimanche: il fait déjà bien chaud ce matin, profiter de l’ombre au fond du jardin pour enlever une plante et la remplacer par deux autres, ce qui m’aura fait de l’exercice physique, rempoter les piments dans leurs pots définitifs (seuls 10 ont survécu sur les plus de 30 semés), m’installer avec un livre, sentir des angoisses monter, et encore plus quand je vois que les bambous de la voisine commencent à envahir mon jardin (ça ne s’enlève qu’au lance-flamme – ou presque – quand il s’agit de bambous traçants), un barbecue, encore lire au jardin et puis voir les nuages arriver et tout rentrer, une trentaine de grosses gouttes et c’est déjà fini, Buffy comme doudou avant d’aller dormir

Short diary of the week (293)

Lundi: une bonne nuit et même pas fatiguée comme un lundi, de l’encodage, il va donc falloir vider cette armoire et j’avais tout à fait oublié cette boîte de disques de yodel, une après-midi qui se passe, toutes ces choses à faire une fois rentrée, The good fight

Mardi: réveillée très tôt mais j’ai réussi à me rendormir, le début du travail sur la Roumanie, lister une série de choses à faire, aller nourrir les chats de voisins, trois épisodes de Derry Girls, Buffy

Mercredi: un rendez-vous à la banque, une réunion où je dois prendre note, je me sens toute tendue et courbaturée, mettre ces notes au propre, partir plus tôt pour faire quelques courses (un grand ballon pour m’asseoir dessus au bureau et du tissu – sauf que rien ne me plaît), deux cocktails chez LIB, un délicieux repas de Madagascar (sauf que le service était fort lent), une très chouette soirée qui fait retomber la tension, oh Kitty ne m’attend pas ce soir pour ses croquettes

Jeudi: toujours aussi tendue et avec des maux de tête, une crise de larmes à cause de la tension trop palpable au bureau, tout ça à cause de l’assemblée générale du personnel, juste vidée, une lettre qui provoque un retournement de situation, ces problèmes de restructuration au bureau mangent une grande partie de mon énergie mais risquent de durer encore longtemps, me faire plaisir en rentrant: cocktail et comfort food, Gentleman Jack, du yoga

Vendredi: bien dormi mais ça n’a pas suffi: je suis épuisée, faire les trucs à faire, heureuse quand il est enfin 17h, cuisiner le repas du soir et puis regarder Berlin 1959 (trop de clichés), Gardener’s World (le début)

Samedi: me réveiller encore fatiguée, les corvées du samedi matin, au moins le soleil est là !, replanter les cucurbitacées dans leurs pots définitifs, de la lecture, une recette de Yotam Ottolenghi (je n’ai pas pris de photos), me laisser tenter par la mini-série Chernobyl (appréciée par les lecteurs de Nos séries tv à nous) et être happée, regarder du coup les deux épisodes disponibles

Dimanche: me réveiller tard (enfin par rapport à mes habitudes), une longue séance de yoga, un peu de couture, me battre avec les bambous du fond du jardin, préparer le plat du soir qui doit mijoter, de la lecture, deux épisodes de Berlin 1959 (toujours ces clichés…), la fin de la seconde saison de Derry Girls – une série très réjouissante

Short diary of the week (292)

Lundi: fatiguée après les insomnies d’hier soir, mettre toute mon énergie dans l’écriture d’un texte: un moment court mais très intense, me sentir lourde au propre (je n’arrête pas du prendre du poids) et au figuré (trop de pensées encombrent mon cerveau), du tri, rien de spécial, The good fight, Buffy – cet épisode mythique (n’ayons pas peur des mots) où Spike apparaît pour la première fois, une séance de yoga pour dormir, lire encore un long moment jusqu’à ce que je sente le sommeil m’envahir

Mardi: j’en ai plus que marre du calme plat et des non-décisions – ça fait un mois et demi que je me demande quel sera mon nouveau poste et que rien n’a avancé, continuer à travailler malgré tout mais sans enthousiasme, me retrouver sans livre à lire dans le métro parce que j’ai mal estimé ce qui restait à lire du précédent, terminer de trier les photos de Madère, les trois derniers épisodes de Fleabag

Mercredi: mal à l’aise dans une situation que je ne contrôle pas, heureusement il y a une bonne nouvelle parmi toutes les mauvaises, enfin une réponse (mais il reste des questions), la suite de l’affaire du matin: je me retire du projet – je ne souhaite plus être un pion sur l’échiquier, Gentleman Jack, Buffy, m’endormir, me réveiller avec la nausée

Jeudi: une nuit un peu écourtée mais ça va mieux ce matin, les histoires continuent et malheureusement se ressemblent, une fermeture à 18h ? – c’est fort tôt quand même pour un magasin du centre-ville, heureusement l’autre course prévue ne pose pas de problème, revoir un ami pas vu depuis plus de trois ans, un pho au Yi Chan et puis une longue conversation à trois au bar avec des essais de divers alcools, et donc rentrer plus tard que prévu mais après une excellente soirée

Vendredi: un peu fatiguée quand même ce matin, une journée qui se passe, les bêtises qu’on se dit pour oublier les problèmes, ce nouveau livre de cuisine d’Indonésie a l’air très bien, et mes deux tissus commandés à HK sont arrivés aussi !, Derry Girls, Buffy, Gardener’s World

Samedi: ce serait bien de trouver une solution pour cette lourdeur qui m’envahit à chaque début de weekend (juste le fait que mon papa est content de me voir ne suffit pas pour moi), aller chez mon papa donc – ce n’est pas la grande forme), les courses, du rangement, du jardinage (ce qui est assez inespéré: de la pluie était prévue), de la lecture, préparer le repas et accueillir mon invité, une agréable soirée passée à discuter

Dimanche: par contre j’ai été dormir trop tard avec tout ça, une séance de yoga bien trop compliquée pour moi (et ça me décourage un peu de passer la moitié du temps à plat ventre parce que je ne sais pas suivre), du jardinage (enlever les mauvaises herbes c’est long), de la couture, de la lecture, juste une envie de me faire plaisir et donc regarder deux épisodes de Buffy

Short diary of the week (289)

Lundi: à vrai dire j’ai oublié d’écrire mon short diary au fur et à mesure, tentons donc de nous souvenir, rien de spécial en fait à part les trucs pénibles au boulot mais comme la direction est en vacances rien n’avance, des problèmes de métro, nourrir les chats de voisins, de la cuisine, The good fight, continuer à regarder Buffy

Mardi: une journée qui se passe, un nouveau rendez-vous pour ma cuisine – où on discute un certain temps de l’aménagement intérieur des tiroirs et armoires, aller nourrir les chats, ranger le bazar qui traîne dans la cuisine, le début de What we do in the shadows – une série comique sur des vampires, Derry Girls, Buffy

Mercredi: fatiguée ce matin après des mauvais rêves (liés au boulot), une décision facile, des disques bretons, de délicieux cocktails au Modern Alchemist, un excellent repas de tapas portugais Chez Luis, une conversation très animée et une très bonne soirée entre amis

Jeudi: une bonne nuit malgré la sortie d’hier, appeler l’architecte pour faire quelques changements au devis avant la version définitive de ce soir, poster un truc sur le site du boulot – ça prend toujours plus de temps que prévu !, un repas de midi enjoué et surtout très con par moments, un nouveau rendez-vous chez l’architecte: la cuisine est commandée !, des nems du surgélateur, Derry Girls, What we do in the shadows, Buffy

Vendredi: congé !, commencer à sortir des plantes, faire les courses pour le w-e, de la couture – il reste les boutonnières et les boutons, sortir le reste des plantes, me battre avec un petit bambou (c’est un truc à épisodes – ça résiste ces choses-là), rajouter de la terre aux tomates, m’installer au jardin avec un livre, des sushis maison, Buffy, Gardener’s World

Samedi: traverser le marché pour faire quelques courses: du fil à coudre et du fromage, aller chez mon papa, tondre la pelouse, semer fleurs et cucurbitacées, lire au jardin, le premier barbecue de l’année, profiter de la terrasse un long moment, Buffy

Dimanche: une mauvaise nuit, de nouvelles plantes chez Groendekor, un brunch de Pâques, une promenade dans les bois, une très agréable après-midi, rentrer et lire encore un moment au jardin, Buffy

Short diary of the week (288)

Lundi: une fatigue comme si je n’avais pas dormi alors que j’ai bien dormi, fâchée (je vais encore devoir attendre au moins 15 jours pour en savoir plus sur mon futur au boulot), enfin réussir à exprimer tout ça – ce qui aide un peu, et avec tout ça il faut continuer à travailler, une séance de yoga pour gérer la colère (mais c’était un peu trop lent pour moi – par contre elle doit être idéale quand on est au cœur d’une crise), cuisiner un gratin aux artichauts, les derniers épisodes de Crazy ex-girlfriend, triste que la série soit terminée

Mardi: réveillée fort tôt – avant le réveil, mouillée par la pluie, le boulot, des disques, d’autres disques, me pencher sur la Bretagne et ses différentes régions, mouillée par la pluie, ne pas savoir quoi cuisiner, trouver une idée sur Foodgawker, je commence à mieux maîtriser mon Panda rice cooker, The good Fight, Fleabag

Mercredi: de la correction, des projets pour le futur au boulot – ça fait du bien même si je ne sais pas si je pourrai les réaliser, des cocktails Chez ta Mère, un repas grec entre amies

Jeudi: une nuit un peu agitée, terminer la Pologne, une longue heure de table au resto avec un ami et ancien collègue, voilà le projet pour la cuisine !, déjà changer une série de choses, reprendre rendez-vous la semaine prochaine pour pouvoir y réfléchir à l’aise, Fleabag, de la lecture

Vendredi: dieu qu’il fait froid, une réunion impromptue sur le futur de mon boulot, discuter de ma cuisine avec des amis, Fleabag – les trois derniers épisodes de la première saison, Gardener’s World

Samedi: du rangement, dieu qu’il fait froid !, aller chez mon papa, les courses, une seconde virée de courses dans ce grand supermarché où je ne vais qu’une fois par an – le seul endroit où je peux trouver un escabeau en plastique ou un molleton pour planche à repasser, de la couture, de la lecture, The horse soldiers (John Ford, 1959), rentrer in extremis quelques plantes par crainte du gel

Dimanche: il fait tout gris et il n’a pas l’air d’avoir gelé très fort, dieu qu’il fait froid !, du yoga, de la couture, de la lecture, cuisiner un curry indien, un grand moment de nostalgie: revoir les deux premiers épisodes de Buffy (et avoir envie de continuer)

Short diary of the week (286)

Lundi: une nuit un peu agitée, une mauvaise nouvelle (le cancer, c’est vraiment une crasse), reprendre le boulot de base (mais pour combien de temps encore ?), continuer à trier les photos de Madère, No reservations en Indonésie

Mardi: ah voilà il y a un article dans la presse sur mon boulot, une journée qui se passe, une grosse crise de larmes en rentrant – ça fait beaucoup pour le moment, ne rien trouver à regarder à la tv – je suis à court d’idées pour les séries pour le moment, de la lecture

Mercredi: réveillée bien trop tôt mais devoir attendre pour pouvoir partir vu que je ne vais pas sur mon lieu de travail habituel, une matinée intéressante avec des interventions d’invités, une après-midi un peu longue, juste crevée, la visite de l’architecte qui prend les mesures – projet dans deux semaines, The Great British Sewing Bee mais pas de Masterchef (l’enregistrement automatique n’a pas fonctionné)

Jeudi: encore fatiguée au réveil, de la rédaction, des envies de voyage: des idées pour novembre et janvier prochain mais est-ce que je ne partirais pas quelques jours en juin/juillet ?, retrouver une amie en ville pour des cocktails et de la nourriture vietnamienne, échanger plein de choses et d’idées, rentrer et encore regarder Masterchef (à Hong Kong – j’ai toujours autant envie d’y aller)

Vendredi: heureusement que c’est la fin de la semaine, un peu mal à la gorge, un peu indisposée aussi, les trucs du vendredi, partir en tournage avec deux collègues, et puis rentrer à la maison, des scampis et de l’avocat – un classique, la finale de Masterchef – même s’il faut rester éveillée plus tard que d’habitude

Samedi: le mal de gorge a bien empiré, les courses, aller chez mon papa le matin, prête pour le jardinage !, tondre et scarifier la pelouse – le gros boulot du jour, le mal de gorge a disparu (je ne m’y attendais pas du tout), un cocktail un peu raté et bien trop sucré (je m’en doutais en lisant les ingrédients), La saveur de ramens (Eric Khoo, 2018) – un film lent et beau et sentimental et plein de bons plats qui donnent faim

Dimanche: me réveiller à la même heure que d’habitude sauf que l’heure a changé, de la zumba, du jardinage: séparation de crocosmia et knifophia, choisir les tomates à semer, préparer à manger – c’est une recettes à plusieurs étapes, et du coup ne pas lire beaucoup, les étapes valaient la peine: c’est un très bon curry indien, The Sisters brothers (Jacques Audiard, 2018) – un western contemporain

Short diary of the week (285)

Lundi: un oiseau chantant à tue-tête me réveille à l’aube, l’angoisse qui monte, une réunion qui au final n’apprend pas beaucoup plus sur mon futur dans l’institution – à part la dissolution de mon service, il va falloir choisir un nouveau service…, plus beaucoup de motivation pour travailler, partir plus tôt et faire du shopping au supermarché chinois, et acheter du thé aussi, apprendre par la presse que la maison de repos de mon papa est sur une liste noire, cuisiner le plat pour les repas de midi de la semaine, parler avec mon papa du problème (pour lui tout va bien), le début de la troisième saison de The good fight

Mardi: l’angoisse qui monte (bis) (mais pour d’autres raisons), un nouvel enregistrement d’émission radio (ce sera diffusé en avril), complètement vidée, envoyer un mail à la maison de repos, recevoir dans la demi-heure un appel de la directrice m’expliquant une série de choses et tentant de me rassurer, trouver un acheteur pour le multicuiseur qui est définitivement trop grand pour moi mais aussi trouver une petite cuiseuse à riz toute mignonne et la commander, voir que les carottes violettes déteignent sur les carottes jaunes, Masterchef, chercher une bêtise à regarder et ne rien trouver, m’endormir devant un documentaire

Mercredi: je peux enfin attaquer la dernière tâche avec deadline bien trop proche (après le marathon se calme un peu), la procrastination d’avant écriture, le rassemblement d’informations et un début de mise par écrit, ranger un peu la cuisine, The Great British Sewing Bee

Jeudi: je n’ai pas osé faire les calculs avant mais j’ai bien atteint l’âge où maman a eu son premier cancer, heureusement rien à signaler lors de la mammographie et échographie, une assemblée générale déprimante, de retour dans mon bureau en essayent de ne pas trop ruminer, d’un côté j’ai envie de voir des collègues pour parler mais d’un autre pas, attendre un sms que je n’entends pas parce que mon gsm est en mode silencieux, du coup c’est un peu la course mais j’attrape bus et tram en dernière minute, retrouver des amis au Modern Alchemist pour une soirée avec guest bartender et rhums de la Réunion, connaître 95% des gens présents dans le bar, manger deux délicieuses croquettes crevettes chez Fernand Obb, à la sortie du métro retrouver le conseiller vin de mon supermarché – celui avec qui je m’entends bien

Vendredi: un nuit un peu agitée – trop d’excitation hier soir, mais qu’est-ce que ça m’a fait du bien !, retrouver l’ambiance tendue du boulot, recevoir la nouvelle cuiseuse à riz (son petit nom est « panda »), un repas improvisé à partir de thon cru, Masterchef, m’endormir devant la tv

Samedi: une excursion en jardinerie, acheter un citronnier caviar pour ma voisine (et pour moi, je n’ai pas pu résister), passer l’aspirateur, aller chez mon papa – il est content de me voir chaque semaine – beaucoup de personnes de la résidence n’ont jamais de visites, les courses, me lancer dans le nettoyage de la terrasse, au moins j’ai fait de l’exercice physique !, un curry birman aux œufs, rattraper ce que je n’ai pas vu: Gardener’s World et Masterchef

Dimanche: réveillée tôt, écrire des brouillons de billets de blog, aller à la zumba – cette fois-ci c’est moi qui motive ma voisine, jardinage: tailler le rosier grimpant, me battre avec un bambou, planter ce que j’ai acheté, un peu de lecture, cuisiner marocain, The good fight, Crazy ex-girlfriend

Short diary of the week (279)

Lundi: un peu inquiète pour la journée de formation qui vient, sauf qu’en fait ce n’était pas nécessaire: il n’y a pas eu les jeux de rôle que je craignais, par contre mes pieds sont restés gelés toute la journée, un détour pour des fournitures de couture, pour les repas de midi de la semaine ce sera quiche brocoli lardons vieux pané, Il Miracolo, Call the midwife

Mardi: mais quel est le rôle réel des influenceurs sur instagram ?, toujours rattraper le retard, aller à pied à la Chasse et y arriver avant le bus que je voulais prendre, rater le tram, des problèmes de métro – ou comment la STIB me fait avancer dans ma lecture, trop mangé – j’ai toujours cette tendance à préparer trop, Il Miracolo, Crazy ex-girlfriend

Mercredi: aucune énergie, des disques, prendre le temps de commencer la lecture du livre accompagnant un de ceux-ci, un gros coup de pompe, Il Miracolo, m’endormir devant la tv, me mettre au lit fort tôt

Jeudi: une nuit agitée, recevoir deux colis, une playlist, enfin terminer les trucs en retard, il reste juste un petit truc à faire demain, du shopping vêtements de voyage, retrouver deux amies au Cipiace et déguster de délicieux cocktails accompagnés d’un bon repas, et le troisième colis est dans la boîte aux lettres en rentrant

Vendredi: des rêves bizarres, les trucs du vendredi, un gros coup de pompe, utiliser enfin ce coulis de tomates du jardin que j’avais surgelé, Il Miracolo – deux épisodes mais ne pas pouvoir regarder le dernier parce que l’internet est dérangé

Samedi: j’ai froid ce matin, des lessives, couper les pièces du patron suivant, aller chez mon papa qui n’est pas très en forme: il est enrhumé, commencer la couture et me rendre compte que c’est un peu petit – en jouant sur les marges de couture ça va mieux, de la lecture, terminer Il Miracolo et être un peu déçue – je ne suis pas sûre d’avoir tout compris

Dimanche: et une journée de pluie de plus, du yoga à la place de la zumba, de la couture, de la lecture – un dimanche comme les autres donc, une recette de Jamie Oliver, que faire quand la maison sent trop fort l’ail ?, Man of the West (Anthony Mann, 1958)

Short diary of the week (273)

Lundi: me réveiller en entendant le camion poubelle mais me rendormir, paresser un moment dans le canapé, la suite du rangement de la salle de bain, préparer le dessert pour ce soir, une seconde toile pour ce nouveau projet de robe – cela me semble correct, choisir le tissu et y poser les pièces de patron, du tri de photos, partir dans le noir avec mes paquets, une soirée en famille chez ma cousine – où comment pour la première fois depuis longtemps je ne déprime pas un 24 décembre, nous avons eu la même idée pour les cadeaux !, rentrer à bon port

Mardi: une nuit un peu agitée et un peu trop courte – c’est ce qui se passe quand je vais dormir trop tard, tout est recouvert de givre, retrouver des cartes postales que mon père a envoyé à ma mère quand ils n’étaient pas encore mariés – on ne peut pas dire que mon père racontait beaucoup – il ne faisait que signer !, de la couture, du tri de photos, de la lecture, de la cuisine des placards mais aussi le retour de #cuisinonsnoslivres, The marvelous Mrs. Maisel, Crazy ex-girlfriend

Mercredi: me réveiller tôt mais me rendormir, établir un plan d’attaque pour le rangement du grenier – ceci implique l’achat de meubles chez Ikea, de la couture, du tri de photos, de la lecture, de la cuisine, The marvelous Mrs. Maisel – fin de la seconde saison, Crazy ex-girlfriend

Jeudi: me réveiller vers 8h, traîner alors que je m’étais dit que je n’allais pas traîner, aller chez Ikea déjà envahi de monde, changer ma liste de courses dans le magasin pour avoir moins de choses à monter, racheter du tissu écru pour mes toiles de robes, de la couture, abandonner ce roman après cette histoire peu fraîche de calamar, quelques courses en ville puis retrouver des amies pour le thé chez Meert, des restes, Call the midwife – l’épisode de Noël – et pleurer après quatre minutes

Vendredi: un sommeil un peu agité à cause du thé, monter la première étagère Ikea, trier quelques photos puis il est temps de partir, le long trajet en métro dans des contrées inconnues – Pannenhuis donc, visite de la micro brasserie No Science et dégustation de bières, un retour en partie en voiture, juste frigorifiée – il me faudra plusieurs heures pour me réchauffer vraiment – c’est pour ça que je hais le froid et l’hiver, The little drummer girl, Crazy ex-girlfriend

Samedi: à nouveau frigorifiée, faire tous ces petits trucs que j’ai laissé traîner (recoudre un bouton, plier du linge, repasser, descendre des choses à la cave…), ah zut je n’ai pas préparé le dessert – ce sera pour plus tard, aller chez mon papa – il va mieux et se plaint moins, les courses, préparer le dessert avec les vieilles bananes, du tri de photos, de la lecture, de la cuisine, Exiled (Johnnie To, 2006) – un film très stylé alternant humour et violence et faisant quelque part penser à certains westerns

Dimanche: attaquer ce bilan de fin d’année un peu difficile à écrire, tailler le kiwi et couper quelques plantes mortes, de la couture, une caisse de plus est vidée mais les piles s’accumulent par terre, du tri de photos, de la lecture, Breaking news (Johnnie To, 2004) – une relative déception surtout après le film d’hier

This was 2018

A vrai dire, je me rends compte que je n’ai pas trop envie d’écrire ce billet, je n’ai pas trop envie de revenir sur cette année éprouvante. Et pourtant, ce n’est pas plus mal de faire le bilan. Une fois de plus, j’ai réalisé que les années telles que je les vis ne correspondent pas vraiment au calendrier, il s’agit plus de cycles commençant en novembre ou décembre et se terminant en octobre ou novembre.

Décembre 2017 avait été secoué par les problèmes de mon papa et son déménagement en maison de repos. Je savais donc très bien ce qui m’attendait pour 2018 – vider sa maison et la vendre. Je me suis fixée comme but le mois de juin – un délai qui a été respecté pour la partie vidage. J’ai passé presque tous mes weekends de l’hiver à trier et à faire des caisses, me mettant en mode pilote automatique. Je souhaitais que ce soit terminé rapidement, ne voulant pas que cela me pèse trop longtemps. Cela a été difficile, mais j’ai suivi mon programme, et j’ai eu de l’aide d’amis, d’abord pour vider le grenier sous le toit, puis plus tard pour ranger la maison et déplacer des meubles pour faire joli sur les photos de l’agent immobilier. Et puis aussi un grand soutien moral de ma cousine qui faisait exactement la même chose quelques maisons plus loin.

J’ai ramené une quinzaine de grandes caisses chez moi et je les ai entreposées à la cave (pour la vaisselle) et au grenier – qui est aussi ma pièce de couture. Quand je les ai vues amassées là, j’ai eu un sentiment de découragement: j’ai eu l’impression d’être envahie, d’avoir perdu la légèreté qu’émanait cette pièce assez vide. Mais je n’avais plus l’envie ni l’énergie de trier; il me fallait du temps (je commence à m’en occuper neuf mois plus tard).

Février m’a heureusement apporté une distraction: j’ai été un weekend à Metz où j’ai été accueillie chaleureusement par Laurie. J’ai vu une belle expo d’art contemporain japonais et j’ai flâné dans les rues de la jolie ville. Ces deux jours ont été marqués par la lumière du ciel d’hiver. J’en ai profité pour faire un arrêt au Luxembourg pour acheter du rhum et du bourbon. Et j’ai dépassé une de mes angoisses: j’ai fait le trajet en voiture ! C’était la première fois que je roulais aussi loin (et que je sortais la voiture de Belgique).

J’ai dû prendre beaucoup d’initiatives, être présente pour de nombreux rendez-vous, d’abord pour des voisins intéressés par l’achat de la maison – aucun ne se décidera – puis pour l’agent immobilier. J’ai voulu aller vite, je n’en ai rencontré qu’un seul et c’était sans doute une erreur. Mais il a trouvé un candidat acheteur dès les premiers jours de visite. Et c’est là que tout a dégénéré: après avoir signé le compromis d’achat, cette personne est devenue très agressive suite à un problème d’infraction à l’urbanisme datant de 1980, que j’ai réglé très vite (j’aurais dû m’en occuper plus tôt, j’en conviens). Son agressivité s’est traduite en lettres d’avocats, un second se succédant à un premier qui avait très vite lâché l’affaire. Et cela a évidemment provoqué des grandes angoisses. J’ai passé un très mauvais été, ne profitant que peu du beau temps. Mais j’ai tenu bon et défendu les intérêts de mon père.

Pendant ce temps, j’avais organisé la vente de livres et de certaines oeuvres d’art de mon papa, grâce à un ami qui m’a donné beaucoup d’adresses. Début juillet, un vide-maison a fait table rase, emmenant tout ce qui restait. Je n’ai presque pas visité la maison vide et je me sens toujours un peu triste. J’ai souvent des pensées qui me traversent l’esprit, me rappelant tel ou tel objet, me demandant si je n’ai pas laissé de chose importante.

J’aurais aimé faire un citytrip en été mais j’avais chaque fois des choses à régler, ou peur de ne pas être là pour la prochaine lettre d’avocat. Par contre, dès la mi-mai, j’ai organisé mon voyage au Japon à l’automne. Cette perspective m’a beaucoup soutenue.

Mi-septembre, l’acte a enfin été signé, un mois après la date prévue à l’origine. J’en suis ressortie blessée et épuisée, l’acheteur ayant encore proféré de nombreuses menaces et m’ayant traité de personne fausse et mauvaise. Ce qui fait mal, parce qu’il ne m’a jamais laissé de moment pour lui prouver le contraire. Et je n’ai pas vraiment eu de conclusion de ce dossier à cause de ses menaces de poursuites dans le futur.

Pendant ce temps là, la santé de mon père a décliné. Il se déplace de plus en plus difficilement, il se répète constamment et a des moments où il devient difficile et exigeant. J’ai eu du mal à accepter qu’il me délègue tout le travail avec autant de légèreté et il m’a quelquefois vexée. Je crois qu’il ne s’est jamais rendu compte de l’ampleur de la tâche et de la quantité de choses inutiles qu’il avait gardées (je n’oublierai jamais ces cinq percolateurs cassés). Notre relation est toujours aussi compliquée et je n’ai eu que peu de moments de complicité – ceux-ci impliquent en général des conversations sur les voyages (ce qui me pousserait presque à voyager plus souvent !).

Au travail, heureusement les choses se sont bien passées. J’ai été responsable d’un projet de janvier à juillet. Cela a pris beaucoup de temps mais j’ai beaucoup aimé m’en occuper. D’une certaine manière, cela a sans doute augmenté un peu ma crédibilité auprès de mon supérieur. Ce qui n’est pas plus mal.

Fin octobre, je suis partie pour trois semaines au Japon. Ce voyage a permis de clôturer mon année difficile. J’ai pu oublier mes soucis et ne penser qu’à moi. J’ai eu une chance incroyable, tout particulièrement avec la météo. Et puis il y a eu ce moment précis où j’ai fondu en larmes au milieu de la randonnée à Yakushima. J’ai senti un poids s’envoler, entourée par les arbres millénaires et les esprits de la forêt. Quand je suis rentrée, j’étais sur mon nuage. Les plaintes de mon papa suite à une nouvelle chute m’ont malheureusement fait retomber sur terre mais cela s’est estompé depuis. Les kodama (esprits) de Yakushima sont toujours près de moi.

Ce billet est déjà tout un roman mais je voudrais encore dire quelques mots à propos de mon état d’esprit. Cette année a été très éprouvante, j’ai verrouillé beaucoup de mes sentiments, je ne leur ai pas ou peu laissé de place pour s’exprimer. C’est sans doute pour cela qu’écrire ce bilan est compliqué parce que je souhaite oublier et passer à des choses plus positives. On pourra me dire que ce n’est pas une bonne idée et que tout cela reviendra me hanter. Peut-être.

Je me rends compte que face à l’agressivité primaire, je perds mes moyens; je suis quelqu’un qui préfère discuter en utilisant tous mes talents de diplomatie et si cela ne fonctionne pas, je préfère me taire (et fuir). J’aimerais trouver des outils pour mieux faire face à ce genre de situations (en espérant évidemment qu’elles ne se reproduisent pas).

Mais ce que je voulais surtout exprimer, c’est que malgré tous ces soucis, ces angoisses qui ont provoqué de nombreuses nuits sans sommeil, qui m’ont rendues malade par deux fois, je me sens heureuse. J’ai été bien entourée et soutenue, par ma cousine et mes amis. Pour la première fois depuis un moment, j’ai passé mon anniversaire et le 24 décembre en bonne compagnie. Mon sommeil est à nouveau normal et je suis beaucoup moins fatiguée, ce qui me rend plus ouverte au monde extérieur. Je sais où sont mes limites et quand je dois dire non. J’ai trouvé un équilibre dans ma vie et même les difficultés n’ont pas réussi à l’ébranler. Je suis prête pour une nouvelle année !