Et donc, j’ai fait du sport

Mercredi, j’ai acheté des chaussures de sport. Trop tard pour aller au cours du mardi donc. Et puis j’avais la migraine. Jeudi aussi d’ailleurs. Et j’angoissais un peu: est-ce qu’il y aurait des vestiaires pour me changer après le boulot ? Il valait mieux que je fixe comme objectif le cours du dimanche.

Dimanche matin, j’étais angoissée mais quand même décidée. J’ai donc enfilé ma tenue de sport et mes chaussures et pris le métro pour un arrêt. J’ai eu l’impression que tout le monde (enfin les trois personnes qui occupaient la rame) me regardait. Je fais partie de ces personnes qui ne se sentent à l’aise dehors que si elles sont habillées convenablement, avec un certain style. Pas en « trainink » donc.

A Kraainem, au lieu de traverser le parking comme tout le monde, je l’ai contourné, faisant un détour. Et puis de loin, j’ai vu deux femmes habillées sportivement. Je les ai suivies et je suis bien arrivée au Centre Sportif La Woluwe. Il s’agit clairement d’un bâtiment construit dans les années 70-80, au look caractéristique de l’UCL, plein de couleurs mais plutôt démodé et déjà usé par le temps. Le réceptionniste m’a indiqué où était la salle. J’aurais aussi pu suivre les deux femmes, mère et fille. Heureusement que j’étais déjà en tenue parce que je n’ai pas trouvé les vestiaires.

Je me suis présentée à Paulo, le professeur du cours, un cours de danses latines mélangées à du fitness, bref de la zumba ou quelque chose de proche. Il m’a rassurée, en me disant que je pouvais m’arrêter si j’étais trop fatiguée. J’ai parlé un peu à la mère et sa fille, qui m’ont également rassurées et raconté que le cours était vraiment bien, varié, aux rythmes différents. Une quinzaine d’autres personnes sont encore arrivées, d’âges divers, de nationalités diverses.

Paulo a commencé le cours en force, nous faisant bouger sur les rythmes du Carnaval. Après deux morceaux, il est passé au merengue, puis à la salsa, puis à la cumbia (c’est la partie que j’ai préféré) en terminant par un moment plus lent sur de la bachata et un moment de relaxation. Les pas sont variés, les mouvements aussi, et il y a des passages plus actifs où on transpire bien et des passages plus lents qui permettent de reprendre son souffle. Le cours m’a plu, même si j’ai quelques problèmes de psychomotricité ! Paulo m’a rassurée: je les surmonterai facilement aux cours suivants. Parce que j’y retournerai dimanche prochain !

Après une heure de cours, je n’ai pas eu envie de reprendre le métro et j’ai profité du beau temps pour rentrer à pied (c’est à 20 minutes environ). En milieu de parcours, ma vision a commencé à se troubler et j’ai senti le début d’une chute de tension. J’en ai sans doute fait un peu trop pour une première fois ! Une fois que j’avais mangé et bu une bonne quantité d’eau, ça s’est estompé et j’étais prête pour profiter du jardin et planter des bulbes. Mon corps se sentait tout secoué mais bien. Et j’ai bien dormi.

Le lendemain, je n’ai pas eu trop de courbatures (j’ai du mal à déterminer celles qui venaient du cours ou du jardinage). Par contre, le matin, je me suis sentie très fatiguée.

J’avais promis à Coyote que je suivrais un cours par semaine et que je continuerais le vélo le dimanche à la maison. Or si je suis le cours le dimanche, je dois me trouver un autre créneau pour ces 25-30 minutes de vélo. En milieu de semaine, ce serait bien, le mercredi ou le jeudi. Mais aurai-je le courage de pédaler en rentrant du travail, à un moment où souvent je me liquéfie littéralement ? Ce serait vraiment bien, car j’ai senti que cette activité physique m’était bénéfique.