My year in culture: 2015

En 2015, j’ai aimé (j’aurais aimé publier ce billet mardi, mais les événements en ont décidé autrement):

10 disques:

  • Strange & dangerous times: new American roots (Trikont)
  • Ola Belle REED, Ola Belle Reed & southern mountain music on the Mason-Dixon line (Dust-to-Digital)
  • Don’t think I’ve forgotten. Cambodia’s lost rock and roll (Dust To Digital)
  • Nippon girls 2. Japanese pop, beat & rock’n’roll, 1965-70 (Big Beat Records)
  • ANNA & ELIZABETH, Anna & Elizabeth (Free Dirt)
  • SONGHOY BLUES, Music in exile (Transgressive Records)
  • GEOMUNGO FACTORY, Imago (C&L Music)
  • Indonésie-Java (Sunda): Ormatan tarawangsa: musique rituelle (Ocora)
  • Dengue Fever, Deepest lake
  • FFS, FFS

des concerts:

  • Buriers (Chaff)
  • FFS (AB)
  • Geomungo Factory (Bozar)

des romans:

  • Mary Relindes Ellis, Wisconsin
  • Oswald Wynd, Une odeur de gingembre
  • Shan Sa, Porte de la Paix céleste
  • Philipp Meyer, Le fils
  • Liza Klaussmann, Tigers in red weather
  • Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes
  • Holly Goddard Jones, The next time you see me
  • ainsi que 6 livres de Joyce Carol Oates datant de la première moitié des années 70 que je ne trouve pas sa meilleure période. Il y a beaucoup d’écriture automatique, de longues pages de pensées désordonnées de héros pas tout à fait équilibrés. Les nouvelles sont bien meilleures.
  • J’ai complètement abandonné le 2015 Reading Challenge mais en fin de compte je dois avoir rempli environ 20 catégories sur 49 (si j’ai bien compté). Ce genre de challenge ne me convient pas, je choisis mon livre suivant sur base de mes envies, pas sur base d’une « to do list ». Même si j’introduis parfois un certain systématisme (je ne pense pas que ce mot existe) par rapport à ma PAL: tous les deux mois, je lis un Joyce Carol Oates et j’essaie de panacher en choisissant alternativement des livres ajoutés récemment et des livres qui traînent depuis longtemps.
  • ce qui fait donc 29 romans, ce qui n’est pas un bon score, je trouve. Je n’ai pas vraiment eu de moment cette année pour avaler deux ou trois livres en quelques jours (pas de long congé de maladie comme l’année passée, pas de vacances à la plage)

des livres documentaires:

  • David Wondrich, Punch. The delights (and dangers) of the flowing bowl
  • Jeff Berry, Sippin’ Safari. In search of th great “lost” tropical drink recipes… and the people behind them
  • David Wondrich, Imbibe
  • Brad Thomas Parsons, Bitters. A spirited history of a classic cure-all
  • Amy Stewart, The drunken botanist: the plants that create the world’s great drinks
  • Kim Gordon, Girl in a band
  • Tom Vater, Beyond the pancake trench. Road tales from the wild East
  • sur 15 (?) livres en tout, certains n’ont pas encore eu droit à un billet parce que j’ai pris du retard.

des expositions:

  • celle sur Tokyo au MOT de Tokyo
  • les expositions du printemps au palais de Tokyo à Paris, sur les artistes d’Asie du Sud-Est
  • et Who interprets the world ? au musée de Kanazawa

un spectacle de danse:

  • Speak low if you speak love de Wim Vandekeybus

des séries:

  • la deuxième saison de Halt and Catch Fire
  • les 4e, 5e et 6e saisons de The Good Wife
  • Puberty Blues
  • Mr. Robot
  • la dernière saison de Mad Men
  • la première saison de Fargo
  • la neuvième saison de Dr Who

Sounds of the world: Mauritania

Suite à leur indépendance, de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest ont créé des « ensembles nationaux », des groupes de musiciens tournés vers l’Occident pour mettre en avant la modernité du pays. L’Orchestre National de Mauritanie en fait partie. Il n’existe que peu d’enregistrements: un 45 tours et des bandes radio sauvées de justesse lors du coup d’état de 1978. J’adore ce côté mélangé, occidental avec ses guitares électriques et africain en même temps, souvent aussi avec des éléments latinos.

Et pour les amateurs de disques, voici sa pochette (et un lien pour l’acheter – il existe aussi en vinyle):

Sounds of the world: Saloma (Malaysia)

Pendant un certain temps, j’ai tenu un blog sur les musiques du monde. C’était en partie par plaisir mais aussi en partie professionnel. J’ai abandonné suite au peu de réactions que j’y recevais. Je ne pense pas le reprendre pour le moment mais La Princesse me proposait de publier mes coups de cœur ici, au milieu des autres articles. Et pourquoi pas !

Saloma (1935-83) est une actrice et chanteuse de Malaisie/Singapour, mariée à P. Ramlee (dont je risque bien de parler plus tard). Elle m’a séduite par ses chansons nostalgiques aux influences très mélangées: des rythmes latino-américains comme le mambo ou le cha cha cha, une touche de jazz et des textes en malais qui ajoutent une touche d’exotisme. Et par son look si typiquement sixties, une période où pas mal de pays du monde ont connu une vague de musiques inspirées par l’Occident. Si vous voulez acheter le disque que j’ai écouté, c’est ici. Voici Polynesia Mambo:

et dans un film, Adek Ku:

Cigarettes and alcohol

Samedi, diane et moi avions décidé de passer une bonne soirée ! Un concert nous tentait, et comme c’était à Ixelles, j’ai proposé d’aller manger au Belgo Belge auparavant. Après quelques péripéties dues à l’oubli d’une fenêtre restée ouverte à la maison et un bon repas, nous arrivons vers 20h45 au café Le Viaduc où a lieu le concert d’un groupe d’old time américain. C’est déjà bien rempli mais surtout très enfumé. Je ne m’attarde pas à l’entrée, voulant éviter à tout prix une conversation avec ex-ex que je ne supporte plus. Un peu plus loin, je vois quelques amis et nous discutons un peu. Et chance pour moi, il y a un tabouret libre au bar, pas très loin de l’endroit où va jouer le groupe. C’est tout petit, donc pas besoin d’amplification et je vois le groupe se préparer. Mais je me rends compte aussi que le mec assis à côté de moi est saoul et continue de boire bière sur bière. Les musiciens commencent à jouer et ils jouent bien. Sauf que mec saoul tente de faire le rythme en tapant très fort son briquet sur le bar et continue à gueuler avec son copain. Sauf que comme il est saoul, il commence à me coller sans s’en rendre compte. Sauf que les gens assis à l’avant du café, ne voyant rien, continuent tout simplement leur conversation. Sauf que du coup, on n’entend quasi plus les musiciens. Et quasi tous les hipsters présents fument des cigarettes roulées. Après quelques morceaux, j’ai perdu tout intérêt dans la musique alors que cela aurait dû me passionner. De plus en plus asphyxiée et énervée par mec saoul, j’ai commencé à faire une grosse chute tension. Bref, nous sommes partis, diane et moi, dépités et puant la clope. Et il a fallu beaucoup d’air frais pour que je me sente un peu mieux. La cigarette n’est-elle pas interdite dans les cafés ?

I don’t like jazz

Je n’aime pas le jazz, je l’ai toujours dit.

Mes parents n’en écoutaient pas. Ils avaient bien acheté toute la collection de magazines avec cd mais ceux-ci n’ont jamais atteint le lecteur. Ils prennent la poussière depuis.

J’ai fait une tentative en suivant un cycle de conférences organisés par un magasin de disques de Leuven mais je n’ai jamais acheté aucun disque. C’était passionnant pourtant !

Bref, je n’étais pas vraiment opposée au style mais je manquais de portes d’entrée pour y accéder. Et puis j’ai commencé à travailler. Et un collègue a réussi à me dégoûter profondément avec sa manie d’imposer à tous pendant des heures son jazz de restaurant (du jazz un peu soft, sans aspérités, très « lounge »), son Philippe Catherine et autres jazzeux belges de seconde zone. Je détestais tout particulièrement un album de reprises version jazz de chansons de Sting, album que je déteste déjà en version originale. Et il le passait et repassait et à chaque fois, j’étais au bord de la crise de nerfs.

Un autre collègue a tenté de m’initier à Thelonius Monk. Cela n’a pas fonctionné. Un ami m’a fait découvrir John Zorn et son projet Massada. J’ai même été voir un concert mais c’est finalement assez proche des musiques juives.

J’ai changé de lieu de travail, je n’ai plus dû écouter la musique imposée par les collègues (je suis également dégoûtée à vie de Portishead). J’ai rencontré diane. Ensemble nous avons écouté du rock, des musiques du monde entier, de l’exotica, des musiques de film mais pas de jazz.

Un jour, il a descendu sa platine au salon et a sorti ses vieux vinyles. Il a commencé à mettre Ascenseur pour l’échafaud de Miles Davis. Je me suis habituée aux sonorités. D’autres disques de Miles ont rejoint la pile, ainsi que du Chet Baker (que je connaissais déjà suite au très beau documentaire de Bruce Weber, Let’s get lost), du Duke Ellington, du Ornette Coleman. Ces dernières semaines, les achats se sont intensifiés et les écoutes aussi. Et voilà, j’aime le jazz après plus de 20 ans d’essais infructueux ! Même des disques plus « free » comme Bitches brew (que j’avais déjà écouté en accompagnement d’un spectacle d’Anne Teresa De Keersmaeker) ou le gagnant du CDB (Matana Roberts). Il suffisait de trouver la bonne manière de m’apprivoiser…

(photos de diane)

Parodixical undressing / Rat girl

Kristin Hersh, Paradoxical undressing / Rat girl: deux titres pour un même livre, ce que je n’avais pas compris à l’origine, et j’ai donc acheté les deux. Entretemps, le deuxième exemplaire a trouvé un nouveau propriétaire. A la base, c’est un article du Golb qui m’a tentée. La chanteuse de Throwing Muses raconte une année de sa vie, une année charnière: elle est enceinte, elle a une crise de folie et est diagnostiquée comme étant atteinte de troubles bipolaires et elle enregistre le premier album du groupe. A t-elle juste recopié ses carnets intimes de l’époque ou a t-elle rajouté des éléments fictifs, on ne le saura pas mais la lecture de ce livre permet de pénétrer dans son monde. Les passages où elle ne contrôle plus ses pensées m’ont fort touchée, m’aidant un peu à comprendre ce que peut ressentir diane quand son cerveau ne veut plus s’arrêter (j’ai lu ce livre fin juillet…). Un livre qui révèle un personnalité fragmentée, délicate et forte en même temps. J’ai tenté de réécouter les Throwing Muses mais cela ne passe toujours pas trop, je comprends mieux par contre le côté déjanté. Par contre, j’adore toujours ses albums solos.

On the road to Nirvana

Gina Arnold, On the road to Nirvana: parfois j’ai envie de relire des livres que j’ai déjà lu, même si cela n’aide pas vraiment à diminuer ma PAL. Avec le 20e anniversaire de la sortie de Nevermind, je me suis replongée dans ce récit retraçant l’histoire du punk-rock aux Etats-Unis. Gina Arnold raconte ville par ville les différentes scènes musicales à partir de l’émergence du punk dans les années 70. Souvent, elle raconte ses expériences, ses rencontres et n’a pas peur de défendre son point de vue. Ce qui a fortement été critiqué. Mais j’aime ce livre et je me suis retrouvée en le lisant à une période de ma vie où moi aussi, j’allais à beaucoup de concerts, connaissant certains groupes de plus près. Et si à l’époque, j’avais trouvé le livre un peu long, tardant d’arriver aux pages consacrées à Nirvana, aujourd’hui, j’ai profité de mes meilleures connaissances en musique pour savourer l’entièreté du récit. La suite, Kiss this, est sur ma PAL depuis belle lurette et je n’ai même pas été tentée de le lire à la suite de celui-ci. Un livre à supprimer ?

Rock/friends/burlesque/rock/sleep deprivation

Jeudi: AB, concert d’Einstürzende Neubauten, première partie. 45 minutes de morceaux peu joués. Pas une seule minute d’ennui même sans connaître la plupart des morceaux. Puis Jochen Arbeit en solo, nappes électroniques et guitare électrique, danse expérimentale un peu ennuyeuse. Enfin, N.U. Unruh et une grande partie du public pour un numéro collectif de batterie entre techno et Tambours du Bronx. Mes oreilles recherchent le silence. Retrouver des amis perdus de vue depuis très longtemps, Patrick, C-drik…

Vendredi: maux de ventre, insomnies, dormi toute la journée. Le soir, AB, Einstürzende Neubauten, deuxième partie. Deux heures trente de concert, calme, intimiste puis bruyant, industriel – alternativement. Un Blixa Bargeld pas très communicatif mais en grande forme. Revoir Olivier (Imminent) et Elke.

Samedi: grasse matinée, shopping, dîner au Switch, délicieux comme toujours. Cabaret Electrique au Magic Mirrors. Beau chapiteau à l’ancienne avec orgue mécanique Mortier. Grande frayeur: peu de monde et public composé de théâtreux. Jamais vu autant de trainings à une soirée burlesque, me suis sentie très « overdressed » alors que ça aurait été le contraire à toute autre soirée du genre. Vive les dresscode ! Arrive sur scène Rikkha, avec plumes et corsets. Guitares rock et psychobilly. Public qui ne suit pas. Mais l’énergie y est, je commence à être de meilleure humeur. Quelques numéros de burlesque et de cirque plus tard, le groupe s’arrête. Les dernières performeuses sont à peine présentées. Je ne saurai jamais si le spectacle était fini quand nous sommes partis. Bientôt un compte-rendu plus long sur BelFollies, avec photos.

Dimanche/lundi: un nouvel article sur BelFollies, à propos de la soirée Ne Vuilen Avond à Gand.

Mercredi: invasion de lapins crétins et de black metal.

Jeudi: fatiguée après plusieurs nuits de mauvais sommeil, mais pas autant que diane. AB: James Blackshaw, raga guitar. Beau moment très introspectif. Revoir Kosta, Denis, Maja. Swans: concert bruyant aux trop longues intro et outro avec un Michael Gira imbu de sa personne. L’impression de voir des fous sur scène. Mais pas des gentils fous comme Warren Ellis dans Grinderman. Plutôt des serial killers. Ennui profond. Pas réussi à m’endormir, pas réussi à me réchauffer malgré une double couette.

Eclectic ?

Jeudi. Ballet Royal du Cambodge. Invitée par Fab on the Moon. Ambiance feutrée des fauteuils rouges de Bozar. Public mélangé, beaucoup de Cambodgiens aux côtés de personnes d’un certain âge mais aussi de jeunes. Musique lancinante, répétitive et aux rythmes assez marqués, jouée sur les xylophones en bois roneat et les hautbois sralai aux notes aigrelettes. Accompagnement au chant. Danseuses aux costumes brillants de mille feux, d’ors et de strass, de pierre précieuses. Coiffes augmentant le côté hiératique. Mouvements lents des jambes et des mains, très gracieux, au symbolisme certain. Déhanchement permanent. Une envie de s’assoupir, ou pas. Ou plutôt de se laisser emporter ailleurs. Retour vers Angkor et ses sculptures d’apsaras.

Samedi. Rocambolesque. Première sortie de ma robe vintage sixties, assortie à celle de la Princesse. Nous sommes les sœurs jumelles. Ou Betty Draper accompagnée de Don et Peggy et son beatnik. Bel essai d’eyeliner. Jolie salle aux belles ambiances. Soirée d’effeuillage présentée avec brio par Miss Lolly Wish malgré les contretemps techniques. Plumes, poudre, cupcakes, pirate, opium, sequins, pinup, paillettes. Rêve et séduction.

Lundi. Grinderman. Revoir Denis et Maja. L’impression de voir un groupe de gamins de 15 ans. Ne pas oublier de ramener Warren Ellis à l’asile de fous. Une grande asperge noire qui saute partout, renversant furieusement les pieds de micros. Rock. Pas un seul moment d’ennui. Être fascinée par le côté brut et direct. Oreilles qui bourdonnent. Satisfaction extrême.

 

Carte d’identité musicale: Miss Sunalee

Vu chez G.T.:

Carte d’Identité Musicale :

Musicien que vous admirez le plus : Sonic Youth

Groupes / artistes qui ont le plus compté dans votre adolescence (5 max.) : Madonna, Depeche Mode, Sonic Youth, Nirvana

Styles musicaux favoris : pop, rock, electronica, xprmtl, pop asiatique (ancienne de préférence), gamelan, old time, vieille country, yodel, musiques classiques d’Asie du Sud-Est, chant de gorge, exotica

Un album : E.V.O.L. de Sonic Youth

Une chanson : Rambling man de Hank Williams

Une oeuvre classique : une colle, je n’écoute quasi pas de classique – je dirais une œuvre pour orgue par J.S. Bach ou du Steve Reich – ou Thin Red Line de Hans Zimmer

Groupes / artistes qui vous ont le plus marqué (par ordre d’apparition dans votre vie, et 15 max.) : Madonna, Sonic Youth, Nirvana, PJ Harvey, Nick Cave, Mouse on Mars, Fennesz, Otomo Yoshihide, Yat-Kha, DeZurik Sisters (aka Cackle Sisters), Marissa Nadler, Johnny Cash, Sinn Sisamouth & Ros Sereysothea (ça en fait deux d’un coup mais ils ont beaucoup chanté en duo), Dengue Fever, Hank Williams, Xavier Cugat (ah zut, ça en fait 16)

L’artiste qui vous a le plus fasciné en live : Yo La Tengo en 1995 au Botanique, Prolapse en 1995 au Magasin 4, Mi and Lau en 200? à l’AB et bien d’autres (j’ai retrouvé mon carnet où j’ai noté tous les concerts que j’ai vu entre 1992 et 1999 – je ferai un billet séparé)

Plaisir coupable (3 max) : La Paloma (j’ai les 6 cd édités chez Trikont), n’importe quel yodel, tanpis s’il est vraiment kitsch, et, copié chez diane, Je t’aime je t’aime, Tommi Februari 6

Jouez-vous (ou avez-vous joué) d’un instrument, si oui, le(s)quel(s) : non (on ne comptera pas les tentatives assez désespérées de mes 6 ans à la flûte à bec)

Ce que vous préférez en musique : soit des rythmes assez couillus, soit des musiques assez répétitives, soit des acrobaties de voix genre yodel, chant de gorge, joik, soit des chansons pop très catchy

Par quel biais découvrez-vous de nouveaux artistes et albums : pour mon boulot, je dois faire de la prospection en musiques du monde et de film, donc: les pubs des labels, les représentants, les revues, le net, des demandes particulières / pour le reste: blogs, conseils d’amis, revues

Lisez-vous toujours la presse musicale (si oui, quels magazines) : pour le boulot essentiellement, mais ça déteint sur la vie privée: Les Inrocks, Trad Magazine, Mondomix, Songlines, FRoots, Vibrations, The Wire

Combien de temps passez-vous à écouter de la musique : une grande partie de la journée, c’est mon boulot, puis le soir en mangeant pour réécouter les albums qui m’ont marqué pendant la journée et écouter autre chose comme du rock, du jazz…, bref 8 à 9 heures par jour. Le seul moment où je ne veux pas écouter de musique, c’est pendant mes trajets en transports en commun mais je suis souvent dérangée par le musiques des stations ou le sodcasting.

Hors de votre univers musical :

Groupe / artiste “respecté” que vous n’avez jamais supporté : Sting

Styles musicaux que vous détestez le plus (3 max.) : la variété française à la Star Ac, le rap français, les musiques world pour bobos (du djembé au didgeridoo en passant par les bals folks et les « belles voix » à la Cesaria Evora)

Genre musical qui ne vous a jamais touché, mais que vous ne méprisez pas pour autant : le jazz (même si c’est en train de changer)

Ce qui vous rebute le plus en musique : l’intégration d’éléments occidentaux chez des artistes du monde qui n’ont rien demandé, et qui dénature donc tout à fait leur musique (donc en partie ce que Real World a fait, mais bien d’autres aussi, comme l’infâme Jean-Philippe Rykiel sur les musiques tibétaines ou africaines)

Chanteurs que vous détestez viscéralement (5 max) : Sting, Toots Thielemans (bon il chante pas, mais c’est l’idée, non ?), Manu Chao (trop entendu), Cesaria Evora (idem), Vaya Con Dios

Trois tubes que vous haïssez plus que tout (vous avez beau être pacifique, le simple fait de les entendre vous donne des envies de meurtre) : An englishman in New York, Don’t worry be happy, Chan chan

Pour finir sur une note positive, vos dernières grandes claques musicales cette année (3 max.) : These New Puritans, pour d’autres, il reste encore 4 mois, je peux répondre plus tard ?

Et maintenant, le tag musical de Melle Catherine:

Objet physique ou mp3 ?: objet physique pour les beaux objets, pour les artistes/labels que je soutiens, mp3 pour le reste

Plutôt volage ou monomaniaque ?: relativement volage, même si j’ai des périodes où je me passionne plus pour un style particulier (gamelan, pop cambogienne…)

Un genre de prédilection ?: voir plus haut

Un genre que je déteste ?: voir plus haut

Artistes dont je possède le plus d’albums: Sonic Youth, Sinn Sisamouth et Ros Sereysothea, Nick Cave, Mouse on Mars, Fennesz, PJ Harvey, R.E.M.

Le rangement ?: 6 étagères pour cd Ikea, remplies à craquer, plus un débordement par terre dans des boîtes, le tour par genre, puis par ordre alphabétique d’artiste pour le rock (au sens large) et par pays pour les musiques du monde. En mp3, iTunes fait son rangement tout seul.

Des albums dédicacés ?: Il fait tout gris de Konki Duet

Dernières acquisitions: Rising sun melodies d’Ola Belle Reed (Smithsonian Folkways), Saigon rock & soul: classic Vietnamese tracks 1968-74 (Sublime Frequencies)

Dernier album reçu en cadeau: personne n’ose m’offrir des disques !

Et tant qu’on y est, celui qui m’avait été envoyé via FB par le Doc:

La règle : ne prenez pas trop de temps pour réfléchir. 15 albums que vous avez écoutés qui vous colleront toujours à la peau. Listez les 15 premiers dont vous pouvez vous souvenir en 15 minutes. Tagguez 15 amis, moi y compris, parce ça m’intéresse de voir quel sont les choix de mes amis (Pour faire cela, aller dans l’onglets « articles » sur votre page de profil, copiez-collez ce texte dans un nouvel article, indiquez vos 15 choix et tagguez vos 15 amis.
Si vous cassez cette chaine, vous engendrerez 8 générations d’adorateurs de Phil Collins.
HAHAHA (rires démoniaques)

Voici donc,
sans ordre particulier:
–         Sonic Youth, E.V.O.L.
–         Fugazi, 13 songs
–         Mouse on Mars, Iaora Tahiti
–         Bangladesh: orgues-à-bouche, rituel des Murung
–         Dengue Fever, Dengue Fever
–         Cambodia Rocks
–         The Bali Sessions (ou Sweet and intoxicating gamelan ou Jegog of Negara)
–         PJ Harvey, Rid of me
–         Fennesz, Endless summer
–         Girls against Boys, Cruise yourself
–         Doob doob o’rama. Filmsongs from Bollywood 1
–         Albert Kuvezin & Yat-Kha, Recovers
–         Madonna, Like a virgin
–         Hans Zimmer, The thin red line
–         Martin Denny, Exotica