When I grow up, I want to be a burlesque dancer

Est-ce que je veux devenir effeuilleuse burlesque ? Grande question n’est-ce pas ! Connaissant ma timidité maladive, oserais-je monter sur scène ? Et puis, ma date de péremption n’est-elle pas passée ? Et ma cellulite ? Et mes boutons sur le dos et les fesses ?

Bref, tout ça pour dire que j’ai passé un excellent moment dimanche passé à l’atelier burlesque mené par Lady Flo ! Je ne me suis jamais autant sentie à l’aise en bougeant mon corps (il faut savoir que je tiens tout sport en horreur totale et que j’ai été traumatisée par les cours d’éducation physique à l’école au point d’avoir toujours des envies de meurtre par rapport à certains professeurs). Lady Flo nous a donné une règle de base: toujours bien se tenir, sourire et même si on ne suit pas, ne pas baisser les bras, faire autre chose, d’autres mouvements… Elle nous a appris les chorégraphies de base de différents types de burlesque, que ce soit du cabaret années folles au bump and grind mais aussi comment enlever ses gants ou ses bas en émoustillant le public. Tout ça sans oublier quelques explications historiques passionnantes, des remises en contexte qui éclairent les styles. Deux heures, c’est un peu court pour apprendre beaucoup mais vu le rythme effréné, c’était plus que suffisant ! J’ai eu des courbatures dans les fesses et les mollets pendant toute la semaine. La Princesse qui m’avait accompagnée me disait ses préférences pour la danse années 20, moi, c’est le bump and grind qui m’a le plus intéressée – normal, je pense, quand on sait qu’à la maison souvent je remue mes fesses sur la musique. Et depuis quelque temps, dès que j’écoute de la musique, j’étudie le potentiel « effeuillage », peu importe le style, j’en trouve partout, même au concert des Einsturzende Neubauten !

Rock/friends/burlesque/rock/sleep deprivation

Jeudi: AB, concert d’Einstürzende Neubauten, première partie. 45 minutes de morceaux peu joués. Pas une seule minute d’ennui même sans connaître la plupart des morceaux. Puis Jochen Arbeit en solo, nappes électroniques et guitare électrique, danse expérimentale un peu ennuyeuse. Enfin, N.U. Unruh et une grande partie du public pour un numéro collectif de batterie entre techno et Tambours du Bronx. Mes oreilles recherchent le silence. Retrouver des amis perdus de vue depuis très longtemps, Patrick, C-drik…

Vendredi: maux de ventre, insomnies, dormi toute la journée. Le soir, AB, Einstürzende Neubauten, deuxième partie. Deux heures trente de concert, calme, intimiste puis bruyant, industriel – alternativement. Un Blixa Bargeld pas très communicatif mais en grande forme. Revoir Olivier (Imminent) et Elke.

Samedi: grasse matinée, shopping, dîner au Switch, délicieux comme toujours. Cabaret Electrique au Magic Mirrors. Beau chapiteau à l’ancienne avec orgue mécanique Mortier. Grande frayeur: peu de monde et public composé de théâtreux. Jamais vu autant de trainings à une soirée burlesque, me suis sentie très « overdressed » alors que ça aurait été le contraire à toute autre soirée du genre. Vive les dresscode ! Arrive sur scène Rikkha, avec plumes et corsets. Guitares rock et psychobilly. Public qui ne suit pas. Mais l’énergie y est, je commence à être de meilleure humeur. Quelques numéros de burlesque et de cirque plus tard, le groupe s’arrête. Les dernières performeuses sont à peine présentées. Je ne saurai jamais si le spectacle était fini quand nous sommes partis. Bientôt un compte-rendu plus long sur BelFollies, avec photos.

Dimanche/lundi: un nouvel article sur BelFollies, à propos de la soirée Ne Vuilen Avond à Gand.

Mercredi: invasion de lapins crétins et de black metal.

Jeudi: fatiguée après plusieurs nuits de mauvais sommeil, mais pas autant que diane. AB: James Blackshaw, raga guitar. Beau moment très introspectif. Revoir Kosta, Denis, Maja. Swans: concert bruyant aux trop longues intro et outro avec un Michael Gira imbu de sa personne. L’impression de voir des fous sur scène. Mais pas des gentils fous comme Warren Ellis dans Grinderman. Plutôt des serial killers. Ennui profond. Pas réussi à m’endormir, pas réussi à me réchauffer malgré une double couette.

Cher Saint-Nicolas (5)

Des livres sur le burlesque:

Burlesque: a living history de Jane Briggeman

Gypsy: memoirs of America’s most celebrated stripper de Gypsy Rose Lee

et dans un tout autre genre:

Noma: time and place in Nordic cuisine de René Redzepi

mais aussi un week-end à Paris pour assister à un spectacle de la Petite Cour des Astres, (plus d’infos chez Stella Polaris par exemple).

Eclectic ?

Jeudi. Ballet Royal du Cambodge. Invitée par Fab on the Moon. Ambiance feutrée des fauteuils rouges de Bozar. Public mélangé, beaucoup de Cambodgiens aux côtés de personnes d’un certain âge mais aussi de jeunes. Musique lancinante, répétitive et aux rythmes assez marqués, jouée sur les xylophones en bois roneat et les hautbois sralai aux notes aigrelettes. Accompagnement au chant. Danseuses aux costumes brillants de mille feux, d’ors et de strass, de pierre précieuses. Coiffes augmentant le côté hiératique. Mouvements lents des jambes et des mains, très gracieux, au symbolisme certain. Déhanchement permanent. Une envie de s’assoupir, ou pas. Ou plutôt de se laisser emporter ailleurs. Retour vers Angkor et ses sculptures d’apsaras.

Samedi. Rocambolesque. Première sortie de ma robe vintage sixties, assortie à celle de la Princesse. Nous sommes les sœurs jumelles. Ou Betty Draper accompagnée de Don et Peggy et son beatnik. Bel essai d’eyeliner. Jolie salle aux belles ambiances. Soirée d’effeuillage présentée avec brio par Miss Lolly Wish malgré les contretemps techniques. Plumes, poudre, cupcakes, pirate, opium, sequins, pinup, paillettes. Rêve et séduction.

Lundi. Grinderman. Revoir Denis et Maja. L’impression de voir un groupe de gamins de 15 ans. Ne pas oublier de ramener Warren Ellis à l’asile de fous. Une grande asperge noire qui saute partout, renversant furieusement les pieds de micros. Rock. Pas un seul moment d’ennui. Être fascinée par le côté brut et direct. Oreilles qui bourdonnent. Satisfaction extrême.

 

BelFollies

Où trouver des infos sur le burlesque en Belgique ? sur BelFollies !

Ce site que nous avons créé diane et moi vous proposera un agenda mais aussi des articles sur l’histoire du burlesque et du néoburlesque, des photos de différents événements, des interviews d’effeuilleuses et crooners, et sans doute d’autres choses encore selon nos envies… Si vous avez un spectacle à annoncer, prévenez-nous via belfollies(at)gmail.com.

Parlez-en sur votre blog ou autour de vous !

Glitter and stars

Pour le temps d’une soirée, l’Archiduc, le plus beau café art-déco de Bruxelles aux cocktails délicieux, a revécu les années folles et l’âge d’or des comédies musicales d’Hollywood. Crooners et pin-ups s’étaient emparés de l’endroit pour y présenter une revue tout en paillettes et romantisme, en plumes et mystère. Et comme aux temps passés, le public, varié, s’était paré de ses plus beaux atours. La Princesse détournait l’attention de son décolleté affriolant par un bibi en forme d’oiseau, son mari était très classe en costume Dries Van Noten; accompagnée de MTLM en cuir viril, Armalite était tout en jupons et robe à pois, avec des chaussures rouges aux talons vertigineux; monsieur et madame Gatsu Gatsu avaient sortis leurs plus beaux vêtements; Stella Polaris étincelait en robe longue, gants en dentelles et sandales à étoiles; diane était  Trader’s Vic, avec moustache et cheveux peignés, en chemise cowboy blanche et chapeau de paille, quant à moi, je portais une petite robe en soie turquoise avec broderies et des fleurs dans mes cheveux relevés. (et en écrivant tout ceci, j’ai l’impression d’être dans un carnet mondain…)

Mais revenons au spectacle: c’est face à un endroit bondé et torride, juste traversé par quelques souffles de ventilateur, que Captain Hugo Van Ferring lance enfin la soirée, suivis de près par des chansons de Miss Lolly Wish * the singing pin-up * et George Bangable, crooner à souhait, en solo ou en duo tandis que Patrick Ouchène propose des morceaux plus rock’n’roll. La mystérieuse Lalla Morte nous fascine avec un strip tease tout en douceur avant d’aller s’endormir dans une valise noire. George nous fait la pièce de l’artiste saoul, puis est vite remplacé par Lolly, suite à une dispute entre amants. Ses chansons ont l’art de rester imprimées dans ma tête et aujourd’hui encore, je chantonne « Miss Lolly Wish, Miss Lolly Wish »… Apparaît alors un homme torse nu avec un verre en main. Va-t’il le renverser sur lui ? Non… il le tend à Lolly, en costume de soubrette, qui a bien du mal à nettoyer les paillettes qui volent partout tout en se déshabillant ! Une chanson de Perez Prado plus tard, interprétée par le latin lover Ouchène, et revoici Lalla Morte. Stella me confie que la pièce qu’elle interprète, From Russia with love, est une des plus belles qu’elle ait vue et je ne peux que confirmer. Ambiance russe, avec chapka en fourrure et accessoires rouges, qui volent bien vite dans la salle. Commence alors un jeu de plumes, cachant et dévoilant le visage de Lalla Morte, tout en douceur et séduction, tout en émotions… Miss Lolly Wish et George Bangable interprètent encore une chanson tout en finesse et sensualité complice mais ce sont les plumes de Lalla Morte qui restent gravées dans mes yeux…

Une gallerie flickr devrait suivre avec d’autres photos.

Le billet de la Princesse.

Le billet d’Armalite .

See you there: l’Archiduc Follies

avec la charmante Miss Lolly Wish, le charmeur George Bangable, le rocker Patrick Ouchene et la … (je ne sais pas quoi dire, je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir) Lalla Morte. De quoi fêter glamoureusement mon anniversaire avec un peu de retard dans ce lieu art déco magnifique !