Little cats and Joe Colombo lamp

En hommage à Teddy qui me fait découvrir des perles du design sixties et seventies, dont certaines se trouvent tout simplement dans le grenier de la maison parentale. Jusqu’à présent, j’ai sauvé la lampe Joe Colombo pour Kartell et je suis toujours à la recherche du réveil Optic de Joe Colombo (en blanc) qui devrait se trouver quelque part dans la maison, mais vu sa taille, les fouilles devront être approfondies. Je me rends compte aussi que la balance Terraillon qu’utilisait ma maman est design, dessinée par Marco Zanuso en 1971.

La lampe m’a servi de lampe de chevet pendant une partie de mon enfance. Mes parents ont dû me l’acheter vers 1977-78, au moment où j’ai reçu une nouvelle chambre. Elle m’a toujours fait penser à un casque de moto… Aujourd’hui, elle revit une nouvelle jeunesse dans mon salon, à côté des deux chats gardiens de la maison. Mraouwwww.

Et puis aussi, sans les liens de Teddy, je ne serais sans doute pas tombée sur le blog de Monsieur Tout Le Monde et donc de Régis et d’Armalite, avec qui j’ai passé de très bons moments cette année.

So much to do this summer !

Entre l’emballage de mes nombreuses affaires et le déménagement vers notre nouvelle maison, j’espère que j’aurai le temps de visiter quelques expositions. A Gand, il y en a deux que je ne voudrais rater pour rien au monde, leur sujet étant tout à fait conforme avec mes intérêts (dadas) du moment:

De tentoongestelde mens. Andere culturen als amusement parle de la fascination des Occidentaux au 19e siècle pour les cultures exotiques et l’exposition de celles-ci d’une manière quelque peu douteuse, tout comme on montrait à l’époque les personnes « anormales » dans les foires. (Musée du Dr. Guislain, Gand, jusqu’au 13-09-2009)

.

.

.

De dolle jaren van het variététheater 1880-1940 parle des théâtres de variété en Belgique et des spectacles proposés, musique, chant et humour souvent teintés d’exotisme et d’érotisme, cherchant toujours le sensationnel. (Het Huis van Alijn, Gand, jusqu’au 13-09-2009, ticket combiné avec l’autre expo)

J’en profiterai évidemment pour acheter les catalogues ! Et aussi pour passer chez Mieke qui vend certaines collections de vêtements pin-up comme Bettie Page – Las Vegas.

Continental Superstar

Orgue de danse « Frangema », Decap, Anvers, 1946

Je vous ai promis depuis quelques mois déjà un billet sur l’exposition Continental Superstar (Musée du Cinquantenaire, octobre 2008 – mars 2009) qui montrait un certain nombre d’orgues mécaniques construites pour accompagner les danses de salon. Elles étaient jouées tous les jours et le public était libre de danser dans l’espace aménagé à cet-effet. Une toute autre manière de visiter un musée donc et de passer son dimanche après-midi en buvant une bonne bière ! J’avais bien envie de danser mais mon partenaire n’était pas encore assez rétabli de son pied pour m’accompagner. Et puis, en fait, on ne sait pas trop comment les danser, ces danses de nos grands-parents… (Entretemps, j’ai appris que les orgues étaient démontées et mises dans un dépôt du musée, sans qu’il n’y aie de projet de les montrer quelque part. Dommage !) Continuer la lecture de « Continental Superstar »

Royaume de l’artifice

Cela fait quelques semaines maintenant que j’ai terminé le livre de Céleste Olalquiaga, Royaume de l’artifice: l’émergence du kitsch au XIXe siècle. En le voyant en librairie, il m’a tenté par sa couverture et par son sujet mais aussi par la riche iconographie en couleurs. Après lecture par contre, je reste sur ma faim, j’espérais en apprendre beaucoup plus sur le sujet. Mais le livre a une qualité certaine, c’est le style d’écriture très poétique. L’auteur prend comme fil rouge sa propre expérience avec un bernard-l’ermite, Rodney, emprisonné dans sa boule en verre, et s’inspire largement (uniquement ?) des théories de Walter Benjamin sur l’aura et sa destruction suite à la reproduction en série, sur les passages parisiens et le début de la flânerie. Les sujets abordés sont divers mais tournent essentiellement autour de la mer, des fonds marins, de l’eau… Fantasme et réalité se mêlent.

Le point de départ de cette émergence du kitsch est l’industrialisation qui a permis la reproduction de masse des objets et crée une atmosphère quelque peu mélancolique par rapport au passé perdu. Ce qui m’a frappé, c’est qu’une fois de plus, le Crystal Palace de l’exposition universelle de Londres en 1851 est pris comme point de départ, comme point de tous les changements. Depuis quelques années déjà, je suis passionnée par ce sujet des expositions universelles qui ont été les endroits de tous les possibles, ayant une influence énorme sur la société, lançant modes diverses (je pense notamment à la diffusion de la musique hawaïenne dans le monde entier).

Mais revenons au livre. Je ne vais pas faire un résumé complet mais plutôt parler de certaines formes de kitsch qui m’ont marquées. La taxidermie par exemple (c’est pour moi l’occasion de faire un lien vers cet article), qui existait depuis le 16e siècle dans un but de préservation, mais qui au 19e siècle devient une mise en scène (Le thé des hermines), accompagnée également de « mobilier animal » où des pattes de rhinocéros deviennent des chaises et des bois de cervidés un porte-chapeau.

Ou encore cette mode des aquariums qui deviennent un monde en eux-mêmes où les poissons sont presque accessoires à côté des fausses ruines, grottes miniatures et autres décorations et dont les supports sont extrêmement compliqués, baroques. (En cherchant des images, je suis tombée sur cet article et celui-ci, mais ce n’est qu’une toute petite sélection, image venant d’ici.).

Les presse-papiers en forme de boule de verre sphérique ou boules de neiges furent en vogue à cette époque. Ils emprisonnaient fleurs ou animaux mais représentaient également des scènes diverses tels châteaux ou la tour Eiffel (en photo, collection du National Glass Center). Au cours du temps, l’intérieur de ces globes de verre se sont détériorés en partie comme celui représentant Marie-Antoinette devant le Petit Trianon que vous verrez dans le livre.

C’est également une époque de toutes les contradictions: la science remet en question une série de choses mais le public raffole des géants, des nains, des siamois, des licornes et autres monstruosités de foires. La société victorienne adore tout particulièrement les sirènes, toutes fausses évidemment mais reconstituées avec amour par des artisans quelque peu charlatans qui, avec le grand art du taxidermiste, mêlaient tronc de singe et queue de poisson. C’est à ce moment que Barnum commencera sa carrière d’homme de spectacle, rassemblant ce genre de curiosités dans son cirque itinérant. (La photo vient  d’ici).

Je pourrais également parler des cabinets de curiosités (avec un clin d’oeil à Mademoiselle M), des mondes engloutis et de la recherche de l’Atlantide, de la grotte de Vénus à Linderhof, des grottes du bois de Vincennes, des représentations des fonds marins et de l’intérêt pour les différents naufrages, du Nautilus de Jules Verne et de bien d’autres choses. Comme je le disais au début de l’article, une déception sur le fond et surtout une envie d’en savoir plus sur beaucoup de sujets tout juste abordés dans le livre mais une très belle iconographie.

Petits personnages

Via Juxtapoz, découverte d’un artiste anglais de street art (art des rues ?): Slinkachu installe de petits personnages dans des lieux publics et les met en scène. Ils sont si petits qu’ils disparaissent dans le décor. Seront-ils découverts par quelqu’un ?

Ou dans un autre projet, il peint les coquilles d’escargots et les lâche dans les rues.

Lien 1: son blog, avec les liens vers ses autres blogs

Lien 2: une interview