Trek

Charlotte Kleyn, Trek. Eten onderweg – toen en nu: ce livre aborde le sujet de la nourriture qu’on emporte et qu’on mange quand on voyage, dans le passé et aujourd’hui. L’auteur parle des pèlerinages au Moyen-Age, des navires de la Compagnie des Indes Orientales, de l’armée, des piques-niques, des trains, du camping, des avions… Elle décrit chaque fois ce qui était au menu et comment c’est préparé, et termine chaque chapitre avec quelques recettes inspirées par ces plats. Le sujet de ce livre m’intéressait très fort mais c’est tombé un peu à plat: le ton est souvent un peu anecdotique même si c’est basé sur des recherches historiques; l’auteur se met en scène un peu trop souvent, visitant l’un ou l’autre endroit d’intérêt, et puis surtout, c’est très centré sur les Pays-Bas (et il est bien connu que Hollandais et Belges sont fort différents !). J’ai quand même appris certaines choses, et aimé lire certains chapitres mais je reste sur ma faim.

Short diary of the week (408)

Lundi: une nuit assez convenable pendant laquelle j’ai bien senti l’effet du xanax, le retour au boulot – à la maison, la recherche d’idées d’articles, téléphoner à ma compagnie d’assurance pour modifier mon assurance voyage, m’entendre dire que je dois contacter mon courtier, mon courtier me prépare un nouveau contrat – sauf qu’en fin de compte il ne peut pas transférer l’ancien vers le nouveau et me renvoie vers la compagnie – en fait j’en ris mais quel temps perdu !, parallèlement il y a les péripéties avec la douane de la poste belge qui agit illégalement, du vélo d’appartement, de la lecture, la fin de la cinquième saison de The Good Fight que j’ai trouvé assez inégale

Mardi: une nuit moyenne, le retour au bureau, aucune envie de travailler, discuter de divers projets avec des collègues, discuter tout court avec des collègues, la réunion d’équipe au jardin où on se rend compte que tout le monde a eu l’occasion de se reposer pendant l’été, et donc plein de nouvelles tâches pour les prochaines semaines, rentrer à la maison fatiguée de toutes ces interactions sociales, tenter un film de 1929 (Hallelujah ! de King Vidor) mais le trouver trop daté pour le regarder en entier, ce serait sans doute pas mal de documenter ces films anciens dans une nouvelle rubrique avec de courts commentaires

Mercredi: encore une nuit moyenne, me réveiller au milieu d’un rêve à un moment où je suis frustrée par un truc, faire une liste des choses à faire au boulot et les ranger par ordre d’urgence, travailler sur cette playlist donc, organiser une interview (et donc ça vaut toujours la peine de dire où on habite – elle se fera tout près de chez moi), une discussion avec un collègue à propos d’un projet précis, la fatigue post-boulot où je n’arrive même plus à ouvrir un livre, fatigue qui se poursuit en soirée tv sans intérêt

Jeudi: une bonne nuit – et pourtant la fatigue me retombe dessus dès que je commence à travailler (avec courbatures et tout), plein de choses différentes, et puis terminer la tâche boulet, une sieste qui me laisse encore plus k.o., un peu de lecture au jardin, Betty, No Reservations en Toscane – la fin de la troisième saison

Vendredi: une nuit très agitée, des petits trucs de boulot, une interview pour le boulot, commencer à la retranscrire, terminer ce roman au jardin tout en profitant de ce beau temps, Everest de Baltasar Kormákur (2015) – le film catastrophe avec plein de tension

Samedi: encore une nuit agitée sans trop de raison, et donc il fait tout gris, traîner un moment puis continuer à compléter la google map pour mon voyage, ah ça s’éclaircit enfin !, un peu de jardinage – à cette saison il s’agit surtout de couper les fleurs fanées, de la lecture, tondre de la pelouse, terminer un très beau livre, le choix du suivant – c’est parfois compliqué et j’ai beaucoup hésité – et au final j’ai choisi de la non fiction alors que j’aurais préféré un roman – ça m’arrive tout le temps, commencer un film mais sentir très vite que je m’endors

Dimanche: ce matin le soleil est déjà là !, une belle journée en perspective donc, une mini séance de couture – cette robe de plein été devrait être terminée pour la mi-automne à ce rythme !, de la lecture, un barbecue et des températures encore très agréables en soirée, la suite du film mais un gros coup de pompe me force à l’interrompre une nouvelle fois

Amour (dis)courtois à la cour d’Aliénor

Éléonore Fernaye, Amour (dis)courtois à la cour d’Aliénor: Poitiers, 1163 – A la cour d’Aliénor, on retrouve Béatrice (qui avait joué le mauvais rôle dans le premier volume de la série Noces occitanes). Elle y a développé ses talents de musicienne et chanteuse, et doit composer une nouvelle oeuvre pour le grand tournoi de la Saint-Michel. Mais elle est en manque d’inspiration. L’arrivée à la cour de Guilhem le Balafré, chevalier sans aucune expérience de la vie au château et sans intérêt pour le mariage, changera la donne. Elle lui propose un marché: ils simuleront une relation et cela sera une source d’inspiration pour la composition de Béatrice. Evidemment, les sentiments vont s’en mêler, de même que diverses péripéties qui les feront douter.

Il s’agit d’une romance, et on se doute bien que le parcours des amoureux sera semé d’embûches. Mais le récit est passionnant parce qu’il se passe à une période historique précise, et qu’il décrit la vie à la cour, avec troubadours et courtisans, tout un microcosme bien particulier qui prend vie sous la plume d’Éléonore Fernaye. Elle donne plein de détails très précis, notamment sur les repas, sur les joutes entre chevaliers et sur les vêtements. C’est sans doute cette partie qui m’a le plus intéressée même si j’aime aussi lire de belles histoires d’amour. Vivement la suite ! (ou une nouvelle série à une autre époque).

Bilan culturel – août 2021

Romans

  • A.M. Stuart, Singapore Sapphire – 3/5
  • Eléonore Fernaye, Amour (dis)courtois à la cour d’Aliénor – 4/5
  • Goldie Goldbloom, Division Avenue – 4/5
  • Elizabeth Jane Howard, Etés anglais – 4/5
  • Craig Johnson, Divorce horse – 4/5

Non-fiction

  • Selina Periampillai, The island kitchen. Recipes from Mauritius and the Indian Ocean – 4/5
  • Charlotte Kleyn, Trek. Eten onderweg – vroeger en nu – 3/5
  • Florence Plissart, Japonaises. Celles qui éclairent le ciel – 4/5
  • Matt Goulding, Grape, olive, pig – 3/5
  • Emma John, Self contained. Scenes from a single life – 2/5
  • Lucie Azéma, Les femmes aussi sont du voyage – 4/5
  • Tim Anderson, Tokyo stories – 4/5

BD

  • Zidrou & Frank Pé, La bête – 5/5

Séries tv

  • The White Lotus – 4/5
  • The Good Fight, saison 5 – 3/5

Films

  • First Cow, Kelly Reichardt (2019) – 3/5
  • Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, Arthur Harari (2021) – 3/5
  • Will Penny, Tom Gries (1968) – 3/5
  • White Zombie, Victor Halperin (1932) – 4/5
  • 42nd Street, Lloyd Bacon (1933) – 4/5
  • Still the water, Naomi Kawase (2014) – 4/5
  • Nevada, Laure de Clermont-Tonnerre (2019) – 3/5
  • Hallelujah !, King Vidor (1929) (abandonné à la moitié) – 2/5

Documentaires

  • Roadrunner. A film about Anthony Bourdain, Morgan Neville (2021) – 3/5
  • Décolonisations, un documentaire en trois épisodes sur Arte (2021) – 3/5

Sorties

  • Savage, un resto qui cuisine les légumes à Ixelles

Short diary of the week (407)

Lundi: des insomnies, la gigantesque crise de maux de tête commencée dimanche a l’air de vouloir se poursuivre, prendre du dafalgan et ça fonctionne ! j’en suis débarrassée !, pour la robe en cours comme j’ai dû recouper le haut je ne pourrai pas coudre la jupe souhaitée – ce qui simplifie les choses mais c’est dommage quand même, un temps bien gris sans aucun rayon de soleil malgré ce qui était annoncé, de la lecture dans le canapé donc, j’ai beaucoup réfléchi sur le fait que je ne bouge plus et donc je me suis promise de faire du vélo d’appartement les jours où je ne sors pas – une première séance donc et on voit bien que je n’ai plus la forme (ou alors c’est encore la fatigue due aux maux de tête), dieu que je m’ennuie en faisant ça malgré la lecture en même temps, préparer des brochettes de boulet avec la sauce taré du barbecue de juillet (ça conserve très bien), pleine d’entrain je me lance dans ma soirée tv avec The Good Fight, sauf que je suis très vite à nouveau terrassée par les maux de tête et je vais me coucher fort tôt

Mardi: un dafalgan dès le matin en espérant couper court à tout ça, aujourd’hui il y aura du bruit: les jardiniers sont chez les voisins pour couper des arbres et tailler des haies, me battre pendant une heure avec l’enfilement des fils dans la surjeteuse – j’ai enlevé les poussières mais par la même occasion apparemment bouché un des trous par lequel doit passer le fil – prête à appeler un service après-vente je réessaie une dernière fois et… victoire !, du coup je n’ai pas beaucoup avancé en couture, tondre la pelouse et tailler légèrement mon côté de haie, de la lecture au jardin mais il fait un peu trop frais pour que ce soit vraiment agréable, le retour des maux de tête (mais moins forts), deux épisode de The good fight pensant terminer la saison mais non – il reste encore deux épisodes

Mercredi: croiser les doigts quant aux maux de tête, remplir la google map pour mon voyage, de la lecture au jardin (mais avec un gilet parce que j’ai froid à l’ombre), passer quelques pages de ce livre un peu trop superficiel (et le terminer dans la foulée), hésiter pour le suivant, en choisir un et me plonger dedans avec grand intérêt, une sortie… au resto ! ça faisait presque un an !, pas mal cette cuisine aux légumes mais les quantités sont quand même un peu trop petites, rentrer par les rues désertées

Jeudi: une visite à cet autre supermarché pour y acheter des choses que je ne trouve pas à l’habituel (mais ça a été un peu compliqué par l’absence d’étiquette de prix sur un des objets), préparation d’un dessert – une chose rare chez moi, de la lecture entrecoupée d’une sieste, une soirée tv sans trop d’intérêt

Vendredi: opération remplissage de frigo, traîner dans le canapé, remplissage de google map, lecture dans le canapé, deux épisodes du très intéressants documentaire Décolonisations sur Arte (mais j’y vois un oubli de taille pour le moment – il faudra voir si c’est abordé dans le dernier épisode)

Samedi: et voilà que la poste me demande des frais de douane pour un colis dont l’expéditeur est enregistré en Europe !, traîner dans le canapé, de la lecture, hésiter à me mettre au jardin mais voir ces gros nuages, me rendre compte en fin d’après-midi que j’aurais pu sortir et qu’il fait même bon (mais j’ai fait confiance à la météo qui prévoyait de nombreuses averses), le fin de Décolonisations – disons que c’est plus une série de vignettes qu’un ensemble très construit – mais intéressant quand même et il y a eu de la recherche pour la bande-son, No Reservations en Caroline du Sud

Dimanche: une nuit un peu agitée, c’est parti pour une journée de grisaille, de la couture – je n’aurai donc pas terminé cette robe pour la fin de mes congés, de la lecture – terminer une série de choses en cours – avec un abandon pour cause de style trop bâclé (ce n’est pas parce qu’on écrit un livre d’histoire qu’il faut l’écrire avec ses pieds et ne pas passer par la case relecture – on est bien loin de Van Reybrouck ou de Van Loo), cuisiner un curry indien – oublier de mettre les épices – un gros fail donc (je les ai rajoutées à la fin mais ce n’est pas la même chose), Nevada – un film avec Matthias Schoenaerts et des chevaux – je suis assez indifférente aux seconds mais le premier est plutôt agréable à regarder !, la veille du retour au boulot et les anxiétés qui montent – prendre le taureau par les cornes et avaler un xanax pour avoir une bonne nuit (je ne souhaite vraiment pas en faire une habitude mais c’est peut-être le seul moyen pour casser ces anxiétés récurrentes)

Singapore sapphire

A.M. Stuart, Singapore sapphire: Singapour, 1910 – Harriet Gordon, veuve, est venue rejoindre son frère à Singapour et cherche un moyen pour devenir indépendante financièrement. Elle propose ses services comme secrétaire personnelle via une annonce dans le journal et trouve rapidement un premier client, Sir Oswald Newbold, un explorateur et membre de la Société de Géographie locale. Sauf qu’elle le retrouve dans un bain de sang, avec un couteau planté dans la gorge. L’inspecteur de police Robert Curran prend l’affaire en main. Il se rend très vite compte qu’Harriet a le sens de l’observation et du détail et que son aide sera précieuse dans son enquête.

L’histoire est classique: un meurtre, un trafic de pierre précieuses, plusieurs personnes qui cachent qui elles sont réellement. Le lieu l’est un peu moins, le Singapour colonial. Et c’est ce qui m’a attiré, ainsi que l’idée de voir une femme qui mène l’enquête. Si j’ai retrouvé avec plaisir le climat tropical et la société locale, j’ai par contre été un peu déçue par le récit, qui met beaucoup de temps à se mettre en place, et par le rôle trop important de Curran, même si Harriet prend sa place au fil des pages. J’ai mis beaucoup de temps à lire la première moitié, manquant d’incitants à connaître l’histoire; heureusement la seconde moitié s’accélère un peu. Il y a un second volume, et un troisième paraîtra en 2022 mais est-ce que j’ai envie de les lire ? Surtout qu’apparemment, cela tourne à nouveau autour du trafic de pierres précieuses. L’avenir le dira mais je pense que je vais d’abord retourner à cette autre femme qui enquête à la même époque mais en Inde, Perveen Mistry (deux semaines après avoir rédigé le brouillon de cet article, je me rends compte que j’ai vraiment envie de lire la suite des aventures d’Harriet Gordon !).

The Island Kitchen

Selina Periampillai, The Island Kitchen. Recipes from Mauritius and the Indian Ocean: d’origine mauricienne, mais née à Londres, Selina Periampillai emmène le lecteur en voyage dans l’océan Indien, présentant les cuisines de l’île Maurice, des Seychelles, des Maldives, de la Réunion, de Madagascar, des Comores et de Rodrigues. Dans de courts textes, elle fait le portrait de chacune de ces îles et de leur spécificité et décrit les ingrédients principaux. Chaque recette est précédée d’une introduction. Il s’agit d’une cuisine mélangée, aux influences africaines, européennes, chinoises et indiennes: il y a des currys mais aussi des rôtis aux thym et un genre de dim sum. Les recettes sont pour la plupart très faciles à réaliser, n’utilisant que quelques ingrédients spécifiques pas trop compliqués à trouver. Il y a probablement eu quelques simplifications mais cela rend le livre d’autant plus abordable. Les divers chapitres sont consacrés à la viande, au poisson et fruits de mer, aux légumes, aux snacks et à la street food, aux chutneys et pickles, aux desserts et aux boissons. En le lisant, je me suis rendue compte que j’avais envie de cuisiner quasi tous les plats !

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: *** (intéressant, mais fort court)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (peut-être un peu simplifiées ?)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Coconut chicken », « Beef and pork stew with spring greens », « Sausages in spicy tomato sauce (Rougaille saucisse) », « Four-spice pork kebabs with peppers », « Creole octopus salad », « Toasted coconut, mango & carrot salad », « Seychellois aubergine & chickpea cari », « Green chilli paste with lemon »
  • indispensabilité du livre: ***** 

La bête

Zidrou & Frank Pé, La bête: pendant mon enfance et adolescence, je lisais pas mal de bandes-dessinées belgo-françaises, puis je me suis tournée vers la bd américaine indépendante et quelques mangas. Puis plus rien. Pendant une vingtaine d’années. Je recommence tout doucement depuis un an (et je n’en parle pas systématiquement ici)… Et un ami m’a gentiment prêté La bête. J’ai toujours aimé les marsupilamis, et ici encore, le charme a opéré, bien plus que prévu même. C’est une histoire sombre: capturé en Palombie et vendu à des trafiquants d’animaux, la bête arrive en bateau au port d’Anvers, au début des années 1950. Il réussit à s’échapper, non sans avoir massacré les trafiquants, et se retrouve à Bruxelles. C’est là que vit le petit François, gamin raillé par ses camarades d’école parce que père était un soldat allemand. Sa mère tente tant bien que mal de nouer les deux bouts mais aime de tout son coeur son fils. Celui-ci a l’habitude de ramener tous les animaux abandonnés et blessés à la maison qui est devenue une vraie ménagerie. Un jour, il trouve la bête et prend soin d’elle.

Comme je le disais plus haut, c’est sombre, noir, triste. Il pleut tout le temps. Mais c’est superbe en même temps. Les personnages traînent leurs casseroles, et le marsupilami a été arraché de sa jungle, se retrouvant dans un milieu urbain où il devient un spécimen à analyser. Le dessin utilise des perspectives insolites (ce bateau immense vu depuis le ras du sol). C’est très belge aussi, ça se passe à Bruxelles et de nombreux mots sont en dialecte (avec traduction en français pour ceux qui ne comprendraient pas). J’attends le second volume avec impatience.

Short diary of the week (406)

Lundi: bon et bien je suis en vacances et il fait gris avec de la pluie et il y a des travaux dans la rue avec des marteaux-piqueurs, traîner dans le canapé (je crois que je vais me répéter cette semaine), je pourrais continuer la couture de la robe en cours mais je reporte chaque jour – je crois je porte moins d’intérêt à la couture qu’avant – et surtout les robes cousues main sont moins confortables que les vêtements en jersey pour rester à la maison – peut-être que je dois changer de type de patron ?, de la lecture – j’avais terminé quelques livres mais j’en ai commencé plein de nouveaux, No Reservations à Hong Kong

Mardi: réveillée par les travaux dans la rue, traîner dans le canapé, une courte sortie ravitaillement, régler des trucs administratifs (mon assurance voyage ne couvre donc pas le covid – ce serait donc sans doute mieux que je change mais c’est évidemment bien plus cher), attendre le livreur avec impatience pour commencer le livre qu’il apporte, d’autres lectures en attendant, livreur qui est en retard (je suis à la fin de sa tournée), commencer une nouvelle série et regarder deux épisodes en une fois: The White Lotus – ça se passe à Hawaï – c’est ce qui m’a attirée (ainsi que les 5 étoiles données par The Guardian)

Mercredi: depuis quand le soleil n’a pas montré son nez ? – ça n’a pas l’air d’être pour aujourd’hui non plus, et ce n’est pas aujourd’hui non plus que je mettrai ces nouvelles sandales apportées par un livreur fort matinal (et j’ai été surprise: pour une fois le livreur était blanc flamand – les autres sont en général d’origine africaine), contente de mes nouvelles sandales (j’ai patiemment attendu que le pourcentage de réduction augmente et il restait encore ma pointure dans le modèle que je préférais), reprise de la couture et bien avancer sur ce passage un peu délicat, de la lecture – la météo n’invite pas à la promenade, un plat improvisé mais vraiment pas mal, deux épisodes de The White Lotus

Jeudi: toujours pas de soleil, réserver les trains pour mon voyage (et un bus – ce que je n’aime pas – je n’arrive pas à y lire – mais c’est la moitié du temps et moitié moins cher) et le ticket pour la visite phare, de la lecture, des ramens, la fin de The White Lotus – j’ai beaucoup aimé mais j’ai été un peu lassée par les chansons hawaïennes toujours les mêmes

Vendredi: les courses, le feuilleton de l’été du boulot écrit quasiment que par des personnes en congé, l’invitation de dimanche qui tombe à l’eau… parce qu’il va pleuvoir, trouver un nouveau plan de sortie ?, une tentative de lecture au jardin mais rentrer parce ça ne le fait pas – j’ai un peu froid et il y a des jardiniers bruyants et le soleil se cache tout le temps, de la lecture dans le canapé donc, espérer très fort que le télétravail sera prolongé d’un mois de plus, No Reservations en Argentine

Samedi: lire des blogs tout en traînant dans le canapé, commencer une google map pour mon prochain voyage, des températures très agréables – enfin !, lire au jardin, et voilà déjà la pluie, un repas singapourien (pas mal mais je devrai mieux épicer la prochaine fois), Still the water – un film de Naomi Kawase qui donne envie d’aller à Amami

Dimanche: dormir longtemps et me réveiller avec un début de mal de tête, mal de tête qui va augmenter d’un coup et me pourrir la journée, me mettre au lit grelottante (mais sans fièvre) et en ressortir une heure plus tard tout aussi crevée (mais réchauffée), tenter tant bien que mal de lire un peu, terminer un pavé (Etés anglais) et avoir envie de commencer la suite mais reporter ça à plus tard, traîner un peu devant la tv, me sentir particulièrement misérable aujourd’hui et donc déprimer à propos de tout, aller dormir tôt, mettre beaucoup de temps à m’endormir

Tous les démons sont ici

Craig Johnson, Tous les démons sont ici: dans ce septième volume de la série autour du shérif Walt Longmire, celui-ci participe au transport et à l’échange de prisonniers avec le FBI. Un de ceux-ci, un dangereux sociopathe nommé Raynaud Shade, montre où il a enterré le corps d’une de ses victimes et en profite pour s’évader dans les montagnes. C’est le mois de mai, mais dans les Bighorn Mountains, une tempête avec blizzard s’annonce et l’hiver est loin d’être terminé. Intrépide, Longmire part à sa poursuite en solo. Il devra affronter les éléments mais aussi ses propres démons.

Cet épisode sort un peu de l’ordinaire: c’est un huis-clos, mais en pleine nature sauvage, dominée par les congères et le froid glacial. Les collègues et amis de Longmire sont présents, mais fort en retrait. Ils interviennent quand le shérif arrive à les joindre par téléphone. Et c’est quelque part dommage, parce que ce sont les interactions entre les personnages qui sont passionnantes dans ces romans. En même temps, j’ai été happée par l’exploit de Longmire, même si j’ai parfois trouvé qu’il exagérait un peu dans sa détermination aveugle. Vivement le prochain tome, avec, je l’espère, un retour à la civilisation et des températures plus clémentes !