The Chinese Cinema Book

Song Hwee Lim & Julian Ward (et différents auteurs), The Chinese Cinema Book: dans cette collection éditée par le British Film Institute, j’avais déjà lu The Japanese Cinema Book mais je n’avais pas écrit de notice à cause de la complexité et de l’académisme de ce livre. Celui-ci est très différent, bien plus digeste et très instructif sur les cinémas chinois. Parce qu’il ne s’agit pas juste du cinéma de la Chine, mais bien de tous les pays où on parle chinois: Hong Kong, Taïwan, mais aussi Singapour, la Malaisie… et cette « transnationalité » m’a vraiment intéressée vu que je ne l’avais pas vraiment réalisée avant. Les différents auteurs racontent l’histoire de ce cinéma (et du documentaire) mais s’attardent également sur certains thèmes (les films d’action, le genre, les stars…). Je pourrais en dire beaucoup plus mais ma notice restera courte – le mieux c’est de lire le livre s’il vous intéresse. Quant à moi, il ne me reste plus qu’à voir ou revoir les films et à lire d’autres livres sur le sujet.

Song Hwee Lim & Julian Ward, The Chinese Cinema Book, British Film Institute, 2020

Short diary of the week (453)

Lundi: fatiguée dès le matin – ça ne m’enchante pas d’aller au bureau par cette chaleur (épisode 1), en plus il n’y a quasi personne, relire et mettre en ligne des textes, trouver des collègues avec qui manger, rentrer dans la chaleur, je ne regarde plus aucun film avec tout ça, lire encore au jardin mais les températures mettent du temps à baisser un peu

Mardi: ah mais en fait notre RH nous a proposé de télétravailler aujourd’hui pour cause de chaleur (donc pas d’épisode 2), ce qui m’arrange bien, me calfeutrer à l’intérieur tandis que les températures montent, terminer la première partie du roman-pavé, sortir en peu en fin de journée mais il fait toujours chaud

Mercredi: de retour au boulot, régler une série de petites choses, le coup de tonnerre soudain, discuter avec les collègues, de l’encodage, l’achat d’une robe pour si jamais, ouvrir toutes les fenêtres de la maison pour la rafraîchir, Tokyo Vice

Jeudi: congé !, la pluie qui tombe (ça fera du bien à la nature mais ça aurait mieux fait de tomber un jour de travail !), de la couture, la séance de sport, de la lecture, une longue conversation au téléphone avec ma cousine, et donc son papa ne va plus très bien, j’avais justement pensé à mes vieux oncles la semaine passée, terminer enfin Tokyo Vice dont j’ai trouvé la fin bien trop subite et un peu nulle (mais j’ai beaucoup aimé l’esthétique de la série)

Vendredi: prendre mon courage à deux mains, et prévoir les mouchoirs, la cérémonie à l’église puis l’enterrement de mon oncle et parrain, revoir donc mon immense famille du côté de mon père et me retrouver assez perdue, et puis tout ce monde – une centaine de personnes, repartir de là avec un drôle de sentiment (de la tristesse mêlée d’un sentiment de non-appartenance et donc une belle déprime), ne plus faire grand-chose de bien en rentrant en milieu d’après-midi, regarder des bêtises à la tv, aller dormir tôt sans avoir lu une lettre de la journée

Samedi: tenter de reprendre un fil plus positif, et donc une journée au calme (j’en ai bien besoin – à tel point que quand le jardinier me demande s’il peut venir déjà demain je refuse), de la couture, attacher les tomates, enlever quelques rejets envahissants du sumac, de la lecture, un repas japonais tout simple, le chat des voisins qui veut entrer, encore de la lecture, devoir arrêter parce que mes yeux sont irrités

Dimanche: des rêves bizarres, surprendre le chat des voisins qui est entré dans le salon, terminer la robe en cours, aucune idée du projet suivant, de la lecture tout l’après-midi – les pavés de l’été avancent, toujours ce sentiment de solitude qui a été exacerbé par le fait que j’ai vu toute mon immense famille du côté paternel vendredi (et que je n’ai pas beaucoup de liens avec elle), profiter encore du jardin en soirée avec le soleil qui se couche déjà plus tôt, devoir interrompre ma lecture à cause de l’attaque des moustiques

August

Callan Wink, August: ce roman suit August, d’abord jeune garçon dans une ferme du Michigan, vivant entre son père et sa mère qui se séparent. Celle-ci l’emmène au Montana, où il passe son adolescence, rejoignant l’équipe de football et découvrant l’amour avec une amie de sa mère. Il décide alors de ne pas poursuivre ses études et part travailler dans un ranch. Les premières pages reprennent une nouvelle déjà publiée dans Dog Run Moon et l’auteur développe l’histoire. Ce n’était pas ma nouvelle préférée, alors que j’avais adoré dans l’ensemble le style et les idées de Callan Wink, et du coup, j’attendais beaucoup de ce roman. J’ai été déçue: je n’ai jamais réussi à me passionner pour August, un jeune homme qui semble vivre à côté de sa vie. Les personnages secondaires m’ont semblé un peu cliché (notamment son ami Tim) et les rôles des femmes sont finalement assez peu développés. Il y a bien sûr les descriptions de la nature, tout particulièrement celle du Montana, mais ça n’a pas suffi et j’ai un peu trop compté les pages avant la fin. Je suis complètement passée à côté de ce roman (ça arrive parfois). Dommage !

Allez plutôt lire les avis très positifs d’Electra et Marie-Claude, qui ont adoré !

Callan Wink, August, Random House, 2020

A vol d’oiseau

Craig Johnson, A vol d’oiseau: dans ce huitième tome de la série, le shérif Longmire doit s’occuper des derniers préparatifs pour le mariage de sa fille Cady, mais lorsqu’il est sur la réserve indienne avec son ami Henry Standing Bear, il assiste au suicide d’une jeune femme qui saute de la falaise. Or elle porte son enfant dans les bras. Est-ce bien un suicide ? Le déroulement de l’histoire est assez classique, mais par rapport au volume précédent où Longmire était seul dans le blizzard, il est ici entouré par ses amis et sa famille et c’est beaucoup moins introspectif. Et puis les personnages sont très divers et c’est toujours intéressant d’en apprendre plus sur les Indiens / les Cheyennes. Bref, un volume qui m’a beaucoup plu.

Craig Johnson, A vol d’oiseau, Gallmeister, 2016 (As the Crow Flies, édition originale de 2012, traduction Sophie Aslanides)

Taste of Persia

Naomi Duguid, Taste of Persia: A Cook’s Travels Through Armenia, Azerbaijan, Georgia, Iran, and Kurdistan (2016): De Naomi Duguid, j’avais déjà lu Burma et j’avais adoré ses recherches approfondies dans la cuisine locale. Pour écrire ce livre-ci, elle a voyagé en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Iran et Kurdistan et elle raconte ses expériences et rencontres avec les locaux, qui ont souvent partagé des recettes avec elle. J’ai ce livre depuis quelques années et pourtant je n’ai pas préparé grand-chose jusqu’à présent. En le lisant, j’ai cependant noté plein de recettes faciles à préparer, très souvent sur base de légumes. Je ne suis par contre pas sûre que je me lancerai dans la fabrication des différents pains, et les plats à base de riz demandent un certain temps de préparation. Les ingrédients sont faciles à trouver, sauf le fénugrec bleu mais Naomi Duguid propose toujours une solution de remplacement. Elle est clairement une autrice que je vais continuer à suivre.

  • photos: *** (toutes les recettes ne sont malheureusement pas illustrées mais il y a beaucoup de photos des pays visités)
  • texte: ***** (passionnant et permet de mieux connaître cette culture)
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: ****
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces) (et c’est bien dommage)
  • recettes favorites: « Eggplant borani », « Pomegranate marinated kebabs », « Turkey kebabs »
  • indispensabilité du livre: ***

Short diary of the week (452)

Lundi: dieu que cette piqûre d’insecte sur la bosse de la cheville me fait mal et m’ennuie (et je crois que j’ai évité le pire en mettant consciencieusement de la crème à la cortisone dès le début), parfois les « on dit » sèment juste la zizanie et c’est nul, écrire sur les volcans, une après-midi qui se traîne, ma cheville me fait à nouveau souffrir en rentrant, passer chez les voisins avec un petit cadeau de remerciement par rapport à la voiture, terminer mon roman au jardin

Mardi: une nuit un peu agitée, ah zut le long escalator de ma correspondance est en panne (ce qui fait environ 4 étages à monter), écrire sur les volcans (suite), prendre les choses en main pour un autre truc, les tactiques pour s’occuper (on ne va pas se voiler la face – plus personne ou presque ne fait grand-chose), l’option trambus et métro pour rentrer, l’assiette apéro par manque d’inspiration, lire sur la terrasse et avoir du mal à entrer dans l’histoire du roman-pavé

Mercredi: trop chaud – trop froid – trop chaud – l’éternel souci au lit lors des journées de chaleur, me décider en dernière minute pour la voiture suite à des mini-frustrations du matin, arriver au boulot en 20 minutes (la moitié du temps qu’en transports en commun – en partie à cause des travaux sur la ligne de tram), voir les collègues, relire et envoyer mes textes sur les volcans, presque craquer quand un ami-collègue me parle de mon anniversaire (cette chose qui me travaille depuis des jours sans que je n’ose en parler à personne), un début de mal de tête – le contrer avec un dafalgan périmé qui traînait dans mon bureau, travailler avec un des informaticiens pour faire avancer les choses – et ça marche après avoir chipoté un peu, ressortir le ventilateur, encore une commande de vêtements, cette fatigue !, une mini-sieste, le repas improvisé du soir pas du tout réussi, trop fatiguée pour encore faire quoi que ce soit

Jeudi: ce n’était pas une bonne nuit, me réveiller fatiguée, commencer le boulot, à nouveau des maux de tête, c’est donc bien le retour après 11 mois d’accalmie de ces crises qui m’assomment complètement, la séance de sport qui devient une séance de yoga, de la lecture avec mes yeux qui se ferment tout seuls, céder et dormir un peu, encore de la lecture puis aller dormir tôt

Vendredi: une bonne nuit mais la crise n’est pas encore tout à fait passée, les courses, une journée de travail comme les autres, encore quelques courses, me faire piquer par une guêpe sur le chemin du retour – elle avait volé dans l’espace entre mon bras et mon corps et je ne l’avais pas vue, vite des glaçons, ça fait mal au début mais par la suite j’en souffre bien moins que pour les piqûres d’autres insectes, de la lecture, Tokyo Vice – j’avance lentement mais sûrement

Samedi: essayer le shake de ma coach et nutritionniste, c’était pas mal mais bien trop pour moi, m’installer dans le canapé pour lire les blogs lecture, de la couture, de la lecture tout l’après-midi, et aussi toute la soirée

Dimanche: je n’ai pas eu le courage/l’envie d’organiser quelque chose pour mon anniversaire cette année, cela fait partie des jours compliqués pour moi (avec Noël) parce que je pense à l’absence de parents/famille, du coup ce sera un peu une journée comme les autres, et voilà que j’apprends que mon oncle est décédé (il avait 93 ans et a eu une belle vie), plein de bons vœux d’anniversaire, de la couture, de la lecture au jardin, un délicieux barbecue pour moi toute seule, encore de la lecture – je commence enfin à entrer dans ce pavé

Olive Kitteridge

Elizabeth Strout, Olive Kitteridge: ce roman, plein de lecteurs et lectrices l’adorent (je peux citer Electra et Marie-Claude – ce sont d’ailleurs elles qui m’ont poussée à le lire), et j’en attendais beaucoup. Je me souviens avoir aimé la mini-série, dont j’ai tout oublié – ou presque – depuis (ce qui n’était pas plus mal pour ma lecture) et c’est avec plein d’entrain que je me suis plongée dans ce livre. J’ai été déroutée: mais où était Olive ? C’est d’abord par le biais de son mari, Henry, qu’elle apparaît en filigrane. Il était le pharmacien de la petite communauté de Crosby, village imaginé en bord de mer dans le Maine. Ensemble, ils ont un fils, Christopher. Le temps passe, et d’autres personnages apparaissent. Tous ont connu Olive, souvent ils l’ont eu comme leur professeur de maths. Dans certains chapitres, elle apparaît enfin au centre de l’intrigue mais elle m’a toujours semblé en retrait, peut-être à cause de son caractère renfermé, voire même acariâtre ?

Je n’ai pas accroché au roman, même si j’aime bien le personnage d’Olive. Je me suis souvent un peu ennuyée, et j’ai compté les pages (ce n’est jamais un bon signe). Et pourtant je voulais vraiment aimer ce roman ! (peut-être que c’était ça le problème justement).

Elizabeth Strout, Olive Kitteridge, Random House, 2008.

Bonne nuit Tôkyô

Yoshida Atsuhiro, Bonne nuit Tôkyô: en lisant la quatrième de couverture de ce roman japonais, on a un léger sentiment de déjà-vu: serait-ce une histoire sur le même thème que La cantine de minuit, mais vu par un chauffeur de taxi ? Oui et non: ça se passe en effet la nuit à Tokyo, et on y rencontre divers personnages un peu farfelus, comme cette voleuse de nèfles, ce brocanteur qui n’ouvre son magasin que la nuit, ce détective qui chercher à voir les films dans lesquels son père a joué, cette accessoiriste pour le cinéma à la recherche d’objets divers, cette téléphoniste dans un call-center… Au fil des chapitres, l’auteur raconte leurs histoires, qui vont finir par se croiser; certains vont même se rencontrer dans la cantine préférée du chauffeur de taxi.

C’est plaisant à lire – heureusement qu’il y a les quelques éléments bizarres pour pimenter un peu l’histoire – mais ce n’est pas non plus passionnant. C’est un livre qui permet de passer quelques heures à Tokyo pour se distraire et s’évader un peu, sans se prendre la tête.

Yoshida Atsuhiro, Bonne nuit Tôkyô, Editions Picquier, 2022 (traduction de Catherine Ancelot)

Short diary of the week (451)

Lundi: une mauvaise nuit (j’ai toujours peur que ma voiture ne démarre pas), le rendez-vous chez le dentiste de tôt matin pour tenter de régler ce problème de langue irritée par les nouvelles couronnes, aller au bureau en voiture du coup, écrire un texte, et juste quand je termine panne d’internet (et c’est la faute du fournisseur), traîner un peu avec des collègues, donner un coup de main à d’autres et ranger plein de dvd, et finalement partir plus tôt parce que j’en ai marre (et que j’aimerais bien quand même publier mon short diary de la semaine passée), profiter encore un peu du jardin pour lire, terminer le film en cours: Crépuscule à Tokyo (Yasujiro Ozu, Japon, 1957)

Mardi: mon trajet en transports en commun est un peu chamboulé pour cause de travaux tout l’été, tester l’option 1 – métro + métro donc mais avec une correspondance qui implique deux longs escalators, c’était rapide ce matin, régler plein de petits trucs, mettre un texte en ligne, un drink de départ, des trucs incompréhensibles, tester l’option 2 – trambus + métro – pas mal mais l’arrêt du bus est à l’opposé du métro, une commande de chaussures (les trouver sur un site qui offre les frais d’envoi après les avoir d’abord vues sur le site de la marque), Pompeii (Paul W.S. Anderson, 2014) – quel mauvais film !

Mercredi: bien dormi mais fatiguée quand même, tout ce monde !, l’article à écrire aujourd’hui est en fait de la récup’, faire des commandes de disques (ça faisait longtemps), du shopping – s’il y a bien un truc luxueux que j’achète chaque année en soldes ce sont des soutien-gorge de marque type Lejaby ou Aubade, mais à côté de ça j’ai aussi acheté des t-shirts à moins de 10 euros, et donc le facteur a laissé le colis devant la porte – je n’apprécie pas vraiment – heureusement que la rue est super calme, une des robes ne me va pas du tout mais le point UPS le plus proche pour la renvoyer n’est pas situé à un endroit très pratique, le début d’un film, ramer sur le pedantle du soir

Jeudi: la nuit porte conseil – j’ai trouvé le pedantle en un seul coup supplémentaire ce matin, je devrais écrire un truc mais rien n’est organisé pour le mettre en ligne, du sport, un documentaire en vision de presse à la maison, un gros coup de pompe, la fin du film: The Count of Monte Christo (Rowland V. Lee, 1934)

Vendredi: écrire sur le documentaire vu hier, quelques courses (du fil, des tirettes, du shiso, de la mayonnaise Kewpie) et de jolies nouvelles tasses, tondre la pelouse, de la lecture toute la soirée

Samedi: lire des blogs lecture, commencer une nouvelle robe, de l’importance de bien placer les motifs du tissu sur les pièces du patron, désherber la pente du garage au brûleur électrique (un nouveau jouet – pas sûre que ce soit super efficace en fait), me faire piquer par une bestiole à la cheville en taillant une branche morte d’un arbre, de la lecture au jardin mais le vent est frais, continuer à l’intérieur, Dante’s Peak (Roger Donaldson, 1997) – il y a en effet un thème « volcans » dans les films que je regarde pour le moment

Dimanche: une fois de plus c’est le w-e qu’il fait tout gris, de la couture, le nouveau jouet était finalement assez efficace: toutes les mauvaises herbes semblent mortes, de la lecture, et puis quand même sortir en milieu d’après-midi une fois que le soleil a fait son apparition, préparer un plat vietnamien – la seconde fois c’est toujours moins bien (mais il y a toujours du potentiel), continuer la lecture dehors

At the movies – 25 (2020s)

Fire of Love, Sara Dosa

Ennio, Giuseppe Tornatore (Italie, 2022) – 3/5: un long documentaire (2h30) qui décrit la vie du compositeur Ennio Morricone, basé sur une interview et avec de très nombreux extraits de films. Intéressant pour mieux connaître sa manière de travailler mais ressemble très fort à un panégyrique, sans aucun esprit critique. La dernière demi-heure, qui montre l’influence du musicien sur d’autres, est pénible (on s’en fout de Metallica et Pat Metheny).

Downton Abbey: A New Era, Simon Curtis (2022) – 3/5: le retour de la famille Crawley et de leurs serviteurs dans un film avec deux histoires parallèles: Lady Violet a hérité d’une maison sur la Côte d’Azur et une partie de la famille va visiter le bien tandis que d’autres membres accueillent une équipe de tournage d’un film à Downton Abbey. Un film divertissant (ça fait du bien !) avec plein de jolis costumes et rien de bien compliqué dans l’histoire mais quand même quelques émotions. Que demander de plus ? A noter: Dominic West à la moustache clarkgableenne, les maillots de bain en tricot de l’époque.

Mama, Li Dongmei (Chine, 2020) – 4/5: un long mais très beau film contemplatif de la réalisatrice chinoise Li Dongmei qui raconte un épisode de son enfance. On suit Xiaoxian pendant sept jours en 1992 dans un village perdu du centre de la Chine; sa mère attend son cinquième enfant tandis que le père est parti travailler loin de là. Les images sont superbes (et m’ont fait penser à Suzaku de Naomi Kawase) et l’absence de musique met en valeur les sons de la nature qui sont très présents. Il faut un peu de patience au début mais ça en vaut la peine. #52FilmsByWomen

One Second, Zhang Yimou (Chine, 2020) – 3/5: (j’ai oublié de prendre des notes tout de suite, mais j’ai écrit un long article pour le boulot). Une histoire à l’époque de la Révolution culturelle en Chine, avec un film et beaucoup de péripéties autour des bobines de celui-ci. On y voit la lutte entre l’individu et le groupe, et comment les intérêts personnels l’emportent souvent sur le bien commun. Avec de belles images du désert du nord-est de la Chine.

Mothering Sunday, Eva Husson (Royaume-Uni, 2021) – 3/5: moins on en sait sur l’histoire de ce film, au mieux. Mais on peut quand même dire qu’il s’agit de la rencontre de Jane, servante chez un couple aisé, et de Paul, fils d’une autre bonne famille de la région. Le ton est triste et nostalgique (on est dans la période de l’après Première Guerre mondiale), c’est délicieusement étrange et mystérieux, sans qu’il ne se passe grand-chose en fait. C’est agréable à regarder mais un peu long quand même. #52FilmsByWomen

Fire of Love, Sara Dosa (2022) – 5/5: Miranda July est la narratrice de ce documentaire de Sara Dosa qui raconte la vie des époux Krafft, Maurice et Katia, volcanologues célèbres qui sont morts lors d’une éruption du mont Unzen au Japon en 1991. Le ton est au conte, à la romance, à la fantaisie tout en suivant leur vie très remplie. Les images sont superbes et le couple intrépide. J’ai adoré, et j’ai beaucoup pensé à mon papa qui adorait les volcans. Du coup, j’ai regardé un vieux dvd avec ces deux documentaires sur le même sujet: Maurice et Katia Krafft – Au rythme de la terre (Maryse Bergonzat, France, 1995) – 3/5 et Regarder le feu en face (Isy Morgensztern, France, 1995) – 3/5. #52FilmsByWomen

The Last Bus, Gillies MacKinnon (Royaume-Uni, 2021) – 3/5: un vieil homme décide de partir en mission, la dernière de sa vie sans doute: partir de l’extrême nord de l’Ecosse et rejoindre l’extrême sud-ouest du Pays de Galles, Land’s End. Il prend les bus locaux et rencontre sur son chemin des personnes très diverses qui lui veulent du mal comme du bien. Des flash-backs racontent ses motivations. C’est sentimental à souhait (j’ai pleuré comme une madeleine) mais c’est aussi bourré de clichés: la femme voilée qui se fait harceler par un homme, la droguée qui vole, le contrôleur intraitable… et le rôle des réseaux sociaux.