Lonesome Dove

Larry McMurtry, Lonesome Dove (I & II): 1880, Texas. Augustus McCrae et Woodrow Call, deux anciens rangers qui ont combattu les Comanches et pacifié la frontière, se sont installés à Lonesome Dove, une bourgade un peu perdue, et ont créé un ranch. Ils sont entourés de quelques fidèles cowboys et d’un cuisinier qui frappe violemment sur la cloche à chaque repas. La vie est tranquille, chacun vaque à ses tâches sans trop se presser, la chaleur les accable tous. Un jour réapparaît Jake, ancien comparse des deux héros, et grand coureur de jupons – la prostituée du coin, Lorena, tombe amoureuse immédiatement. Il lance l’idée de conduire un troupeau dans la Montana, terre encore quasi vierge à cette époque.

Il faut environ 150 pages avant que la troupe, qui s’est agrandie depuis, quitte Lonesome Dove, et j’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. En même temps, ces pages sont tout à fait nécessaires pour présenter les différents protagonistes, même si l’action n’est pas encore vraiment au rendez-vous. Par la suite, Larry McMurtry réussit à créer un rythme, dosant les scènes d’action – dont certaines sont particulièrement spectaculaires et font tourner les pages à un rythme effréné (quel malheur quand mon métro arrivait à destination !) – et les scènes plus calmes, d’introspection même. Il entre dans la tête de quelques-uns de ses personnages principaux, y compris de quelques femmes comme Lorena et plus tard, Clara. Parfois aussi apparaissent de nouveaux personnages qui croiseront la route des cowboys.

C’est un roman foisonnant, un pavé de plus de mille pages (que l’édition français a coupé en deux tomes mais que j’ai lu d’une traite – ce serait dommage de s’interrompre) qui n’ennuie jamais (à part peut-être le début qui est une mise en place – mais c’est souvent le cas dans un pavé). J’ai adoré ! J’ai été prise par l’histoire, par le passé et le présent des héros, tout particulièrement Augustus et le jeune Newt – l’un bourré d’expérience, l’autre devant tout apprendre. Il y le côté western, les aventures avec le troupeau de bétail, les rencontres avec des hors-la-loi et des Indiens mais aussi tout un monde intérieur, intime qui dévoile les sentiments de ces hommes (et femmes) de la frontière. J’ai été prise par les suspense, mais j’ai aussi été au bord des larmes à plusieurs moments. J’ai hâte de lire les autres romans de la série !

Est-ce que vous avez lu d’autres séries de Larry McMurtry ?

Larry McMurtry, Lonesome Dove, Gallmeister (Totem), 2017, 532 + 585 p. (traduction: Richard Crevier, édition originale: 1985) – un second roman donc pour le challenge Pavé des l’été organisé par Brize

12 réponses sur « Lonesome Dove »

  1. Il faut vraiment que je lise cette série, je l’avais noté entre autres chez Athalie qui en a fait un coup de cœur aussi. J’attends octobre : j’ai vu Gallmeister sortait l’intégralité de la série en coffret !

  2. keisha41 dit :

    Pareil, après un petit temps d’installation, j’ai dévoré, et puis les autres de la série, et puis ceux avec Duane (la dernière séance, Texasville), bref tu as de quoi lire pour un bout.

  3. Très intéressant ce que tu dis sur le temps qu’il faut pour entrer dans le roman (assez long, quand même), parce qu’il m’intéresse beaucoup et je m’y suis déjà risquée, mais sans aller très loin parce que je n’accrochais pas (en plus, à ce moment-là, comme il fallait au moins 600 pages pour le Challenge, ça ne me motivait pas 😉 !).
    Donc j’enregistre Lonesome Dove – épisode 2 – pour le Challenge, puisqu’en français c’est le seul tome qui corresponde aux conditions requises de plus de 550 pages (on ne peut pas additionner les tomes d’une saga pour faire le nombre de pages ad hoc).

    1. Ok pour juste le tome 2 pour le challenge (c’est bien ce que je me disais), mais je dirais que cette séparation en deux volumes en français est un peu absurde, il faut vraiment lire le livre d’une traite (mais en effet se préparer à une longue introduction).

  4. J’ai lu ces deux tomes de Lonesome Dove, pas ceux qui se passent avant ou après, je ne sais pas trop… J’ai lu aussi Duane est dépressif, bien sympa.

  5. A_girl_from_earth dit :

    J’avais adoré aussi, contre toute attente, n’étant pas particulièrement fan de « western » et pareil, les larmes n’étaient pas loin. Heureusement qu’il y avait aussi du rire, et toutes sortes d’émotions.:) Quel roman !

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