Solstice

Joyce Carol Oates, Solstice: Monica, fraîchement divorcée, s’installe dans une petite ville de Pennsylvanie où elle a trouvé un emploi comme enseignante. Plutôt réservée, elle est cependant assez vite intégrée dans la petite communauté locale. Lors d’une soirée, elle rencontre Sheila, artiste bohème, veuve d’un sculpteure renommé, totalement libre et fantasque mais aussi droguée aux amphétamines et à l’alcool. Il y a une étincelle, un peu à l’insu de Monica qui se retrouve embarquée dans une relation totalement dévastatrice. Les liens qui se créent entre les deux femmes sont profonds, il y a de l’amour mais un amour qu’aucune des deux n’avoue vraiment et qui mène la plus réservée des deux dans un tourbillon sans fin.

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Joyce Carol Oates dans ce roman relativement court (environ 250 pages). Elle y décrit avec verve et finesse la psychologie de deux femmes complexes que tout oppose, sans aller dans le grotesque comme certains romans précédents. Je me suis laissée emporter par le récit, me retrouvant quelque part dans le personnage de Monica qui est manipulée par Sheila (même si ce n’est pas vraiment conscient). J’ai avalé le roman en quelques jours mais j’ai été un peu déçue par la fin, qui n’en est pas vraiment une; j’imagine que c’est lié au fait que je me suis identifiée à Monica. Le roman date de 1985 mais je vous encourage vraiment à le lire et la traduction d’Anne Rabinovitch est excellente (elle a d’ailleurs traduit plusieurs romans de Joyce Carol Oates).

Joyce Carol Oates, Solstice, 1985 – lu dans l’édition française éditée par Stock et traduite par Anne Rabinovitch

A vrai dire, je comptais lire un recueil de nouvelles de Joyce Carol Oates, pour participer à « Mai en nouvelles » mais c’était sans compter les hasards de l’ordre chronologique de la bibliographie de l’auteur. J’avais vu dans ma liste qu’il y avait deux recueils, et j’ai lu Last Days en février 2022, me disant qu’il me restait Wild Saturday pour le mois de mai. Livre que j’ai voulu commencer en premier pour cette nouvelle édition de « Mai en nouvelles ». Sauf qu’en l’ouvrant, j’ai constaté qu’il s’agissait d’une compilation de récits plus anciens, essentiellement parus dans The Wheel of Love que j’ai lu… en 2014. Mes plans si bien réfléchis depuis un an étaient complètement chamboulés et j’étais frustrée ! Je me suis donc dit que je lirais d’abord son roman de 1985, Solstice.

2 réponses sur « Solstice »

  1. A_girl_from_earth dit :

    Je dois être une des rares lectrices à n’avoir toujours pas lu JCO… Le souci c’est qu’elle en a écrit tellement et les avis sont tellement divergents d’une personne à l’autre que je ne sais absolument pas par quel livre commencer. En gros, je note suite à un avis enthousiaste, supprime de ma LAL suite à un avis négatif, en note un autre, puis un autre, pour revenir au premier, supprimer le 3è, et ainsi de suite, sans arriver à me décider…

    1. Un argument pour celui-ci, c’est son nombre relativement limité de pages et une histoire d’amitié/d’amour intéressante tout à fait dans le style de JCO. (et peut-être très peu d’articles de blog qui te feraient changer d’avis ?)

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