A History of Narrative Film

David A. Cook, A History of Narrative Film (5th edition): (ce billet est moitié critique moitié tranche de vie). J’avais dû me procurer ce livre (la seconde édition à l’époque) pour un cours d’histoire du cinéma à l’université. Cet été, j’ai eu envie de le lire en entier, et j’ai donc cherché une édition plus récente. Ma passion pour le cinéma s’est tarie pendant des années, à cause de l’omniprésence des séries et ma vie de couple de l’époque. En effet, souvent nous ne commencions à regarder la télévision que vers 21h et un épisode de série de 45 minutes à une heure était le maximum que je pouvais regarder sans m’endormir. Et nous n’avons quasi pas été au cinéma (à part certaines éditions du BIFFF, le Festival du Film Fantastique de Bruxelles – mon ex avait une prédilection pour ce genre de films). Aujourd’hui moins de séries me tentent et au travail, on m’a proposé d’écrire sur les nouvelles sorties, activité qui m’a beaucoup intimidée au début mais que j’ai embrassé avec beaucoup de plaisir depuis. Je retourne donc au cinéma, tout en empruntant pas mal de dvd (l’avantage de mon boulot). J’ai aussi décidé de combler certains trous dans ma culture, et du coup, je me suis concocté une liste de films à voir inspirée de best of trouvés sur le net (elle fait 70 pages, mais j’ai tout le temps, un peu comme pour le challenge Joyce Carol Oates). C’est comme ça que je me suis lancée dans le visionnage de films des années 1930, entrecoupé de productions plus modernes vu que j’ai aussi une liste de westerns en cours, ainsi qu’une liste de films japonais. J’ai décidé de ne pas regarder les films muets, c’est plus fastidieux et souvent plus ennuyeux.

Mais revenons au livre: c’est une bible, c’est clair. L’auteur aborde l’histoire du cinéma américain mais consacre au moins la moitié du livre (voire les deux-tiers même) au cinéma du monde entier (et c’est là que je me rends compte que je n’ai vu aucun film d’Europe de l’Est par exemple). Il cite beaucoup de noms (mais moins que dans la seconde édition) et fait de courts résumés de beaucoup de films mais il donne en même temps une image assez globale de l’évolution et de la création de nouveaux styles, s’attachant notamment aux innovations techniques qui ont forcé les réalisateurs à se réinventer. J’ai noté une chose cependant: il ne parle jamais de la musique, des scores composés spécialement pour les films et qui ont souvent changé l’appréciation qu’on a des films en question. Or c’est un sujet que je connais un peu à cause de mon boulot. D’autres lecteurs ont noté d’autres lacunes, mais pour moi, ce livre m’a permis de rafraîchir ma mémoire et de découvrir plein de nouvelles choses. A moi maintenant d’approfondir certains sujets qui m’intéressent plus (au hasard, les années 1930, le cinéma japonais ou de Hong Kong – j’ai déjà (lu) quelques livres sur le sujet).

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