This was 2021

2021 est une année de parenthèse, c’est la première chose qui me vient à l’esprit. J’ai eu beaucoup de mal à prendre des décisions et j’ai tout simplement laissé couler les choses. Je l’aurai passée en très grande partie en télétravail, et donc j’ai vu peu de gens. Quelque part ça m’a plu, mais quelque part cela a fortement renforcé mon sentiment de solitude. Certains des meilleurs moments de l’année impliquent des amis, comme cette fois en mars, mes compagnons de randonnée et moi avons décidé de laisser tomber les masques et de former une bulle. La journée s’est terminé par des cocktails et un repas improvisé. Par la suite, nous nous sommes encore revus plusieurs fois, notamment pour escalader des terrils ou pour fêter mon anniversaire avec un repas digne d’un izakaya. J’ai eu aussi beaucoup de plaisir à discuter avec un autre couple d’amis, en solo ou en duo (l’un étant aussi un collègue de travail, avec qui j’ai continué à échanger des mails quasi quotidiens pendant le télétravail à 100%). Et puis il y a eu l’opération de Noël où j’ai eu l’occasion de (re)prendre virtuellement contact avec plein d’amies et amis, et qui s’est soldée par un des meilleurs Noëls depuis longtemps malgré l’absence de repas en famille.

Les histoires de vaccin m’ont beaucoup angoissée. La Flandre, où j’habite, a été très méthodique, mais du coup tous mes amis bruxellois ou wallons ont été vaccinés avant moi. Je n’en pouvais plus d’attendre mon tour, surtout pour la seconde dose qui m’a enfin libérée à la mi-août. Je craignais la même histoire pour le booster mais là, j’ai eu de la chance, juste avant la déferlante omicron. A partir de septembre, je suis sortie un peu plus souvent de ma maison et de mon quartier, notamment pour aller au cinéma pour des visions de presse.

J’ai pris beaucoup de plaisir à celles-ci, et c’est devenu une grande partie de mon travail de rédactrice. Les premiers six mois de l’année, je me suis lancée à fond dans un autre projet, et il m’a épuisée. En septembre, j’ai craqué: j’en ai fait trop tandis que d’autres se tournaient les pouces et j’ai eu beaucoup de mal à accepter ça. J’ai ralenti le rythme en fin d’année, en partie à cause de ça mais aussi pour d’autres raisons. Si je dis que 2021 est une parenthèse, 2022 ne le sera pas: j’estime mes chances de garder mon travail à 50%. La situation est assez catastrophique pour le moment mais les vraies et dures décisions ne seront prises qu’à partir de janvier. Est-ce que je garderai ce poste que j’aime tant ? j’en doute. Est-ce que je serai forcée à me réinventer en cherchant un autre travail ? c’est bien possible. est-ce que ça me rend triste ? oui. Depuis deux ans, je n’ai jamais été aussi heureuse avec le contenu de mon boulot, et j’adore le télétravail. 2021 ne m’a pas poussée à sortir de ma zone de confort, je sais que ce sera différent en 2022.

Enfin si, je suis quand même un peu sortie de ma zone de confort: j’ai fait un voyage – ce qui en temps de pandémie et d’angoisses latentes est un exploit pour moi. Mi-août, j’ai décidé d’aller pour 10 jours en Andalousie début octobre, bouclant quelque part la boucle vu que c’est le voyage qui était prévu juste avant le covid. Il a fait un temps superbe, j’ai vidé ma tête des soucis du boulot (mais quand même trouvé une idée d’article) et j’ai visité des villes qui étaient sur ma liste depuis longtemps: Cordoue, Grenade et Malaga. Cette parenthèse dans la parenthèse m’a fait un bien fou. J’ai commencé mon récit sur mon autre blog, suasaday, mais ça n’avance pas vite vu le nombre de photos à trier. Blog qui a fait peau neuve, tout comme celui-ci d’ailleurs.

Quelque chose dont j’ai très peu parlé, c’est la découverte des produits de beauté coréens. Je ne suis pas passée au rituel à dix étapes – j’ai trop la flemme pour ça, mais je fais bien plus qu’avant. Tout est parti d’une allergie à une crème de jour avec SPF qui s’est déclenchée inopinément cet hiver. J’ai donc cherché une nouvelle crème solaire, avec beaucoup de « trial and error » – j’en ai déduit que mes allergies carabinées sont dues au composant SPF qui est le plus populaire dans les crèmes (plus d’Anthélios de La Roche Posay pour moi) – mais j’ai aussi eu la chance d’être conseillée par Une fée dans les étoiles (et après j’ai été lire beaucoup d’articles chez A la recherche et Beauty Alley). Et donc depuis, le matin je mets crème de jour et crème solaire (si je sors), et le soir, je nettoie tout ça (en deux fois si j’ai mis la crème solaire) et j’ajoute un toner et un sérum, ou un gommage aux BHA selon les soirs. Quand je suis partie en vacances, je n’avais pas emporté la plupart des produits (sauf la crème solaire évidemment) et ça m’a tellement manqué que je me suis précipitée en pharmacie pour acheter un nettoyant pour ma peau (un Caudalie qui sent divinement bon et qui me rappelle mes vacances du coup). Bref, je ne sais plus me passer de tout ça !

Je disais l’année passée que mon sommeil allait mieux; ce n’est pas le cas cette année: mes insomnies ont repris, en général en début de semaine, et me laissent dans un état de fatigue extrême. Je n’arrive plus à arrêter mon cerveau et je sens dès la fin de l’après-midi que je ne vais pas dormir. J’ai lu un livre très intéressant sur le sujet – reste à appliquer les solutions que l’autrice propose (j’en reparlerai). J’ai commencé à avoir des symptômes que j’attribue à la pré-ménopause (les bouffées de chaleur et les crises de transpiration, certaines douleurs inopinées, de la fatigue – certains comparent la ménopause au covid long…) mais par contre, les maux de tête accompagnés de vertiges et de courbatures qui m’handicapaient de plus en plus souvent, à une fréquence de toutes les deux semaines à la fin, et me laissant K.O. pour deux ou trois jours, se sont subitement interrompus au mois d’août. Je ne m’en suis rendue compte que quelques mois plus tard. Clairement, mon corps change (je prends du poids aussi). J’ai toujours autant de mal à faire de l’exercice physique par contre et je dois me forcer horriblement, même en sachant que c’est bon pour moi et que je me sens mieux après.

Parler d’une année de parenthèse pourrait faire croire que je n’ai pas été heureuse. Et pourtant, je l’ai été. Je ne vais pas sauter au plafond non plus, ce n’est pas dans mon caractère, et il y aura toujours en moi une certaine dose de mélancolie. Mais le fait qu’il ne s’est quasi rien passé m’a fait du bien et mes émotions n’ont pas été emmenées sur les montagnes russes comme les années précédentes. Je crois que ma plus grosse crise de larmes a été liée à ma frustration par rapport au vaccin, au fait que ma seconde dose n’était programmée à l’origine que fin août, et en plus avec le vaccin moins efficace. J’ai évidemment eu de petits chagrins, et je pleure comme une madeleine à la moindre occasion, mais il n’y a pas eu de cataclysmes cette année. Et ça fait du bien !

Après cette parenthèse, je sais que 2022 sera plus secouée, en espérant que cela mène à de belles choses.

Bonne année !

9 réponses sur « This was 2021 »

  1. flyingelectra dit :

    une année compliquée en effet, tu l’as vécue comme tu as pu – moi aussi j’ai stressé pour avoir le vaccin au plus tôt mais au final tout s’est bien goupillé et j’ai pu voyager au Québec, donc je retiendrai cela aussi ! je te souhaite plein de belles choses pour 2022 et si c’est le cas, un nouveau job qui te plaira tout autant

  2. Une année pas facile, mais tu sembles néanmoins avoir su trouver des bulles d’oxygène pour supporter la situation. Je croise les doigts pour ton travail et t’envoie mes meilleurs pensées pour cette nouvelle année !

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