Mississippi solo

Eddy L. Harris, Mississippi solo: milieu des années 1980 – âgé de 30 ans, Eddy L. Harris n’a pas encore connu le succès en tant qu’écrivain. Il décide de se lancer dans un projet un peu fou: descendre le Mississippi en canoë depuis ses sources au lac Itasca jusqu’à la Nouvelle-Orléans. Il n’est pas sportif, n’a aucune expérience en canotage et n’est même pas habitué au camping, mais il part avec entrain et apprend sur le tas. Le fleuve n’est pas facile à naviguer – au début il n’est pas assez profond, par la suite, il est envahi par d’immenses barges qu’il faut éviter. Il traverse les états du nord au sud et est souvent invité par les locaux à discuter ou à manger. Cela ne lui semblait pas évident au départ: il se demandait comment le fait d’être noir allait être reçu. Allait-il être confronté au racisme ? La question le taraude pendant tout le voyage. Il a quelques mésaventures, il pense aussi à abandonner à mi-chemin, mais finalement il atteint son but.

Le récit est intéressant, très introspectif, et au final assez peu touristique ou historique comme ont pu l’écrire d’autres auteurs. Et c’est là que j’ai un peu décroché, je n’ai pas toujours été passionnée par le fil d’idées de l’auteur. Ce qu’il fait, c’est une grande aventure, mais sa manière de la transmettre est très terre à terre, ce qui n’est pas un mal en soi, mais pour moi, le récit manque de quelque chose. Le livre est sorti à l’origine en 1988 et a eu un énorme succès aux Etats-Unis – la traduction en français s’est fait attendre jusqu’en 2020, et dans cette édition, Harris revient sur son voyage dans la postface, expliquant qu’il l’a réalisé à nouveau, mais sans entrer dans les détails.

Bilan culturel – Octobre 2021

Romans

  • Elizabeth Jane Howard, A rude épreuve – 4/5
  • Ron Rash, Un pied au paradis – 4/5
  • D.B. John, Star or the North – 4/5

Non-fiction

  • John Burgess, Angkor’s temples in the modern era: war, pride and tourist dollars – 5/5
  • Mick LaSalle, Dream State: California in the movies – 4/5
  • Titiou Lecoq, Les grandes oubliées: pourquoi l’histoire a oublié les femmes – 5/5

Séries tv

  • Foodie love – 3/5

Films

  • The love parade, Ernst Lubitsch (1929) – 2/5
  • Anna Christie, Clarence Brown (1930) – 3/5
  • Boy erased, Joel Edgerton (2018) – 2/5
  • Morocco, Josef von Sternberg (1930) – 5/5
  • White Building, Kavich Neang (2021) – 3/5
  • Vivre dans la peur, Akira Kurosawa (1955) – 2/5
  • The Protégé, Martin Campbell (2021) – 1/5
  • The Divorcee, Robert Z. Leonard (1930) – 4/5
  • John Wick: Chapter 2, Chad Stahelski (2017) – 4/5

Sorties

  • dix jours d’exploration culturelle et culinaire à Cordoue, Grenade et Malaga
  • Magma, triennale d’art contemporain à Ottignies et Louvain-la-Neuve (Musée L et parking des sciences)
  • David Hockney à Bozar, Bruxelles

Short diary of the week (415)

Lundi: une nuit relativement convenable mais toujours ces douleurs au cou, est-ce que ce changement de sommier était vraiment l’idéal ?, j’ai l’impression qu’il est un peu trop dur pour moi mais l’ancien était vraiment usé avec ses lattes manquantes, un début de matinée bizarre: difficile de commencer quelque chose quand on doit partir vers 9h, un film en vision de presse (ce n’était franchement pas un chef-d’œuvre), rentrer et continuer un article en cours, de la lecture, deux épisodes de Foodie Love

Mardi: une mauvaise nuit, la journée au bureau, mettre un article collectif en ligne, une première réunion pour la refonte d’un projet, la réunion d’équipe, voir que cette personne m’a une fois de plus appelée (c’est lié au boulot mais on doit bien être au 10e appel – vu qu’il m’a déjà épuisée dans le passé je ne réponds plus mais là ça devient du harcèlement – bref il y a des gens qu’on n’arrive pas à ghoster !), rentrer bien crevée et en ayant mal aux pieds (je n’ai plus l’habitude de mes chaussures à talons), le repas assiette apéro, deux épisodes de Foodie Love

Mercredi: un rendez-vous matinal chez le dentiste (le contrôle annuel – mais il préconise de grands travaux pour soigner deux dents devenues trop fragiles), la procrastination pré-écriture, le mail poli mais froid à la personne citée plus haut (avec mon directeur en copie), l’écriture pas très concentrée, mais ce serait bien d’avoir un premier jet pour la fin de l’après-midi, premier jet fini et plus long que prévu, de la lecture, la fin de Foodie Love – pas mal mais certains moments m’ont semblé un peu énervants – par contre j’ai beaucoup apprécié les références à Anthony Bourdain

Jeudi: relire le texte d’hier, commencer l’écriture d’un autre, interrompre cette écriture pour publier le premier, une rapide sortie en ville pour aller chercher mes nouveaux verres de lunettes, et un achat de gilet en attendant qu’elles soient prêtes, le tout avec des métros bondés pour cause d’action syndicale, me voilà donc avec des verres progressifs mais je n’ai quasi pas de soucis d’adaptation, je dois juste prendre de nouvelles habitudes de position de ma tête, couchée dans le canapé pour regarder la tv ce n’est pas aussi simple, le retour de Bake Off Vlaanderen (en différé pour pouvoir sauter les immenses plages de pub), de la lecture

Vendredi: une bonne nuit mais une grosse fatigue en me levant, aucune envie de travailler mais j’ai trois choses à terminer, je me dis que si j’en termine deux ce sera déjà très bien (une est moins urgente), et puis ce mail du directeur reprenant sa fidèle habitude de « c’est bien mais », perdre d’un coup une bonne partie de mon entrain mais quand même terminer des choses, terminer le roman en cours, une tentative de ceviche mais il n’était pas trop réussi, le début d’un film – All quiet on the Western front (Lewis Milestone, 1930) – mais abandonner à cause du sujet (la Première Guerre mondiale), Garden Rescue

Samedi: une météo pourrie d’automne – aujourd’hui et les prochains jours, ou comment ne pas déprimer avec ce ciel bas et la pluie incessante, un nouveau projet couture – ça faisait longtemps – mais il a été long à préparer avec l’achat de nouveau matériel (tapis de découpe, cutter pour tissu et latte appropriée – tout ça parce que je me lance dans la viscose), trier des photos et commencer la rédaction de mon récit de voyage, de la lecture – comme je n’avais « plus que » trois livres en cours j’en ai commencé trois de plus – très différents en styles et dont un se lira au long cours, mais quand même décider ne pas commencer un nouveau roman avant d’avoir terminé celui sur Bangkok qui est à mi-chemin entre récit autobiographique et description de la ville, me lancer dans un plat d’Ottolenghi – un ragoût aux champignons – mais faire quelques raccourcis, The Divorcee (Robert Z. Leonard, 1930) avec la star de l’époque Norma Shearer

Dimanche: profiter du changement d’heure pour rester un peu plus longtemps au lit (et faire de drôles de rêves), de la couture: découper les pièces dans ce tissu très mouvant en testant le cutter mais retourner très vite aux ciseaux, du tri de photos, du balayage de feuilles mortes au jardin, de la lecture entrecoupée d’une sieste, la nuit qui tombe dès 17 heures c’est déprimant, mes jolies loupiotes étoile ont rendu l’âme et mon salon est tout sombre, John Wick: Chapter 2 (Chad Staheski, 2017) – le parfait film d’action