Where the dead sit talking

Brandon Hobson, Where the dead sit talking: Oklahoma – fin des années 1980. Sequoyah, adolescent cherokee âgé de 15 ans, est placé dans une famille d’adoption le temps que sa mère purge une peine de prison. Il y rencontre le jeune George, avec qui il partage une chambre, et qui est légèrement autiste, et surtout Rosemary, une jeune fille également d’origine amérindienne, par qui il se sent attiré et repoussé à la fois. Leur enfance a été compliquée, les ballottant de centres pour jeunes à des familles d’adoption pas toujours très bienveillantes. Ici, heureusement, ce n’est pas le cas: les Troutt sont des parents aimants, même s’ils sont parfois un peu bizarres; ils arrivent en tous cas à créer un environnement calme et positif pour les enfants.

Il ne se passe pas grand-chose dans le roman: on suit les pensées de Sequoyah, son adaptation dans la nouvelle famille, ses relations avec les autres enfants. On sent qu’il a été traumatisé, qu’il se protège et qu’il a du mal à exprimer ses émotions, mais c’est toute la beauté du roman qui permet d’entrer dans la tête de l’adolescent. J’ai aimé le fait que l’auteur n’a pas ajouté d’élément romanesque (les parents auraient pu être abusifs) mais qu’il introduit quand même un côté tragique, même si au final c’est surtout une chronique de la vie quotidienne d’un adolescent marqué par la vie. C’est un roman très touchant (et j’ai apprécié les références musicales aux groupes des années 1980).