Short diary of the week (407)

Lundi: des insomnies, la gigantesque crise de maux de tête commencée dimanche a l’air de vouloir se poursuivre, prendre du dafalgan et ça fonctionne ! j’en suis débarrassée !, pour la robe en cours comme j’ai dû recouper le haut je ne pourrai pas coudre la jupe souhaitée – ce qui simplifie les choses mais c’est dommage quand même, un temps bien gris sans aucun rayon de soleil malgré ce qui était annoncé, de la lecture dans le canapé donc, j’ai beaucoup réfléchi sur le fait que je ne bouge plus et donc je me suis promise de faire du vélo d’appartement les jours où je ne sors pas – une première séance donc et on voit bien que je n’ai plus la forme (ou alors c’est encore la fatigue due aux maux de tête), dieu que je m’ennuie en faisant ça malgré la lecture en même temps, préparer des brochettes de boulet avec la sauce taré du barbecue de juillet (ça conserve très bien), pleine d’entrain je me lance dans ma soirée tv avec The Good Fight, sauf que je suis très vite à nouveau terrassée par les maux de tête et je vais me coucher fort tôt

Mardi: un dafalgan dès le matin en espérant couper court à tout ça, aujourd’hui il y aura du bruit: les jardiniers sont chez les voisins pour couper des arbres et tailler des haies, me battre pendant une heure avec l’enfilement des fils dans la surjeteuse – j’ai enlevé les poussières mais par la même occasion apparemment bouché un des trous par lequel doit passer le fil – prête à appeler un service après-vente je réessaie une dernière fois et… victoire !, du coup je n’ai pas beaucoup avancé en couture, tondre la pelouse et tailler légèrement mon côté de haie, de la lecture au jardin mais il fait un peu trop frais pour que ce soit vraiment agréable, le retour des maux de tête (mais moins forts), deux épisode de The good fight pensant terminer la saison mais non – il reste encore deux épisodes

Mercredi: croiser les doigts quant aux maux de tête, remplir la google map pour mon voyage, de la lecture au jardin (mais avec un gilet parce que j’ai froid à l’ombre), passer quelques pages de ce livre un peu trop superficiel (et le terminer dans la foulée), hésiter pour le suivant, en choisir un et me plonger dedans avec grand intérêt, une sortie… au resto ! ça faisait presque un an !, pas mal cette cuisine aux légumes mais les quantités sont quand même un peu trop petites, rentrer par les rues désertées

Jeudi: une visite à cet autre supermarché pour y acheter des choses que je ne trouve pas à l’habituel (mais ça a été un peu compliqué par l’absence d’étiquette de prix sur un des objets), préparation d’un dessert – une chose rare chez moi, de la lecture entrecoupée d’une sieste, une soirée tv sans trop d’intérêt

Vendredi: opération remplissage de frigo, traîner dans le canapé, remplissage de google map, lecture dans le canapé, deux épisodes du très intéressants documentaire Décolonisations sur Arte (mais j’y vois un oubli de taille pour le moment – il faudra voir si c’est abordé dans le dernier épisode)

Samedi: et voilà que la poste me demande des frais de douane pour un colis dont l’expéditeur est enregistré en Europe !, traîner dans le canapé, de la lecture, hésiter à me mettre au jardin mais voir ces gros nuages, me rendre compte en fin d’après-midi que j’aurais pu sortir et qu’il fait même bon (mais j’ai fait confiance à la météo qui prévoyait de nombreuses averses), le fin de Décolonisations – disons que c’est plus une série de vignettes qu’un ensemble très construit – mais intéressant quand même et il y a eu de la recherche pour la bande-son, No Reservations en Caroline du Sud

Dimanche: une nuit un peu agitée, c’est parti pour une journée de grisaille, de la couture – je n’aurai donc pas terminé cette robe pour la fin de mes congés, de la lecture – terminer une série de choses en cours – avec un abandon pour cause de style trop bâclé (ce n’est pas parce qu’on écrit un livre d’histoire qu’il faut l’écrire avec ses pieds et ne pas passer par la case relecture – on est bien loin de Van Reybrouck ou de Van Loo), cuisiner un curry indien – oublier de mettre les épices – un gros fail donc (je les ai rajoutées à la fin mais ce n’est pas la même chose), Nevada – un film avec Matthias Schoenaerts et des chevaux – je suis assez indifférente aux seconds mais le premier est plutôt agréable à regarder !, la veille du retour au boulot et les anxiétés qui montent – prendre le taureau par les cornes et avaler un xanax pour avoir une bonne nuit (je ne souhaite vraiment pas en faire une habitude mais c’est peut-être le seul moyen pour casser ces anxiétés récurrentes)

Singapore sapphire

A.M. Stuart, Singapore sapphire: Singapour, 1910 – Harriet Gordon, veuve, est venue rejoindre son frère à Singapour et cherche un moyen pour devenir indépendante financièrement. Elle propose ses services comme secrétaire personnelle via une annonce dans le journal et trouve rapidement un premier client, Sir Oswald Newbold, un explorateur et membre de la Société de Géographie locale. Sauf qu’elle le retrouve dans un bain de sang, avec un couteau planté dans la gorge. L’inspecteur de police Robert Curran prend l’affaire en main. Il se rend très vite compte qu’Harriet a le sens de l’observation et du détail et que son aide sera précieuse dans son enquête.

L’histoire est classique: un meurtre, un trafic de pierre précieuses, plusieurs personnes qui cachent qui elles sont réellement. Le lieu l’est un peu moins, le Singapour colonial. Et c’est ce qui m’a attiré, ainsi que l’idée de voir une femme qui mène l’enquête. Si j’ai retrouvé avec plaisir le climat tropical et la société locale, j’ai par contre été un peu déçue par le récit, qui met beaucoup de temps à se mettre en place, et par le rôle trop important de Curran, même si Harriet prend sa place au fil des pages. J’ai mis beaucoup de temps à lire la première moitié, manquant d’incitants à connaître l’histoire; heureusement la seconde moitié s’accélère un peu. Il y a un second volume, et un troisième paraîtra en 2022 mais est-ce que j’ai envie de les lire ? Surtout qu’apparemment, cela tourne à nouveau autour du trafic de pierres précieuses. L’avenir le dira mais je pense que je vais d’abord retourner à cette autre femme qui enquête à la même époque mais en Inde, Perveen Mistry (deux semaines après avoir rédigé le brouillon de cet article, je me rends compte que j’ai vraiment envie de lire la suite des aventures d’Harriet Gordon !).

The Island Kitchen

Selina Periampillai, The Island Kitchen. Recipes from Mauritius and the Indian Ocean: d’origine mauricienne, mais née à Londres, Selina Periampillai emmène le lecteur en voyage dans l’océan Indien, présentant les cuisines de l’île Maurice, des Seychelles, des Maldives, de la Réunion, de Madagascar, des Comores et de Rodrigues. Dans de courts textes, elle fait le portrait de chacune de ces îles et de leur spécificité et décrit les ingrédients principaux. Chaque recette est précédée d’une introduction. Il s’agit d’une cuisine mélangée, aux influences africaines, européennes, chinoises et indiennes: il y a des currys mais aussi des rôtis aux thym et un genre de dim sum. Les recettes sont pour la plupart très faciles à réaliser, n’utilisant que quelques ingrédients spécifiques pas trop compliqués à trouver. Il y a probablement eu quelques simplifications mais cela rend le livre d’autant plus abordable. Les divers chapitres sont consacrés à la viande, au poisson et fruits de mer, aux légumes, aux snacks et à la street food, aux chutneys et pickles, aux desserts et aux boissons. En le lisant, je me suis rendue compte que j’avais envie de cuisiner quasi tous les plats !

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: *** (intéressant, mais fort court)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (peut-être un peu simplifiées ?)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Coconut chicken », « Beef and pork stew with spring greens », « Sausages in spicy tomato sauce (Rougaille saucisse) », « Four-spice pork kebabs with peppers », « Creole octopus salad », « Toasted coconut, mango & carrot salad », « Seychellois aubergine & chickpea cari », « Green chilli paste with lemon »
  • indispensabilité du livre: ***** 

La bête

Zidrou & Frank Pé, La bête: pendant mon enfance et adolescence, je lisais pas mal de bandes-dessinées belgo-françaises, puis je me suis tournée vers la bd américaine indépendante et quelques mangas. Puis plus rien. Pendant une vingtaine d’années. Je recommence tout doucement depuis un an (et je n’en parle pas systématiquement ici)… Et un ami m’a gentiment prêté La bête. J’ai toujours aimé les marsupilamis, et ici encore, le charme a opéré, bien plus que prévu même. C’est une histoire sombre: capturé en Palombie et vendu à des trafiquants d’animaux, la bête arrive en bateau au port d’Anvers, au début des années 1950. Il réussit à s’échapper, non sans avoir massacré les trafiquants, et se retrouve à Bruxelles. C’est là que vit le petit François, gamin raillé par ses camarades d’école parce que père était un soldat allemand. Sa mère tente tant bien que mal de nouer les deux bouts mais aime de tout son coeur son fils. Celui-ci a l’habitude de ramener tous les animaux abandonnés et blessés à la maison qui est devenue une vraie ménagerie. Un jour, il trouve la bête et prend soin d’elle.

Comme je le disais plus haut, c’est sombre, noir, triste. Il pleut tout le temps. Mais c’est superbe en même temps. Les personnages traînent leurs casseroles, et le marsupilami a été arraché de sa jungle, se retrouvant dans un milieu urbain où il devient un spécimen à analyser. Le dessin utilise des perspectives insolites (ce bateau immense vu depuis le ras du sol). C’est très belge aussi, ça se passe à Bruxelles et de nombreux mots sont en dialecte (avec traduction en français pour ceux qui ne comprendraient pas). J’attends le second volume avec impatience.

Short diary of the week (406)

Lundi: bon et bien je suis en vacances et il fait gris avec de la pluie et il y a des travaux dans la rue avec des marteaux-piqueurs, traîner dans le canapé (je crois que je vais me répéter cette semaine), je pourrais continuer la couture de la robe en cours mais je reporte chaque jour – je crois je porte moins d’intérêt à la couture qu’avant – et surtout les robes cousues main sont moins confortables que les vêtements en jersey pour rester à la maison – peut-être que je dois changer de type de patron ?, de la lecture – j’avais terminé quelques livres mais j’en ai commencé plein de nouveaux, No Reservations à Hong Kong

Mardi: réveillée par les travaux dans la rue, traîner dans le canapé, une courte sortie ravitaillement, régler des trucs administratifs (mon assurance voyage ne couvre donc pas le covid – ce serait donc sans doute mieux que je change mais c’est évidemment bien plus cher), attendre le livreur avec impatience pour commencer le livre qu’il apporte, d’autres lectures en attendant, livreur qui est en retard (je suis à la fin de sa tournée), commencer une nouvelle série et regarder deux épisodes en une fois: The White Lotus – ça se passe à Hawaï – c’est ce qui m’a attirée (ainsi que les 5 étoiles données par The Guardian)

Mercredi: depuis quand le soleil n’a pas montré son nez ? – ça n’a pas l’air d’être pour aujourd’hui non plus, et ce n’est pas aujourd’hui non plus que je mettrai ces nouvelles sandales apportées par un livreur fort matinal (et j’ai été surprise: pour une fois le livreur était blanc flamand – les autres sont en général d’origine africaine), contente de mes nouvelles sandales (j’ai patiemment attendu que le pourcentage de réduction augmente et il restait encore ma pointure dans le modèle que je préférais), reprise de la couture et bien avancer sur ce passage un peu délicat, de la lecture – la météo n’invite pas à la promenade, un plat improvisé mais vraiment pas mal, deux épisodes de The White Lotus

Jeudi: toujours pas de soleil, réserver les trains pour mon voyage (et un bus – ce que je n’aime pas – je n’arrive pas à y lire – mais c’est la moitié du temps et moitié moins cher) et le ticket pour la visite phare, de la lecture, des ramens, la fin de The White Lotus – j’ai beaucoup aimé mais j’ai été un peu lassée par les chansons hawaïennes toujours les mêmes

Vendredi: les courses, le feuilleton de l’été du boulot écrit quasiment que par des personnes en congé, l’invitation de dimanche qui tombe à l’eau… parce qu’il va pleuvoir, trouver un nouveau plan de sortie ?, une tentative de lecture au jardin mais rentrer parce ça ne le fait pas – j’ai un peu froid et il y a des jardiniers bruyants et le soleil se cache tout le temps, de la lecture dans le canapé donc, espérer très fort que le télétravail sera prolongé d’un mois de plus, No Reservations en Argentine

Samedi: lire des blogs tout en traînant dans le canapé, commencer une google map pour mon prochain voyage, des températures très agréables – enfin !, lire au jardin, et voilà déjà la pluie, un repas singapourien (pas mal mais je devrai mieux épicer la prochaine fois), Still the water – un film de Naomi Kawase qui donne envie d’aller à Amami

Dimanche: dormir longtemps et me réveiller avec un début de mal de tête, mal de tête qui va augmenter d’un coup et me pourrir la journée, me mettre au lit grelottante (mais sans fièvre) et en ressortir une heure plus tard tout aussi crevée (mais réchauffée), tenter tant bien que mal de lire un peu, terminer un pavé (Etés anglais) et avoir envie de commencer la suite mais reporter ça à plus tard, traîner un peu devant la tv, me sentir particulièrement misérable aujourd’hui et donc déprimer à propos de tout, aller dormir tôt, mettre beaucoup de temps à m’endormir

Tous les démons sont ici

Craig Johnson, Tous les démons sont ici: dans ce septième volume de la série autour du shérif Walt Longmire, celui-ci participe au transport et à l’échange de prisonniers avec le FBI. Un de ceux-ci, un dangereux sociopathe nommé Raynaud Shade, montre où il a enterré le corps d’une de ses victimes et en profite pour s’évader dans les montagnes. C’est le mois de mai, mais dans les Bighorn Mountains, une tempête avec blizzard s’annonce et l’hiver est loin d’être terminé. Intrépide, Longmire part à sa poursuite en solo. Il devra affronter les éléments mais aussi ses propres démons.

Cet épisode sort un peu de l’ordinaire: c’est un huis-clos, mais en pleine nature sauvage, dominée par les congères et le froid glacial. Les collègues et amis de Longmire sont présents, mais fort en retrait. Ils interviennent quand le shérif arrive à les joindre par téléphone. Et c’est quelque part dommage, parce que ce sont les interactions entre les personnages qui sont passionnantes dans ces romans. En même temps, j’ai été happée par l’exploit de Longmire, même si j’ai parfois trouvé qu’il exagérait un peu dans sa détermination aveugle. Vivement le prochain tome, avec, je l’espère, un retour à la civilisation et des températures plus clémentes !

Un déluge de feu

Amitav Ghosh, Un déluge de feu (Trilogie de l’Ibis 3): 1839 – la tension est à son comble entre l’Empire Britannique et la Chine qui a interdit le commerce de l’opium et renvoyé les étrangers de Canton. Une guerre est en vue. C’est à ce moment-là que commence le troisième volume de la Trilogie de l’Ibis et on retrouve une série de personnages présentés dans les tomes précédents: Zachary Reid, le marin en quête de fortune; Shireen Modi, l’épouse de Barham Modi qui est mort laissant son commerce d’opium sans héritier; Paulette qui s’est installée à Hong Kong et est devenue botaniste; Neel, maintenant au service des Chinois… Il y a aussi quelques nouvelles têtes, mais qui ont des liens avec des personnages du passé, comme Kesri Singh, le soldat (sepoy) dans l’armée britannique qui débarque en Chine avec son bataillon.

Amitav Ghosh reprend le rythme du premier volume, s’intéressant à des personnages variés et racontant leurs histoires. C’est bien plus animé que dans le second volume, qui était assez ennuyeux, sous forme de quasi huis-clos à Canton, avec de longs passages épistolaires. C’est le souci des trilogies, et encore plus si ces volumes sont des pavés. Il y a des moments creux, parfois très longs, mais malgré tout on a envie de connaître la fin de l’histoire. Et c’est là que dans l’épilogue, l’auteur explique qu’il n’a raconté qu’un petit bout de ce qu’il avait prévu; il s’est en effet basé sur de nombreuses sources historiques, et a tissé toute une toile autour de celles-ci. Cela se ressent un peu trop, surtout dans le second volume, et c’est dommage. C’est apparemment une habitude chez l’auteur, c’était aussi le cas dans The glass palace, mais c’était malgré tout plus équilibré.

Ce roman aborde des thèmes importants, liés à la colonisation, au pouvoir des Britanniques et à leur expansion en Asie. Il aborde parallèlement la vie des différentes communautés locales indiennes et chinoises. C’est extrêmement riche en informations et je ne suis pas mécontente d’en avoir appris plus sur les guerres de l’opium et toute cette période, mais un pavé de moins m’aurait tout aussi bien convenu. Une lecture contrastée donc, avec des notes très diverses allant de 2 à 4 selon les tomes.

Un livre lu dans le cadre du challenge « Pavé de l’été 2021 » organisé par Sur mes brizées. J’ai donc lu l’édition de poche chez 10/18, comptant 829 pages.

Short diary of the week (405)

Lundi: une nuit un peu agitée mais pas trop mauvaise pour un lundi, le stress d’avant vaccination, beaucoup de monde dans le parking mais quasi pas de monde dans le centre de vaccination, enfin cette seconde dose !, et toujours cette superbe vue sur les avions qui se préparent à partir (mon centre de vaccination est à l’aéroport), me sentir plus légère même si je dois encore attendre deux semaines avant d’être protégée, continuer le boulot commencé ce matin, de la lecture, des averses, The Good Fight, No Reservations à São Paulo

Mardi: la grosse fatigue post-vaccination, vu que la réunion du jour est en visioconférence j’ai décidé de rester à la maison pour travailler – ce qui est sans doute mieux pour prévoir les possibles symptômes, la Birmanie – suite, la réunion d’équipe en visioconférence donc, une fatigue immense entrecoupée de coups de pompe encore plus violents mais pas de fièvre – ce qui est donc bien plus positif que lors de la première dose, un film d’après-midi pour le travail: White Zombie de Victor Halperin (1932) – merci youtube qui met en ligne ces vieux films dont les droits ont expiré, une envie de ramen comblée par l’Omiyage Box – une recette différente au bouillon de poulet très goûtu, pas le courage de regarder grand-chose et me tourner donc vers Say yes to the dress puis Kodoku no gurume, aller dormir plus tôt que d’habitude

Mercredi: un lever matinal pour aller conduire la voiture au garage, mon voisin vient m’y chercher, une petite chute de tension, me mettre à écrire pour le boulot, la voiture est prête !, mon voisin m’y conduit – merci à lui !, recevoir une offre pour une nouvelle voiture (hybride et automatique) mais je pense que je vais attendre encore quelques mois, de la lecture au jardin, The Good Fight, No Reservations en Polynésie Française

Jeudi: quand le réveil sonne je me sens encore fatiguée, la Birmanie – suite – c’est toujours un travail de longue haleine ces pays, le retour des maux de tête et des courbatures – je m’en doutais dès le réveil en fait, de la lecture au jardin – pas de soleil mais il fait un peu plus chaud que d’habitude, Betty, No Reservations à Cleveland

Vendredi: dernier jour de boulot et terminer d’encoder certaines choses à l’avance, les courses, des maux de tête à nouveau, de la lecture, terminer le roman en cours, piochons dans cette liste de films des années 1930 (voilà que je crée de nouvelles listes de films à regarder à cause de ma lecture en cours d’un gros livre sur l’histoire du cinéma): 42nd Street de Lloyd Bacon – une histoire un peu minimaliste mais de superbes chorégraphies

Samedi: deux semaines de vacances !, en espérant que ça remettra mon sommeil à zéro et que mes nuits ne seront plus agitées, beaucoup d’hésitations et pas de décision, préparer des marinades, tondre la pelouse, de la lecture au jardin, un barbecue – enfin !, lire encore avec le soleil qui se couche

Dimanche: lire des blogs tout en traînant dans le canapé, m’y mettre et faire ces réservations, je pars donc en voyage début octobre !, je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de nouvelles interdictions d’ici là, et puis ce moment un peu triste où je pense à mon papa et au fait que j’aurais enfin eu une réponse à sa question habituelle: « et maintenant, où pars-tu en voyage ? », réconforter ma voisine dont le fils va divorcer, de la lecture au jardin, me dire que je vais terminer ce roman, il reste encore trop de pages et c’est déjà la fin de l’après-midi, le reprendre en soirée et le terminer, les nuages arrivent et le vent se lève

Red sands

Caroline Eden, Red sands. Dispatches and recipes from unsung cities and open steppes: après un voyage autour de la Mer Noire, Caroline Eden nous emmène cette fois-ci en Asie Centrale, plus précisément au Kazakhstan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizistan. Il s’agit avant tout d’un récit de voyage, bien plus que d’un livre de cuisine, même si les recettes sont intéressantes (plus que dans Black Sea !). A chaque moment de ma lecture, j’ai eu envie de suivre la trace de l’auteur, j’ai d’ailleurs noté de nombreux endroits à visiter. Caroline Eden a en effet un intérêt tout particulier pour les vestiges de l’Union Soviétique, pour l’architecture brutaliste notamment, et cela touche évidemment un corde sensible. Elle montre comment le passé soviétique est toujours bien présent dans ces républiques. Elle parle évidemment aussi de la route de la soie et de son influence sur la vie locale, ainsi que de la perte des traditions, les républiques actuelles (et surtout leurs dirigeants) étant mues par un désir certain de modernité, quitte à détruire les quartiers les plus anciens ou les disney-ifier. C’est un récit de voyage personnel, loin de tous les clichés, et l’écriture, bien qu’informative, est belle. Je n’ai encore essayé aucune recette, mais certaines me tentent – elles ont des origines assez diverses: centre-asiatiques mais aussi russes ou géorgiennes. De toutes façons, même sans les recettes, ce livre est passionnant, et richement illustré de photos qui donnent envie de prendre l’avion de suite (c’est juste dommage qu’il n’y ait pas commentaire sur les photos).

  • photos: ***** (toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%, mais il y a aussi beaucoup de photos de paysages)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: *** (ce n’est pas LE livre de recettes pour l’Asie Centrale)
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: **** (les recettes sont un peu adaptées, et souvent très faciles à préparer)
  • mesures: unités de mesures métriques et américaines (YES !)
  • recettes favorites: je n’ai encore rien testé mais je suis bien tentée par: « Canned peach and sour cream cake », « Shashlik with bottled tarragon vinegar », « Pink pickled onions »…
  • indispensabilité du livre: ***** (surtout pour la partie récit de voyage)

Au prochain arrêt

Hiro Arikawa, Au prochain arrêt: La ligne de train Hankyu Imazu comporte huit arrêts, chaque chapitre de ce court roman s’arrête à l’un d’eux, avec 16 chapitres en tout, le temps de faire un aller et un retour. Cela pourrait sembler un peu fastidieux, mais cela ne l’est pas, c’est même tout simplement passionnant ! Cette petite ligne de train se trouve dans le Kansai, entre Kobé et Osaka, et propose des tranches de vies de personnages très différents, que le lecteur retrouve à l’aller au printemps et au retour à l’automne. Deux jeunes gens timides se parlent pour la première fois après s’être vus maintes fois à la bibliothèque; une femme, habillée dans une superbe robe blanche, revient d’un mariage et se remémore les diverses étapes de sa vengeance; une jeune fille décide de quitter son compagnon violent; un groupe de femmes trop parfumées et maquillées dérange le wagon entier… Qui ne s’est jamais demandé ce qui se passait dans la vie de ses co-voyageurs ? C’est exactement cela que raconte Hiro Arikawa dans ce court récit soigneusement construit. Elle raconte la vie de gens simples, tout en décrivant la campagne et les petites villes japonaises. Un coup de coeur, dont la lecture m’a été inspirée par Kevin, dont le blog propose plein de pépites japonaises.