Short diary of the week (399)

Lundi: la journée blehhh de la semaine, la réunion (celle avec l’autre groupe) atteint des niveaux jamais atteints en « à côté de la plaque » et en « je m’écoute parler », on n’aura même pas pris de décision sur ce qui était à l’ordre du jour, j’avoue que j’ai coupé ma caméra par moments juste pour décompresser un peu, avoir du mal à s’en remettre, mais terminer quand même une tâche importante, de la lecture au jardin avec une météo bizarre et changeante, The Rider de Chloé Zhao (2017) – un magnifique film alors que je n’ai aucune affinité pour les chevaux et le rodéo

Mardi: le travail répétitif de la mise en ligne, la réunion d’équipe, un gros coup de pompe (une fois de plus) qui a comme dommages collatéraux une grosse déprime, aller chercher une commande à la librairie toute proche, No Reservations au Rajasthan (oooh, Jaisalmer, Udaipur et Jaipur !), Garden Rescue

Mercredi: pas beaucoup d’énergie, la suite de la mise en ligne, le film à regarder en vue d’un article – Kuessipan (Myriam Verreault, 2019), de la lecture, une mini-sieste, No Resevations à Calcutta et Bombay, Garden Rescue

Jeudi: l’écriture toujours un peu laborieuse au départ, toujours ce manque d’énergie – où sont mes vitamines ?, et voilà un brouillon de texte !, de la lecture, une envie de frites, No Reservations en Corée, Garden Rescue

Vendredi: des émotions un peu contradictoires (le souvenir de l’été passé), de la relecture, de la préparation pour la suite, terminer le roman en cours au jardin – et tenter de profiter le plus possible de cette accalmie dans la météo pourrie des derniers jours, China Beach, No Reservations en Indonésie

Samedi: une humeur de la même couleur que le ciel – grise, du rangement et du repassage, de la couture, le désherbage bien nécessaire de la pente du garage, de la lecture, vérifier que j’ai bien tous les ingrédients pour le chashu et me rendre compte que je n’ai quasi plus de sauce soja, attendre la fin de l’orage pour sortir, revenir avec la sauce soja mais aussi une poêle à tamago que je m’étais promise d’acheter lors du prochain voyage au Japon, le retour de la pluie, voilà pour l’après-midi lecture: j’aurai lu une bonne demi-heure !, de la cuisine, commencer un film et m’endormir lamentablement après une demi-heure

Dimanche: terminer cette robe en cours depuis un certain temps, cette pluie…, me poser plein de questions sur mon incapacité à prendre des décisions pour le moment, rêver d’une croisière en Indonésie (c’est lié au roman que je lis pour le moment), de la lecture, improviser un genre de tajine aux souris d’agneau, la suite et la fin du film: Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (2019), avoir du mal à m’endormir à cause de pensées parasites liées au boulot

Country Music USA

Bill C. Malone & Tracey E.W. Laird, Country music USA. 50th anniversary edition: cet hiver, en regardant la série de Ken Burns sur la musique country, je suis restée un peu sur ma faim. Elle est intéressante mais n’entre pas en profondeur dans l’histoire de ce style musical. J’ai donc décidé de lire le livre dont elle s’est inspiré en partie. J’avais une vieille version datant des années 1970 mais j’ai préféré racheter la plus nouvelle, celle qui marque le cinquantième anniversaire de sa parution. C’est un sacré pavé, lourd, et aux pages très remplies, sans interlignes entre les paragraphes. J’ai mis tout l’hiver et tout le printemps pour le lire, mais c’était vraiment passionnant. Bill Malone connaît son sujet à fond, et parle de la country sous toutes ses facettes, commençant par les origines très mélangées du style. Il décrit l’influence des musiques européennes mais aussi des musiques noires, il raconte comment l’industrie du disque a évolué au cours du temps, comment les femmes ont peu à peu pris leur place, il parle des publics et de leur évolution. J’ai appris beaucoup de nouvelles choses, me rendant compte que je connaissais surtout l’histoire de la première moitié du 20e siècle et très peu l’actuelle (une partie écrite par Tracey E.W. Laird qui a pris le relais de Malone). Je me rends compte maintenant de l’importance des paroles, plus que de la musique, paroles qui racontent l’âme américaine (des Blancs, souvent du sud, et donc souvent très conservateurs, mais pas uniquement). LE livre sur le sujet, mais qui n’est pas traduit (et ne le sera sans doute jamais à cause de sa taille et du non-intérêt du public francophone pour la country).

Bilan culturel – juin 2021

Romans

  • Michael Farris Smith, Desperation Road – 3/5
  • Ann Patchett, Orange amère – 3/5

Non-fiction

  • Bill C. Malone & Tracey E.W. Laird, Country music USA – 4/5
  • America n°6 – 3/5
  • Desmond Tan & Kate Leahy, Burma Superstar – 3/5
  • Bart Barendregt, Popular music in Southeast Asia: banal beats, muted histories – 3/5
  • Kate Wills, A trip of one’s own – 3/5

BD

  • Sophie Lambda, Tant pis pour l’amour. Ou comment j’ai survécu à un manipulateur – 5/5

Séries tv

  • Call the midwife, saison 10 – 4/5
  • Mare of Easttown – 5/5

Films

  • El Dorado, Howard Hawks (1966) – 4/5
  • The Outsiders, Francis Ford Coppola (1983) – 4/5
  • The painted veil, John Curran (2006) – 4/5
  • Minari, Lee Isaac Chung (2021) – 3/5
  • Promising Young Woman, Emerald Fennell (2020) – 5/5
  • Nobody, Ilya Naishuller (2021) – 4/5
  • The Rider, Chloé Zhao (2020) – 4/5
  • Kuessipan, Myriam Verreault (2019) – 3/5

Documentaires

  • Anthony Bourdain: No reservations, saison 1 – 3/5
  • Tuer l’Indien au coeur de l’enfant, Gwenlaouen Le Guil (2021) – 5/5