Flash count diary

Darcey Steinke, Flash count diary. A new story about the menopause: quand j’ai écouté le podcast de France Culture à propos de la ménopause, j’ai été bercée par la voix de Darcey Steinke et j’ai eu envie de lire son livre. A vrai dire, il traînait déjà depuis un certain temps dans ma wishlist mais ce n’était pas le bon moment. Et puis j’ai eu quelques gros symptômes de pré-ménopause (enfin je pense) et j’ai voulu me préparer (depuis ça s’est calmé). Dans ce livre, Steinke raconte comment ses bouffées de chaleur à répétition l’ont menée à apprendre à connaître un peu mieux cette transition. Elle parle d’elle, en mode autobiographique, mais aussi de la recherche scientifique et du monde animal. Elle s’est tout particulièrement intéressée aux baleines, les seuls mammifères qui connaissent la ménopause et elle explique comment les vieilles baleines deviennent une guide pour les autres, plus jeunes. L’analogie est belle, et en totale opposition avec ce qui se passe dans le monde humain, où les femmes ménopausées deviennent très souvent invisibles. Steinke parle aussi des traitements hormonaux, les plus anciens étant fabriqués à partir d’hormones venant de l’urine de juments en chaleur… ça ne donne pas très envie, n’est-ce pas ? En Belgique, j’ai l’impression que les gynécologues prescrivent d’office un traitement hormonal, mais ce n’est pas la cas aux Etats-Unis, pour diverses raisons.

Ce livre est le portrait d’une femme qui change et qui se pose des questions sur cette transition, et même si c’est en partie personnel, il offre aux autres femmes une vision qui se veut positive malgré les divers tracas occasionnés par ce bouleversement. Je ne sais pas encore comment cela se passera pour moi mais j’ai des éléments pour mieux aborder cette période, et pour en discuter avec ma gynécologue (si elle m’en laisse l’occasion – sinon ce sera le moment de changer). Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai terminé le livre, et même si j’ai déjà oublié une partie du contenu, il m’en reste surtout un sentiment de douceur, une approche chaleureuse (à l’inverse des médecins souvent très cliniques) et une écriture très poétique.