Desperation Road

Michael Farris Smith, Desperation Road: Maben et sa fille marchent depuis des heures. Elles n’ont plus de domicile, et presque plus d’argent. Elles dépensent quelques-uns de leurs derniers dollars dans une chambre de motel, mais quand Maben tente de se prostituer pour renflouer un peu sa cagnotte, tout ne se déroule pas comme prévu. Russell revient chez lui, à McComb, Mississippi, après avoir passé onze ans en prison, mais dès qu’il débarque du car, il est attaqué et roué de coups par les frères de la personne qu’il a tuée. Au fil des pages, Maben et Russell vont se croiser et l’histoire prendra une autre dimension, posant la question de la rédemption.

J’ai eu du mal avec ce roman, j’ai mis un certain à comprendre que le rythme serait lent: tout se déroule pendant un laps de temps de quelques jours, et le lecteur sait dès le départ ou presque que Russell et Maben vont se rencontrer mais il faut attendre la moitié du roman pour que cela se passe. J’ai trouvé le temps long pendant la première partie; par la suite, j’ai réussi à m’attacher un peu aux personnages mais l’ensemble m’a semblé un peu trop sombre, un peu trop torturé, un peu trop blanc et noir, un peu trop religieux… Une lecture en demi-teinte, donc, pour moi.

L’avis bien plus positif d’Electra.

Short diary of the week (398)

Lundi: une nuit agitée parce que j’ai plein de choses à terminer dans un court laps de temps, me réveiller avant le réveil, me dépêcher donc de terminer cet encodage et de relire ce texte pour l’envoyer à ma collègue, un tour au bureau sans voir beaucoup de collègues, mettre des choses en ligne et pas mal d’administration, trop fatiguée et agitée en même temps pour lire, un documentaire difficile à regarder: Tuer l’Indien dans le coeur de l’enfant (Gwenlaouen Le Gouil, 2021) (je l’avais enregistré sur Arte mais il est encore disponible en VOD)

Mardi: une nuit agitée – à nouveau, mettre en ligne un texte, des échanges de mail, une réunion d’équipe sans le chef – il nous a chargées moi et ma collègue de la diriger, du coup je me rends compte de mes défauts – c’était donc instructif, une grosse fatigue, une sortie à la quincaillerie et à la librairie, rencontrer ma voisine en rue et parler de la « piscine » dans la rue – il y a une fuite d’eau et les ouvriers n’ont pas encore trouvé la source, No Reservations au Pérou

Mercredi: ah – une nuit avec insomnie cette fois-ci, la Tanzanie, stresser, ce rendez-vous en demi-urgence chez le dentiste pour réparer cette molaire dont le plombage s’était fait la malle, rencontrer un nouveau dentiste (le mien est pensionné depuis peu) qui se révèle juste adorable et complètement rassurant – de même que son assistante, après ça je suis évidemment encore plus crevée mais l’adrénaline a tellement pris le dessus que je n’arrive même pas à faire une sieste, traîner beaucoup, Garden Rescue, Air Crash Investigation (ma digibox a effacé plein d’épisodes sans rien me demander et ça n’a même pas libéré de la place sur le disque dur – bizarre – ce n’est pas très grave, c’est vraiment des trucs que je regarde quand je suis trop crevée)

Jeudi: enfin une bonne nuit, est-ce que je pourrai terminer la Tanzanie aujourd’hui ? ce serait bien ! j’ai dû me forcer mais c’est terminé !, China Beach, No Reservations au Canada

Vendredi: pas super en forme ce matin, une panne internet qui m’empêche d’assister à une réunion importante, un gentil monsieur chez mon fournisseur d’accès m’explique qu’il y a une panne de leur côté mais qu’ils travaillent dessus, oh voilà la Ramen box !, une connexion qui revient à la moitié de la réunion, entretemps une belle crise de maux de tête et courbatures se met en place, regarder le début de la réunion grâce à l’enregistrement de celle-ci, et puis aller dormir pour le reste de l’après-midi, No Reservations en Suède, Garden Rescue

Samedi: une bonne nuit mais ce n’est pas encore la grande forme, c’est même pire que ça: après une heure je retourne au lit et je me rendors – ou comment occuper une matinée, peut-être que faire un peu d’exercice me fera du bien ? et donc tailler l’autre haie, de la lecture, lutter contre la fatigue – encore, me demander ce qui se passe, des sushis maison, aucun courage pour regarder un film, No Reservations à Porto Rico

Dimanche: une nuit de dix heures de sommeil continu (et un drôle de rêve juste avant de me réveiller), de l’écriture de brouillons de billets, de la couture, bon en fait je ne suis plus fatiguée aujourd’hui – ça me rassure, de la lecture au jardin, sauf que les pokpok du tennis du petit-fils de la voisine – ben euh…, rentrer par crainte de pluie, préparer le repas du soir – une recette assez hivernale en fait, avoir l’attention détournée par Blind gekocht et puis ne plus vraiment avoir envie de regarder un film, No Reservations sur la frontière américano-mexicaine

Burma. Rivers of flavor

Naomi Duguid, Burma. Rivers of flavor (2012): Naomi Duguid s’intéresse aux cuisines du monde et a écrit divers livres. Celui sur la Birmanie est très bien documenté et a été rédigé après plusieurs voyages sur place, à une époque où le pays s’ouvrait à peine. Elle est également une talentueuse photographe et de nombreuses images illustrent le texte, mais toutes les recettes ne sont pas accompagnées d’une photo, ce qui est un peu dommage (ça doit tourner autour des 80% de plats photographiés). Les recettes sont originaires des différentes régions du pays et sont toujours précédées d’une introduction expliquant les plats, avec parfois des ingrédients qui peuvent remplacer ceux qui sont trop difficiles à trouver. Parfois la manière de les préparer a été simplifiée mais c’est tout à l’avantage du lecteur. J’ai testé des dizaines de recettes, revenant régulièrement à ce livre, qui d’ailleurs comment à souffrir de mes manipulations répétées. Cela m’arrive rarement et c’est donc pour moi un indispensable.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (il y a des adaptations mais elles sont expliquées)
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: « Roasted eggplant salad », « Mandalay grated carrot salad », « Shrimp salad », « Mushroom and tomato curry », « Golden egg curry », « Kachin chicken curry », « Easy grilled chicken », « Warming beef curry with tomato », « Shallot-lime chutney »…
  • indispensabilité du livre: *****

Park life

Yoshida Shuichi, Park life: un jeune homme, employé d’une grande société japonaise, passe ses temps de midi dans le parc d’Hibiya à Tokyo; il y rencontre une jeune femme toujours assise sur le banc en face de lui. Ils vont s’apprivoiser, se parler, se donner rendez-vous. Mais il a aussi une vie en dehors du parc, il ne vit pas chez lui et s’occupe du petit singe d’un couple d’amis, dormant dans leur appartement. Dans ce court roman, que j’ai lu dans sa version illustrée par Emilie Protière, l’histoire n’est qu’un prétexte, il s’agit plus d’une tranche de vie et surtout du portrait d’un parc, et d’une ville. Il y a un certain charme dans ce récit, un certain enchantement aussi, c’est comme une parenthèse dans un monde qui va trop vite. J’ai beaucoup aimé retrouver ces ambiances de Tokyo, et ces personnages un peu décalés. Et tout comme le nombre de pages fort restreint de ce livre, mon billet sera très court, s’arrêtant ici.

Stories I only tell my friends

Rob Lowe, Stories I only tell my friends: c’est via l’autobiographie d’Andrew McCarthy et sa présentation sur goodreads que je suis tombée sur celle de Rob Lowe, déjà plus ancienne, publiée en 2011. Je ne pouvais pas passer à côté: les critiques étaient plutôt positives et c’était mon acteur préféré dans les années 1980. Ma copine aimait Tom Cruise, moi c’était Rob Lowe, et donc on allait voir tous leurs films ensemble (et on fantasmait beaucoup !).

Le schéma du livre est à nouveau assez classique, plutôt linéaire, à part un premier chapitre introductif se passant à un autre moment. Enfance dans l’Ohio, puis des parents qui se séparent et un déménagement à Malibu, en Californie, à une époque où ce coin de Los Angeles n’avait pas encore vraiment la cote. Rob Lowe était passionné par le théâtre mais trouve peu d’opportunités à LA, ce qui ne l’empêche pas d’être décidé: il veut faire carrière dans le cinéma et il fait de nombreuses auditions. Son premier rôle, c’est toute une saga: il joue en effet Sodapop dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, avec une brochette de jeunes acteurs (Tom Cruise, Matt Dillon…). Lowe raconte la longue série d’auditions, le tournage, un montage qui réduit son rôle à pas grand-chose, le film qui n’a que peu de succès – cette partie a été passionnante pour moi – j’adorais ce film (je l’ai revu, du coup, en version director’s cut – et j’ai toujours aimé, mais pas de manière aussi inconditionnelle qu’avant).

Lowe décrit ensuite les films suivants, la création du « Brat Pack » – il est intéressant de lire que sa version n’est pas la même que celle d’Andrew McCarthy -, les rôles de beau mec mais dans des films pas super réussis, ses choix de plus en plus désastreux et ses addictions (lui aussi). Il parle aussi de son retrait calculé d’Hollywood, s’installant à Santa Barbara avec son épouse, puis de cette opportunité de jouer dans The West Wing, ce qui relance sa carrière.

Tout comme avec l’autobiographie d’Andrew McCarthy, j’ai adoré cette plongée dans le monde des jeunes acteurs d’Hollywood dans les années 1980, mes idoles de l’époque. Et Rob Lowe a écrit un livre passionnant, dont j’ai tourné page après page avec plaisir, apprenant à mieux connaître un homme avec ses doutes et ses passions.

Short diary of the week (397)

Lundi: aucune motivation et pourtant il faudra bien avancer dans l’encodage, regarder un film pour le boulot: Minari de Lee Isaac Chung (2021), ne pas trop savoir quoi en dire au départ, de la lecture, No Reservations en Nouvelle-Zélande (ou la fin de la première saison)

Mardi: de la procrastination avant écriture, de l’écriture, la réunion d’équipe, tondre la pelouse, de la lecture, une grosse fatigue, No Reservations – un épisode de retour en arrière sur le tournage en Islande

Mercredi: me réveiller toujours aussi fatiguée, une grosse période d’indécision, le retour de la Tanzanie, à nouveau un mail passif-agressif du directeur, lire au jardin toute la soirée et profiter de cette période de quasi solstice – une tradition annuelle

Jeudi: une discussion par mail avec une collègue, encore de la Tanzanie mais ne pas vraiment y arriver, et donc cette nouvelle crème solaire coréenne me donne également des allergies – il est clair maintenant quel ingrédient je ne supporte plus (pas de chance c’est un des plus courants), Promising Young Woman (Emerald Fennell, 2020) – un film qui laisse un certain malaise, tenter de digérer cela en terminant le roman en cours, la finale de The Great British Sewing Bee et verser quelques larmes

Vendredi: de belles plaques rouges sur ma poitrine – heureusement celles sur mes joues ont disparu, mais quelles démangeaisons !, le retour de la vengeance des mails passifs-agressifs, me mettre d’accord avec la collègue d’hier pour regarder certains films, écrire un article sur le film d’hier, de la lecture au jardin en entamant le livre reçu ce matin, Nobody (Ilya Naishuller, 2021) – un bon gros film d’action plein de testostérone et très réjouissant par moments (et avec Bob Odenkirk)

Samedi: lecture de blogs et écriture de quelques brouillons (j’ai plein de retard !), de la couture – à ce rythme je me mettrai à coudre des robes d’été en septembre !, comme il fait gris c’est le moment idéal pour enfin planter toutes ces fleurs rassemblées les derniers mois, de la lecture qui se transforme en mini-sieste, le début de la seconde saison de Betty – première série que je vois dans laquelle le covid est intégré, le début de la seconde saison de No Reservations – avec la moitié du double épisode sur le Japon, la pluie qui tombe et les éclairs au loin

Dimanche: l’orage n’a pas du être très fort – je n’ai rien entendu, continuer de rattraper mon retard d’écriture de billets sur les livres, lire au jardin – tout l’après-midi, entre les démangeaisons de mon allergie à la crème solaire et celles d’une piqûre de moustique qui a mal réagi cela devient assez insupportable, No Reservations en Chine puis en Floride

Brat: An ’80s Story

Andrew McCarthy, Brat: an ’80s story: vous vous souvenez d’Andrew Mc Carthy cet acteur à la babyface qui avait joué dans Pretty in pink et St Elmo’s fire ? Si vous avez à peu près le même âge que moi, j’imagine que oui. En voyant dans la newsletter de goodreads qu’il avait écrit son autobiographie, je me suis précipitée dessus (et j’ai trouvé de l’inspiration pour un doublé – suite dans un prochain billet). Le format est assez classique: l’acteur raconte son enfance, ses études à New York, son premier rôle dans Class face à Jacqueline Bisset et Rob Lowe, les rôles qui se succèdent dans les années 1980, son inclusion dans le « brat pack », ce groupe de jeunes acteurs qui apporte un vent nouveau sur Hollywood (il est intéressant de constater qu’avant les années 1980, il n’y avait que très peu de jeunes acteurs, les rôles intéressants étant joués par des plus vieux – Dustin Hoffman dans The Graduate étant l’exemple type – ses 31 ans étaient bien visibles alors qu’il jouait le rôle d’un jeune homme de 21 ans). Si cette dénomination a aujourd’hui un côté nostalgique et plutôt positif, à l’époque, elle a nui aux carrières des acteurs qui se sont retrouvés embarqués plus ou moins de force dans ce groupe créé artificiellement. McCarthy en a clairement souffert: dans un premier temps, il a accepté des rôles qui allaient dans ce sens, des films pour ados mais par la suite, quand il a voulu sortir de cette image, ses choix ont été malheureux et l’ont finalement mené à quitter le métier d’acteur. McCarthy parle surtout des années 1980, de son parcours d’acteur mais aussi de la perte de son innocence et de sa plongée progressive dans l’alcoolisme. Il se présente comme quelqu’un de réservé mais qui adorait monter sur les planches depuis l’enfance, comme quelqu’un qui a eu la chance de se retrouver au bon endroit au bon moment et qui s’est laissé emporter dans les excès.

Et moi ? je me suis laissée emporter par le récit. McCarthy n’est pas un novice dans l’écriture: il a rédigé de nombreux articles pour des magazines de voyage dans une carrière ultérieure et cela se sent: il sait comment raconter une histoire et a le sens du rythme. Les pages se tournent toutes seules et au final, c’est une plongée intéressante dans le monde du cinéma des années 1980. J’ai adoré connaître les détails de certains tournages, et les raisons pour lesquelles certains films n’ont pas eu de succès (Less than zero par exemple). Ce n’est pas mon acteur préféré de la période, je l’ai toujours trouvé un peu fade, et franchement mal casté dans certains films comme Jours tranquilles à Clichy, mais son autobiographie fait le portrait touchant d’un homme qui a dû se réinventer plusieurs fois au cours de sa vie.

Short diary of the week (396)

Lundi: une nuit agitée (comme d’habitude donc en fin de w-e), un passage au bureau pour des médias et pour faire réparer un truc sur mon ordinateur de télétravail, des commandes, de l’encodage, de la lecture au jardin, Mare of Easttown, No Reservations en Malaisie

Mardi: des corrections, de la relecture, de l’encodage, une réunion d’équipe qui s’éternise un peu, affronter les embouteillages et les travaux pour aller à l’aéroport, une première vaccination qui se déroule sans soucis (à part les 15 minutes d’attente à la fin qui en sont devenues 25 parce que ça n’avait pas été bien encodé), Mare of Easttown

Mercredi: une grosse fatigue dès le matin et le bras bien douloureux, tenter de travailler quand même, des frissons, et puis de la fièvre pour le reste de la journée et de la nuit (autour des 38°), quand même regarder Mare of Easttown

Jeudi: encore un peu de fièvre mais ça a l’air d’aller mieux, je n’ai plus été aussi malade depuis des années, reprendre le fil du travail, quand même encore faire une sieste, The Great British Sewing Bee, Garden Rescue

Vendredi: pas beaucoup de motivation, continuer la Tanzanie, terminer ce pavé sur la musique country commencé en février, commencer un autre livre sur l’histoire de la musique populaire en Asie du Sud-Est, le dîner très belge: des tomates crevettes, la fin de Mare of Easttown – une excellente série

Samedi: il fait tout gris et donc attendre le soleil avec impatience, lire des blogs et traîner dans le canapé, tailler la haie – celle qui est compliquée, prendre une douche pour me rafraîchir, de la lecture, pas envie de regarder un film et me tourner plutôt vers No Reservations avec l’épisode sur la Sicile puis à Las Vegas

Dimanche: des achats de plantes mais rien de bien particulier – j’étais même un peu déçue du choix, un bel embouteillage sur l’autoroute, du jardinage, de la lecture, un barbecue, No Reservations en Ouzbékistan

Flash count diary

Darcey Steinke, Flash count diary. A new story about the menopause: quand j’ai écouté le podcast de France Culture à propos de la ménopause, j’ai été bercée par la voix de Darcey Steinke et j’ai eu envie de lire son livre. A vrai dire, il traînait déjà depuis un certain temps dans ma wishlist mais ce n’était pas le bon moment. Et puis j’ai eu quelques gros symptômes de pré-ménopause (enfin je pense) et j’ai voulu me préparer (depuis ça s’est calmé). Dans ce livre, Steinke raconte comment ses bouffées de chaleur à répétition l’ont menée à apprendre à connaître un peu mieux cette transition. Elle parle d’elle, en mode autobiographique, mais aussi de la recherche scientifique et du monde animal. Elle s’est tout particulièrement intéressée aux baleines, les seuls mammifères qui connaissent la ménopause et elle explique comment les vieilles baleines deviennent une guide pour les autres, plus jeunes. L’analogie est belle, et en totale opposition avec ce qui se passe dans le monde humain, où les femmes ménopausées deviennent très souvent invisibles. Steinke parle aussi des traitements hormonaux, les plus anciens étant fabriqués à partir d’hormones venant de l’urine de juments en chaleur… ça ne donne pas très envie, n’est-ce pas ? En Belgique, j’ai l’impression que les gynécologues prescrivent d’office un traitement hormonal, mais ce n’est pas la cas aux Etats-Unis, pour diverses raisons.

Ce livre est le portrait d’une femme qui change et qui se pose des questions sur cette transition, et même si c’est en partie personnel, il offre aux autres femmes une vision qui se veut positive malgré les divers tracas occasionnés par ce bouleversement. Je ne sais pas encore comment cela se passera pour moi mais j’ai des éléments pour mieux aborder cette période, et pour en discuter avec ma gynécologue (si elle m’en laisse l’occasion – sinon ce sera le moment de changer). Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai terminé le livre, et même si j’ai déjà oublié une partie du contenu, il m’en reste surtout un sentiment de douceur, une approche chaleureuse (à l’inverse des médecins souvent très cliniques) et une écriture très poétique.

Short diary of the week (395)

Lundi: une nuit un peu agitée mais ça aurait pu être pire, me remettre au boulot sans grand enthousiasme, une crise de courbature et de maux de tête aussi violente que subite, et surtout qui disparaît après quelques heures en prenant du dafalgan, et puis voilà le programme qui me permet de faire des commandes qui ne fonctionne plus, une sieste, de la lecture – terminer un court roman, Call The Midwife – fin de la 10e saison, Garden Rescue avec un thème sur les pirates mais du coup il y avait des plantes exotiques

Mardi: une mauvaise nuit, une belle crise d’angoisse par rapport au vaccin, appeler mon médecin qui me dit qu’il ne peut rien changer à la date mais qui prend son temps pour me parler, de la relecture et de l’encodage, la réunion d’équipe et les sombres perspectives d’avenir, complètement craquer quand je parle de mes angoisses à ma voisine et qu’elle ne comprend pas du tout, sangloter pendant une heure, me rendre compte quand je me suis un peu calmée que j’ai évacué bien plus que les angoisses du matin (le sombre futur à mon boulot, la pandémie, mon poids, ma solitude, mon papa qui me manque…), évidemment j’ai les yeux tout gonflés et ce n’est pas très propice à de la lecture, j’arrive quand même à terminer le film en cours – El Dorado de Howard Hawks (1966)

Mercredi: une mauvaise nuit – encore – avec des maux de tête, le boulot, est-ce qu’on aurait enfin reçu cet accès gratuit demandé il y a plus de deux ans ?, de le lecture, The Outsiders (Francis Ford Coppola, 1983) – c’était mon film préféré quand j’étais plus jeune mais je me rends compte aujourd’hui qu’il m’a moins touchée, l’orage

Jeudi: ça va mieux aujourd’hui, me plonger dans le taarab tanzanien, aller voir ces salons de jardin en vrai dans un immense magasin, et puis aller à la jardinerie un peu plus loin, m’excuser auprès de ma voisine, The Great British Sewing Bee, Garden Rescue

Vendredi: relire un texte écrit la semaine passée et constater qu’il tient la route, trier des disques, l’orage, les litres d’eau qui tombent du ciel, de la lecture, commencer Mare of Easttown et être accro dès le premier épisode, Anthony Bourdain’s No Reservations au New Jersey

Samedi: lecture de blogs, un aller-retour à Schaerbeek en voiture pour aller chercher une pile de vieux magazines Burda, un retour laborieux après avoir raté l’entrée de l’autoroute, un temps si gris qu’il invite à la lecture, céder à la fatigue en fin d’après-midi et faire une mini-sieste, The painted veil (John Curran, 2006)

Dimanche: le jour des lessives, les jour où j’écris des brouillons d’articles pour le blog, de la couture, le retour des maux de tête, une sieste, de la lecture, Mare of Easttown, No Reservations au Vietnam