Short diary of the week (394)

Lundi: congé !, encore une journée bien pluvieuse, cuisiner le plat du midi pour la semaine, préparer un castella cake (une spécialité de Nagasaki) (il faudra que je trouve une autre recette – c’était très moyen), une après-midi entre amis avec même une éclaircie qui nous permet d’aller au jardin, recevoir un pile de vieux Burda des années 1960 et 70 et un vieux shaker, Call the Midwife, Garden Rescue (une nouvelle saison !)

Mardi: dur de se remettre au travail, quelques ethnies tanzaniennes, une réunion d’équipe, une seconde réunion, ou comment remplir sa journée, de la lecture, les deux derniers épisodes de It’s a sin – très soap opera mais pas mal quand même

Mercredi: de la procrastination, commencer à écrire, rendre service à un collègue, terminer le livre en cours, commencer un autre dans la même veine, No Reservations en Islande, Air Crash Investigations

Jeudi: de l’écriture, encore un de ces mails désobligeants et à côté de la plaque, une réponse courte mais brève, trouver dans ma boîte aux lettres l’invitation à la vaccination – ma patience est mise à rude épreuve avec une seconde dose fin août (après avoir téléphoné pour avoir des informations, l’explication me fait râler encore plus: « beaucoup de gens se sont plaints de devoir changer leurs projets de vacances si c’est début août »), le retour des films l’après-midi en vue d’un article pour le boulot: Nomadland de Chloé Zhao, planter les tomates, de la lecture, The Great British Sewing Bee, Garden Rescue

Vendredi: de la procrastination indice mille, commencer finalement à écrire, écrire toute la journée, tondre la pelouse, le retour de la lecture au jardin – enfin !, regarder le début du documentaire Laurel Canyon et arrêter parce que c’est trop centré sur l’hôte (Jakob Dylan), recommencer cette série que j’aimais à la fin des années 1980: China Beach

Samedi: lecture de blogs comme tous les samedis matins, et donc ce n’était pas l’interrupteur qui était cassé mais il fallait juste remplacer le starter du néon, laver les vitres de la grande baie vitrée, du jardinage, préparer les pots pour rempoter les piments, arrêter en cours de route pour cause de maux de dos, de la lecture sous le parasol – les feuilles de mon arbre favori ne sont pas encore assez grandes pour me protéger du soleil, Songs my brothers taught me de Chloé Zhao – encore un très beau film de cette réalisatrice – se passant la réserve indienne de Pine Ridge au Dakota du Sud

Dimanche: traîner pas mal, planter le reste des piments, une seconde tentative de semis de basilic (la première a eu un pourcentage de 15% de germination – pas grand chose donc), ajouter de la terre et de l’engrais dans les pots sur la terrasse, de la lecture, un barbecue, terminer le livre en cours, le début d’un film

Bangkok noir

Bangkok noir: édité en 2011 par Christopher G. Moore, ce recueil rassemble des nouvelles d’auteurs anglophones, des expats vivant en Thaïlande pour la plupart, et d’auteurs thaïs écrivant en anglais. Je l’ai ressorti du fin fond de ma wishlist amazon – il y avait abouti après ma lecture de Phnom Penh noir en 2015. Bangkok est au centre des récits (sauf un qui se passe à Chiang Mai), une ville marquée par la corruption, le sexe et les esprits maléfiques, les « phii ».

John Burdett, connu pour ses romans policiers (dont je recommande chaudement la lecture), raconte une sombre histoire de tatouages, de fantômes et de chamanisme dans « Gone East », un récit dans lequel on ne sait plus trop qui est vivant ou mort. La nouvelle suivante, « Inspector Zhang and the dead thai gangster » de Stephen Leather est un pastiche d’Agatha Christie, avec un inspecteur singapourien qui doit résoudre un crime dans un avion, à la manière d’Hercule Poirot. Je n’ai pas trouvé ça très réussi !

Plusieurs histoires tournent autour de la prostitution, « Thousand and one nights » de Pico Iyer ou encore « The mistress wants her freedom » de Tew Bunnag. Il y a aussi un homme paumé, un vétéran de la guerre du Vietnam qui tente de retrouver son amour d’antan, dans « Hansum man » de Timothy Hallinan. Les « phii » sont assez terrifiants dans l’histoire de Samart, ce faux-devin engagé par la police, qui a affaire avec le fantôme d’une femme coupée en deux (« Halfheaded). Ils reviennent d’une manière plus contenue dans « Daylight », une nouvelle d’Alex Kerr dont j’avais beaucoup aimé son récit du Japon en voie de disparition (il a écrit un livre du même genre pour la Thaïlande mais il est indisponible). C’est d’ailleurs un des meilleurs textes du recueil, à mon avis.

Je n’ai pas compris grand-chose à l’histoire de Christopher G. Moore – est-ce qu’on était dans un jeu vidéo ? Dean Barrett raconte des histoires de tueurs à gages, tandis qu’Eric Stone se penche sur la condition d’une marchande ambulante de nourriture qui se fait racketter par un restaurant. C’est une nouvelle qui a des moments des drôles, avec un bras de fer assez inédit entre riches et pauvres.

Je regrette que ce recueil ne rassemble que des auteurs masculins et ne donne que ce point de vue. Il y a quelques femmes mais les rôles importants sont tous tenus par des hommes, souvent des expats. J’ai malgré tout passé un bon moment à me replonger dans le côté sombre de Bangkok, une ville que j’aime beaucoup et que j’ai visitée plusieurs fois. Ce sera ma dernière contribution pour « Mai en nouvelles », organisé par Electra et Marie-Claude, et je reprendrai avec plaisir le fil l’année prochaine (même si ça ne m’empêchera pas de lire des recueils de Joyce Carol Oates que j’avais également sélectionné pour cette année mais que je n’ai pas eu envie de lire immédiatement après Les mystères de Wintherturn).

Les nouvelles:

  • John Burdett, Gone East
  • Stephen Leather, Inspector Zhang and the dead thai gangster
  • Pico Iyer, Thousand and one nights
  • Colin Cotterill, Halfheaded
  • Christopher G. Moore, Dolphins Inc.
  • Tew Bunnag, The mistress wants her freedom
  • Timothy Hallinan, Hansum man
  • Alex Kerr, Daylight
  • Dean Barrett, Death of a legend
  • Vasit Dejkunjorn, The sword
  • Eric Stone, The lunch that got away
  • Colin Piprell, Hot enough to kill

Nocturne d’un chauffeur de taxi

Nocturne d’un chauffeur de taxi: cette couverture ne pouvait que m’attirer – une ville asiatique, la nuit, avec des néons colorés ! et puis des nouvelles coréennes ? ça me tentait aussi. C’est Electra qui en parlé en premier, et je me suis dit que ce serait aussi un bon livre pour participer au challenge coréen de Cristie tout en complétant « Mai en nouvelles » organisé par Electra et Marie-Claude.

Ce recueil rassemble dix histoires, écrite par dix auteurs différents, des hommes et (surtout) des femmes. Les thèmes sont variés: amour, meurtres, solitude… Il y a ce chauffeur de taxi un peu paumé qui parcourt les rues de Séoul, cette fille tout aussi paumée qui va s’occuper de sa soeur qui s’est cassé un bras à Tokyo, cet homme qui se rend compte qu’il ne communique plus avec sa femme alors qu’un homme, un Sikh qui ne parle quasi pas coréen, répare et accorde leur piano, ces rencontres furtives entre un homme et une femme lors du festival de Busan…

J’ai eu du mal avec ces nouvelles fort différentes, surtout à cause du style et du ton. Est-ce une question de traduction ? Je ne pense pas que ce soit uniquement ça; je crois que c’est lié à mes attentes: je préfère des récits avec des descriptions de l’environnement, que ce soit la ville ou la campagne, et il y en a très peu ici. Les auteurs se sont plus focalisés sur l’histoire des personnages. Une nouvelle dénote par rapport à cela, « Neuf épisodes » de Han Kang: le ton est très rêveur, les paysages coréens sont très présents, même si l’histoire est très décousue – c’est ma préférée. Au contraire, deux nouvelles ont réussi a m’énerver un peu: « Rumeurs » de Baek Ka-hum que j’ai trouvée trop banale et « La fabrique des conserves » de Pyun Hye-young qui se rapproche trop de l’absurde à mon goût.

Une lecture en demi-teinte donc, mais qui donne envie de mieux découvrir la littérature coréenne, par l’intermédiaire de romans ou de nouvelles, mais alors dans des recueils consacrés à un seul auteur pour mieux pouvoir appréhender leur style et leurs thèmes de prédilection. Encore un prétexte pour agrandir ma PAL donc !

Les nouvelles:

  • Kim Ae-ran, Nocturne d’un chauffeur de taxi
  • Baek Ka-hum, Rumeurs
  • Ahn Yeong-sil, Amour impossible
  • Jo Kyung-ran, Semailles
  • Park Chan-soon, Stoppie à moto
  • Kim Yeon-su, Bonne année à tous !
  • Choi Jin Young, Mon mari
  • Han Kang, Neuf épisodes
  • Yoon Sung-hee, La maison en Lego
  • Pyun Hye-young, La fabrique des conserves

Short diary of the week (393)

Lundi: une mauvaise nuit (ou comment j’ai senti l’angoisse monter dès que je me suis mise au lit – c’est extrêmement frustrant), aller au bureau le matin, un mini coup de gueule par écrit lié à une grosse fatigue, de l’encodage l’après-midi, terminer la lecture d’un recueil de nouvelles, et puis un message qui me fait lire mes mails du boulot – ce que je n’aurais pas dû faire – et donc le truc pas clair d’il y a deux semaines est tout d’un coup plus clair mais j’ai dépassé la deadline – à moins de le faire encore ce soir contre tous mes principes, j’explose toute seule chez moi et sans témoins, et je fais le truc en question pour ne pas me pourrir encore plus la soirée et la nuit tout en râlant très très fort sur les personnes qui n’ont jamais répondu à mes demandes d’explications, Call the Midwife qui me calme un peu mais quand même

Mardi: disons que vu les circonstances j’ai bien dormi mais cette grosse fatigue est toujours bien présente, et ce n’est pas une semaine de réunions difficiles sur l’avenir de la boîte qui va améliorer ça, est-ce que je recevrai une invitation à la vaccination cette semaine ? (en Flandre on reçoit une date et une heure sans devoir faire quoi que ce soit soi-même – mais ça met plus de temps qu’ailleurs parce que plus de 95% des personnes âgées de plus de 65 ans se sont fait vacciner – un taux très élevé donc), une réunion d’équipe qui se termine sur une grosse déprime commune – heureusement les Totoro viennent à la rescousse, tenter d’organiser une interview par mail – encore un truc de dernière minute, du vélo d’appartement, terminer un livre, It’s a sin, commencer un autre livre

Mercredi: me sentir enfin à nouveau reposée, des échanges de mail pour organiser des choses, et de la Tanzanie en même temps, peu de concentration pour de la lecture, les jeux sur le téléphone sont bien plus attirants, recommencer à regarder No Reservations avec Anthony Bourdain (l’épisode à Paris), de la lecture – et donc lire une longue nouvelle en une fois au lit alors que d’habitude je m’endors après trois pages

Jeudi: faire quelques petits trucs, la réunion en visio de la direction, manger, une seconde réunion avec mon chef pour organiser des choses, une troisième réunion pour discuter d’un projet particulier, du vélo d’appartement, de la lecture, The Great British Sewing Bee

Vendredi: me réveiller à cause d’un rêve bizarre, avoir du mal à me rendormir, un projet urgent qui n’est plus urgent, une réunion syndicale, encore une journée de travail morcelée peu propice à la concentration, et puis c’est le retour d’une belle crise de maux de tête, me réfugier au lit pour une sieste, It’s a sin, Kodoku no gurume

Samedi: les maux de tête ont l’air d’avoir disparu après une prise régulière de dafalgan – même avant d’aller dormir alors que ça allait déjà un peu mieux – croisons les doigts, lecture de blogs, de la couture, cette pluie incessante, de la lecture: terminer un dernier recueil de nouvelles pour « Mai en nouvelles » puis attaquer une autobiographie qui me faisait de l’oeil depuis quelques jours, Les amants crucifiés (Kenji Mizoguchi, 1954)

Dimanche: le retour du soleil – enfin – même s’il ne sera que passager, rédiger des brouillons de billets de blog, un court passage dans la rue pour dire bonjour aux voisins qui participent à la garage sale, de menus travaux de jardins et l’aménagement de la terrasse pour l’été (les plantes ont enfin pris leur place pour les prochains mois), il fait encore trop froid pour planter les tomates dehors mais ça commence à être urgent vu leur taille (peut-être jeudi ?), de la lecture, de la cuisine, The Graduate (Mike Nichols, 1967) – encore un des ces films où l’âge des acteurs est bien trop différent de celui du rôle qu’ils jouent (un jeune homme de 21 ans joué par quelqu’un de 31 ans, son amante, qui devrait avoir l’âge de sa mère, n’a que 36 ans)

How to pronounce knife

Souvankham Thammavongsa, How to pronounce knife: avec ce troisième recueil de nouvelles lu dans le cadre de « Mai en nouvelles », organisé par Electra et Marie-Claude, on part au Canada et au Laos en même temps. C’est d’ailleurs ce second pays qui m’a attirée, j’y ai été en 1997. Souvankham Thammavongsa est née dans un camp de réfugiés en Thaïlande et a grandi à Toronto au Canada; elle a publié plusieurs livres de poésie, ainsi que ce premier ce premier recueil de nouvelles. Chacune des histoires parle de ces immigrants laotiens dans un pays un peu étrange et surtout très froid; ce sont très souvent les enfants – les seuls qui parlent déjà l’anglais convenablement – qui racontent certaines bizarreries qu’ils vivent, avec des parents souvent illettrés, relégués à des boulots peu glorieux, en marge de la société.

Il y a cette histoire – touchante et drôle en même temps – qui donne le titre au recueil, avec cette incompréhension sur la manière de prononcer le mot « knife » – faut-il prononcer le K ou pas ? Il y a ces plongées dans le monde du travail des immigrés, que ce soit dans une usine de découpage et plumage de poulets ou dans le ramassage de vers de terre. Ou encore dans un salon de beauté, où cet homme qui était boxeur, puis balayeur, se retrouve à peindre les ongles des femmes. Il y a cette autre femme dont la passion pour le chanteur country Randy Travis tourne à l’obsession, et dont le mari tente malgré son peu de moyens de lui faire plaisir, le tout vu par les yeux de leur petite fille.

Les nouvelles sont courtes, de six à dix pages, mais elles créent un petit monde en soi; elles décrivent une vie souterraine, peu connue et qui pourtant est un des piliers de la société; elles décrivent ces boulots mal payés, dont personne ne veut. Elles racontent aussi les jolis moments, ou ces moments un peu étranges d’adaptation à un nouveau mode de vie si différent, dont on ne connait pas les codes mais dont on veut à tout prix faire partie. La langue est belle, les mots bien choisis, et même s’il y a une certaine poésie, elle ne domine pas l’écriture. Une belle découverte – repérée sur le goodreads de Jackie Brown, qui rassemble pas mal de livres sur le thème de l’immigration en Amérique du Nord. Et puis Marie-Claude l’a lu aussi et publié un billet sur son blog.

Les mystères de Winterthurn

Joyce Carol Oates, Les mystères de Winterthurn: à la fin du 19e siècle, dans la petite ville de Winterthurn à l’est des Etats-Unis, vit la famille Kilgarvan. D’un côté il y Georgina et ses deux demi-soeurs, Thérèse et Perdita, que l’aînée élève depuis la mort de leur père; de l’autre il y a les Kilgarvan qui ont été déshérités, avec parmi les quatre fils, Xavier, que l’on retrouvera dans les trois parties du livre. La vie n’est pas un long fleuve tranquille à Winterthurn: trois fois de suite, à quelques années d’intervalle, il y aura des meurtres. D’abord le bébé d’Abigaïl, la cousine de Georgina – pourtant la chambre était fermée de l’intérieur; plus tard, ce sont cinq femmes qui sont retrouvées assassinées en dehors la ville; enfin ce sont le pasteur, son amante et la mère du pasteur qui ont été tués. Xavier ne croit pas aux balivernes de la police qui effectue des enquêtes pleines de préjugés et sans aucun souci scientifique; il prend les choses en main.

Ceci pourrait ressembler à un polar type, sauf qu’on est entre les mains de Joyce Carol Oates. C’est sont troisième roman gothique et elle décrit la société de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle avec un certain sens du grotesque. Tous les personnages ont les traits exagérés, dans des descriptions où les mots s’accumulent dans un flot ininterrompu; l’époque aussi est décrite par tous ses extrêmes: la pudibonderie est exacerbée, le cours de la justice est une vraie caricature, tous les détails de la mode sont expliqués. Mais il y a aussi des éléments inexpliqués, surtout dans la première partie de l’histoire; et un passage un peu frustrant dans lequel le héros est dans une situation inextricable – ce qui fait évidemment tourner les pages, mais le lecteur n’aura jamais d’explication.

Foncièrement, je n’aime pas le grotesque, et pourtant le talent de Joyce Carol Oates est tel que ça passe sans problèmes avec moi; je me suis retrouvée à avaler les pages de ce livre pourtant épais en quelques jours. C’est le dernier volume de sa trilogie gothique, est-ce que les romans suivants seront fort différents ? Mystère ! Mais d’abord, j’ai deux recueils de nouvelles à lire, datant tout comme le roman de 1984.

Short diary of the week (392)

Lundi: une bonne nuit (ce qui est rare du dimanche au lundi, mais pour une fois, pas de soucis / choses à régler / choses énervantes au boulot – enfin pas encore), de l’encodage et de l’écoute, tondre la pelouse, ajouter de la terre aux plants de tomates, de la lecture, Call the Midwife – cette série devrait être plus connue – une fois de plus elle a abordé un sujet controversé – l’homosexualité dans les années 1960

Mardi: commencer un texte, toute motivation qui s’envole suite aux échos d’une réunion qui est censée décider du futur de la boîte (subsides ou pas subsides ?), le facteur qui apporte ce livre juste à temps pour continuer le texte du matin, du vélo d’appartement pour faire partir la nervosité, les deux derniers épisodes de la quatrième saison de The Good Fight – encore une série qui dénonce plein de choses

Mercredi: relire le brouillon d’hier et me rendre compte qu’il tient la route – l’immense concentration d’hier a donc payé, une journée à relire et mettre en page divers textes – concluant par la même occasion un sacré marathon, un peu de lecture mais peu de concentration, une grosse fatigue, commencer la série It’s a sin, Kodoku no gurume

Jeudi: une bonne nuit mais me réveiller malgré tout fatiguée et un peu déprimée, du rangement, de la lecture, et c’est parti pour une virée dans la Flandre profonde avec des amis, déposer la voiture à un joli endroit et sélectionner de là un parcours à pied d’une bonne heure, un ciel menaçant et quelques gouttes, et puis des achats de plantes tropicales chez Exotica, un délicieux repas de tacos et de poulet à la sauce mole cuisiné par Sylvain, parler jusqu’à ce que la fatigue prenne le dessus, m’affaler au lit

Vendredi: encore bien fatiguée ce matin, les courses, envie de faire une sieste et puis finalement sortir au jardin, enlever des mauvaises herbes et replanter quelques plantes, de la lecture, The Great British Sewing Bee, Aircrash Investigations

Samedi: publier ce billet sur un livre en lecture commune et aller lire tous les autres billets, du rangement, ce temps gris et froid (qui est annoncé pour au moins les 10 prochains jours…), ce n’est pas un temps à planter les tomates et les piments dehors, de la lecture tout l’après-midi mais trouver l’après-midi un peu longue quand même, Sicario (Denis Villeneuve, 2015)

Dimanche: écrire quelques brouillons de chroniques de livres, de la couture – yes ! cette toile de jupe est enfin la bonne !, retracer un patron de haut avec des modifications aux manches, de la lecture, de la cuisine – du poulet à la noix de coco aux épices indiennes, un western que je termine en accéléré tellement il est cliché (surtout pour 1966 où tout commence à exploser de créativité): The rare breed d’Andrew V. McLaglen

Dog run moon

Callan Wink, Dog run moon: j’ai découvert Callan Wink grâce à Electra (elle parlait de son roman August), et je l’ai retrouvé dans la revue America – il parlait de ses rencontres avec Jim Harrison qu’il guidait dans ses aventures de pêche. Comme c’est « Mai en nouvelles », j’ai décidé de lire son recueil Dog run moon. Ce titre un peu déconcertant est celui de la première histoire, celle un peu loufoque d’un homme, Sid, qui a volé un chien et qui fuit, de nuit et nu, poursuivi par le propriétaire et son acolyte armé, Charlie Chaplin. Sa cavalcade lui lacère les pieds, et rend ses traces d’autant plus visibles, tout ça pour un animal qu’il a voulu sauver.

Il y a des incursions dans la nation indienne, il y a des histoires de gens simples, parfois un peu paumés, il y a de l’amour et des relations qui se terminent… Comme cet homme qui revient chaque année sur le site de Little Big Horn pour recréer la bataille en jouant Custer, assassiné par une indienne qui est également son amante, alors que sa femme est atteinte du cancer. Comme cet étang aux nénuphars où se commence et se termine la nouvelle autour de Terry, ce jeune garçon qui a commis un meurtre. Et puis, il y a cette dernière nouvelle qui raconte l’histoire de Lauren. Elle en a vécu des choses ! Mais c’est surtout le portrait d’une femme de 73 ans, apaisée, heureuse, malgré une vie aux nombreux rebondissements. Elle m’a touchée.

Plus largement, j’ai lu avec beaucoup de plaisir toutes les nouvelles, j’ai adoré cette juxtaposition de l’intime des personnages avec les paysages du Montana et du Wyoming, les rudes conditions de vie, la beauté de la nature. Le style est sobre, mais les mots sont puissants. J’en veux encore !

Un livre lu dans le cadre de « Mai en nouvelles », une activité organisée par Electra et Marie-Claude, et une lecture commune avec Ingannmic, qui a entraîné d’autres lecteurs et lectrices: Kathel, Une Comète, Krol

Anjum’s new Indian

Anjum Anand, Anjum’s new Indian (2008): ce livre de recettes indiennes est sans doute un des plus anciens de ma collection que j’utilise encore. Je l’avais acheté suite à l’émission culinaire Indian food made easy qui était passée sur la BBC, et depuis, j’ai réalisé une belle collection de recettes. Les textes ne sont pas très longs et ne font que survoler quelques-unes de cuisines de l’Inde mais Anjum Anand propose des plats qui sont pour la plupart faciles à préparer. Elle a adapté les recettes traditionnelles et simplifié certains processus mais c’est justement ça qui en fait un livre très utile, en tout cas pour aborder cette cuisine. Depuis, j’ai acheté pas mal d’autres livres de cuisine indienne mais je reviens toujours vers celui-là. Parmi celles que j’ai réalisées, on verra que j’ai une préférence pour celles à la noix de coco (souvent originaires du Kerala), mais en (re)feuilletant le livre, je me rends compte que j’ai quasi envie de les préparer toutes.

  • photos: ***
  • texte: **
  • originalité des recettes: ***
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • recettes favorites: « Coastal prawn curry », « Keralan chicken », « Coconut chicken fry », « Lahori lamb », « Sindhi lamb curry », « Keralan sautéed lamb with coconut », « Lightly spiced cucumber, peas and mint », « Stir-fried peas »
  • indispensabilité du livre: *****

Short diary of the week (391)

Lundi: une nuit agitée, ce sentiment d’angoisse qui me serre le coeur, aller au bureau pour régler des trucs sur place, de l’encodage, une sieste qui fait du bien, de la lecture, Call the Midwife, Garden Rescue

Mardi: une nuit encore plus agitée, une fatigue encore plus grande, et donc une grosse déprime, corriger et relire, continuer à écrire, la réunion d’équipe en visio qui dure longtemps, plus capable de faire grand-chose, The Good Fight

Mercredi: au moins j’ai bien dormi mais la fatigue est encore là, relire et corriger, trouver de quoi illustrer ces articles, encoder le tout, de la lecture, préparer un oyakodon en mesurant bien la quantité des ingrédients pour avoir juste une portion – terminer avec une assiette pour deux jours – ça m’arrive tout le temps, The Good Fight, Kodoku no Gurume

Jeudi: le réveil qui sonne alors que je dormais profondément, la procrastination d’avant écriture, des débuts laborieux interrompus pour un mail qui me chipote et auquel je réponds finalement, après plein d’échanges je n’ai toujours pas de réponse à une question pourtant claire, bon finalement le texte avance et je le fais même relire par un collègue, une bonne chose de faite donc – même si ça doit reposer encore un peu, une commande, de la lecture, The Great British Sewing Bee

Vendredi: pas beaucoup d’entrain au travail – j’ai l’impression d’avoir fait la course toute la semaine et le plus important est en bonne voie, le facteur arrive avec deux colis – un prévu et l’autre pas (enfin si, mais sans date précise), relire et mettre en ligne un autre texte – à l’avance mais comme ça c’est fait, terminer le roman en cours, le début d’un film

Samedi: enfin des températures plus chaudes à partir d’aujourd’hui ! (mais d’abord de la pluie), et donc enfin pouvoir sortir toutes les plantes fragiles, ce qui est toujours un certain déménagement, ranger la salle de bain pour y installer les nouveaux produits coréens, des lessives, terminer enfin ce gros pavé historique passionnant, une deuxième tentative de tonkatsu réussie, la suite et fin de Spotlight (Tom McCarthy, 2015)

Dimanche: une nuit entrecoupée de nausées, une matinée paresseuse, apprendre que ces forts battements de coeur que j’ai de temps en temps depuis peu peuvent être lié à la préménopause – ce qui me rassure un peu, de la couture – cette toile n’est pas encore comme il faut, attendre la fin des averses pour faire du jardinage, de la lecture – une envie un peu boulimique de commencer des livres – cela fait donc cinq en cours, The Shooting de Monte Hellman