L’insoumise d’Aquitaine

Eléonore Fernaye, L’insoumise d’Aquitaine: 12e siècle, Aquitaine – Adélaïde, jeune veuve, gère le domaine qu’elle a hérité du mieux qu’elle peut, mais en tant que femme, elle n’est pas libre de faire ce qu’elle veut. En tant que vassale d’Aliénor d’Aquitaine et du roi Henri, elle doit obéir à leurs ordres et épouser Bouchard de Missé, un seigneur désargenté dont la réputation n’est pas des meilleures. Elle décide alors de prendre les choses en main et d’organiser un mariage fictif avec Messire Arnault, le frère de son mari. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Ou peut-être que si, vu qu’on est dans une romance, et qu’il y a certains codes à suivre: des avances, des rejets, des incompréhensions, des drames….

Ce n’est pas mon genre de lecture habituel, mais ce n’est pas la première fois que je lis les romans d’Eléonore Fernaye (qui est une amie dans la vraie vie). J’ai beaucoup apprécié la plongée dans le monde du Moyen-Age, ses châteaux, ses grandes propriétés, ses chevaliers, mais pour une fois, c’est présenté d’un point de vue féminin. Adélaïde n’a certainement pas les libertés d’une femme moderne mais elle trouve malgré tout les moyens pour vivre une vie qui lui convient, s’occupant de son domaine et s’intéressant aux plantes pour soigner le gens (ce qui peut poser un risque, certains pourraient penser qu’elle est une sorcière). Et puis l’amour vient s’en mêler, même s’il y a beaucoup d’incompréhensions, et il y a quelques très belles scènes érotiques. Le roman permet de mieux imaginer la vie quotidienne à l’époque des chevaliers (j’ai appris pas mal de choses) et apporte une touche légère avec la relation entre Adélaïde et Arnault. Vivement la suite !