My year of rest and relaxation

Ottessa Moshfegh, My year of rest and relaxation: ce roman raconte l’histoire d’une jeune femme new-yorkaise jamais nommée qui décide de passer l’année qui vient en dormant. Elle quitte son travail dans une galerie d’art et trouve une psy qui lui prescrit tout ce qu’elle demande, tout particulièrement des somnifères et des antidépresseurs, de plus en plus forts. Elle n’a aucun souci d’argent, ses parents décédés lui ont laissé un bel héritage et rien ne s’oppose à son expérience. Tout commence bien, elle dort beaucoup, mais ce n’est pas encore suffisant. Elle essaie un nouveau médicament et là, elle se rend compte qu’elle fait des choses dont elle ne se souvient plus du tout, mais elle voit les traces: de nouveaux vêtements et objets apparaissent dans sa vie.

Difficile de parler d’un roman déjà lu et apprécié (ou détesté) par des millions de personnes. Je suis restée longtemps dubitative, mais c’est en le refermant que je me suis rendue compte de l’intérêt de ce roman. C’est l’histoire d’une jeune femme qui ne se sent plus à sa place dans la société et qui décide d’un « reboot », d’un nouveau départ. Sa manière de faire semble radicale mais elle l’est beaucoup moins qu’un suicide en fin de compte. Elle se coupe du monde, des contacts sociaux et tente une expérience nouvelle. Elle est détestable par son côté « petite fille de riches » mais elle est touchante par son désir d’autre chose… C’est un roman acerbe sur la vie new-yorkaise et ses apparences; et les personnages de la psy et de l’amie, Reva, sont assez typés, jusqu’à en devenir drôles (surtout pour la psy). C’est un roman qui se dévore en quelques jours, le lecteur se demandant si la narratrice va se sortir de la situation qu’elle s’est imposée.