Short diary of the week (368)

Lundi: de nouveau des vertiges au lever, me mettre au travail, ce beau soleil qui donne envie de sortir, avancer plus que prévu, aller chercher ma commande chez Club et revenir avec un livre de plus, The Crown, Cook Eat Repeat de Nigella – je me rends compte que ce n’est pas mon style de cuisine

Mardi: relire un texte, commencer un autre, une envie de balade mais me dégonfler en dernière minute, ce qui ne fait pas du bien à mon humeur, de l’indécision et des petites frustrations, me dire que je vais écouter de la musique que j’aime en préparant le repas et ne pas trouver les chansons qui me conviennent, The Crown, lancer l’épisode de Garden Rescue enregistré et me rendre compte qu’il y a une communication du gouvernement à la place, gros soupir

Mercredi: continuer le texte d’hier, une grosse crise de jalousie (ça ne devrait pas mais ça arrive), au moins ça me pousse à réfléchir, une grosse fatigue mentale, une envie de promenade mais finalement rester à la maison, de la lecture, The Crown, Masterchef The Professionals – ou le mystère du candidat disparu

Jeudi: enfin un rythme un peu moins soutenu – ma deadline suivante est fin décembre (d’autres vont se rajouter mais on sera loin des 8 ou 9 deadlines en trois semaines), une balade dans des rues que je ne connaissais pas, c’est valloné par là et on voit loin, apporter un colis déposé chez moi à ma voisine et me faire inviter pour aller caresser le chat, ce qui fait du bien, parfois je me dis que je pourrais en adopter un (oui j’ai déjà regardé), Masterchef The Professionals, Bake Off Vlaanderen

Vendredi: du tri de cd, une conversation avec un collègue, du tri encore, cette fois-ci je ne peux plus y couper: du gel est annoncé et je dois rentrer les plantes fragiles, The Crown, Masterchef The Professionals

Samedi: il fait bien froid ce matin, mais ce beau soleil donne envie de sortir !, et c’est d’ailleurs ce qui est prévu, une balade de 12km du côté d’Overijse – la région du raisin et des serres – en bonne compagnie, le froid tombe aussi vite que la nuit à cette période, d’ailleurs je n’arrive pas à me réchauffer en rentrant, je rêve d’un onsen, une grosse fatigue, la fin de The Crown

Dimanche: une nuit agitée, une grasse matinée, traîner dans le canapé, trier les photos d’hier – il y en a quelques-unes que j’aime beaucoup, terminer un roman, cuisiner, Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi (1953)

The anarchy

William Darymple, The anarchy: the relentless rise of the East India Company: 1600 – la reine Elisabeth I signe une charte royale octroyant le monopole du commerce dans l’Océan Indien à la Compagnie des Indes Orientales. C’est le début d’une aventure qui va mener à la colonisation du sous-continent indien. Entreprise commerciale à la base, la Compagnie a été autorisée dès le début à mener la guerre, et c’est ce qu’elle va faire, occupant au cours des 17e et 18e siècles de plus en plus de territoires et soumettant l’empereur et les rajas locaux. William Darymple détaille cette histoire dans son nouveau livre, montrant comment certaines actions étaient bien réfléchies tandis que d’autres étaient juste des coups de chance. C’est très fouillé, et le lecteur se perd souvent dans les personnages, mais surtout dans les nombreuses batailles, ponctuées de pillages et de tortures des perdants (aucun détail n’est épargné). Darymple a l’art de garder le suspense mais parfois l’histoire elle-même devient un peu ennuyeuse. Je n’ai jamais été passionnée par l’histoire politique et militaire, et ce livre ne parle que de ça; je pensais en fait retrouver une description de la société de l’époque et ce n’est pas le cas. Mais au final, je ne suis pas mécontente de ma lecture, parce qu’elle met le doigt sur des événements importants dans l’histoire et montre comme un empire a été créé par une petite entreprise commerciale avide d’argent, et sans respect aucun pour la culture locale. Je ne conseille pas ce livre à tout le monde mais je ne peux qu’admirer les recherches de l’auteur.

J’ai commencé ce livre bien avant que je n’aie connaissance du challenge non-fiction d’Electra mais je l’ai terminé pendant le mois de novembre, pendant la période de publication de ce challenge.

Killers of the flower moon

David Grann, Killers of the flower moon: the Osage murders and the birth of the FBI: dans le années 1920, le peuple le plus riche au monde, ce sont les Indiens Osage vivant dans l’Oklahoma. Quelques décennies plus tôt, ils avaient été repoussés sur des terres arides mais qui se sont révélées être très riches en pétrole. Et puis, de nombreux meurtres ont eu lieu et les coupables n’étaient pas trouvés. Après 24 cas, le FBI nouvellement créé par J. Edgar Hoover prend l’affaire en main et assigne l’enquête à Tom White, un ancien Texas Ranger. Celui-ci s’entoure de différents agents qui vont tenter d’élucider l’affaire en undercover et en utilisant les techniques les plus modernes d’investigation.

David Grann reprend l’enquête presque un siècle plus tard. Minutieusement, il décrit l’histoire des Osage et des familles touchées; il reconstitue une image de la société de l’époque, encore très Far West et peuplée de hors-la-loi; il explique comment les Osage ne sont pas considérés comme des humains à part entière, d’après les lois – racistes – en vigueur et comment ils doivent être épaulés par des garants. Ils sont peut-être riches mais ils ne peuvent pas gérer leur argent comme ils le souhaitent. Et évidemment cela provoque des convoitises. Grann a interrogé des descendants des protagonistes mais a aussi consulté pendant des jours et des jours les archives du FBI. Il délie tous les liens et propose même un coupable probable pour certains des meurtres non résolus. Ce livre est passionnant dans ses détails mais aussi pour l’histoire plus large qu’il raconte, celle des Osage et du racisme des Etats-Unis, chose que je connaissais un peu, mais pas sous cette forme-là. J’ai malgré tout un peu peiné dans ma lecture, sans vraie raison (à part que c’est une constante pour le moment: je traîne beaucoup sur la première moitié d’un livre et lis la seconde moitié d’une traite, justement parce que j’ai trop traîné et que j’ai envie de passer à autre chose). J’ai aussi une préférence pour l’autre David Grann que j’ai lu, The lost city of Z, sans doute parce qu’il a un côté très exotique et parce qu’il est écrit de manière moins linéaire.

Un livre lu dans le cadre du challenge non-fiction d’Electra.

Short diary of the week (367)

Lundi: une nuit agitée, recommencer le travail, décider d’aller aujourd’hui au bureau pour aller chercher certaines choses et voter pour les élections sociales, c’est assez animé en fait, retour à la maison, mon colis de thés a été déposé chez la voisine, continuer le travail, le retour des maux de tête, me battre avec l’imprimante – elle a gagné – mais j’espère avoir trouvé une solution pour demain, le premier épisode de la quatrième saison de The Crown – j’ai vraiment du mal avec la voix de « Margaret Thatcher », le début de Country Music – un long documentaire de Ken Burns, mes méditations préférées ont été retirées de youtube – en tenter une autre

Mardi: ce que je redoutais est arrivé: une horrible nuit avec une immense crise d’angoisse, tenter de prendre le taureau par les cornes avec les moyens du bord et surtout tenter de ralentir le rythme, une réunion en visioconférence où je me suis forcée à ne pas proposer plein de choses, une sieste (où j’ai bavé sur la couverture – oui, ça m’arrive !), un plat basique: pâtes parmesan jambon petits pois, The Crown, Garden Rescue, du yoga pour me calmer

Mercredi: j’ai bien dormi mais j’avais pris un anxiolytique, mais je n’ai pas encore récupéré, commencer ce second texte urgent, ce soleil qui donne envie de sortir, les souffleuses de jardiniers coupent ma concentration, aller faire du bruit dehors aussi en tondant la pelouse, continuer à travailler, de la lecture, un repas improvisé, The Crown, Masterchef The Professionals

Jeudi: la nuit n’était pas parfaite mais bien meilleure déjà – et sans médicament, des mails, écrire – la suite, terminer une première partie – la partie facile, signer l’acte de succession de mon papa chez la notaire, Masterchef The Professionals, Bake Off Vlaanderen

Vendredi: des vertiges au lever, commencer la seconde partie du texte – il me faut 5000 signes, après quelques heures j’ai un premier jet que je relirai lundi, les courses, enfin le week-end !, ça va mieux – je crois que cette semaine mon cerveau a prouvé qu’il était malléable dans un sens comme dans l’autre mais le remettre sur la bonne voie a quand même été difficile, de la lecture, The Crown, Masterchef The Professionals

Samedi: traîner beaucoup, lire tout l’après-midi – à m’en fatiguer les yeux, cuisiner un plat japonais, un documentaire: Kusama Infinity et me demander depuis quand je me suis intéressée à Yayoi Kusama – très récemment en fait

Dimanche: traîner beaucoup encore une fois, lire tout l’après-midi, une grosse chute de tension, cuisiner un plat marocain avec les coings offerts par Sylvain, un film: Barbara de Christian Petzold (2012)

Livres de cuisine (I): Malaisie – Bryan Koh

J’ai bien trop de livres de cuisine, et de nouveaux s’ajoutent régulièrement à la pile. Face à ce constat, j’ai décidé deux choses: je vais les lire et je vais relater ces lectures sur le blog, en espérant que cela vous intéresse.

Certains livres proposent juste une introduction de quelques pages avec des informations assez générales mais d’autres sont des mines d’informations. Et d’autres encore racontent des histoires sur le pays. Je ne compte pas écrire de critique complète comme pour les romans mais je rédigerai une courte note que j’accompagnerai de cotes reprenant divers aspects du livre (photos, texte, faisabilité des recettes…)

Je compte publier ces cours articles au fil de mes lectures mais je vais aussi les rassembler sur une page qui s’affichera en haut à droite, près du lien vers la PAL. Au départ, ce sera juste une liste de mes livres de cuisine (et de cocktails) mais elle sera complétée au fur et à mesure par mes notices. (Elle n’est pas encore prête, mais j’y travaille). (Cette liste deviendra sans doute un peu kilométrique et pas super pratique au fil du temps, mais je ne vois pas comment ajouter une table des matières sur le wordpress gratuit.)

Voici un exemple avec un premier livre que je viens de terminer. Dites-moi si ça vous semble bien, ou si vous voulez encore savoir d’autres choses.

Bryan Koh, Bekwoh: Stories & recipes from Peninsula Malaysia’s East Coast: un livre au contenu original, mais parfois difficile à lire à cause de tous les noms en malais. Toutes les recettes ou presque demandent des ingrédients compliqués à trouver.

  • photos: *****
  • texte: ***
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: je n’en ai préparé aucune

Lost Japan

Alex Kerr, Lost Japan. Last glimpse of beautiful Japan: en commençant ce livre, je pensais que j’entamais un récit de voyage mais ce n’est pas le cas. Alex Kerr, un Américain, raconte son amour pour le Japon, et sa vie sur place. Dès les années 1970, il s’est passionné pour la culture locale, ancienne. Les campagnes se vidaient mais il en a profité pour acheter une maison traditionnelle dans un coin perdu, la vallée d’Iya, sur l’île de Shikoku. Il a mis des années à la rénover; le toit en chaume tout particulièrement a été difficile à réaliser, en suivant les méthodes anciennes. Dans son livre, il raconte aussi son intérêt pour la calligraphie et le kabuki; il explique comment il a acheté de nombreuses antiquités, c’est même devenu son gagne-pain à un moment. A la base, Alex Kerr avait écrit ce livre en japonais mais en 1993, il a sorti une version anglaise, adaptée aux lecteurs occidentaux. C’est un récit intéressant, mais qui date un peu; à de nombreux moments, j’ai trouvé l’auteur fort pessimiste quant à la perte des traditions et du passé, mais il n’a pas tort quand il parle d’un Japon envahi par le béton et les câbles électriques. Il est clair cependant que ce livre a été écrit avant l’arrivée en masse de touristes et il parle par exemple du Fushimi Inari comme d’un endroit oublié, peu intéressant. Au final, c’est un livre qui permet d’apprendre pas mal de choses sur la culture japonaise mais que je ne conseillerais pas en première approche sur le pays.

Un livre qui entre dans le cadre du challenge non-fiction d’Electra.

Short diary of the week (366)

Lundi: le début d’une semaine de congé, est-ce que ça va suffire pour soigner mes maux ?, de la couture, la préparation d’un chutney de figues et une tentative de stérilisation des pots (je n’avais pas bien étudié la question à l’avance), 5,5 kilomètres de marche dans le parc de Tervuren, de la lecture, oups j’ai de nouveau oublié la lessive dans la machine, la suite et fin de The Dallas Buyers Club (Jean-Marc Vallée, 2013)

Mardi: les courses, parler un moment avec ma voisine, préparer le rôti de porc pour la recette du soir, une vaine recherche de yuzu dans les magasins bio tout proches, la pluie, préparer un clafoutis aux figues, de la lecture, des ramens de Sapporo – pas mal mais à améliorer, un documentaire sur un crash d’avion à Taïwan

Mercredi: du brouillard qui se lève après une heure, du rangement, de la couture, de la lecture, il fait tout gris et donc hésiter longuement sur la promenade du jour, décider finalement de rester dans le quartier et puis découvrir un très joli chemin au milieu des champs (et pas trop boueux – j’avais mis des chaussures de ville), terminer un livre, choisir le suivant, le retour de Masterchef The Professionals, Garden Rescue

Jeudi: de la couture, préparer de la liqueur de figues, hésiter à partir avec ce ciel tout gris, prendre la voiture et aller à une quinzaine de kilomètres de la maison, des éclaircies, entre chemins creux et forêt, une averse dans la forêt, le retour des éclaircies, je crois que je préfère les balades avec des horizons ouverts à celles dans la forêt même si les couleurs sont belles pour le moment, transférer mes pas dans l’app World Walking – la carotte qui me fait sortir pour le moment – j’ai déjà marché à Singapour et là je suis entre Kamakura et Tokyo (merci à Zéphine qui m’a mis sur la voie), de nouveaux livres de cuisine, Bake Off Vlaanderen, Masterchef The Professionals

Vendredi: les courses et le remplissage du frigo pour la semaine, le tri des photos prises cette semaine, terminer ce gros livre d’histoire rempli de batailles, Masterchef The Profesionals

Samedi: passer une bonne partie de la matinée à choisir une balade, envoyer un message à un couple d’amis et décider en dernière minute de partir à trois, 14 kilomètres de marche sur le plateau brabançon près de Leefdal, le soleil est bas et la lumière est belle, emmagasiner de la lumière pour les prochains jours, ces balades vont me manquer pendant la semaine de travail, improviser un plat au poulet, le début d’un long film

Dimanche: un sommeil un peu agité, du rangement, du tri de photos (j’en ai mis des nouvelles sur mon compte flickr – des vaches, des betteraves… et des paysages), un après-midi lecture – trois livres différents et la revue America n°1, le fin du film: Cheyenne Autumn (John Ford, 1964)

The rise and fall of D.O.D.O.

Neal Stephenson & Nicole Galland, The rise and fall of D.O.D.O.: Melisande Stokes travaille à Harvard dans le département de linguistique. Elle connaît de nombreuses langues anciennes et éveille l’intérêt de Tristan Lyons, qui est un officier dans une agence militaire secrète. Il lui propose de l’aider sur un projet ultra confidentiel, et elle accepte. Elle commence alors à traduire de nombreux documents en langues diverses qui offrent la preuve que la magie existait dans le passé mais qu’elle a disparu au moment de l’Exposition Universelle de Londres en 1851. Leur but sera donc de faire revivre la magie dans ce Département des Opérations Diachroniques, D.O.D.O. Cela impliquera une machine très particulière et une sorcière qui a bravé le temps, ainsi qu’une équipe grandissante de collaborateurs. Les voyages dans le passé deviennent possibles mais apportent leur lot de problèmes et d’aventures.

Parmi mes romans favoris de tous les temps, il y a le Cryptonomicon de Neal Stephenson, et même si je n’ai jamais réussi à terminer le premier tome du Baroque Cycle, je reste attirée par ses romans. Celui-ci n’a pas la meilleure cote sur Goodreads et j’ai longtemps reporté sa lecture, aussi parce que c’est un pavé. Les débuts sont virevoltants, l’histoire avance à chaque page, les allusions à la pop culture sont nombreuses, les voyages dans le temps sont extrêmement bien décrits au niveau historique, et puis arrive un long ventre mou. Des pages et des pages de écrites sous le mode de rapports officiels qui sont assez ennuyeux à lire, même s’ils font quand même avancer un peu le récit. En tant que lectrice, j’aurais préféré d’autres voyages, d’autres descriptions du passé, mais les auteurs ont décidé d’insister sur le temps présent, et c’est bien dommage. Les cent dernières pages reprennent heureusement le rythme effréné du début (impliquant notamment une bande de Vikings lâchés dans un Walmart), mais le roman reste trop long. Une demi-déception donc. Une seconde partie devrait sortir cet hiver, mais elle est écrite uniquement par Nicole Galland. Je ne suis pas sûre que je vais me jeter dessus même si la première partie se termine par de nombreuses questions.

C’est mon corps

Martin Winckler, C’est mon corps: toutes les questions que se posent les femmes: le titre dit tout, non ? Martin Winckler retrace la vie des femmes en expliquant comment fonctionne leur corps lors des différentes étapes de la vie. Il parle des règles, des relations sexuelles, de grossesse mais aussi du non-désir d’enfants, de ménopause… Il revient sur la relation entre le soignant et le patient, mettant le doigt sur les violences médicales et surtout, il casse bon nombre de clichés et d’idées reçues. A vrai dire, j’aurais aimé que ce livre existe déjà quand j’avais 11-12 ans, quand j’ai eu mes premières règles et que ma mère a expliqué certaines choses, mais pas énormément. Je n’aurais pas souffert si longtemps des maux de ventre. Au cours de ma vie, j’aurais appris à rétorquer à ma gynécologue, ou j’aurais compris certaines choses concernant mes relations sexuelles, et aujourd’hui encore, j’ai appris de nombreuses choses. Pour moi, c’est un livre essentiel, très terre à terre quelque part, mais en même temps basé sur des études sérieuses qui sont mentionnées à chaque chapitre. Lisez-le et offrez-le !

Short diary of the week (365)

Lundi: une difficile journée au point de vue des émotions: mon papa était né un 2 novembre – jour des morts – et cette date est plus significative pour moi que le 1er, commencer un texte, appeler la banque par rapport aux comptes de mon papa, m’entendre dire qu’il manque une signature – sauf que personne ne m’a prévenue, le début d’un crise de vertiges et de maux de tête, et puis voir la pluie tomber alors que je voulais aller à pied au cimetière, j’irai finalement en voiture, des larmes mais des larmes nécessaires qui permettent d’avancer, la suite et la fin du film: Another Happy Day de Sam Levinson (2011) – une féroce chronique familiale

Mardi: des insomnies – stress à cause du boulot ou manque de magnésium ?, corriger des textes, trier des disques, une visoconférence, rentrer quelques plantes, le gros coup de pompe, un documentaire sur les trains au Vietnam

Mercredi: une bien meilleure nuit, m’attaquer à ce nouveau texte et me rendre compte que je ne dirai pas grand-chose avec cette limite de signes, et puis me sentir oppressée, avec le retour des maux de tête, tenter de soigner ça en allant me promener, mais c’est pire après, ne plus rien faire de bien, angoisser à l’idée de devoir aller seule aux urgences (ça n’a jamais été nécessaire – mon cerveau a juste déraillé complètement), une tentative de yoga

Jeudi: une mauvaise nuit évidemment, mais ne pas réussir à rattraper le sommeil perdu le matin, j’imagine que tout ça est en fait causé par un stress auto-imposé concernant le boulot, le but du jour: terminer les trucs en cours à mon aise, de la lecture, tout et n’importe quoi à la tv

Vendredi: pas mieux, j’espère que ma semaine de congé va arranger tout ça, des mails, des publications, un courte sortie pour acheter la revue America et des livres, encore une soirée tv avec de tout et n’importe quoi – on voit que je suis fatiguée

Samedi: youhou – une semaine de congés !, me remettre à la couture après un mois d’interruption, rien de très original mais une robe qui fonctionne bien avec un joli tissu, ramasser les feuilles, ranger les loupiotes d’été, de la lecture, le soulagement, Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin, 2011)

Dimanche: de la couture, sortir pour une promenade mais changer mes plans à la dernière minute (je soupçonne déjà ce qui va suivre): ce sera dans le quartier dans des rues que je ne connais pas, de nouveaux maux de tête me forcent à rentrer au plus vite, me coucher, et puis me traîner le reste de l’après-midi, ma voisine me disait que j’avais sans doute trop de tension et elle me prête un appareil pour la mesure, ce n’est pas du tout le cas: ma tension est normale – ce qui fait redescendre un peu mes inquiétudes, du scan de dias, de la lecture, le début d’un film mais ces maux de tête m’ont épuisée