Drinking French & Easy Tiki

ou deux livres de cocktails en un billet. Le premier, Drinking French: The Iconic Cocktails, Apéritifs, and Café Traditions of France, with 160 Recipes a été écrit par David Lebovitz, un chef américain installé à Paris. Il décrit la tradition française des cafés et parle des divers alcools locaux, de la suze au picon. Il propose une collection de recettes, la plupart assez simples et des préparations diverses comme ce shrub aux mûres que je me suis empressée de préparer vu l’abondance de ma récolte cette années.

Le second, Easy Tiki, a été écrit par Chloe Frechette qui travaille notamment pour le magazine web Punch. Elle raconte l’histoire du tiki et rassemble dans le livre des recettes crées par des barmans américains, contenant au maximum six ingrédients, alors que le tiki classique est connu pour son abondance d’éléments, allant souvent jusqu’à dix. J’en ai testé sept ou huit qui sont pour la plupart réussies, à part une ou deux exceptions moins équilibrées à mon goût. C’est un livre très pratique quand on veut aller un peu plus vite et les recettes sont actuelles.

Pour les deux livres:

The Spring in Kamakura dress

Un projet sans prise de tête cousu à la fin du printemps: j’ai en effet repris le modèle réalisé à l’automne pour The Babylon Berlin dress ou une combinaison de modèles de Gretchen Hirsch dans l’Ultimate Dress Book: le surplice bodice, les cap sleeves et cette fois-ci une simple jupe froncée. J’ai acheté le tissu il y a deux ans chez Kawaii Fabric à Hong Kong et il est de la marque japonaise Quilt Gate (il n’est plus disponible). Pour le reste, je n’ai rien de spécial à dire, donc voici les photos (prises en juillet).

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Short diary of the week (356)

Lundi: une mauvaise nuit comme prévu, de nouveau devoir me dépêcher le matin, heureusement le métro est encore relativement peu fréquenté (mais demain ?), revoir des collègues, lire tous les mails en souffrance (il n’y en a pas tant que ça – c’étaient les vacances), le retour du tri de disques, préparer les repas de midi de la semaine, Le goût du riz au thé vert (Yasujiro Ozu, 1952)

Mardi: une réunion de rentrée, beaucoup d’aller-retours pour organiser de nouvelles choses, commencer la série Betty, et aussi la série Arte sur la Prohibition

Mercredi: tenter d’organiser un plan de travail pour un feuilleton, et puis parler de plein d’autres choses aussi, trier des disques, rentrer bien fatiguée, cuisiner des pieuvres en saucisses knacki, commencer le second épisode de Prohibition mais m’endormir lamentablement

Jeudi: moins de stress ce matin – c’est télétravail !, avancer sur des textes laissés en souffrance fin juillet, avancer dans le tri des disques, de la lecture, de l’impatience concernant la livraison d’un livre (non, ce ne sera pas encore pour aujourd’hui), la suite de Prohibition

Vendredi: me réveiller très tôt et donc commencer à travailler très tôt, un rendez-vous chez la dermatologue expédié en quelques minutes mais je ne dois absolument pas m’inquiéter pour cette petite bosse qui m’inquiétait (un fibrome donc) et le reste de ma peau se porte très bien, la suite de Prohibition – avec un endormissement intempestif en plein milieu mais j’ai repris par la suite

Samedi: une humeur un peu comme la météo: grise et fraîche, ne pas préparer de voyage me manque vraiment, du nettoyage et du rangement, et des lessives, de la couture – tenter de coudre une toile pour ce patron des années 1950, tondre la pelouse, de la lecture, une fois de plus m’endormir devant la tv – j’avoue que cette fois-ci cela m’a vraiment frustrée

Dimanche: me cogner rudement au coude, acheter plein de bulbes de printemps et quelques plantes (et faire plaisir à ma voisine en lui proposant de m’accompagner), planter les clématites, recevoir plein de mini-piments très piquants, lire, me cogner rudement à la tête, cuisiner, cuisiner aussi pour les repas de midi de la semaine, commencer par curiosité le film Days de Tsai Ming-Liang, le regarder en très accéléré – c’était en effet un film trop exigeant pour moi – entièrement muet et avec de longs plans fixes, Betty – y trouver une certaine sérénité, Kodoku no gurume

Un océan de pavots

[Un roman lu dans le cadre de « La littérature indienne à l’honneur », organisé par Eva, Patrice et Goran, challenge qui m’a permis de lire quelques livres présents sur ma PAL depuis un certain temps.]

Amitav Ghosh, Un océan de pavots: premier volume d’une trilogie, ce roman raconte en premier lieu l’histoire d’un navire qui, après avoir été utilisé pour le transport d’esclaves, reprend du service dans la marine marchande. Parti de Baltimore aux Etats-Unis, et passant par l’île Maurice, il arrive dans la région de Calcutta où se déroule l’essentiel de l’intrigue du roman. L’auteur nous présente une palette très variée de personnages, de Deeti, une jeune paysanne ruinée après le décès de son mari, à Paulette, une jeune Française orpheline et recueillie par des notables anglais, en passant par un raja accusé de faux en écriture, et bien d’autres encore. Chacun de ces personnages se retrouvera d’une manière ou d’une autre sur le navire qui doit repartir vers l’île Maurice.

Les descriptions sont détaillées mais jamais ennuyeuses; l’auteur a l’art d’insuffler un certain rythme et donne envie au lecteur de connaître la suite de l’histoire. J’ai lu ce roman en français, ce qui a ôté une partie de la saveur du langage: Ghosh a en effet utilisé dans la version originale les divers dialectes anglais des marins ou des Indiens qui passent difficilement à la traduction. Il a également fait de très nombreuses recherches historiques sur les origines de ses personnages et cela se ressent (mais sans aucune lourdeur) (tout comme dans The glass palace que j’avais beaucoup aimé). C’est un portrait détaillé de l’Inde des années 1830-40, à la veille de la première guerre de l’opium (1839-42). Les deux romans suivants semblent d’ailleurs se dérouler en Chine. Je me suis empressée de les commander mais je n’ai pas encore entamé le second – il s’agit en effet de beaux pavés !

Sous les lunes de Jupiter

[Un roman lu dans le cadre de « La littérature indienne à l’honneur », organisé par Eva, Patrice et Goran, challenge qui m’a permis de lire quelques livres présents sur ma PAL depuis un certain temps.]

Anuradha Roy, Sous les lunes de Jupiter: adoptée par une famille norvégienne, Nomi est aujourd’hui adulte. Elle revient pour la première fois en Inde, dans une station balnéaire de la baie du Bengale où elle tente de rassembler ses souvenirs. C’était a priori une histoire qui pouvait me plaire, mais cela n’a pas été le cas. Nomi n’est qu’un des personnages parmi d’autres et son histoire est entrecoupée de passages qui m’ont fortement ennuyée, comme celui décrivant ce guide un peu paumé ou cet homme qui a été largué par sa femme suite à des violences conjugales. Nomi, elle, a vécu une enfance malheureuse, recueillie par un gourou un peu spécial (ces passages sont d’ailleurs d’une violence extrême). Les seuls personnages un peu attachants sont les trois vieilles dames qui sont là en touristes.

J’ai failli interrompre ma lecture, mais j’étais déjà à la moitié et j’ai continué parce que la lecture était rapide. Mon avis n’a pas changé après avoir lu les dernières lignes et j’ai été très déçue de ce roman, de son manque de profondeur et de son style très banal.

Serving crazy with curry

[Un roman lu dans le cadre de « La littérature indienne à l’honneur », organisé par Eva, Patrice et Goran, challenge qui m’a permis de lire quelques livres présents sur ma PAL depuis un certain temps.]

Amulya Malladi, Serving crazy with curry: Devi, jeune femme indienne émancipée, vivant aux Etats-Unis et ayant tout juste perdu son travail à la Silicon Valley, décide d’en finir. Elle organise minutieusement son suicide mais c’est sans compter sa mère qui la découvre à temps. Elle est obligée de retourner vivre chez ses parents mais ne parle plus. Par contre, elle se met à cuisiner. Ce roman est un genre de vaudeville dans une famille indienne, décrivant diverses personnalités assez marquées: le père ne dit pas grand chose, la mère se mêle de tout et veut que ses filles soient heureuses en mariage, la grand-mère est quelque part la sage de la famille (mais elle a ses propres failles), la sœur de Devi a épousé l’homme « parfait » suite à un mariage arrangé… Les points de vue varient au cours du roman, et les histoires s’entrecroisent, faisant un portrait d’une famille indo-américaine partagée entre les traditions et la modernité. C’est une lecture facile, mais il y a quelques longueurs, et ça manque malgré tout d’un peu d’épices et de piment. Et surtout de recettes de cuisine !

Bilan culturel – août 2020

Romans, récits de voyage

  • Liane Moriarty, Un peu, beaucoup, à la folie – 3/5
  • Amitav Ghosh, Un océan de pavots – 4/5
  • Cédric Gras, Saisons du voyage – 4/5

Histoire et non-fiction

  • Yaro Abe & Nami Iijima, Le livre de cuisine de la cantine de minuit – 5/5
  • David Van Reybrouck, Congo. Une histoire – 5/5
  • Muriel Gilbert, Au bonheur des fautes: confession d’une dompteuse de mots – 4/5
  • Caroline Eden, Black Sea: dispatches and recipes, through darkness and light – 4/5

Bandes-dessinées

  • Yaro Abe, La cantine de minuit 1 – 5/5
  • Yaro Abe, La cantine de minuit 2 – 5/5

Séries tv

  • Little fires everywhere – 4/5

Films

  • Vivre, Akira Kurosawa (1952) – 2/5
  • La vie d’O Haru femme galante, Kenji Mizoguchi (1952) – 4/5
  • A distant trumpet, Raoul Walsh (1964) – 3/5
  • Le goût du riz au thé vert, Yasujiro Ozu (1952) – 4/5

Documentaires

Concerts

  • Napoli-Mechelen, Clint Van Der Linde & Les Muffatti

Couture

  • une robe noire, cousue pendant la canicule, pour l’enterrement de mon papa – patron Butterick B5032