Le mur invisible

Marlen Haushofer, Le mur invisible: cela faisait quelques années que je voyait apparaître ce roman sur divers blogs, avec chaque fois des appréciations très positives. Et puis Kleo l’a lu, et nous en avons discuté. Elle a attisé encore plus ma curiosité, mais en plein début de confinement, je ne me voyais pas lire ce livre. Et puis, j’en ai discuté avec une autre amie et elle m’a proposé de le prêter. Je l’ai dévoré en quelques jours.

Une femme d’une quarantaine d’années retrouve des amis dans un chalet de montagne. Ces derniers partent au village pour des courses mais tardent à revenir. L’héroïne va se coucher. Le lendemain, ils ne sont toujours pas rentrés et la femme part à leur recherche. Elle se rend qu’il y a eu une catastrophe: un mur invisible l’entoure, la coupant du monde extérieur où toute vie humaine et animale a été pétrifiée. Très vite, elle se rend compte qu’elle est seule et prend les choses en main, entourée d’une vache, d’un chien et d’un chat. Elle se crée une nouvelle vie, rythmée par le cycle des saisons.

Ce roman décrit comment une femme vit dans la solitude, avec ses joies et ses peurs, mais surtout il montre la résilience, la force et les capacités d’adaptation à un nouveau monde dont elle ne connaît rien. C’est très prenant comme histoire, très inspirant, et je me suis parfois reconnue dans l’héroïne, dans cette capacité d’organiser ma vie sans apport extérieur (surtout pendant le confinement). Mais j’avoue qu’après toutes les critiques positives de ce roman, mes attentes étaient sans doute trop élevées. J’ai beaucoup aimé cette lecture, j’ai d’ailleurs dévoré le livre mais il me reste au final une minuscule déception liée à mes attentes trop grandes. Dans le même style, je préfère Dans la forêt de Jean Hegland, qui m’aura bien plus marquée.