1349

Joren Vermeersch, 1349. Hoe de Zwarte Dood Vlaanderen en Europa veranderde: mon intérêt pour l’histoire de la Peste Noire n’est pas nouveau, j’avais déjà lu un épais ouvrage racontant son déferlement dans toute l’Europe mais j’étais restée sur ma faim concernant le niveau régional, celui de la Belgique. Avec cet ouvrage de Joren Vermeersch, à la base un mémoire de fin d’études, j’ai pu lire une approche vraiment locale, centrée sur Gand et Bruges essentiellement. L’historien explique que le manque de sources a poussé ses prédécesseurs à affirmer que la Flandre n’avait que peu souffert de l’épidémie. Or, après de nombreuses recherches et l’analyse de sources écrites oubliées auparavant, il arrive à la conclusion que la région a connu un taux de mortalité probablement similaire à celui des régions limitrophes. Il préfère cependant ne pas mettre de chiffre précis.

La seconde partie du livre s’attache aux conséquences économiques et sociales, comment la peste a complètement changé le monde des travailleurs. Il casse de nombreuses idées reçues et décrit le fonctionnement des guildes, tout particulièrement celles liées au textile. L’ouvrage est assez court, mais je l’ai trouvé passionnant, bien écrit et très accessible, même en néerlandais (seuls quelques mots très spécifiques m’ont posé problème). J’aurais par contre aimé que l’auteur retranscrive les citations en langue contemporaine (à la longue, je les sautais, tout simplement). A part cette remarque très accessoire, j’ai beaucoup apprécié ce livre.

Lincoln’s dreams

Connie Willis, Lincoln’s dreams: ceci était probablement un des derniers romans de Connie Willis que je n’avais pas lu et il traînait sur ma PAL depuis des lustres; c’est le premier qu’elle a publié. Jeff Johnston fait des recherches historiques pour un auteur qui écrit des romans sur la Guerre de Sécession américaine. Un soir, il rencontre Annie, une jeune femme troublée par ses rêves: elle revit en effet des scènes de cette même guerre. Jeff veut la protéger et la soigner, et l’emmène dans ses recherches historiques. Mais cela provoque des rêves encore plus intenses.

J’ai retrouvé le style trépidant de Connie Wilis, avec ses répétitions de scènes, notamment celles avec un chat. Mais je me suis aussi bien ennuyée: je ne connais pas grand chose à la Guerre de Sécession (à part ce que j’ai vu dans Autant en emporte le vent) et l’auteur rentre dans les détails de nombreuses batailles et parle des personnalités de divers généraux (et de leurs chevaux). Heureusement, ce roman n’est pas trop long mais il est clair que je préfère des écrits plus récents, sur des sujets historiques que je connais mieux. D’ailleurs, je pense que mon intérêt pour le Moyen-Age et la peste est né avec la lecture de Doomsday book, Le grand livre.