The confessions of Frannie Langton

Sara Collins, The confessions of Frannie Langton: dans les années 1820, Frannie Langton, ancienne esclave et servante, est accusée du double meurtre de ses employeurs mais elle ne se souvient de rien. Elle écrit son histoire en prison, racontant sa vie en Jamaïque comme esclave mais aussi assistante d’un scientifique féru de phrénologie, prêt à toutes les expériences pour prouver que les Africains sont des êtres inférieurs. Elle l’accompagne ensuite à Londres, où il l’abandonne chez des connaissances, George et Marguerite Benham. Elle y devient la servante attitrée de Marguerite, une femme qui soigne ses états d’âme avec des quantités de plus en plus grandes de laudanum. Et puis, un jour, elle se réveille couverte de sang.

Sara Collins écrit un récit foisonnant, décrivant la Jamaïque des colons et des esclaves, la vie de la bonne société londonienne, l’attrait de sciences nouvelles, la place des Noirs en Grande-Bretagne, et j’en passe. Je pensais que je serais passionnée par tout cela mais j’ai trouvé le temps un peu long. On sait dès le départ que Frannie est accusée de meurtre mais le récit de son histoire en Jamaïque prend un bon tiers du livre et n’apporte pas énormément d’éléments qui pourraient l’inculper ou la disculper. Heureusement, l’écriture s’accélère un peu dans les 50 dernières pages. Malgré ces longueurs, ce roman fait un portrait très détaillé d’une jeune femme africaine dont l’intelligence est niée par une société persuadée de sa supériorité.