Les menus de la semaine (V)

Vendredi midi: des sushis du supermarché / Vendredi soir: truite saumonée à l’aneth, champignons, poivron et courgette sautée, purée de pommes de terre

Samedi midi: pain, fromage et jambon / Samedi soir: scampis grillés, salade de mangue, avocat, carotte, coriandre

Dimanche midi: pain et fromage / Dimanche soir: “Four-spice pork kebabs with peppers” du livre Island Kitchen: Recipes from Mauritius and the Indian Ocean de Selina Periampillai accompagné d’une salade de carottes râpées et tomates qui mélange plusieurs recettes et ce que j’avais à la maison (carottes, tomates, oignon rouge, coriandre, noix de coco râpée, katsuobushi – juste quelques copeaux pour donner un goût de poisson, inspiré par une recette du Sri Lanka qui utilise du poisson séché -, piment rouge, jus de citron vert, huile d’olive, poivre, sel)

Lundi midi: saumon fumé, avocat, le reste de la salade de carottes / Lundi soir: le reste des brochettes de porc et une salade carottes, tomates, mâche

Mardi midi: « Crushed puy lentils with tahini and cumin » du livre Plenty more de Yottam Ottolenghi (sans tahini parce que je n’en avais plus – je pensais le contraire – et pas très écrasé parce que le presse-purée était à ce moment dans le lave-vaisselle en cours de lavage / Mardi soir: steak, salade de tomates cerise, concombre et mâche, frites

Mercredi midi: la même chose qu’hier / Mercredi soir: carottes, champignons et oignons sautés, avec de l’aneth et un œuf, et pommes de terre au romarin, au four

Jeudi midi: la même chose qu’hier et avant-hier / Jeudi soir: resto

Short diary of the week (330)

Lundi: la fatigue du début de semaine, tout ce monde qui cause et s’agite dans le couloir – j’ai du mal aujourd’hui – en fait il y a plusieurs personnes qui viennent de s’ajouter, le sujet de la semaine: l’Asie centrale, et puis passer à l’Allemagne, commencer à m’inquiéter pour le rendez-vous médical de vendredi – j’ai le même âge que ma maman quand on lui a diagnostiqué son premier cancer, préparer une quiche, Doctor Who, avoir envie de parler à quelqu’un de mes inquiétudes – et d’autres choses – mais ne pas trop savoir à qui, de la lecture

Mardi: une très mauvaise nuit – pas vraiment une insomnie mais du sommeil trop léger entrecoupé de micro-réveils, des maux de tête, d’humeur plutôt triste, avancer sur les divers projets, quelques courses utilitaires (matériel de couture et produits de beauté), Call the midwife, de la lecture

Mercredi: une nuit vaguement meilleure mais toujours aussi fatiguée au réveil, et avec de légères nausées, une longue discussion intéressante sur les manières de travailler, attendre avec impatience une réponse à un mail, une réponse qui n’est pas celle que j’espérais au final, commencer This is us, comme je me sens toute tendue je fais une séance de yoga de relaxation

Jeudi: le travail comme d’habitude, un nouvel échange de mail qui est déjà plus intéressant, un épisode de Succession, cette impression de plus en plus grande d’être totalement invisible

Vendredi: le métro qui se traîne, deux rendez-vous médicaux – tout va bien du côté des seins et pas de signe de ménopause, une heure pour retourner au travail à cause d’un rail cassé qui interrompt le métro entre Schuman et Mérode, une grosse fatigue qui génère évidemment une grosse déprime, Lola versus – une comédie romantique dans laquelle je ne me reconnais pas du tout

Samedi: aller chez mon papa, le trouver dans le couloir tout à fait confus et ne sachant pas où est sa chambre, le voir chaque semaine de plus en plus diminué me fait mal, goûter du vin au supermarché tout en parlant avec le responsable du rayon, de la couture ou comment j’apprends à coudre du passepoil grâce à youtube, de la lecture, du jeu, le début d’un long film

Dimanche: la tempête pour le troisième dimanche de suite, du rangement, du tri de photos, de la couture – fière de mon passepoil – mais ça prend du temps, de la lecture, du jeu, de la cuisine, la fin de Chien enragé (Akira Kurosawa, 1949) – je ne suis pas trop fan de ce maniérisme extrême mais c’est un bon film malgré tout

Les menus de la semaine (IV)

Une semaine avec très peu de variations, ce qui est le souci quand je cuisine une trop grosse quantité pour moi seule. J’aurais pu surgeler mais je trouve que ce genre de plat ne s’y prête pas trop.

Vendredi midi: des sushis du Delhaize / Vendredi soir: crevettes et avocat

Samedi midi: pain et fromage / Samedi soir: brochettes d’agneau, salade de tomates, concombres et poivrons, chips de pommes de terre à l’airfryer

Dimanche midi: pain au fromage et jambon / Dimanche soir: pintade au fenouil, olives et oranges sanguines, pommes de terre au four (à la base je comptais préparer une recette de Jamie Oliver mais je n’avais pas vu qu’il fallait mariner la pintade – j’ai donc adapté et opté pour une cuisson mijotée plutôt qu’au four, et avec du vin blanc plutôt que du gin)

Lundi midi: sandwich (acheté) / Lundi soir: la même chose qu’hier (et trop manger – je pense qu’il y a en fait 4 portions et non 3 – c’est le souci de ce genre de plat)

Mardi midi: une quiche champignons – artichauts à l’huile / Mardi soir: la même chose qu’hier et avant-hier

Mercredi midi: la même chose qu’hier / Mercredi soir: la même chose qu’hier et avant-hier et avant avant-hier (c’était un peu lassant au quatrième jour)

Jeudi midi: la même chose qu’hier et avant-hier / Jeudi soir: spaghetti bolognaise avec sauce maison du surgélateur

Angel of light

Joyce Carol Oates, Angel of light: ce roman raconte l’histoire de la famille Halleck. Maurice Halleck, le père, s’est suicidé après avoir été impliqué dans une affaire d’état. Isabel, sa femme, a toujours été très proche du meilleur ami de Maurice, Nick Martens. Les deux enfants – presque adultes, Owen et Kirsten, n’arrivent pas à croire que leur père s’est suicidé et veulent se venger. Joyce Carol Oates décrit une famille dysfonctionnelle, elle souligne les traits extrêmes des enfants, à tel point qu’ils en deviennent détestables, et elle utilise des flashbacks pour raconter le passé de Maurice, Isabel et Nick.

J’ai mis beaucoup de temps à continuer mon challenge JCO, un an et demi, parce que j’appréhendais la lecture de ce roman. Il n’a jamais été réédité et sa cote est très moyenne sur goodreads. Le résumé mettait l’accent sur une affaire politique, dans les rouages du gouvernement à Washington mais au final, il s’agit surtout d’une saga familiale. Ma lecture a été difficile par moments – Joyce Carol Oates est toujours la spécialiste du flot de conscience – mais j’ai eu aussi des moments plus positifs: les flashbacks sont passionnants parce qu’ils font avancer l’histoire. Par contre, le récit des deux enfants est pénible, parce que comme je le disais plus haut, ils sont vraiment détestables. Ce qui était sans doute voulu mais qui n’est pas toujours agréable à lire. Bref, un avis mitigé mais pas la catastrophe à laquelle je m’attendais.

Les deux livres suivants sur la liste font partie des « romans gothiques », j’imagine que cela relancera mon challenge. Et je pense que je commence tout doucement à dépasser la période des romans pénibles, où le flot de conscience était plus important que l’histoire.

Short diary of the week (329)

Lundi: de longues insomnies, heureusement je suis en congé aujourd’hui, découper un nouveau patron que je modifie tout de suite – encore un frankenpattern, trier des photos, installer ce nouvel ordinateur et caler complètement sur le mot de passe du wifi, après recherches il avait été modifié par mon fournisseur d’accès sans que je sois prévenue (ou je n’ai pas fait attention), jouer, préparer un plat pour les repas de midi de la semaine, Doctor Who, Call the midwife, sursauter à cause d’un éclair soudain et de coups de tonnerre très proches, m’inquiéter de l’orage et de la pluie

Mardi: me sentir encore bien fatiguée ce matin, commencer une playlist, une réunion, des courses sans résultat, la fin de The unforgiven (John Huston, 1960) – un film raté censé dénoncer le racisme mais qui s’enfonce complètement à la fin

Mercredi: la suite de la playlist, le début d’un autre projet (qui me donne évidemment envie de retourner en Asie centrale), la recherche de clips d’hommes sapins, une envie d’un plat de type donburi / bibimbap mais sans suivre de recette, tenter de retrouver à quel épisode j’avais arrêté mon visionnage de Buffy, laisser tomber et commencer un livre

Jeudi: malgré une bonne nuit une grosse fatigue, avoir du mal à m’y mettre, maux de tête et vertiges – le début d’une forte crise ?, avoir du mal à travailler, heureusement ça n’empire pas l’après-midi, par contre voilà les courbatures, de la comfort food, commencer la série Succession, de la lecture

Vendredi: avancer sur un projet, les trucs du vendredi, partir plus tôt pour un dernier atelier de photo décomplexée autour d’un cocktail, du coup on a photographié le gin tonic, et après on a fait des coeurs en lumière dans la noir, ne pas réussir à me réchauffer, Angel, de la lecture

Samedi: chercher des recettes à préparer, aller porter tous les vêtements qui restaient de la troc party, aller chez mon papa, faire les courses et parler un moment avec le responsable du rayon vins, tailler des arbustes, me battre avec un bambou qui prolifère un peu trop, de la lecture, du jeu, m’endormir lamentablement devant un film à 20h30

Dimanche: dimanche c’est tempête, du rangement, de la couture: passer une heure à découper les diverses pièces d’un chemisier, de tri de photos, de la lecture, du jeu, de la cuisine, la fin du film: le très beau Printemps tardif de Yasujiro Ozu (1949)

Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais

Joranne, Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais: Joranne est passionnée par le Japon depuis longtemps – par contre, j’ai mis beaucoup de temps à la suivre, notamment sur Instagram. J’ai très vite été happée par ce qu’elle y montrait, ses aventures dans des temples ou des villages mais aussi la conception de son livre. C’était donc évident que j’allais l’acheter. J’ai appris plein de choses sur divers objets liés aux temples ou de la vie quotidienne et cela m’a donné envie de m’y intéresser de plus près lors d’un prochain voyage. J’ai aimé l’approche souvent très drôle des descriptions et les jolis dessins qui alternent avec des photos. Un livre à lire avant de partir là-bas !

Les menus de la semaine (III)

Vendredi midi: une salade Foodmaker du salad bar du Delhaize / Vendredi soir: sashimi de saumon et guacamole

Samedi midi: pain et fromage / Samedi soir: côtes d’agneau grillées, aubergine et tomates sautées

Dimanche midi: pain et soupe tomate (achetée) / Dimanche soir: magret de canard avec une sauce yuzu/calamondin, pak choi sautés à la sauce soja et au calamondin, croquettes pomme de pin

Lundi midi: croque-madame à la poêle / Lundi soir: la même chose qu’hier

Mardi midi: « Honey roast butternut squash salad with chickpeas, goat’s cheese & rocket » du livre The quick roasting tin de Rukmini Iyer / Mardi soir: escalope de porc grillée, purée de brocoli (vieux et jaunissant), pommes de terre grenaille

Mercredi midi: comme hier / Mercredi soir: un bol de riz avec des légumes (poivrons, champignons, petits pois) et des œufs mollets (j’aurais pu dire « onsen »), agrémenté de sauce soja et d’oignons de printemps

Jeudi midi: comme hier et avant-hier / Jeudi soir: spaghetti bolognaise (avec de la sauce maison surgelée préparée ce weekend)

Short diary of the week (328)

Lundi: une nuit très moyenne (même sans avoir bu de vin), du travail entrecoupé de coupures d’électricité, clôturer une première partie d’encodage, préparer à manger pour les repas de midi de la semaine, Doctor Who, Sex Education, beaucoup de stress et ne pas réussir à m’endormir

Mardi: une nuit très agitée donc, sortir sous la pluie glaçante, l’enregistrement de cette émission radio, clôturer donc ce projet, plus qu’un à terminer et je peux enfin passer à autre chose et reprendre un rythme plus normal, complètement vidée, avoir du mal à travailler, envie de comfort food, Call the midwife, un début de mal à la gorge

Mercredi: comme souvent ces dernières semaines je n’ai plus de début de rhume en me levant, mais encore bien fatiguée des derniers jours, avoir du mal à m’y mettre, le retour des maux de gorge, partir plus tôt pour faire une course en ville, complètement indécise pour le repas du soir, sauvée par une story de l’auteur d’un livre de cuisine, deux épisodes de Sex Education

Jeudi: le rhume est toujours en embuscade, terminer un projet – le dernier de tous ceux qui ont encombré mon mois de janvier, une récréation en faisant un boulot pas du tout urgent, Sex Education, terminer le roman en cours

Vendredi: un rêve bizarre qui provoque un réveil précoce, la tâche du matin, le retour des trucs du vendredi, cette fatigue !, hésiter pour le menu du soir, la fin de Sex Education – j’ai adoré !

Samedi: une longue liste de choses à faire, aller chez mon papa qui me dit qu’il va de moins en moins bien, je l’avais remarqué aussi et ça me rend triste, les courses, le grand rangement du salon, de la lecture, préparer une sauce spaghetti à surgeler, du jeu, le film du samedi soir: Flamme de mon amour de Kenji Mizoguchi

Dimanche: réveillée bien trop tôt, un superbe lever de soleil, la suite du rangement, une troc party qui permet plein d’échanges et de conversations mais elle est un peu écourtée par la tempête, le début d’un film, ce vent qui m’angoisse

Les menus de la semaine (II)

Cette semaine, il y a de nombreuses répétitions, surtout dans les salades. Et je n’ai vraiment pas fait attention aux légumes de saison, j’essaierai de faire mieux la semaine prochaine.

Vendredi midi: des sushis du supermarché / Vendredi soir: filets de sole, purée, salade de concombres et tomates cerise

Samedi midi: pain et fromage / Samedi soir: boulettes aux olives et basilic, salade de concombres et tomates cerise

Dimanche midi: pain et fromage / Dimanche soir: cuisse de canard à l’orange, salade ananas, concombre, edamame (la première fois que j’en achetais) et roquette (un grand paquet qui devrait tenir la semaine)

Lundi midi: le reste des boulettes de samedi, salade de concombre, tomates et roquette / Lundi soir: le reste du canard avec des courgettes et edamame au basilic

Mardi midi: « Roasted halloumi with aubergine, tomatoes and pine nuts » du livre The quick roasting tin de Rukmini Iyer / Mardi soir: des fusilli jambon petits pois fromage

Mercredi midi: comme hier / Mercredi soir: « Spicy egg salad » et « Green olive salad » du livre Istanbul & beyond de Robyn Eckhardt, avec une salade et du canard fumé qui traînait dans le frigo

Jeudi midi: comme hier et avant-hier / Jeudi soir: spaghetti bolognaise (avec de la sauce maison surgelée)

Les patriotes

Sana Krasikov, Les patriotes: Années 1930 – Florence Fein, jeune femme juive américaine de 24 ans, ne se sent pas heureuse à Brooklyn. Elle part en Russie, rêvant d’une vie meilleure, plus égalitaire, mais elle veut également retrouver le beau Russe qu’elle avait rencontré aux Etats-Unis. Elle déchantera très vite. Parallèlement, le roman suit Julian, son fils, qui est envoyé en mission commerciale dans la Russie de Poutine. Les deux histoires s’entrelacent, mais sans emmêler le lecteur: chaque chapitre est marqué d’un cachet de passeport indiquant le lieu et la date.

Je me suis lancée dans ce roman souhaitant en apprendre plus sur l’histoire de l’URSS, et c’est ce que j’y ai trouvé: Florence vit le communisme des années 30, puis la guerre et le goulag, la persécution des Juifs, l’abandon des Américains en plein terreur stalinienne… et Julian donne une image de la Russie actuelle, corrompue, basée sur les richesses des uns et la pauvreté des autres. Tout ceci était intéressant mais Sana Krasikov tire son roman en longueur et aurait pu écourter ce livre de nombreuses pages, les déboires de Julian n’étant pas extrêmement passionnants et la vie quotidienne de Florence fort répétitive.