The longest night

Andria Williams, The longest night: 1959. Nat et Paul Collier s’installent à Idaho Falls, avec leurs deux petites filles. Paul a été envoyé là par l’armée pour travailler sur le site d’un réacteur nucléaire. Il rejoint son équipe et découvre rapidement que son supérieur cache de nombreuses informations sur les dysfonctionnements du réacteur. Pendant ce temps, Nat tente de s’adapter à sa vie de femme au foyer, s’occupant des enfants mais, empreinte de liberté, elle ne respecte pas toujours les normes très restrictives de l’époque. L’histoire connaît encore des développements par la suite mais je m’attendais à un récit moins linéaire et moins convenu. Ce n’est pas désagréable à lire mais certains éléments sont cousus de fil blanc, dès les premières pages même qui annoncent un “accident”. C’est au final une belle analyse d’un mariage très normal, de ses écueils et de ses petites joies.

Short diary of the week (316)

Lundi: une nuit agitée (je me répète, encore et encore), bien avancer sur mon texte, ces conversations qui font du bien au détour d’un couloir, les maux de tête se pointent, et les nausées en plus (qui pourraient bien être causées par le paracétamol que j’ai pris), aller chercher mon JR Pass à pied – ce qui fait du bien même si c’est le long d’un boulevard fort animé, du shopping: l’idée était de trouver une gourde une valise et un gilet bleu – je suis rentrée avec un pyjama et une paire de bas, préparer une quiche, marcher en chaussettes sur ce que je pensais être une tomate cerise mais c’était une limace – beurk !, deux épisodes de Buffy

Mardi: une réunion tellement plus constructive que celles d’avant, une demande de dernière minute à propos d’un film chinois, le retour des maux de tête, ranger la cuisine, Why women kill, terminer mon roman et m’endormir tôt, pour me réveiller peu de temps après

Mercredi: et continuer par une nuit entrecoupée de réveils, le retour du technicien pour mes taques au gaz avec de nouvelles pièces, continuer un texte, en lire un autre, cette fatigue – évidemment, et des maux de ventre, qui empirent au point où j’ai recours à des médicaments, Angel, Buffy, de la méditation et du yoga

Jeudi: une meilleure nuit mais les maux de ventre n’ont pas complètement disparu, où une mini-formation (souvent demandée, jamais reçue) en traitement d’images m’aurait été bien utile, aller faire quelques photos en préparation de mon futur atelier photo, Why women kill, commencer un nouveau livre et être happée

Vendredi: un voyage virtuel dans les Caraïbes, ranger une série de choses, continuer d’autres choses, revoir ma voisine qui est partie habiter en Suisse, Why women kill, continuer le roman passionnant

Samedi: ce très joli lever de soleil, écrire des brouillons d’articles sur mon blog, aller chez mon papa puis faire les courses, préparer la terrasse pour l’hiver et rentrer les plantes les plus fragiles, de la lecture, Ride lonesome (Butt Boetticher, 1959), cette fatigue qui me tombe dessus

Dimanche: réveillée vraiment tôt avec l’heure d’hiver, ce qui me laisse amplement le temps de traînasser, terminer la robe en cours, terminer mon livre, jouer un moment mais me faire massacrer – il va falloir trouver une autre tactique, cuisiner, Why women kill, du yoga pour me relaxer

Abandoned books (VII)

Lionel Shriver, Big brother: Pandora n’a pas vu son frère depuis quatre ans. Quand celui-ci arrive chez elle, en quête d’un endroit pour vivre un moment, elle est interloquée par sa prise de poids extrême. Surtout qu’elle et son mari ont toujours fait très attention à leur nourriture. A priori, l’histoire pouvait m’intéresser mais dès les premières lignes, j’ai été déçue par le style très plat, inexistant même. J’ai malgré tout continué pour abandonner après un quart du livre: l’histoire n’avançait pas, faisant des détours inutiles et inintéressants.

Paul Theroux, The old Patagonian Express: by train through the Americas: j’avais déjà souffert en lisant le récit se passant en Chine, j’ai abandonné celui-ci après 70 pages. Je n’accroche vraiment pas au style de l’auteur. Il raconte son voyage, mais surtout les rencontres fortuites et j’ai toujours l’impression qu’il a un sentiment de supériorité face à elles, qu’il se moque un peu. Mais je sais aussi que ses livres restent des classiques de la littérature de voyage…

M.O. Walsh, Soleil brisé: Bâton Rouge, Louisiane – un homme adulte raconte cet été de 1989 où sa voisine de 14 ans a été violée. Le sujet me tentait, le fait que cela se passe en Louisiane aussi, mais après 70 pages je m’ennuyais: je n’ai pas accroché au style ni à l’histoire, sans vraiment réussir à mettre le doigt sur ce qui me dérangeait. Sur goodreads, les avis sont très partagés.

Amy Stewart, La fille au revolver: j’avais adoré The drunken botanist mais quand Amy Stewart se met à la fiction (quoique inspirée d’une histoire vraie), ça passe moins bien. Après avoir lu presque la moitié, je m’ennuyais sérieusement – il n’y a pas beaucoup d’action et le style ne compense pas ce manque – et j’ai donc abandonné.

The “It’s always sunny in Sunnydale” dress

Au mois d’août, je me disais qu’il était encore temps de coudre une robe d’été mais que je n’avais plus de temps à perdre. Mon premier choix de tissu s’était porté sur un fin coton aux fleurs hawaïennes mais il demandait une doublure; j’ai donc préféré choisir un tissu un peu moins transparent pour obtenir un résultat plus vite. Il s’agit d’un tissu hawaïen-japonais, acheté chez Tomato à Tokyo (j’en ai acheté cinq ou six différents de la même gamme, en couleurs différentes). (En réalité, le tissu est plus jaune que sur les photos.)

It's always sunny in Sunnydale dress

Comme modèle, j’ai voulu quelque chose de nouveau mais quand même déjà testé en partie et j’ai donc choisi la Night & Day Dress de Charm Patterns, mais sans les manches, pour le haut et la side-pleated skirt de l’Ultimate dress book de Gretchen Hirsch pour le bas. Je n’ai aucun souci de couture mais en la mettant, j’ai constaté un petit souci que je n’avais pas remarqué dans les robes à manches. En fait, sans manches, la partie du haut du buste est un peu grande et j’ai l’impression que les bretelles pourtant larges tombent un peu. Bref, un problème facilement à régler pour une prochaine version: il suffit de retirer un ou deux centimètres aux épaules.

J’ai fait les photos en août mais j’ai beaucoup traîné pour les trier et pour écrire ce billet. Au moins ça fait un peu de soleil en automne ! (et oui, il y a toujours un truc intéressant à regarder sur un des côtés !)

It's always sunny in Sunnydale dress
It's always sunny in Sunnydale dress
It's always sunny in Sunnydale dress
It's always sunny in Sunnydale dress

Short diary of the week (315)

Lundi: me réveiller pile au moment où le réveil sonne, mettre en ligne le projet de la semaine passée, régler des bricoles, préparer ma visite à Paris (pour le boulot), changer de recette pour les plats de midi de la semaine (c’est proche mais plus rapide à cuisiner), Angel, Buffy

Mardi: de vagues maux de tête, trier des disques, une réunion, les maux de tête empirent, cuisiner, Angel, Buffy, préparer mes affaires pour demain

Mercredi: un réveil très matinal, partir quand il fait encore noir, toute cette foule sur le quai du train – le Thalys précédent a été annulé, un voisin de siège très agréable, c’est un peu la course mais j’arrive finalement à peine en retard à mon rendez-vous, une visite guidée personnelle de l’exposition Paris-Londres. Music migrations 1962-1989, retrouver avec plaisir Kleo pour un repas chez Nanashi, découvrir la galerie Perrotin mais se rendre compte avec beaucoup de déception que l’exposition Takashi Murakami n’ouvre qu’à 16h, repartir de mon côté vers l’autre côté de Paris pour voir “Asia Now” – un rassemblement de galeries qui présentent de l’art contemporain asiatique – du bon et surtout beaucoup de moins bon, le crachin s’est transformé en pluie et je suis fatiguée, retour à la maison, Angel, Buffy

Jeudi: encore bien crevée ce matin, des allers-retours, des corrections, où la procrastination pré-écriture bat son plein, commencer quand même, des maux de tête à nouveau, un rendez-vous chez l’ophtalmologue: mes yeux vont très bien, de la comfort food, trop fatiguée pour regarder autre chose que Angel et Buffy, si fatiguée que j’ai à nouveau des idées noires

Vendredi: je crois que j’ai enfin sélectionné un roman que j’ai envie de continuer à chaque page tournée – ça faisait longtemps, mes choix des 4 derniers mois ont en effet été souvent très moyens, du télétravail en attendant le technicien pour réparer mes taques au gaz, il doit remplacer des pièces et revient la semaine prochaine, aller au bureau, je procrastine beaucoup mais quand je commence je suis hyper concentrée et ça avance bien, l’après-midi est par contre souvent interrompue, enfin le weekend !, Why woman kill, Angel

Samedi: une bonne nuit, cette pluie…, préparer ma liste de courses (et donc de recettes à cuisiner), aller chez mon papa, de la couture, de la lecture, jouer un moment, cuisiner le plat du soir et de la sauce bolognaise à surgeler, et préparer la marinade du gibier de demain, après ça la cuisine est évidemment bordélique, Last train from Gun Hill (John Sturges, 1959) – ou le retour du western du weekend

Dimanche: une nuit un peu agitée, la bonne nouvelle du dimanche matin (je vais faire un Osaka Safari), du rangement et du yoga, de la couture, impatiente de finir ma quête dans le jeu, cuisiner, lire un moment pendant que ça mijote, le premier plat de gibier de la saison, El Camino – le film qui clôture Breaking Bad (j’ai beaucoup aimé)

For a pagan song

Jonny Bealby, For a pagan song: en voyageant au Rajasthan avec Wild Frontiers, j’ai appris que le fondateur de l’agence était Jonny Bealby, qu’il avait été musicien rock mais aussi qu’il avait écrit plusieurs récits de voyage. Et j’ai donc eu envie d’en lire un. Mon choix s’est porté sur For a pagan song qui est le récit d’un trek assez incroyable dans les zones tribales d’Afghanistan, juste avant la prise de contrôle du pays par les Talibans. Bealby raconte son désir de vivre les aventures que Kipling conte dans The man who would be king. Dans cette nouvelle, les deux héros partent à découverte du Kafiristan pour y devenir rois.

Dans les années 90, la région était déjà fort troublée et difficilement accessible. Bealby trouve un partenaire, un employé d’une ONG connaissant bien la région et part pour ce trek de plusieurs semaines. C’est une société d’hommes et de clans, et ils sont toujours armés, ce qui causera certaines frayeurs aux voyageurs. A certains moments, ils sont quasiment pris en otage. Mais surtout cette région montagneuse est magnifique et la description des paysages donne envie de la visiter. J’avoue que j’ai été un peu horrifiée des risques pris par Bealby – et heureusement tout s’est bien terminé. Et j’ai aussi souvent pensé, avec un peu de jalousie, que le fait que je sois une femme rendrait ce voyage totalement impossible pour moi. Les femmes sont tout simplement invisibles et sans aucun droit dans cette région, et même une étrangère n’y aurait pas accès. J’ai aimé le récit, mais il m’a aussi fait poser quelques questions.

Short diary of the week (314)

Lundi: des maux de ventre qui passent vite heureusement, du mal à commencer le travail, deux coups de fil: l’assurance n’intervient pas si j’annule mon ticket d’avion, par contre je peux changer les dates de mon ticket (avec frais) voire même faire un rerouting (une piste à explorer), l’arrivée soudaine de ces fichus maux de têtes accompagnés de vertiges, du paracétamol, une accalmie une fois rentrée à la maison, deux épisodes de Buffy

Mardi: travailler un peu mais aussi tenter de créer un circuit de rechange au Japon ou à Taïwan, le retour des maux de tête mais en moins fort, retrouver une amie et discuter de deux futurs projets très enthousiasmants (cela touche à la photo et c’est avec Happy Slow People), un gin tonic chez Marcelle – Débit de Boissons, un repas rapide, la fin de la cinquième saison de Buffy

Mercredi: il est temps de prendre une décision, prendre mon courage à deux mains et appeler le call-center de la Lufthansa pour changer mon ticket, nouvelle destination: Osaka, nouveau circuit: les environs d’Osaka et le nord-est du Kyushu – un circuit déterminé par les disponibilités restantes dans les hôtels (ma première idée était de découvrir Shikoku mais ce n’était plus possible), un repas rapide puis un beau concert de Tanya Tagaq – même s’il m’a un peu laissée sur ma faim

Jeudi: le retour des insomnies dues à l’impossibilité de me réchauffer après une sortie (un syndrome récurrent en automne et hiver), une grosse fatigue donc, l’organisation d’un projet, de la comfort food, deux épisodes d’Angel (début de la saison 3)

Vendredi: l’organisation d’un projet (suite), oui mais non ce genre de demande ne passera pas, vivement la fin de la journée !, deux épisodes de Buffy (début de la saison 6)

Samedi: le samedi matin c’est toujours un peu la course, aller chez mon papa, faire les courses, tondre la pelouse (la dernière fois de la saison), planter des bulbes de tulipes, lire sur le Japon, Angel, Buffy

Dimanche: du soleil – de la pluie – du soleil, de la couture, terminer la plantation des bulbes de printemps, déplacer plusieurs plantes et arbustes – ça fait de l’exercice !, jouer un moment, un osso-bucco maison, Angel, Buffy