Short diary of the week (277)

Lundi: toujours bien malade mais me sentir obligée d’aller travailler à cause des choses prévues, ne pas savoir si je vais arriver au bout de la journée, être prête pour la réunion de 10h, apprendre qu’elle est reportée à 10h30, perdre mon temps, le tournage de deux nouvelles vidéos avec un collègue, ce qui met un peu plus de temps que prévu, j’ai survécu, mais mon état empire pendant la soirée, Call the midwife

Mardi: une mauvaise nuit avec un nez bouché et des frissons, me rendormir immédiatement après le réveil, rester à la maison et déprimer tellement je suis fatiguée, glander toute la journée sans même réussir à dormir un peu, aucun appétit, The little drummer girl

Mercredi: enfin une bonne nuit mais cela n’a pas suffi, je tiens à peine sur mes jambes et j’ai des vertiges, et avec la neige je n’ose pas aller en voiture chez mon médecin habituel, aller donc à pied chez une autre et recevoir le certificat nécessaire pour le travail, juste crevée d’avoir été jusque là, glander dans le canapé, lire un peu, The little drummer girl – une série d’espionnage qui est pas mal – avec quelques beaux spécimens d’architecture brutaliste

Jeudi: faire la grasse matinée et me réveiller toujours aussi fatiguée, mais au moins le rhume se calme tout doucement, dégager la voiture de la neige et faire des courses, pour une fois je n’ai pas commandé mes livres sur amazon mais à la librairie locale – ma patience a été mise à rude épreuve: trois semaines d’attente, du coup j’ai été les chercher à la minute où j’ai reçu le mail me disant qu’ils étaient arrivés, et j’en ai commencé un de suite, cuisiner de la sauce bolognaise en grande quantité mais me rendre compte que mon goût n’est pas encore entièrement revenu, Sex Education – un premier épisode qui me donne envie de binge-watcher la suite, mais je me retiens, No Reservations à Calcutta et Bombay

Vendredi: une bonne nuit mais toujours en manque d’énergie, et ces restes de rhume qui traînent, du tri de photos, un peu de couture, de la lecture, l’impression que le rhume reprend de la vigueur, True Detective, aller dormir très tôt complètement épuisée

Samedi: une longue insomnie, cette semaine à la maison a encore augmenté mon retard dans les tâches à faire au boulot et cela m’angoisse, les affaires de mon papa continuent à m’angoisser aussi, surtout qu’il n’a pas donné de nouvelles cette semaine, une fois chez lui je me suis fâchée mais il minimise la situation et change de suite de sujet, “c’est la faute des commères” dit-il, tenter de passer à autre chose en espérant que le message est passé quand même, terminer la couture d’une robe, du tri de photos, de la lecture, Sex Education, Crazy ex-girlfriend

Dimanche: la météo a tout pour me déprimer, tenter une séance de yoga, me faire un peu mal à l’omoplate, commencer un nouveau projet de couture, terminer le tri des photos du Japon, terminer un livre, un documentaire: After the screaming stops sur les dissensions entre les jumeaux du groupe Bros

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Abandonned books (VI)

Michel-Cosme Bideau, Chaos khmer: toujours attirée par les histoires liées au Cambodge, j’ai acheté ce roman d’un auteur français sans trop réfléchir (ni le feuilleter à l’avance). Pavé de plus de 600 pages, il raconte l’enquête d’un journaliste sur les adoptions frauduleuses à l’époque du coup d’état de Hun Sen, en 1997. Le sujet me tentait; le style m’a complètement rebutée: chaque phrase ou presque comporte au moins deux comparaisons, censées rendre le texte vivant. Sauf que ça fait très prétentieux et j’ai détesté. J’ai abandonné après 50 pages.

Harry Turtledove, Through darkest Europe: dans ce roman, les situations de l’occident et du monde arabe sont inversées: ce dernier connaît une société moderne, à la pointe de la technologie, tandis que le premier est soumis à des luttes internes et du terrorisme lié à du fanatisme religieux. Un point de départ intéressant, sauf qu’il n’y a pas d’histoire et les répétitions sont trop nombreuses.

Lauren Groff, Les furies: à vrai dire, je n’ai pas dépassé 15 pages, très vite énervée par l’exercice de style et les personnages trop grotesques à mon goût (j’ai toujours détesté ça, et même chez Joyce Carol Oates, je souffre quand elle va trop loin dans ce domaine). Je me suis épargné la lecture d’un pavé.

Par le vent pleuré

Ron Rash, Par le vent pleuré: 1967, dans une petite ville des Appalaches. Les frères adolescents Bill et Eugene passent l’été en faisant de petits travaux dans le cabinet de leur grand-père médecin, un homme tyrannique, et se détendent les weekend en allant pêcher à la rivière toute proche. Un jour, ils voient au loin une jolie jeune fille, Ligeia et font sa connaissance. Elle les initie à un monde bien différent, celui du “summer of love”, fait de drogues et de sexe. L’histoire se déroule aussi aujourd’hui, avec la découverte d’ossements ayant appartenu à la jeune femme et les angoisses d’Eugene qui a sombré dans l’alcoolisme.

Il me fallait un court roman pour terminer mon challenge goodreads (j’ai pris beaucoup de retard à publier mes chroniques) et celui-ci était parfait. J’avais beaucoup aimé Le chant de la Tamassee et ce roman-ci confirme le talent de Ron Rash à raconter des histoires du passé et leur influence sur la vie actuelle des personnages. Par le vent pleuré est un roman très prenant, montrant comment le pouvoir peut générer le mal et comment le passé est inextricablement lié au présent. Je compte bien lire d’autres romans de Ron Rash dans le futur.

Short diary of the week (276)

Lundi: commencer la journée avec nausées courbatures et maux de tête – on voit bien que je n’ai pas envie d’aller travailler, une réunion avec une demi-heure de flou (et donc bien trop longue), beaucoup de frotte-manche très mielleux, si je prends cette décision c’est pour moi, faire un mailing personnalisé, partir plus tôt pour un rendez-vous à la banque, des restes, pester sur le mini mac qui devient vieux et qui rame beaucoup, une mauvaise nouvelle: la mauvaise vue de mon papa est définitive (mais je n’ai pas plus d’explications: il n’a pas écouté le médecin), True Detective – début de la saison 3, Crazy ex-girlfriend

Mardi: “les gens” !, me faire éclabousser par un connard en grosse voiture, un métro bondé, me faire presque écraser sur le passage pour piétons par une seconde voiture qui veut dépasser la première qui s’était gentiment arrêtée pour moi (et non les deux voitures n’étaient pas des BMW ou apparentés – la seconde était petite), finalement au bureau c’est calme en comparaison, réussir à caser ce dernier jour de congé à prendre (ça valait la peine d’aller voir le chef du personnel), enfin pouvoir à nouveau travailler sur le projet de base, et bien avancer, et puis rien de spécial, Call the midwife, Crazy ex-girlfriend – ça y est je suis à jour

Mercredi: d’humeur maussade, me poser des questions sur mon implication, travailler dans mon coin, oh mais cette chouette proposition à laquelle je ne croyais pas pourrait se faire tout frais payés par le partenaire, ah ben en fait non: refus net de ma direction, une déception de plus, encore moins motivée, partir plus tôt pour du shopping, acheter des basiques soldés, un coup de pompe gigantesque: j’ai envie de pleurer tellement je suis fatiguée au milieu du centre commercial, reprendre The little drummer girl, tester la série dont tout le monde parle: Tidying up with Marie Kondo et être trop paresseuse pour me lever et arrêter avant la fin (en un mot: c’est mauvais)

Jeudi: une grosse fatigue et un début de mal de gorge, me faire tremper par la pluie, passer de Bolivie en Syrie, me faire tremper par la pluie-neige, La France est notre patrie (Rithy Panh, 2015) – un documentaire avec uniquement des images d’archives d’Indochine (essentiellement) – un peu ennuyeux à la longue

Vendredi: une mauvaise nuit à cause du mal de gorge, hésiter à aller travailler et puis y aller, des couloirs vides, les trucs du vendredi, et d’autres trucs à terminer, oups ma jupe remonte sous mon manteau, The little drummer girl, me mettre tôt sous la couette pour lire

Samedi: me réveiller en milieu de nuit pour cause de mal de gorge, juste frigorifiée même sous deux couvertures, fatiguée du rhume, de la couture, aller chez mon papa, fatiguée de ses problèmes (j’ai eu une conversation avec l’infirmière en chef et c’était pénible d’entendre tout ça), des courses, m’affaler dans le canapé et ne plus faire grand chose, terminer quand même mon roman, un début de film mais m’endormir devant, aller dormir tôt

Dimanche: le nez bouché et des maux de tête, super fatiguée, c’est nul d’être malade le w-e, un peu de couture, traîner beaucoup, des frissons, de la température, cuisiner le plat qui était prévu même si je n’arrive pas à le goûter convenablement – d’ailleurs je n’ai pas d’appétit, The left handed gun (Arthur Penn, 1958) – on sent que ce film est précurseur d’un mouvement mais je ne suis pas sûre d’aimer ce jeu d’acteur trop maniériste, Crazy ex-girlfriend, batailler contre mon nez qui se bouche

The nasty bits

Anthony Bourdain, The Nasty Bits: Collected Varietal Cuts, Usable Trim, Scraps, and Bones: dans ce recueil, Anthony Bourdain rassemble des textes et articles écrits pour différentes revues et y ajoute quelques inédits. Cela parle de cuisine, de la vie des restaurants, de la production et du tournage de ses émissions, de voyages, de souvenirs mais tout cela reste fort éclaté. J’y ai retrouvé le style de Bourdain, passionné et cru, brutal parfois mais il m’est difficile d’écrire un long texte, sans doute aussi parce que ma lecture s’est étalée sur plusieurs mois. Donc, en quelques mots: intéressant mais je ne le conseille pas comme première lecture.

Funérailles célestes

Xinran, Funérailles célestes: Xinran relate l’histoire de Wen, une femme chinoise à l’apparence très tibétaine qu’elle a rencontré en rue, à Suzhou, et qui, en l’espace de deux jours, lui a raconté sa vie. En 1956, Wen épouse Kejun, un jeune étudiant en médecine comme elle, mais très vite, il doit partir avec l’armée communiste dans les régions reculées du Tibet où il disparaît. Wen part à sa recherche, persuadée qu’il est encore vivant. Elle se perd dans le monde froid et aride des hauts plateaux tibétains mais est recueillie par une famille locale avec qui elle vivra pendant trente ans, ne se rendant pas compte des années qui passent et des changements qui secouent la Chine. Elle devient une femme différente…

Ce récit dévoile une page moins connue de l’histoire de la Chine et de son implication au Tibet, et décrit une vie très différente, celles des nomades des hauts-plateaux. Et contrairement à Baguettes chinoises, Xinran n’utilise pas la forme romanesque, racontant juste ce dont Wen lui a parlé lors d’une longue interview. Et j’ai trouvé cela bien plus intéressant à lire.

Le sympathisant

Viet Thanh Nguyen, Le sympathisant: avril 1975, Saïgon – le héros du livre, capitaine dans l’armée, fuit la ville avec un des derniers avions disponibles. Il aboutit à Los Angeles où il commence une nouvelle vie, tout en continuant son activité d’espion, d’agent double au service des communistes.

Ce livre devait être une lecture commune avec Ingannmic mais je l’ai abandonné après une centaine de pages (à la scène du calamar, pour ceux qui l’ont lu). Normalement, je n’aurais pas publié de billet à son sujet, juste une mention dans “abandonned books” mais je voulais expliquer l’arrêt de ma lecture commune. Le début du roman m’a plu, je me retrouvais dans une histoire que je connaissais, celle de la chute de Saïgon et j’étais curieuse d’en savoir plus. Mais très vite, le personnage principal a commencé à m’énerver. Il me semblait si imbu de sa personne, et ses pensées se déroulaient de page en page, sans interruption, avec des phrases immensément longues. J’ai perdu tout intérêt dans la description du monde qui l’entoure et dans ses souvenirs qui me laissaient de marbre, ou au contraire m’horripilaient. C’est le genre de livre que j’aurais bien jeté de l’autre côté de la pièce, sauf que quand j’ai décidé de l’abandonner, j’étais dans le métro et je me voyais mal lancer mon e-book à travers la rame !

Une grande déception donc, car j’attendais bien plus de ce livre que beaucoup de monde a aimé. Mais il est bien possible que je soit passée totalement à côté du récit…