Pachinko

Min Jin Lee, Pachinko: l’histoire commence en 1883 en Corée, dans le petit village de pêcheurs de Yeongdo, pas très loin de Busan. Hoonie est un jeune homme très travailleur mais il a un bec de lièvre et n’est donc pas un bon candidat pour un mariage.  Suite à l’annexion de la Corée par le Japon en 1910, beaucoup de familles coréennes se retrouvent dans la pauvreté et Hoonie trouve finalement une épouse, Yangjin. Ils ont une fille, Sunja. Et c’est avec elle que l’histoire démarre vraiment: elle tombe enceinte de Koh Hansu, un homme d’affaires marié. La honte est immense et sa vie semble sans issue, jusqu’à ce qu’elle rencontre un prêtre chrétien, Baek Isak, qui l’épouse et l’emmène au Japon, à Osaka. Le roman suit Sunja, mais aussi les autres personnages – ses enfants, des proches de la famille -, changeant souvent de point de vue et racontant leur vie sur une période d’un siècle, jusqu’en 1989. Il dévoile l’histoire méconnue des Coréens au Japon, leur statut de citoyens secondaires, devant accepter des métiers que les Japonais ne veulent pas exercer. Beaucoup se sont retrouvés à exploiter des salle de pachinko, un genre de jeu de hasard. 

Cette partie historique est vraiment passionnante mais j’ai eu l’impression que l’auteur avait établi une liste de sujets et de problèmes à caser dans son histoire, et que le seul moyen de réaliser cela était de créer une multitude de personnages. J’aurais préféré un récit avec un ou deux points de vues. Min Jin Lee a écrit ce roman sur une longue période et a effectué de nombreuses recherches, interviewant de nombreux Coréens du Japon, ce qui le rend d’autant plus touchant.  Et donc malgré ma petite réticence, j’ai beaucoup aimé ce roman et surtout, découvert un pan d’histoire inconnu pour moi. 

Short diary of the week (269)

Lundi: une nuit complète mais qui me laisse malgré tout fatiguée, et le début de la semaine est fort occupé, écrire et trier des disques, commander de nouvelles lunettes, la chasse aux petites culottes est lancée, l’expo « Revolution » à l’ING Art Center – intéressant mais un peu superficiel quand on connaît bien la période

Mardi: une nuit très moyenne, irritable aujourd’hui (une des personne qui cause cela m’ennuiera deux fois dans la journée), des problèmes informatiques, des frustrations: une formation imposée en février annule toutes les possibilités de voyages en groupe qui m’intéressent – et organiser quelque chose moi-même est toujours bien plus contraignant, aller boire un verre puis manger coréen entre amis – et surtout beaucoup parler de mon voyage

Mercredi: une longue réunion, plus aucune motivation ni énergie, partir plus tôt… pour aller chez le dentiste, me retrouver à Alma avec des métros qui ne bougent plus pour cause de panne, tenter de rentrer à la maison à pied sans trop savoir où je suis parce que mon réseau mobile est en panne aussi, trouver le chemin et me dépêcher – plus de vingt minutes de marche quand même, sauter dans la voiture sans me brosser les dents et arriver juste à temps, fondre en larmes à cause de la sollicitude du dentiste envers l’état de santé de mon papa, vidée après tout ça, Doctor Who, terminer mon livre

Jeudi: bien dormi mais la fatigue est bien installée, avoir du mal à commencer le boulot, une journée qui se passe, une soirée normale à la maison, Vikings – deuxième partie de la cinquième saison – pas sûre que je vais continuer

Vendredi: les trucs du vendredi, sur un coup de tête partir avec mes collègues au Luxembourg pour quelques achats, un repas grec à Verviers, rentrer tard

Samedi: me dire que les tâches ménagères ce sera pour plus tard et à vrai dire je ne suis pas sûre que ce soit un bon plan, aller chez mon papa et heureusement je n’y suis pas seule parce qu’il ne fait que se plaindre en boucle, les courses, m’installer dans le canapé et enfin feuilleter ce livre de recettes reçu lundi, lire un peu mais avoir envie de m’endormir, voir enfin le dernier épisode d’Anthony Bourdain Parts Unknown dans le Lower East Side de New York – un épisode à son image – très rock

Dimanche: écrire un peu pour le blog, de la zumba, de la couture, de la lecture, une soirée chez des voisins, l’impression de n’avoir rien fait ce weekend

Bilan culturel – novembre 2018

Romans, récits de voyage:

  • Min Jin Lee, Pachinko – 4/5
  • Craig Johnson, Dark horse – 4/5
  • Anuk Arudpragasam, Un bref mariage – 4/5
  • Richard Wagamese, Cheval indien – 4/5

Concerts, expos, musées:

  • Awakenings: Art in Society in Asia 1960s–1990s – The National Museum of Modern Art, Tokyo
  • différentes petites expos d’art contemporain, The Fukuokan Asian Art Museum, Fukuoka
  • Catastrophe and the power of art – Mori Art Museum, Tokyo
  • Révolutions – ING Art Center, Bruxelles

Restos, bars:

  • des restos à ramens, des restos à sushis, des restos divers au Japon
  • Traders Vic’s à Tokyo