Barbarian days

514zylczj8l-_sx336_bo1204203200_William Finnegan, Barbarian days: a surfing life: le titre dit tout, ceci est livre de surf. William Finnegan est originaire de Los Angeles, où jeune adolescent, il apprend à surfer. Le métier de son père, producteur pour le cinéma et la télévision, l’emmène à Hawaï, le lieu idéal pour développer ses talents de surfeur. Il décrit son amitié avec des garçons hawaïens mais aussi la ségrégation entre les blancs et les autres à son collège. William retourne ensuite en Californie et ne sait pas trop ce qu’il veut faire de sa vie. Avec un ami, il décide de faire le tour du Pacifique pour surfer. Il réside ainsi à Guam, aux îles Samoa, à Fidji où les deux jeunes hommes découvrent une vague superbe… Ils vivent très simplement, quasi sans le sou, passant de plage en plage, dormant souvent à la belle étoile. Ils continuent leur route en Australie et Asie du Sud-Est puis ils se séparent et Finnegan se rend en Afrique du Sud en pleine période de l’apartheid. Il commence à écrire divers articles pour des magazines et devient en fin de compte reporter de guerre pour le New Yorker, continuant à surfer à San Francisco et New York, puis à Madère. Mais ce qui prédomine dans le livre, c’est la passion pour le surf, la recherche de la vague idéale (ou pas), le plaisir d’apprivoiser un nouveau lieu avec ses spécificités mais aussi la camaraderie dans ce milieu très masculin à l’époque.

J’ai beaucoup de mal à mettre le doigt sur ce qui a provoqué un plaisir de lecture si intense. J’ai toujours aimé la mer, ou plutôt les bords de mer, les vagues qui se brisent, et j’ai toujours été attirée par les images de surf. Pas que je pratique moi-même; je n’ai jamais essayé et l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. Mais je sens une certaine attirance vers ce monde et les descriptions de Finnegan m’ont parlé, même les plus longues, celles qui ne s’intéressaient qu’aux vagues et à leurs particularités précises. Le récit est dense, très dense, mais je l’ai dévoré, abandonnant chaque fois mon livre à regret arrivant à destination lors des mes trajets en métro. J’ai aussi été touchée par les descriptions très fines du monde tel qu’il était dans les années 1960 et comment il évolue au cours du temps, même si l’histoire contemporaine n’est que peu abordée (j’aimerais lire l’autre côté des mémoires de Finnegan, celle du reporter de guerre).

Pour moi, c’est un livre d’île déserte, un de ceux que j’emporterais certainement. Même sans cet intérêt pour le surf, je pense qu’il y a moyen d’apprécier ce récit et je le conseille donc chaudement.

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8 thoughts on “Barbarian days

      1. Je l’ai finalement abandonné, après être arrivée à plus de la moitié, prise d’un ennui mortel !! J’ai tout de même rédigé un billet, qui paraîtra d’ici dix jours environ, j’y inclus un lien vers le tien…

  1. Ah ben dis donc, tu me l’as bien vendu celui-là !
    Yapuka voir si il est disponible en ebook (et en anglais tant qu’à faire, puisque mon vocabulaire surfesque est uniquement anglophone…)

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