The garden of evening mists

ml1384_270x350Tan Twan Eng, The garden of evening mists: années 50, Cameron Highlands – Malaisie. Yun Ling, une jeune femme qui a survécu aux camps d’internement japonais, désire créer un jardin en souvenir de sa sœur qui a été tuée pendant la guerre. Dans les montagnes du centre du pays, elle retrouve l’ami de sa famille, Magnus, d’origine sud-africaine et propriétaire d’une plantation de thé, mais aussi le japonais Aritomo, un ancien jardinier de l’empereur qui a décidé de créer un jardin traditionnel au milieu de la végétation tropicale. Yun Ling souhaite l’engager mais celui-ci refuse et lui propose plutôt de devenir son apprentie. Contre toute attente, des liens profonds se tissent entre les deux personnages si opposés, entre une femme blessée et le symbole – quelque part – des anciens bourreaux, le tout sur fond de la guerre civile qui faisait rage en Malaisie à cette époque (les communistes tentaient d’arriver au pouvoir et commettaient de nombreux attentats).

L’auteur, Tan Twan Eng, est malais et vit aujourd’hui entre Kuala Lumpur et Le Cap. Dans son roman, il parle de son pays, de son histoire difficile en créant des personnages qui auraient pu avoir vécu à l’époque. Il intègre également toute une partie japonaise: il a étudié avec soin les concepts de jardins japonais et d’autres traditions locales. Le roman est lent et dense, mêlant beauté de la nature et horreurs de la guerre, évoquant avec finesse les émotions de la narratrice, Yun Ling, qui se souvient de son histoire alors que sa santé décline. J’ai beaucoup aimé – les thèmes avaient tout pour me plaire – mais il m’a manqué quelque chose qui m’a empêché de mettre 5 étoiles, quelque chose dans l’écriture sans doute, peut-être le choix des mots qui n’arrive pas tout à fait au niveau du superbe titre. Mais c’est un détail et je conseille ce roman si vous aimez être complètement dépaysés !

Le livre a été traduit en français sous le titre Le jardin des brumes du soir.

Short diary of the week (262)

Lundi: il fait frisquet ce matin pour les sandales, une réunion, les midis ne sont plus ce qu’ils étaient, l’encodage du matin reporté à l’après-midi, il fait si agréable dehors, les restes d’hier, Legion, No Reservation – la première partie de l’Asia Special au Japon

Mardi: de l’encodage, de l’écriture, du brainstorming, retrouver Gasparde en ville, chercher en vain un café – il est fermé, se rabattre sur le Café Beguin pour un spritz très moyen, un katsudon au Menma – je crois qu’au final ce n’est pas mon restaurant préféré – je n’y trouve aucun plat favori, attendre le métro longtemps – je me suis retrouvée dans la faille temporelle de ceux qui retournent au dépôt, les criquets chantent encore à tue-tête

Mercredi: de l’écriture, de l’encodage, espérer terminer un des projets à deadline aujourd’hui (ça va être juste), je n’ai pas réussi – il m’a manqué une heure et j’avais un rendez-vous, revoir Katrien et aller manger ensemble en vitesse, un pho au Yi Chan, No Reservations – la seconde partie en Chine, terminer le roman en cours et commencer le suivant

Jeudi: une moins bonne nuit que les jours précédents (le verre de vin ?, la sortie ?), terminer le projet, repasser à l’autre dont la deadline approche à grands pas, des tomates du jardin, Legion – fin de la première saison, Better Call Saul, juste crevée

Vendredi: un trajet pénible sous la pluie et dans le vent, les trucs du vendredi, suite du projet, la fatigue du vendredi, partir plus tôt pour me retrouver devant la porte fermée du garage alors que j’étais largement à l’heure, bref je dois reprendre le monstre de remplacement pour un weekend de plus, I’m dying up here – début de la 2e saison, No Reservations en Floride sauf que je m’endors

Samedi: la déprime du samedi matin, et en plus il fait froid, du rangement, de la couture, aller chez mon papa, et comme il est encore à table je reçois aussi le dessert, les courses, de la couture, peu de concentration pour de la lecture – les longues après-midi d’été me manquent déjà, de la cuisine d’après Yottam Ottolenghi, Forty Guns (Samuel Fuller, 1957), me lever plusieurs fois pour ne pas m’endormir

Dimanche: c’est l’automne et je déprime et je n’ai envie de rien, et en plus j’ai dû rallumer le chauffage, du vélo d’appartement pour compenser le fait que je n’ai pas envie de sortir pour aller à la zumba, sortir quand même pour aller chez ma cousine parce que je lui avais promis, rencontrer un couple charmant parmi ses amis, lire un peu, reporter une décision à plus tard, I’m dying up here, déprimer – encore, No Reservations au Pérou, abandonner le livre en cours quand je me rends compte que j’ai plus envie de continuer ma lecture

The Thousand Cranes Dress

L’année passée déjà, je me disais que la robe Simplicity 8051 pourrait être un bon modèle de base pour une robe d’inspiration tiki. J’avais décalqué les pièces, choisissant comme toujours une combinaison de tailles mais je n’avais pas été plus loin. Début août, je me suis lancée: ma première toile révélait ce que je soupçonnait dès le départ: le haut du corsage était bien trop grand de plusieurs tailles. Mais comment faire un SBA (Small Bust Adjustment) sur ce genre de modèle ? Les FBA (Full donc) sont expliqués partout sur le net, les SBA très peu.

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J’ai donc réfléchi et regardé ce qui posait problème, tout en essayant de ne pas trop modifier les pièces du corsage. J’ai donc réduit la pince, ce qui agrandissait la longueur de la partie inférieure mais j’ai aussi coupé une bande d’environ 2cm en diagonale, ce qui compensait la diminution de taille de la pince. Je n’ai aucune idée si c’était une manière très orthodoxe de faire un SBA mais cela me convenait bien mieux à la couture de la seconde toile. La doublure n’était pas une pièce identique, et là je me rends compte que mon adaptation n’était pas tout à fait réussie: j’ai retiré trop de tissu et elle ne « colle » donc pas tout à fait à la pièce extérieure.

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J’ai choisi un tissu que j’avais acheté à Paris aux Tissus Reine, un coton représentant des centaines de grues en vol, ainsi qu’un voile de coton blanc cassé pour la doublure. Et j’ai commencé la couture. La construction est très insolite: la doublure se coud au fur et à mesure à chacune des pièces. C’est relativement bien expliqué mais il y a juste pour la tirette que j’ai un peu dévié du mode d’emploi. Je ne suis pas sûre que c’était une bonne idée mais je ne visualisais pas trop non comment faire autrement. Pour la jupe, je n’avais pas assez de tissu pour coudre le modèle du patron et je l’ai donc remplacée par un modèle en forme de A qui prenait toute la largeur des 150 cm.

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J’ai encore eu le temps de faire les photos au soleil mais je n’ai pas eu l’occasion de la porter. Je ne me sens pas tout à fait à l’aise dedans. Elle nécessite un soutien-gorge sans bretelles et puis, elle fait des plis un peu disgracieux sur le corsage, sans doute parce que le bas du corsage pourrait être un peu moins long. Je dirais que c’est un bel essai pas tout à fait convainquant, et un modèle que je ne coudrai sans doute pas une nouvelle fois.

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Girls burn brighter

34275212Shobha Rao, Girls burn brighter: Poormina et Savitha sont deux jeunes filles vivant dans un village reculé de l’Inde. Elles sont fileuses et tisseuses et leurs familles sont extrêmement pauvres. C’est un monde de mariages arrangés: Poormina épouse un homme qu’elle n’a pas rencontré et devient la servante de la belle famille. Pendant ce temps, Savitha a fui le village suite à un viol. Poormina partira à sa recherche, suivant un long chemin semé d’embûches. Difficile de décrire ce roman sans trop raconter l’histoire… Une chose est certaine: il est très dur et montre une image assez horrible de la condition des femmes indiennes. J’ai repensé au « torture porn » de la seconde saison de The handmaid’s tale, et certaines pages étaient quasi insoutenables, ce qui a nui à ma lecture. Il faut sans doute parler de ces problèmes mais était-ce nécessaire de tous les accumuler dans un roman ? Et je ne parle pas de la fin, qui est telle un cliffhanger de fin de saison d’une série. Et pourtant, je mets 3 étoiles à ce livre, parce qu’il a un intérêt certain et montre des femmes déterminées à survivre. (Et c’est le hasard le plus complet qui m’a fait lire deux romans aux titres très proches: La fille qui brûle et Girls burn brighter).

Short diary of the week (261)

Lundi: mes pieds ont un peu froid dans les sandales ce matin, apprendre que ma tante déménage en maison de repos dans deux semaines (mon papa a sans doute déjà oublié), faire des listes de tout ce qui doit être fait cette semaine (beaucoup – pour la vente de la maison et pour le travail), Cuba, quelques courses, ces galeries Louise sont devenues sinistres, ne rien trouver en ville et me rabattre sur le Shopping de Woluwe où j’achète un nouveau sac à main pour mon voyage (quasi le même que le précédent que j’ai mis à la poubelle après l’Inde – il était usé jusqu’à la corde) et quelques produits de beauté (enfin plus de santé), j’ai donc une superbe voiture neuve de remplacement, Legion, terminer mon roman

Mardi: planifier ma journée, Cuba – on approche presque de la dernière ligne droite, sentir une crise d’angoisse avec tout ce qu’il y a à faire et à ne pas oublier, tenter de ma calmer tout en travaillant, des maux de tête, cuisiner, recevoir un court mode d’emploi de cette voiture de remplacement qui m’intimide, argh plus de vermouth bianco, Better Call Saul, No Reservations en Ouzbékistan

Mercredi: une nuit un peu agitée avec un changement de couette en plein milieu (ou pas ? la matin j’avais à nouveau la couette initiale sur moi), une certaine nervosité, presque oublier les clés de la maison paternelle, relire et corriger, de l’encodage, c’est l’heure, bien entourée mais la signature est vraiment très pénible à cause d’agressions verbales et de tentatives de chantage, je m’effondre en rentrant, heureusement je suis bien entourée par mes voisins d’abord puis par mes amis, où même le xanax n’a aucun effet

Jeudi: après une nuit d’insomnies je suis incapable d’aller travailler, je suis aussi incapable de me détendre et de me dire que ce dossier est clôturé, retourner au lit, faire quelques courses et acheter deux livres, beaucoup traîner, coudre un peu, terminer le roman en cours, appeler mon père et lui expliquer la situation – peut-être que je n’aurais pas dû, regarder le premier épisode de Patrick Melrose et ne pas être sûre dans un premier temps que c’était une bonne idée, et puis finalement me détendre avec le côté extrême de son comportement, discuter encore un moment de tout et de rien et me détendre encore plus

Vendredi: bien dormi mais je me sens à nouveau super émotive, et ça ne rate pas – je me remets à pleurer un peu en racontant toute l’histoire, mais au final ça me permet de mieux accepter toute cette situation, tenter d’avancer dans le boulot mais le coeur n’y est pas vraiment, un long téléphone de ma cousine, enfin le w-e, Legion, No Reservations en Nouvelle-Zélande

Samedi: réveillée bien trop tôt si on prend en compte ma fatigue, sentir le mal de tête qui monte, me remettre au lit un moment, réussir à maîtriser la voiture et la sortir de la pente du garage, pour la conduire ça va mais j’avoue que je n’aime pas le bruit qu’elle fait – je préfère la mienne !, aller chez mon papa qui me semble en meilleure forme, les courses, un deuxième dafalgan anti mal de tête, je suis apparemment repartie pour un crise de plusieurs jours, tondre la pelouse, coudre les nombreuses pinces du nouveau projet, un tout petit peu de lecture, une envie de frites, m’endormir devant un film et puis ne plus réussir à m’endormir une fois dans mon lit à cause de maux de ventre

Dimanche: ceci sera une journée paresseuse pour tenter de me remettre sur pied (il y a du boulot), de la couture, me mettre au jardin et faire la sieste, de la lecture, décider de faire un barbecue, me rendre compte que je me sens déjà mieux, mais pas assez pour regarder une série « difficile », reprendre Crazy Ex-Girlfriend, No Reservations – saison 2 – un épisode d’outtakes que je n’ai trouvé qu’en très mauvaise qualité (et donc ne quasi rien comprendre)

La fille qui brûle

518vwm2b3o2bl-_sx195_Claire Messud, La fille qui brûle: ou un livre que j’ai acheté à cause de la couverture (et aussi un peu pour l’histoire). Julia et Cassie sont amies depuis toujours. Pas encore tout à fait adolescentes, elles passent l’été ensemble, se racontant des histoires, jouant dans les bois. Un jour, elles décident de chercher l’asile abandonné dont elles ont entendu parler. Cet endroit devient leur lieu de jeu préféré pour le reste de l’été. Et puis, l’école recommence et leurs chemins divergent peu à peu. Ce roman avait tout pour me plaire: une histoire de jeunes adolescentes qui se cherchent et grandissent, l’insouciance de l’été, une petite ville américaine. Et pourtant, il ne m’a pas fait impression. Les cinquante premières pages m’ont semblé laborieuses, pas toujours bien écrites; les phrases étaient parfois alambiquées, pas tout à fait compréhensibles, comme si l’auteur (et/ou la traductrice) n’était pas encore dans son élément. Le style s’améliore au cours des pages et la lecture est facile et rapide mais le récit manque de corps. Un joli roman mais qui sera vite oublié.

Short diary of the week (260)

Lundi: tenter les sandales malgré le ciel tout gris, c’est la rentrée: vive les mauvaises nouvelles au boulot, une me fâche surtout par son incohérence, voir deux deadlines arriver (fin septembre) et ne pas être sûre de pouvoir les atteindre vu la quantité de choses qui reste à faire, rentrer tôt et puis juste traîner dans le canapé – ce qui me fait râler, Legion, I’m dying up here

Mardi: mes nuits ont l’air d’avoir retrouvé une certaine sérénité, pas qu’elles soient parfaites: je me sens toujours un peu fatiguée le matin mais plus épuisée comme à d’autres moments, tout le monde est d’accord sur les incohérences du moment, et du coup le boulot s’en ressent un peu, de même que mon énergie à faire des choses en rentrant, Better Call Saul, No Reservations à Las Vegas

Mercredi: des rêves bizarres, avancer sur plusieurs plans, jusqu’à ce qu’il y ait une panne, le contrôle des grains de beauté – résultat: j’ai une belle peau et aucun souci, Legion, I’m dying up here (et avoir du mal à rester réveillée – ce qui semble être la nouvelle norme du soir)

Jeudi: les incohérences continuent à faire des vagues, me rendre compte que je vais devoir travailler sur l’autre projet pour qu’il soit fini à temps, un rendez-vous chez l’ophtalmologue – tout va bien, quelques courses avant de rentrer, scanner quelques dias, I’m dying up here

Vendredi: les trucs du vendredi, ctrl c ctrl v – ou comment remplir son après-midi d’une manière très ennuyeuse, des maux de ventre, préparer un curry de poisson srilankais en ne suivant pas tout à fait la recette tout en écoutant un groupe du Niger, I’m dying up here – la fin de la première saison – une série plaisante

Samedi: d’humeur un peu morose – l’arrivée de l’automne et l’imminente fin de la question de la maison paternelle sont probablement en cause, terminer de scanner la première boîte de dias, un coup de fil de mon papa juste pour me dire qu’ils sont quatre maintenant à table et qu’il n’aime pas, aller chez lui puis faire les courses, du jardinage, de la lecture, de la cuisine, un film: I, Tonya (Craig Gillespie, 2017)

Dimanche: réveillée bien trop tôt pour résoudre mes problèmes de fatigue, la nouvelle saison de la zumba a commencé, terminer une robe grâce à l’aide de ma voisine qui a épinglé les bretelles à la bonne hauteur, terminer le gros livre sur les musiques de Cuba, continuer mon roman, cuisiner, m’endormir devant Three billboards outside Ebbing, Missouri

Barbarian days

514zylczj8l-_sx336_bo1204203200_William Finnegan, Barbarian days: a surfing life: le titre dit tout, ceci est livre de surf. William Finnegan est originaire de Los Angeles, où jeune adolescent, il apprend à surfer. Le métier de son père, producteur pour le cinéma et la télévision, l’emmène à Hawaï, le lieu idéal pour développer ses talents de surfeur. Il décrit son amitié avec des garçons hawaïens mais aussi la ségrégation entre les blancs et les autres à son collège. William retourne ensuite en Californie et ne sait pas trop ce qu’il veut faire de sa vie. Avec un ami, il décide de faire le tour du Pacifique pour surfer. Il réside ainsi à Guam, aux îles Samoa, à Fidji où les deux jeunes hommes découvrent une vague superbe… Ils vivent très simplement, quasi sans le sou, passant de plage en plage, dormant souvent à la belle étoile. Ils continuent leur route en Australie et Asie du Sud-Est puis ils se séparent et Finnegan se rend en Afrique du Sud en pleine période de l’apartheid. Il commence à écrire divers articles pour des magazines et devient en fin de compte reporter de guerre pour le New Yorker, continuant à surfer à San Francisco et New York, puis à Madère. Mais ce qui prédomine dans le livre, c’est la passion pour le surf, la recherche de la vague idéale (ou pas), le plaisir d’apprivoiser un nouveau lieu avec ses spécificités mais aussi la camaraderie dans ce milieu très masculin à l’époque.

J’ai beaucoup de mal à mettre le doigt sur ce qui a provoqué un plaisir de lecture si intense. J’ai toujours aimé la mer, ou plutôt les bords de mer, les vagues qui se brisent, et j’ai toujours été attirée par les images de surf. Pas que je pratique moi-même; je n’ai jamais essayé et l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. Mais je sens une certaine attirance vers ce monde et les descriptions de Finnegan m’ont parlé, même les plus longues, celles qui ne s’intéressaient qu’aux vagues et à leurs particularités précises. Le récit est dense, très dense, mais je l’ai dévoré, abandonnant chaque fois mon livre à regret arrivant à destination lors des mes trajets en métro. J’ai aussi été touchée par les descriptions très fines du monde tel qu’il était dans les années 1960 et comment il évolue au cours du temps, même si l’histoire contemporaine n’est que peu abordée (j’aimerais lire l’autre côté des mémoires de Finnegan, celle du reporter de guerre).

Pour moi, c’est un livre d’île déserte, un de ceux que j’emporterais certainement. Même sans cet intérêt pour le surf, je pense qu’il y a moyen d’apprécier ce récit et je le conseille donc chaudement.

Short diary of the week (259)

Lundi: en fait avec le médicament mon sommeil est encore plus mauvais, n’arrivant plus à arrêter mes pensées j’ai tenté de me concentrer sur la patte de Maurice (la peluche), quel horrible météo d’automne, et donc si je n’ai pas de réponse pour jeudi il faudra à nouveau prendre des mesures (du genre tribunal), avancer sur Cuba, partir plus tôt pour présenter ma voiture à l’expert de l’assurance, passer à la pharmacie pour acheter du Sedinal, la pharmacienne me confirme que parfois certains médicaments ont l’effet inverse, trainailler dans le canapé, terminer Sharp Objects – une belle série très prenante, méditation + Sedinal

Mardi: et vous savez quoi ? j’ai bien dormi !, mais où est le soleil prévu ?, ne pas avancer sur ce texte qui pose plein de problèmes, tenter de régler les problèmes avec la voiture cette fois-ci, une grosse crise d’angoisse qui s’annonce, elle se calme assez vite une fois à la maison et quelques larmes versées, cuisiner, Better Call Saul, terminer mon roman et être un peu déçue de la fin, choisir un autre livre

Mercredi: me réveiller au milieu de la nuit avec comme pensée « la maison est saccagée », puis rêver que je suis au mariage d’une copine, décider très vite d’abandonner le nouveau livre, corriger des textes, tenter de joindre le garage, recevoir enfin la bonne nouvelle si longtemps attendue: le candidat acquéreur est enfin prêt à signer l’acte dans deux semaines, mettre du temps à emmagasiner cette nouvelle et à me détendre, tenter de joindre le garage tout l’après-midi en vain, une longue conversation avec ma cousine, I’m dying up here que j’abandonne au milieu d’un épisode trop tentée de voir la robe que porte Regula Ysewijn dans Bake Off Vlaanderen, une chose est sûre: ce genre de gâteaux n’est pas pour moi, choisir un nouveau roman

Jeudi: malgré une bonne nuit me sentir fatiguée au réveil, tenter de joindre le garage et y arriver !, rendez-vous pris pour dans une dizaine de jours, de la correction et du tri, une envie de tissu à cygnes (voir mercredi), hésiter longtemps sur le repas du soir et me décider en fin de compte pour du riz sauté (la cuisine des placards), pas envie de regarder grand chose ce soir: terminer l’épisode commencé hier et enchaîner avec No Reservations en Malaisie puis me mettre au lit fort tôt

Vendredi: une nuit moyenne mais sans aide aucune (ni méditation ni Sedinal), yééé c’est vendredi, les trucs du vendredi donc, retrouver Gasparde aux Tissus du Chien Vert où j’achète du jeans pour coudre une jupe et où je me laisse tenter par un autre joli tissu imprimé, retrouver Armalite au LIB pour les cocktails du vendredi, passer au magasin LIB et me dire que j’y retournerai certainement (et y acheter de la cachaça), des ramen au Menma puis rentrer à la maison et ne pas réussir à me réchauffer

Samedi: un peu mal de gorge, du rangement et de la couture, aller chez mon papa et faire les courses, tondre la pelouse qui avait bien repoussé, tailler un bout de haie, trop fatiguée pour me concentrer sur la lecture, des sushis maison, quasi m’endormir devant Legion, traîner un peu dans le canapé et finalement avoir du mal à m’endormir une fois dans mon lit

Dimanche: écrire quelques brouillons de billets de blog, coudre l’ourlet de la robe en cours et repasser les nouveaux tissus, lire au jardin sauf que j’ai du mal à me concentrer, je me sens agitée et fatiguée – probablement en manque de congés et de repos complet, surgeler des mûres du jardin, préparer du coulis de tomates cerises du jardin (à surgeler), profiter du beau temps pour un barbecue, tenter de profiter de la nuit qui tombe mais toujours sentir cette agitation, No Reservations en Sicile (et enfin arriver à me calmer un peu tout en m’endormant presque)

Bilan culturel – août 2018

Romans, récits de voyage:

  • Stephanie Rosenbloom, Alone time – 4/5
  • William Finnegan, Barbarian days: a surfing life – 5/5
  • Claire Messud, La fille qui brûle – 3/5
  • Shobha Rao, Girls burn brighter – 3/5
  • Michel-Cosme Bideau, Chaos khmer – abandonné

Cocktail, histoire, art…:

  • Kate Hawkins, Aperitif – 3/5

Séries tv:

  • The 100 – 5e saison – 6,5/10
  • Harlots – 2e saison – 6,5/10
  • Sharp Objects – mini-série – 8/10

Films:

  • Adieu Mandalay, Midi Z – 2016 – 4/5