Alone time

71ga8tjlxalStephanie Rosenbloom: Alone time. Four cities, four seasons and the pleasures of solitude: journaliste (section tourisme) au New York Times, Stephanie Rosenbloom décide de visiter en un an quatre villes toute seule, une par saison. Ses séjours sont en général plutôt courts – une semaine – mais lui permettent de visiter et de profiter de Paris, Istanbul et Florence. La quatrième ville est un peu différente: elle redécouvre New York, son lieu de résidence. C’est un récit de voyage mais aussi l’occasion pour l’auteur de parler de textes divers et de livres sur la solitude, des références qui lui permettent de mieux appréhender son état du moment. Et même si cela rend le récit parfois un peu impersonnel, j’ai trouvé cela très intéressant, vu mon statut actuel de voyageuse solitaire. Elle raconte comment elle a mieux profité des villes, qu’elle a ressenti plus profondément un lien avec celles-ci et qu’elle était libre d’aller où elle le souhaitait, chose que je reconnais totalement. Les pages racontant New York m’ont donné envie de me libérer du temps comme elle le fait avec son “tourist Tuesday”, un moment une fois par semaine pour découvrir sa propre ville. Enfin, elle termine le livre en ajoutant quelques pages avec des sites ou adresses très utiles pour les voyageurs en solo. Un livre qui m’a plu non par ses qualités littéraires (très moyennes, il faut l’avouer) mais parce qu’il touche à une corde sensible.

Merci à Armalite qui me l’a offert !

Short diary of the week (258)

Lundi: j’ai donc bien dû prendre un anxiolytique pour dormir, et donc pas très réveillée ce matin, reprendre le boulot sans aucune envie, régler les choses urgentes et attendre des réponses, me traîner toute la journée, et donc il faut que j’écrive au bourgmestre maintenant, Sharp Objects, Harlots

Mardi: une nuit qui a l’air convenable mais qui me laisse malgré tout épuisée au réveil, me traîner (bis), organiser la journée de demain, je n’ai pas trop envie – surtout parce que ça bouscule mes habitudes en fait, revoir le médecin du sommeil: je n’ai rien physiquement et donc mes insomnies peuvent être résolues, Better Call Saul, Harlots

Mercredi: j’ai donc pris un médicament prescrit par le médecin, pas sûre que je sois plus reposée, et donc je passe la matinée à la maison vu l’horaire spécial de ma journée, manger avec mes collègues puis partir pour Huy, filmer et interviewer des artistes sur la place au soleil, c’est vite terminé – ce qui nous laisse une longue pause avant les concerts, et lors des concerts mon boulot est en fait terminé, rentrer tard mais trouver ce mail important dans ma boîte

Jeudi: une nuit trop courte et pas reposante, mais pas question de traîner: j’ai un rendez-vous à 11h, une discussion qui je l’espère donnera des résultats intéressants, l’après-midi est longue, discuter un moment avec deux voisines, cuisiner, Sharp Objects, A Cook’s Tour à Singapour puis à Chiang Mai

Vendredi: une bonne nuit – yeah !, froid puis chaud puis froid, non mais j’hallucine – l’acquéreur potentiel ne fait pas confiance au second mail officiel, les trucs du vendredi, me décider pour aller faire du shopping, essayer des jupes trop petites, un pantalon me va mais il est un peu court, les chaussures me font mal aux pieds, je rentre finalement à la maison avec juste un livre, la fin un peu brouillonne de la seconde saison de Harlots, la fin de la seconde saison de A Cook’s Tour à Hanoï, Bangkok et Singapour – une deuxième saison très brouillonne aussi

Samedi: une matinée à traîner pleine d’indécision, aller chez mon papa puis faire mes courses, tailler une des deux haies, de la lecture, Sharp Objects, No Reservations au Vietnam

Dimanche: de la couture mais sans énormément d’entrain – d’ailleurs ce que j’ai cousu est loin d’être parfait, enlever les mauvaises herbes de la pente du garage et du trottoir, lire et scanner des dias en même temps, surprise: elles ont été prises lors de l’Expo 58 !, Sharp Objects, I’m dying up here

Bellefleur

517uuz8etml-_sx307_bo1204203200_Joyce Carol Oates, Bellefleur: la famille Bellefleur vit depuis plusieurs générations dans un château aux abords du Lac Noir. Elle possède une immense propriété, même si la superficie de celle-ci s’est fortement réduite au cours du temps. Leah décide de remédier à cela après avoir mis au monde une petite fille un peu spéciale, Germaine. Leah n’est qu’un des personnages d’une galerie très variée: les Bellefleur sont assez excentriques, de Jean Pierre II, présumé assassin, à Jedediah qui vit comme un ermite dans les montagnes, en passant par la vieille Elvira qui se remarie à 101 ans et Bromwell, un brillant scientifique dès son plus jeune âge. Leurs histoires, racontées dans un certain désordre chronologique, sont parsemées d’éléments fantastiques, par petites touches, et parfois pas tout à fait cohérentes, ce que l’auteur annonce dès le départ.

C’est un roman fleuve, un pavé de presque 1000 pages, qui a fait souffrir Joyce Carol Oates. Elle avoue qu’il l’avait vidée de son énergie et cela se ressent. J’ai eu l’impression qu’elle était atteinte d’une frénésie de l’écriture, qu’elle n’arrivait plus à s’arrêter et qu’elle a dû imaginer une fin un peu abrupte pour mettre un terme au récit. Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre comme j’aime d’autres romans mais je suis admirative devant le tour de force. Aucun des personnages ne donne vraiment envie d’être aimé, ils ont tous des traits de caractère un peu extrêmes, comme souvent chez JCO. C’est une chronique familiale qui ne ressemble à aucune autre. C’est long et dense mais je ne me suis pas vraiment ennuyée, même sans m’attacher aux personnages, lisant en moyenne une centaine de pages par jour (le beau temps a beaucoup aidé). Ce roman, le premier de la série “gothique” de JCO est considéré comme un chef d’oeuvre par beaucoup et il vaut en effet la peine d’être lu, du moins si on a quelques affinités avec l’auteur.

Histoires de sommeil

Cela fait des années que j’ai des insomnies par périodes. Parfois je me réveille pendant une heure ou plus au milieu de la nuit; depuis un an ou deux je dors mal toute la nuit et je sais avant de me mettre au lit que la nuit sera mauvaise. Et souvent ces mauvaises nuits s’accumulent toute la semaine, me laissant épuisée et incapable de faire quoi que ce soit, notamment des activités sociales. Et puis, j’ai des périodes où tout va bien et je dors comme un bébé.

Je me suis toujours doutée que ce mauvais sommeil était lié au stress et à mes nombreuses angoisses mais je n’en avait pas la preuve. J’ai finalement été consulter un médecin spécialiste (au tout nouvel hôpital Delta) qui m’a de suite prescrit un examen du sommeil. J’ai eu la chance de pouvoir le faire à la maison mais j’ai détesté. J’ai très mal dormi avec tout ces fils et ce gros boîtier qui enregistrait tout. Mais j’ai dormi quand même une partie de la nuit et le technicien m’a affirmé le lendemain qu’il y avait assez de matière à analyser.

Les résultats sont assez positifs: je n’ai aucun souci physique, juste quelques anomalies: je soupire souvent et mes rêves sont suivis d’une brusque phase d’éveil alors que normalement, je devrais me rendormir de suite. Ces anomalies sont très probablement liés à de l’anxiété et causent ma fatigue du lendemain. Le médecin m’a prescrit du trazodone à très petites doses (c’est à la base un antidépresseur, ne causant heureusement aucune addiction), à prendre uniquement quand j’en ressens le besoin (même si j’en prends tous les jours, la boîte tiendra plus d’une demi année). Il reviendra vers moi aussi avec des adresses pour apprivoiser mes anxiétés et il approuve tout à fait mes exercices de méditation et mes consultations avec Coyote. Il a été très rassurant, me disant que mes insomnies pouvaient se soigner et disparaître. Maintenant c’est à moi de trouver les techniques de relaxation qui me conviennent le mieux et de tester le médicament si nécessaire (je préfère l’éviter le plus possible – mais j’en prendrai dans les cas aigus de grande fatigue).

 

Short diary of the week (257)

Lundi: une mauvaise nuit avec de la fièvre, des maux de ventre de plus en plus violents, au moins ça a l’air simple pour l’assurance de la voiture, un massage tout à fait imprévu – c’est ça aussi l’amitié – merci !, une accalmie, des maux de ventre qui recommencent de plus belle puis s’atténuent enfin avec du buscopan

Mardi: aucune énergie, un rendez-vous chez le médecin en fin de journée parce que j’ai besoin d’un certificat médical pour mon deuxième jour d’absence, faire quelques courses parce qu’il faut bien remplir le frigo, ne pas faire grand chose, des avancées dans le dossier mais rien de très concluant, un premier repas complet, Better Call Saul, A Cook’s Tour (barbecue puis l’Australie), pleine d’énergie au moment d’aller dormir

Mercredi: un sommeil pas très récupérateur, fatiguée dès le matin, mais incapable de faire une sieste, terminer ce fantastique livre et regretter de l’avoir terminé, du découpage de tissu, rassembler toutes les dias de mon papa et vider trois caisses par la même occasion, faire une liste de tous ses voyages mais ne pas retrouver d’informations avant 1971, un repas léger, Harlots, I’m dying up here, mon cerveau ne veut pas se taire

Jeudi: congé !, encore si fatiguée, la crainte des mails qui risquent d’arriver, de rapides courses avec le plaisir de revoir le conseiller en vins que j’avais systématiquement raté depuis deux mois, de la couture – mmmh c’est un peu compliqué et pas très logique, lire au jardin, un joli cocktail au concombre, Harlots, I’m dying up here – en fait non l’épisode 5 n’est pas le 5, A Cook’s Tour à Melbourne

Vendredi: réveillée par l’orage, écrire un billet de blog, un court moment de couture, retrouver Gasparde chez Cook’n’Book pour le lunch, ne plus faire grand chose du reste de l’après-midi, un coup de fil de mon père qui me demande pourquoi je ne suis pas venue – il pensait qu’on était déjà samedi, Harlots, commencer Sharp Objects et retrouver ce style si particulier de Jean-Marc Vallée

Samedi: des maux de ventre pendant la nuit, faire une liste mentale des choses à faire ce matin, un peu de couture, ranger les thés, aller chez mon papa, à nouveau un peu de couture, de la lecture, partir et me dire que suis bien à temps, sauf que la route est barrée, et presque toutes les routes sont barrées, après une demi-heure à tourner en rond je suis près du désespoir, j’arrive finalement quasi une heure plus tard, un barbecue et une agréable soirée entre amis, le retour se fait sans encombres heureusement

Dimanche: traîner dans le canapé (mais je suis à jour dans mes brouillons de billets lecture), de la couture – où je décide que les instructions sont vraiment trop compliquées: pourquoi faufiler la partie un puis faufiler la partie 2 alors qu’on peut tout coudre en un coup définitivement ?, oh le soleil est là, changer mes plans et abandonner la couture pour aller lire au jardin, Sharp Objects, Harlots

Rice noodle fish

51j2tsiycql-_sx258_bo1204203200_Matt Goulding, Rice noodle fish. Deep travels through Japan’s food culture: je cherchais un livre sur la cuisine japonaise mais pas spécialement un livre de recettes. En cherchant sur le net, je suis tombée sur ce livre de Matt Goulding et il correspond tout à fait à ce que je cherchais. L’auteur a voyagé au Japon et passe de ville en ville, de région en région – Tokyo, Osaka, Kyoto, Fukuoka, Hiroshima, Hokkaido et Noto – pour manger les spécialités locales passant du boui-boui au restaurant chic et montrant les différentes facettes de la gastronomie japonaise. Il rencontre les gens et parle avec eux, racontant les histoires de chacun d’un manière très vivante et fraîche. C’est entre récit et journalisme, cela touche à ce qui s’appelle parfois le “deep journalism”* et je me rends compte que j’accroche fort à ce mouvement, aimant lire de longs articles sur le net, sur des sites divers. En recevant le livre, j’ai d’ailleurs découvert un de ces sites, Roads & Kingdoms, créé par Nathan Thornburgh, Douglas Hughmanick et Matt Goulding, l’auteur du livre. Et par le plus pur des hasards, j’y ai retrouvé Anthony Bourdain – tout cela se passait quelques jours avant son décès – qui a écrit la préface. Deux autres livres sont parus dans la série, un à propos de la cuisine espagnole et l’autre à propos de la cuisine italienne. Ils rejoindront rapidement ma bibliothèque !

*je me rends compte que le terme n’est pas si utilisé que ça – on parle plutôt de “slow journalism”, et encore. C’est aussi une notion très française si on regarde la longueur des articles sur wikipedia; la France a l’air d’être un pays précurseur du mouvement avec des magazines comme XXI. En faisant cette recherche sur le net, j’ai aussi trouvé d’où je tenais l’expression de “deep journalism”: j’ai récemment corrigé et relu un article qui parlait de Médor, le magazine belge de ce type.

A cook’s tour

x4801Anthony Bourdain, A cook’s tour: suite à son décès – qui m’a attristée plus que je ne le pensais – j’ai ressenti le besoin de regarder ses premières émissions tv (elles se trouvent sur dailymotion), A cook’s tour donc. Et de fil en aiguille, j’ai ressorti le livre que j’avais déjà lu en 2011. C’était très intéressant d’apprendre ce qui se passait derrière les caméras, ce qui a été mis en scène, ce qui en fait énervait Bourdain mais qu’il laissait faire pour la télévision. Pour le reste, je n’ai pas grand chose de plus à dire que la première fois, je vous propose donc d’aller relire ma première critique.