The travel virus

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Bangkok, en route pour de nouvelles aventures – décembre 2014

J’ai toujours aimé voyager, et c’est de famille. Mon papa a attrapé le virus en 1959-60, l’année où il a fait son service militaire au Congo Belge, au moment de l’indépendance. Par la suite, il a épousé ma maman et rencontré mon oncle qui organisait des voyages culturels. Il est devenu guide et partait lors des vacances scolaires. Il avait ses destinations de prédilection: le bloc de l’Est, le désert du Sahara, l’Islande… Ma maman et moi l’avons souvent accompagné lors de ces voyages mais nous avons aussi fait beaucoup de citytrips à trois, en voiture dans les pays voisins, Pays-Bas, Allemagne, France. J’avais un an et demi lors de mon premier voyage en avion – nous avons été aux Canaries. Je le reprendrai la fois suivante à l’âge de 11 ans, pour aller en URSS. Et puis en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Ouzbékistan, à New York et j’en passe.

Une fois adulte, j’ai continué à voyager mais j’étais un peu frustrée: je cherchais des compagnons de voyage que je ne trouvais jamais et je me suis rabattue sur les voyages en groupe: le Guatemala, la Chine, l’Indonésie… J’ai découvert l’Asie avec le second de ces périples – je n’avais pas choisi le pays le plus évident, le Laos, qui sortait à peine d’une longue période troublée et qui s’ouvrait tout doucement au tourisme. Et je suis tombée amoureuse de la région où j’ai continué à aller depuis.

J’ai aimé mes périples en couple (parfois au sein d’un groupe) mais je suis retournée au voyage en groupe une fois à nouveau célibataire, avec l’exception d’un voyage au Cambodge avec une amie – voyage qui était un heureux concours de circonstances. J’ai tout doucement gagné en confiance, notamment grâce à une conversation avec une amie habitant en Thaïlande. Et je me suis lancée: après le circuit en Birmanie, j’ai passé dix jours en Thaïlande, dont six toute seule – j’ai rejoint l’amie en question les quatre autres jours. Et j’ai adoré. Mon plus grand défi à ce jour était de passer trois semaines seule au Japon. Et j’ai adoré. Depuis, j’alterne les types de voyages, gardant les circuits organisés pour des pays plus “difficiles” comme l’Inde et des voyages en solo pour des citytrips ou des destinations plus “faciles” – ou disons, plus organisées.

— ce texte est né quand j’ai souhaité améliorer mon texte de présentation sur mon blog de voyage, et il est devenu bien plus long que prévu. Je me suis donc dit qu’il avait toute sa place ici —

J’ai d’ailleurs un grand projet: j’aimerais raconter les voyages de mon papa même si c’est une entreprise assez titanesque au vu du nombre de diapositives qu’il me faudra trier. Je pense aussi que c’est une manière de parler différemment avec mon papa et peut-être de renouer d’autres liens avec lui, mais j’ai bien peur que sa mémoire soit très fragmentée. J’hésite entre créer un nouveau blog (encore !) ou les publier sur mon blog de voyage où ils ont quelque part leur place, surtout dès que je commence à accompagner. Est-ce que cela vous intéresse ?

Parmi mes grands voyages du passé, il y en a quatre que je n’ai pas encore relatés, parce que je n’ai pas pris de notes mais je pourrais au moins scanner les photos et les publier, avec un texte minimum. Un des quatre, celui en Thaïlande, sera compliqué à raconter vu que j’étais en couple à ce moment là. Avez-vous donc une préférence entre le Guatemala, l’Inde du Sud ou le Vietnam ?