Fille de joie

41xpsa3ahhl-_sx195_Kiyoko Murata, Fille de joie: sud du Japon, début du 20e siècle. Ichi, originaire d’une île loin dans la mer, est vendue par ses parents pauvres au tenancier d’une maison close. Elle y commence sa formation sous la tutelle de la principale courtisane et reçoit des leçons de savoir-vivre, d’élégance et de séduction, choses qui sont bien éloignées de sa vie antérieure un peu sauvage. Elle a cependant une chance malgré cette condition violente: la loi oblige les tenanciers à envoyer les filles à l’école. Ichi y apprend à lire et à écrire et y trouve l’occasion de partager sa nostalgie et ses peurs à l’institutrice. Cette plongée dans le monde des filles de joie est passionnante et très finement décrite, avec des détails qui évitent tout tabou. L’auteur écrit un portrait émouvant de la condition de ces femmes qui n’ont pas pu éviter leur sort. Et si ma note n’est que moyenne, c’est parce qu’une fois de plus, j’ai trouvé que l’écriture était trop simple, peut-être à cause du passage par la traduction. Je ne jette ni la pierre à l’auteur ni à la traductrice; je pense juste que la transposition du japonais au français est extrêmement compliquée et qu’il y a un monde de différence entre les deux écritures.

Un livre lu dans le cadre de l’activité “Lire sous la contrainte” – un livre dont le titre est “tout au féminin”

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