This was 2017

2017 a été dans la même ligne que 2016 mais certaines choses ont évolué. Notamment au niveau du travail: j’ai eu un gros accrochage avec mon chef à la fin de l’hiver mais quelque part, cela a permis de remettre certaines choses à leur place. J’ai trouvé de nouvelles marques et un soutien inattendu venant d’un autre côté, participant à de nouveaux projets (l’été était intense et bien rempli) et continuant les anciens. Je regrette cependant très fort de ne plus pouvoir aller au Womex (World Music Expo) – les raisons évoquées n’étant pas liées à la qualité de mon travail mais à ma personnalité (telle qu’elle est vue et non telle qu’elle est).

Comme je ne partais pas au Womex, j’ai organisé mon propre citytrip au mois de juillet. Après de longues hésitations, j’ai opté pour Hambourg et j’y ai passé quatre jours très intéressants, me promenant entre le port, les musées et les anciens entrepôts de la ville, et j’ai pris plaisir à boire des cocktails toute seule, notamment au célèbre Le Lion – bar de Paris. Quand je suis rentrée, les choses se sont précipitées et je suis partie fin août à Kassel pour la Documenta. J’ai adoré ces trois jours de découverte de l’art contemporain et de promenades dans la ville. Pendant l’été aussi, j’ai réservé mon voyage au Rajasthan au mois d’octobre / novembre. Ces trois semaines m’ont permis de faire une coupure dans le quotidien et j’ai découvert une région d’une richesse culturelle incroyable mais l’Inde reste un pays difficile à vivre (bruit, pollution, espace personnel…).

Cette année a aussi été marquée par les problèmes de santé de mon papa. En mars, il a enfin fait analyser une petite bosse sur son crâne. Cela s’est révélé être un mélanome. Une première opération n’a pas suffi, une seconde a demandé une hospitalisation de plusieurs jours en août. Son moral a été au plus bas pendant l’été et il m’a dit qu’il trouvait que 80 ans était un bon âge pour mourir. Début octobre, le médecin a déclaré le mélanome guéri, ce qui a été tout un soulagement – je partais en voyage quelques jours plus tard. Début novembre, il a fêté ses 80 ans; début décembre, je commençais les démarches pour trouver une maison de repos. Juste avant Noël, tout s’est précipité et il y est entré le 20, du jour au lendemain. La transition n’est pas simple mais elle se passe plutôt bien, et les angoisses qui m’habitaient depuis sa chute deux ans plus tôt se sont envolées. Je sais qu’il est entouré et soigné.

J’ai eu besoin de beaucoup de temps pour moi, plus encore que l’année précédente mais j’ai apprécié les sorties entre amis, à boire des cocktails et à découvrir de nouveaux restaurants. J’aime avoir différents groupes d’amis pour des activités très diversifiées. J’ai renoué des contacts plus intimes avec certaines personnes et cela m’a fait beaucoup de bien; d’autres personnes ont trouvé les mots justes et ont permis d’agrandir ma confiance en moi (j’en avais bien besoin, surtout après les soucis au travail). Dans un cadre plus large, le mouvement #metoo m’a fort interpellé et a contribué à cette confiance en moi et dans les autres femmes. Et même s’il reste beaucoup à faire, la suprématie masculine a été un peu égratignée. Par contre au niveau amoureux, je suis restée au point mort (un espoir a été vite démenti).

J’ai continué mes visites chez Coyote. Cette année, il m’a apporté deux choses importantes: il m’a invitée à « ne pas réagir », une petite phrase que j’ai noté en grand et qui me pousse à ne pas réagir au quart de tour dans les situations qui m’énervent. Ce n’est pas toujours aisé mais me souvenir de la phrase m’aide. La seconde chose est une invitation à la méditation. Je n’ai commencé qu’à l’automne, et ce n’est pas encore intégré dans mon rythme quotidien, mais j’ai appris que si mon esprit ne veut plus se taire, c’est une bonne solution pour me calmer. Dans le même ordre d’idées, j’ai compris en grande partie ce qui influençait mon (mauvais) sommeil (et ce n’est que rarement le vin); j’ai eu de nombreuses périodes d’insomnies mais j’ai l’impression que cela s’améliore.

L’année 2017 a été difficile par moments, tout particulièrement à cause des soucis de santé de mon papa, mais elle m’a apporté de belles choses. Je me sens plus sûre de moi et ma vie me semble plus harmonieuse. Les deux dernières semaines de l’année ont été mouvementées, mais d’une certaine manière, cela m’a sorti de mon quotidien bien organisé. Je suis prête pour l’année 2018 qui s’annonce pleine de changements.

Chroniques du désencombrement – préambule

Une longue et difficile tâche m’attend dans les prochains mois: vider la maison paternelle. Depuis 1960, date de sa construction, mon papa s’est efforcé de remplir le moindre recoin, d’abord avec sa première épouse, puis avec ma maman. Les strates sont multiples et se mélangent gaiement, des objets anciens se retrouvant à côté de papiers importants récents. Mes parents n’ont jamais rien jeté, ou si peu, et les armoires et greniers débordent. 57 ans de vie s’y trouvent accumulés.

Avec ces « chroniques du désencombrement », je souhaite décrire mon parcours dans cette maison, comment j’aborde les choses, les surprises, les émotions, les hésitations, les regrets, les questions… J’avoue que je ne suis pas sûre que je tiendrai jusqu’au bout, peut-être qu’à un moment tout devra aller trop vite pour écrire ou prendre des photos, mais je peux au moins tenter l’exercice.

Je profite de ce préambule pour vous poser des questions:

  • avez-vous déjà vidé une maison ?
  • des conseils ? des adresses ?
  • comment aborder les souvenirs ? comment ne pas tout garder ?
  • que faire avec les milliers de livres ?
  • et avec les cinq ou six services de table ?
  • avec les meubles ?
  • et avec tout le reste…

Let’s cook our books #30: Coastal prawn curry

Coastal prawn curry

Cela fait déjà une dizaine de jours que j’ai préparé cette recette mais je n’avais pas encore eu le temps d’en parler. J’ai eu une envie de scampis et de lait de coco, de saveurs tropicales. J’aurais pu cuisiner un plat thaï mais les premiers livres que j’ai ouverts étaient consacrés à la cuisine indienne, et j’ai finalement sélectionné le « Coastal prawn curry » dans Anjum’s new Indian d’Anjum Anand. J’avais presque tous les ingrédients à la maison, sauf le tamarin qui ne se vend pas à mon supermarché. Je l’ai donc omis mais je l’ai remplacé par un peu de jus de citron vert. Et j’ai rajouté des petits pois pour avoir plus de légumes sans préparer de plat à côté. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les étapes et le résultat n’était visuellement pas des plus réussis, bien moins joli que dans le livre. Gustativement par contre, c’était très bon !

 

Short diary of the week (223)

Lundi: j’ai bien dormi au final mais je me sens épuisée, croiser mmarie sur le chemin du travail – ce qui me distrait de mes pensées négatives, tenter de me concentrer, avancer dans le tri des disques, faire quelques courses en ville – une nappe et du maquillage que j’achète malgré le fait que le bon reçu le matin même n’est pas encore actif, Godless (ces épisodes sont trop longs – 1 heure 9 minutes), The Crown

Mardi: être quelque peu inquiète, aller au rendez-vous à la maison de repos avec mon papa et y être très bien reçus, choisir la chambre avec vue sur les arbres et l’écureuil, signer le contrat pour une entrée le lendemain, je ne sais pas comment exprimer mon soulagement, aller quand même au travail pour l’après-midi, il reste des restes des restes à manger, The Crown, Masterchef The Professionals

Mercredi: des insomnies – évidemment, partir de chez moi avec le coeur serré, retrouver mon papa mal réveillé mais avec un picon vin blanc ça va un peu mieux et donc reporter un peu l’arrivée à la résidence, l’y conduire avec son aide et ami, tout de suite l’installer dans sa nouvelle chambre et brancher le téléphone (c’est vital !), retourner à la maison et préparer ses affaires avec son aide et sa femme qui est arrivée entre temps, recevoir beaucoup de réconfort de leur part, retourner à la résidence et le trouver abattu – ce qui est normal, régler encore toute une série de problèmes administratifs, faire quelques courses et rentrer chez moi épuisée, prévenir par téléphone le voisin de mon père et appeler son filleul – mon cousin – et je discute finalement un peu avec sa femme qui me dit de ne pas hésiter à demander de l’aide, regarder The Crown en luttant contre le sommeil, m’endormir dès le début de Masterchef The Professionals et finalement me mettre au lit

Jeudi: dormir plus ou moins convenablement mais me réveiller bien trop tôt, être encore très fatiguée et avec les émotions qui font les montagnes russes, retourner travailler, recevoir un appel de mon papa qui m’annonce qu’il a bien dormi et me demande si je peux appeler la police pour surveiller sa maison, il a une bonne voix et cela me rassure, il me raconte qu’il a déjà trouvé d’autres personnes pour parler son dialecte west-flamand, je commence à m’occuper de ses affaires administratives, mon cousin me promet de m’aider, Masterchef The Professionals – la finale

Vendredi: me réveiller trop tôt et donc arriver tôt au travail, parler avec des collègues, découvrir quelque chose qui ne m’étonne pas, quitter mes collègues jusqu’à l’année prochaine, faire mes courses du w-e dans un Delhaize de plus en plus vide, mon papa continue de m’étonner, The Crown – deux épisodes

Samedi: un réveil intempestif au milieu de la nuit et dormir longtemps le matin, décider de me donner deux jours et demi rien que pour moi avant de commencer à m’occuper de la longue liste de choses à faire pour mon papa, à vrai dire je comptais consacrer mon entière semaine de congé à moi mais c’était avant les chamboulements et donc je sais que je n’y arriverai pas, quant à mon récit de voyage il mettra encore plus de temps que prévu à être publié complètement, une visite express dans la maison paternelle pour y prendre deux-trois choses précieuses, une plus longue visite à mon papa qui a bonne mine même si je sens que l’adaptation est toujours difficile, dessiner une nouvelle encolure pour une future robe, de la lecture, un repas très estival en hiver, Le syndicat du crime 3 (Tsui Hark, 1989)

Dimanche: une nuit sans réveils intempestifs, le grand nettoyage de la salle de bain, ne pas trop penser au fait qu’on est le 24, de la couture et de la lecture, abandonner ce roman après 200 pages (même s’il n’en reste que 100), cuisiner de bonnes choses, être horrifiée par l’histoire de l’épisode 9 de The Crown et terminer la saison en regardant l’épisode 10

Soulagement

Le 21 décembre, le jour du solstice, un oiseau gazouillait quand je suis sortie du bureau au crépuscule. Son chant était encore très timide mais il avait bien compris que les journées commençaient à s’allonger.

Pour moi aussi, cette période est celle d’un grand changement. Les dernières semaines ont été difficiles émotionnellement. Mon papa a très bon coeur et a voulu soigner sa compagne dépressive. Après cinq jours, il n’en pouvait plus, il était cassé. Après sept jours, une solution a été trouvée et il l’a conduite à l’hôpital. Tout cela l’a épuisé et lui a brisé le coeur. La semaine passée, son médecin a cru à une crise cardiaque et il s’est retrouvé aux urgences… pour ce qui était en fait une crise de panique. Samedi passé, il m’a parlé de ses angoisses de rester seul à la maison pendant les vacances de Noël, son aide étant absent pour deux semaines. Mardi matin, nous avions un rendez-vous à la maison de repos toute proche de chez lui (cela faisait environ une dizaine de jours que j’avais pris contact – nous en avions convenu ainsi, papa et moi: je m’occuperais de tout cela après mon voyage en Inde). Il y avait quatre chambres disponibles (elles sont toutes prises entre temps). Mardi midi, il signait le contrat. Mercredi matin, je l’y ai conduit, le coeur serré. Mercredi après-midi, je l’ai quitté fort nerveux et dépressif. Jeudi matin, il m’appelait pour me dire qu’il avait bien dormi et qu’il se sentait bien. Et depuis, il me semble aller de mieux en mieux, il a des contacts sociaux, ses médicaments sont contrôlés (y compris les somnifères) et il a de nouveau faim.

Et moi dans tout ça ? Je ne sais pas comment exprimer l’immense sentiment de soulagement qui m’a envahie. Cela faisait plusieurs années qu’il y avait cette inquiétude en arrière-plan, de plus en plus grandissante, surtout après sa mauvaise chute il y a deux ans. Pour la première fois depuis des années, je peux entrevoir le futur de manière bien plus positive, sans trop d’inquiétudes (même si je sais bien qu’il est entré dans la dernière phase de sa vie), et cela fait un bien fou. Je mettrai sans doute encore quelques jours à sortir de la fatigue extrême qui a été causée par les événements des derniers jours et il me faudra sans doute encore un moment pour que mes émotions arrêtent de jouer aux montagnes russes mais je me sens soulagée.

Mistress of nothing

9c5e529eaf53bd951a415f73656628bbKate Pullinger, Mistress of nothing: c’est sur un conseil de Gasparde que j’ai commencé ce livre, et elle avait bien raison de m’en parler (elle connaît bien mes goûts aussi) ! Dans l’Angleterre victorienne, Lady Duff Gordon mène la belle vie dans la haute société mais elle est atteinte de tuberculose et seul un air plus chaud et plus sec peut la soigner. Elle part pour l’Egypte avec Sally, sa servante dédiée qui donne voix au roman. Celle-ci décrit le voyage, l’arrivée à Alexandrie puis au Caire où les deux femmes se sentent fort perdues avant que ne soit engagé Omar, un local, qui se met au service de Lady Duff Gordon. Elles s’adaptent aux us et coutumes, apprennent l’arabe, abandonnent leurs corsets et vêtements occidentaux. La première partie du roman est une longue description de leur voyage, la descente du Nil, l’installation dans une maison à Louxor… Il ne se passe pas grand chose mais les paysages, les coutumes, les sentiments sont détaillés avec précision et finesse. Le lecteur est emmené dans l’Egypte du 19e siècle. L’histoire s’accélère avec la seconde partie, les relations entres les différents protagonistes ayant changé et malheureusement Sally se rend compte qu’elle est devenue « maîtresse de rien ». Même si la première partie m’a semblé un peu longue, j’ai été happée par ce roman qui oscille entre romance et histoire et qui décrit un monde révolu. Depuis la fin de ma lecture, mes pensées retournent souvent à Sally et à l’Egypte…

Short diary of the week (222)

Lundi: partir sous la pluie, arriver sous la neige fondante, changer mes bottes d’hiver pour des chaussures d’intérieur à talons, le dragon a frappé et même si cela ne me concerne pas cela m’inquiète, en fait la méchanceté gratuite m’interpelle toujours, splash splash – le retour fait splash, regarder le premier épisode de Godless qui est une longue exposition et ne rien regarder d’autres parce que l’épisode était long, lire au lit

Mardi: ah ce passage épistolaire dans mon roman est pas mal !, un gros sentiment de déprime m’envahit, je ne sais pas comment dire à mon papa qu’il peut aller très vite en maison de repos, et voilà que je n’arrive plus à le joindre – son téléphone a une fois de plus un problème, oublions tout ça pour la soirée, une visite à la superbe Maison Cauchie et un repas léger à Hanoi Station, rentrer et constater que les trottoirs sont glissants par endroits

Mercredi: une nuit agitée, de légers maux de tête, avoir juste envie de pleurer quand le vent m’empêche d’avancer et que la pluie me tombe dessus de partout, trop de choses en tête, finalement joindre mon papa mais devoir reporter le rendez-vous parce qu’il n’est pas bien, en avoir juste marre, en fin de compte mon papa est plutôt positif à l’idée, Masterchef the Professionnals

Jeudi: réveil à 4h et plus moyen de m’endormir, mon cerveau s’emballe et je n’arrive plus à l’arrêter, des maux de tête qui ne partent pas malgré un médicament, une crise de larmes me permet finalement de me rendormir un peu, on ne parlera donc pas de mon état pendant la journée, enfin pour une fois il ne pleut pas sur le trajet du boulot, tout cela me rend asociale et irritable, de la comfort food, non je ne veux pas faire partie de ce groupe fb, The Crown, Masterchef the Professionnals (avec un moment de sommeil), enfin au lit !

Vendredi: une très bonne nuit, arriver au bureau, ne voir personne, aller à la recherche de collègues 40 minutes plus tard, en trouver quelques-uns heureusement, sauf qu’ils ne restent pas longtemps et me retrouver à nouveau fort seule l’après-midi, le coup de fil qui enclenche une soirée d’angoisses et d’incertitudes, mon papa craignant une crise cardiaque s’est retrouvé aux urgences, au final il s’agit (juste) d’une grosse crise de panique, beaucoup de gratitude pour les personnes qui m’ont écoutée et rassurée ainsi que pour l’aide de mon papa qui s’est occupé de tout, et pour passer le temps j’ai regardé Vengeance de Johnnie To

Samedi: une nuit d’insomnies avec des maux de tête et à la poitrine, au final tout se termine bien mais nous laissant tous épuisés (mon papa, son aide et moi), le voir de bonne humeur et en relative bonne forme, il pense cependant que le médecin généraliste a un peu paniqué et agi trop vite alors que ce n’était pas entièrement nécessaire – un xanax ou deux auraient suffi, trier quelques photos, lire un livre de cocktails, préparer une nouvelle recette, Johnny Guitar (Nicholas Ray, 1954)

Dimanche: me réveiller et me dire que je fais de nouveau des insomnies, regarder l’heure et me rendre compte que non – il est 7h30, somnoler encore un peu au chaud, le dernier cours de zumba de l’année, terminer de coudre la jupe – elle n’est pas parfaite mais je n’avais pas le courage de découdre, lire dans le canapé, préparer à manger, être interrompue par un coup de fil de mon père complètement confus – ce qui ramène de nouveau les pensées négatives, une séance de méditation pour me calmer, Vikings, The Crown, me décider pour un demi xanax avant d’aller dormir

Hot tea across India

13149984Rishad Saam Mehta, Hot tea across India: après mon voyage en Inde, j’étais évidemment très tentée par la lecture d’un récit de voyage dans ce pays. L’auteur, Rishad Saam Mehta, originaire de Bombay, est parti de la constatation que partout en Inde il est possible de boire une tasse de chaï bien chaud avant de continuer sa route. Il raconte ses périples en moto et voiture, parfois même en camion, de Bombay à Delhi, à Kajuraho, mais surtout dans le nord, sur les routes de l’Himalaya. Il y rencontre diverses personnes qui lui offrent à boire et qui lui parlent de leur vie ou de la région. C’est un livre très plaisant à lire, rempli d’anecdotes amusantes, une diversion agréable entre des romans, et une manière d’appréhender l’Inde telle qu’elle est vue par un Indien.

Let’s cook our books #29: Crushed puy lentils with tahini and cumin

Crushed puy lentils with tahini and cumin

J’ai continué à feuilleter Plenty more de Yotam Ottolenghi et je me suis arrêtée sur ce plat aux lentilles, tahini et cumin. Je crois qu’en fait, c’est la présence de l’œuf qui m’a convaincue. Je crains souvent ne pas avoir assez à manger s’il n’y a que des légumes. Bref, des lentilles d’abord cuites à l’eau puis réchauffées avec oignons, ail, cumin, tomates et coriandre, puis aromatisées au tahini et jus de citron. Et des œufs durs au paprika.

J’ai beaucoup aimé ce plat et je compte bien le préparer à nouveau, surtout qu’il se conserve très bien pour un second repas à midi (je dois juste penser à augmenter un peu les quantités).

Short diary of the week (221)

Lundi: non ! pas le réveil, attaquer la longue de liste de petites choses à faire et me retrouver avec un projet qui prend bien plus de temps que prévu, oh un colis ! – un livre très bien emballé et expédié par la maison d’édition, partir plus tôt en ayant barré un peu plus de la moitié des choses à faire, découvrir plein de nouveaux magasins rue Neuve, acheter des pulls chauds chez Uniqlo et Benetton, laisser l’adorable grande peluche Snoopy chez Uniqlo (si quelqu’un a l’idée de m’offrir un cadeau de Noël…), une paire de bottes pour la neige (avec fourrure) et des chaussures plates pour remplacer celles qui sont presque usées, rentrer avec tous mes paquets et avec un peu moins d’argent sur mon compte en banque, The Last Post, Longmire

Mardi: ces métros en retard et bondés même au terminus…, le retour du Pakistan, reprendre la liste des petites choses à faire, un plat improvisé, oh ! cette robe ! elle me donne envie d’acheter une seconde tout de suite, The last post – fin de la première saison – une série plaisante qui m’aura surtout marquée par son étalonnage rouge/turquoise, Masterchef the Professionnals, lutter pour ne pas m’endormir

Mercredi: Saint-Nicolas est passé au bureau, la nouvelle du jour anime les esprits (Johnny…), les deux lignes prévues en deviennent finalement une vingtaine, un moment de grande solitude (au sens propre) sauf que je ne veux pas déranger mes collègues, finalement ça passe et il est temps de rentrer, des boulettes sauce tomate, des bêtises à la tv avant de regarder Masterchef The Professionnals

Jeudi: le gilet n’est pas super adapté à la robe mais j’aurai chaud, parce que ça caille dehors avec ce vent !, trier les disques de Nusrat Fateh Ali Khan, manger du chocolat (en fait ça concerne tous les après-midis de la semaine mais ce serait trop répétitif de l’écrire à chaque fois), le challenge vidage sur surgélateur a commencé – enfin disons qu’il y a une petite boîte en moins – ça prendra du temps à ce rythme-là, un appel qui m’inquiète encore plus, regarder le début de Mr. Robot – troisième saison – et me rendre compte que je n’ai plus envie de voir la suite, regarder à nouveau des bêtises à la tv avant Masterchef The Professionals

Vendredi: je suis toujours inquiète et j’aimerais en parler à quelqu’un mais ça n’a pas l’air gagné pour le moment, non ce n’est pas mon maquillage qui a coulé – je suppose que je me suis cognée à l’œil cette nuit, finalement l’après-midi aura été assez mouvementée, j’ai trouvé une oreille attentive qui vivra en live les rebondissements, mes inquiétudes sont calmées même s’il faudra attendre samedi soir pour le dénouement, un mail avec une réponse immédiate – trop rapide même (à propos d’une maison de repos), soulagée mais fatiguée je rentre à la maison dans le froid, du saumon à l’aneth, la fin de Longmire – une série que j’ai beaucoup aimé – à tel point que j’ai commencé les livres

Samedi: on dirait que j’avais besoin de sommeil, du rangement, une lessive, des courses, de la couture (mais je n’ai pas trop la patience), de la lecture, de la cuisine – une nouvelle recette, Le syndicat du crime 2 (John Woo, 1987) interrompu par un coup de fil de ma tante en manque d’informations que je n’ai pas (j’avoue que cela m’a vraiment énervée – surtout à cause du long monologue habituel de sa part), terminer mon livre et choisir le suivant

Dimanche: il neige, il fait froid, je me réfugie sous une couverture, le cours de zumba est annulé, un peu de couture mais pas envie de terminer la jupe en cours, terminer un livre sur le rhum commencé… en juin, des nouvelles de mon papa: le sujet de conversation est ma tante qui ne se rend pas compte combien elle est curieuse et combien elle dérange du coup avec son bavardage incessant, préparer à manger, Vikings, The Crown – début de la saison 2, commencer un nouveau roman mais m’endormir très vite