Let’s cook our books #27: shrimp curry

Je n’ai plus réalisé de nouvelle recette tirée d’un livre depuis juin. Je n’ai cependant pas mangé tous les jours la même chose, j’ai créé de nouveaux plats mais sans me fier à des recettes écrites. Comme j’ai acheté plusieurs livres ces derniers deux mois, j’ai recommencé le challenge « cuisinons nos livres »… en sélectionnant une recette d’un livre plus ancien ! Il s’agit d’un simplissime curry aux crevettes (« Shrimp Curry ») du livre de Naomi Duguid, Burma: rivers of flavor, dans lequel j’ai déjà puisé de nombreux plats parce que le nombre d’ingrédients est souvent limité (curcuma, piments et sauce poisson, dans ce cas, en plus d’ingrédients universaux – tomates, crevettes, ail, échalotes…).

Le résultat ? Un plat classique aux accents asiatiques, qui mériterait des tomates estivales et des piments verts un peu plus piquants (ceux du Delhaize n’avaient aucun goût – j’ai rajouté de la poudre de piment par la suite).

Shrimp curry

Short diary of the week (219)

Lundi: cette journée ne m’inspire pas – la raison se trouve en fin d’après-midi, terminer certaines choses, apprendre qu’une réparation de machine à laver me coûtera probablement 150 euros – voire plus et donc hésiter sur la marche à suivre, et donc rendez-vous chez le dentiste qui constate très vite que je n’ai pas utilisé la brosse à dent électrique les dernières semaines, Feud, Longmire

Mardi: une météo assez horrible – pluvieuse et venteuse, un boulot qui avance bien, ne plus avoir le courage d’aller au magasin d’électro-ménager et rentrer à la maison, le pingouin est assis à gauche aujourd’hui, une recette inspirée par celle de Sylvain mais qui s’en éloigne pas mal au final, Feud – fin de la première saison – pas mal mais pas exceptionnel non plus, Masterchef The Professionals, le digicorder qui plante en plein milieu et qui met 10 minutes à redémarrer

Mercredi: tout ce monde dans les transports en commun, lire par la suite que le tram 7 est tellement bondé tous les matins qu’il n’est plus accessible à certains arrêts pour de nouveaux voyageurs, commencer un nouveau pays: le Pakistan, apprendre que le Deli Traiteur va fermer près du boulot, où vais-je acheter mes sandwiches dans ce quartier assez pauvre en bons endroits pour manger ?, une course inutile: on me conseille d’attendre Black Friday qui commencerait demain, terminer un roman dans le métro et commencer de suite un nouveau, Longmire, Masterchef The Professionals

Jeudi: me réveiller sans énergie, me traîner un peu au début de la journée mais finalement tout se passe bien, partir plus tôt pour quelques courses, le pingouin est un plus au milieu du banc, tester mon nouveau rouge à lèvres, une envie insurmontable de pommes de terre à l’airfryer, The Deuce, Masterchef The Professionals

Vendredi: l’outil insolite à ne pas oublier au travail – un entonnoir, une assemblée générale syndicale (où le syndicalisme à l’ancienne me fait vomir mais n’est heureusement que très peu présent), une après-midi très calme avec peu de collègues présents, de l’utilité de l’entonnoir pour partager des bouteilles avec un collègue, The Last Post, Longmire, m’endormir en déprimant un peu

Samedi: je n’aurai finalement pas fait grand choses de corvées prévues – décidons que tout cela sera fait pour la fin de la semaine prochaine (donc m’occuper de la machine à laver, de mes lunettes aux verres abîmés, du notaire et prendre des infos pour une maison de repos pour mon papa), la visite du samedi, les courses du samedi, emballer quelques plantes plus fragiles au jardin sous les gouttes de pluie, trier des photos et publier un préambule à mon voyage en Inde, décider de jouer cinq minutes et y passer une heure – ou l’addiction à un jeu un peu stupide, le retour de « Cuisinons nos livres » avec une recette birmane, le trempage des pois chiches, The Deuce, Longmire

Dimanche: me motiver pour aller à la zumba, coudre une toile pour une nouvelle robe et constater que le dos ne va pas du tout, de la lecture, la cuisson des pois chiches, le dégivrage du surgélateur devient urgent, préparation de Swedish Punsch, me laisser happer par Gordon Ramsay et ses restaurants à sauver, The Deuce – fin de la première saison – il y a sans doute pas mal à dire sur cette série mais je me suis pas mal ennuyée

Récit de voyage: le Rajasthan

Les années précédentes, j’ai toujours préféré publier mon récit de voyage au moment où j’avais écrit tous les billets. Cette année, j’ai décidé de les publier beaucoup plus vite, au fur et à mesure où je les rédige, ou presque. Il y a aura donc souvent quelques jours, voire une semaine, voire même plus, entre les différents articles mais vous de ne devrez pas attendre aussi longtemps pour avoir une idée de mon voyage. Les événements de la vie ont fait que cela a mis bien plus de temps que prévu, mais j’ai enfin terminé la rédaction. Les derniers billets seront publiés dans les 10 jours qui viennent.

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture !

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Les étoiles s’éteignent à l’aube

51uogk87xvl-_sx195_Richard Wagamese, Les étoiles s’éteignent à l’aube: Franklin Starlight, un garçon âgé de 16 ans aux origines indiennes ojibwé, n’a pas vraiment connu son père sauf quelques visites éparses. Il a été élevé par le Vieil Homme qui lui appris à vivre en harmonie avec la nature. Au début du récit, il est appelé par son père, Eldon, qui lui demande une faveur: faire avec lui un dernier voyage et l’enterrer comme un guerrier dans la terre de ses ancêtres. Eldon, alcoolique invétéré, n’a plus que quelques jours à vivre et le périple dans les paysages sauvages de la Colombie Britannique sera l’occasion de parler du passé, de dévoiler des secrets, de raconter dans quelles circonstances Franklin a vu le jour. Les descriptions de la nature sont précises et vivantes, l’homme est minuscule face aux paysages et aux animaux, il doit respecter les lois environnantes. Mais c’est aussi un roman qui raconte une histoire, une sorte de testament, une manière de se libérer du poids du passé et les difficiles relations entre un père et son fils. Les sentiments décrits sont justes, entre amour et culpabilité. Tout cela m’a passionnée et j’ai beaucoup apprécié ce roman.

Short diary of the week (218)

Lundi: entrer à nouveau dans l’espace aérien européen, ne pas vraiment réussir à beaucoup dormir, une bonne connexion wifi à l’aéroport de Munich qui raccourcit le temps d’attente, ne pas me sentir à ma place entre tous les businessmen dans l’avion vers Bruxelles, home sweet home, une longue sieste, le retour des plats qui m’ont manqué: le spaghetti bolognaise, revoir avec plaisir certains endroit où j’ai été dans The best exotic marigold hotel, résister jusque 21h30 avant de m’endormir

Mardi: réveillée vers 6h, levée vers 7h, moins 2kg après le voyage, remplir le frigo, faire une première lessive, rentrer les plantes exotiques fragiles, transférer toutes les photos sur l’ordinateur et faire un premier tri, un peu de lecture, la fin de The best exotic marigol hotel et le début d’Anthony Bourdain Parts Unknown à Pittsburgh avant de m’endormir vers 21h

Mercredi: retour au boulot, trier des dizaines de mails, en avoir déjà marre en début d’après-midi, me sentir fatiguée, rentrer dans le noir, découvrir que Masterchef The Professionals a recommencé sur la BBC mais d’abord regarder la fin d’Anthony Bourdain Parts Unknown à Pittsburgh, sentir mes paupières s’alourdir mais tenir jusqu’à 22h

Jeudi: le réveil sonne au moment où je me rendormais profondément, une journée qui avance plus vite qu’hier, avec un bonne dose d’organisation du futur, Anthony Bourdain Parts Unknown au Sri Lanka (au nord où je n’ai pas été), Masterchef The Professionals – sauf que je m’endors au milieu

Vendredi: mes intestins n’ont clairement pas encore retrouvé leur équilibre, les prochaines semaines je risque de faire une overdose de Nusrat Fateh Ali Khan, une commande aux Pays-Bas, une recharge pour mon téléphone totalement gratuite grâce à mes achats couplés, du thon grillé, m’endormir encore plus tôt – je tentais de regarder un film japonais

Samedi: une nuit de quasi 12 heures – j’espère que ça suffira à me remettre dans un rythme normal, le chauffage est allumé et je suis sous une couverture mais j’ai toujours froid – un sentiment qui ne fait que commencer et qui me poursuivra jusqu’au printemps, une machine à laver récalcitrante – elle ne démarre qu’au troisième essai, la vie quotidienne reprend avec ce sentiment désagréable que tout est compliqué, une visite chez mon papa, des courses, une immense pile de repassage, commencer le tri des photos, une seconde tentative de film japonais (Après la tempête d’Hirokazu Kore-eda – 2016) mais abandonner par ennui, une infusion au gingembre pour calmer les maux de gorge apparus soudainement, Anthony Bourdain Parts Unknown à Porto Rico

Dimanche: une mauvaise nuit (la faute au gingembre ?), aucun courage pour aller à la zumba, batailler avec la machine à laver qui ne veut plus effectuer un programme en entier, décalquer un nouveau patron – la robe B6380 de Gertie chez Butterick, trier des photos (une constante pour les mois qui viennent), terminer un livre commencé il y a plusieurs mois au jardin, un bon repas, Feud, Longmire – début de la saison 6, le jet lag a l’air d’être passé – reste le rhume

The last 23 days…

Ces derniers 23 jours…

  • j’ai pris cinq avions différents, dont un qui avait une heure de retard mais sans conséquences pour la suite du trajet
  • j’ai été dans des aéroports gigantesques et dans un aéroport de province
  • j’ai visité le Rajasthan
  • et j’ai vu une des merveilles du monde, le Taj Mahal
  • tout comme 40.000 autres personnes ce jour-là
  • j’ai été dans la foule
  • mais il y a aussi eu des moments de calme
  • il a fait chaud – jusqu’à 38°
  • mais c’était une chaleur sèche
  • à la fin du séjour, le temps s’était rafraîchi – moins de 20° la nuit
  • je n’ai pas vu une seule goutte de pluie
  • j’ai dormi dans des hôtels modernes
  • mais aussi dans des anciens palais plein de charme
  • et dans une tente dans le désert
  • marcher dans les rues est assez éprouvant – entre les humains, les motos, les tuk tuk, les immondices et les bouses de vache
  • mais c’est une expérience en soi
  • j’ai parcouru la région en minibus
  • avec un chauffeur qui maîtrisait l’art d’éviter les nombreux obstacles et de contourner les règles de circulation
  • comme tout le monde d’ailleurs
  • mais j’ai aussi pris des jeeps, trains, tuk tuk et un bateau
  • et même un dromadaire
  • les tigres et les léopards ne se sont pas montrés
  • mais j’ai vu d’autres animaux
  • dont un porc-épic qui s’enfuyait
  • midi et soir, c’était curry
  • avec souvent une combinaison de riz, pommes de terres et pain
  • mais aussi beaucoup de légumes
  • et de la viande grillée ou en sauce
  • j’ai vu des forts et des palais, aux pierres finement découpées
  • mais aussi la campagne et le désert
  • j’ai écouté de la bonne musique
  • et de la moins bonne
  • j’ai acheté des épices
  • des écharpes
  • des housses de coussins
  • et un beau collier
  • mais ce n’est pas grand chose face à la frénésie d’achats des mes compagnons du groupe
  • j’ai parlé anglais pendant trois semaines
  • et tenté de comprendre l’hinglish (un mélange d’anglais et d’hindi)
  • la compagnie était très agréable (nous n’étions que cinq – ce n’était donc pas gagné)
  • le wifi étant ce qu’il était, j’ai fait une cure de « digital detox »
  • tout en tentant de publier au moins une photo par jour sur instagram
  • ce qui était parfois un vrai défi
  • et donc j’ai parfois abandonné
  • le rythme des visites était fort soutenu au début du voyage
  • mais s’est calmé vers la fin
  • le Rajasthan est très photogénique
  • je n’ai pas arrêté de prendre des photos
  • surtout en respectant la symétrie
  • et au total, je dois atteindre les 2000 clichés, voire plus
  • j’avoue que j’ai eu du mal à vraiment être vraiment présente et à profiter
  • mon attention était happée par la foule, la circulation, où mettre mes pieds et ne pas cogner ma tête
  • la région est cependant magnifique et je comprends que ce soit une destination classique
  • ce voyage confirme que je préfère l’Asie du Sud-Est ou le Japon
  • mais m’invite cependant à approfondir l’Inde
  • peut-être pas tout de suite
  • mais j’y retournerai
  • je pense que j’ai encore besoin d’un peu de temps pour emmagasiner toutes les expériences vécues ces dernières semaines
  • et je suis pour le moment encore incapable de dire quelle partie j’ai préféré
  • aujourd’hui je reprends ma vie habituelle
  • mais je garderai de bons souvenirs de mon séjour

(Un récit de voyage plus complet suivra – dans des délais plus ou moins éloignés.)

Cybele

397341Joyce Carol Oates, Cybele: dans ce roman de 1979, Joyce Carol Oates décrit des moments de la vie d’Edwin Locke, un homme de la quarantaine qui se perd de relation en relation. Il avait tout pour être heureux: un travail respecté, une femme aimante, deux enfants mais un jour, il se sent attiré par Cathleen, qu’il rencontre d’abord au parc, puis dans des hôtels. Poussé par la passion et très vite lassé, il recherche d’autres femmes, se lançant dans de nouvelles relations de plus en plus glauques. C’est le récit d’un homme qui perd toute notion de la normalité, un homme qui se laisse entraîner dans la spirale infernale des passions, un homme qui s’oublie lui-même et les autres. JCO nous fait pénétrer dans son esprit, dans les méandres de ses pensées, un procédé qu’elle a utilisé tout au long des années 1970 avec plus ou moins de succès (en général, plutôt moins, c’est assez ardu à lire). Dans le cas de ce roman, ces pensées sont relativement accessibles mais lassent cependant sur la longueur. Mon challenge JCO s’est fort ralenti et la raison principale est le manque de romans qui racontent une histoire, qui donnent les points de vues de plusieurs personnes, qui ne parlent pas uniquement des esprits malades d’un seul narrateur. Plus que deux romans de cette période et je peux entamer les années 1980 avec Bellefleur qui est probablement plus passionnant !

Book_RATING-30

Bilan culturel – octobre 2017

Romans, récits de voyage, (auto)biographies:

  • Cheryl Strayed, Wild
  • Richard Wagamese, Les étoiles s’éteignent à l’aube

Histoire, cocktails…:

  • des guides de voyage sur le Rajasthan (Hachette et Guide Bleu), pas entier, juste les parties qui m’intéressaient le plus

Séries TV:

  • Longmire – saison 5, 7/10
  • The Handmaid’s Tale – saison 1, 8/10
  • Halt and Catch Fire – saison 4, 8/10

Films:

  • Wild – Jean-Marc Vallée, 2014

Documentaires:

  • Once more with feeling – Andrew Dominik, 2016 (à propos de Nick Cave)
  • Jakarta Jakarta ! – Vincent Moon, 2017

Expositions, musées:

  • Ancestors & Rituals – Bozar, Bruxelles
  • Rājasthān – première partie 

Concerts:

  • Patrick Hartono & Duto Hardono – PointCulture

Couture:

  • une jupe paréo de Gertie – Butterick 6354
  • une transformation de blouse trop large récupérée à la troc party (en tissu Liberty)
  • une jupe froncée sans patron