Pauvre chose

Risa Wataya, Pauvre chose: il y a quelques semaines, je me trouvais dans un marasme littéraire. Vous connaissez tous cela, je suppose: vous commencez un gros pavé et il s’avère moins passionnant que prévu; les pages ne se tournent pas très vite et vous pensez à tous ces livres qui vous attendent; vous désespérez en faisant des calculs: 20 pages par jour… mais ça veut dire plus de trois semaines de lecture ! Et puis vous hésitez… mais finalement vous passez à autre chose, tout en vous disant que vous reviendrez au pavé plus tard (spoiler: je n’y suis toujours pas revenue). Tout cela pour expliquer comment j’en suis venue à lire Pauvre chose. J’ai beaucoup aimé les précédents courts romans de la japonaise Risa Wataya, souvent très simples et doux amers. Rien de très différent ici: Julie est une jeune employée dans le rayon vêtements d’un grand magasin. Son petit ami (qui ne vit pas avec elle) veut aider Akiyo et l’héberge chez lui. Or Akiyo est son ex. Julie se fâche d’abord mais pour ne pas perdre Ryûdai, elle décide de faire des efforts, niant ses propres sentiments. Risa Wataya a l’art d’écrire des comédies sentimentales douces et piquantes à la fois, donnant une certaine image du Japon (le métier de vendeuse est beaucoup plus régi par des règles précises qu’ici) mais parlant de thèmes universels comme l’amour, la confiance et la tromperie. Le parfait roman pour m’échapper du pavé !