La carte du monde invisible

Tash Aw, La carte du monde invisible: Indonésie, années 1960. Agé de 16 ans, Adam assiste à l’enlèvement de son père adoptif par les soldats de Soekarno. Il part à sa recherche à Jakarta où il est recueilli par Margaret, une américaine travaillant à l’université et qui a connu son père. Mais la période est troublée, et Adam se laisse embobiner par Din, un étudiant qui veut déstabiliser le pouvoir. Celui-ci lui promet en effet de partir à la recherche de son frère, Johan qui a été adopté avant lui par une famille de Kuala Lumpur. Tash Aw, un auteur né à Taipei mais ayant vécu en Malaisie avant de s’installer à Londres, raconte une histoire – certes – mais c’est aussi pour lui un moyen de décrire l’Indonésie: une petite île perdue à l’apparence paradisiaque contraste très fortement avec le chaos et la poussière de Jakarta, mégalopole polluée et embouteillée, déjà dans les années 1960. Il accorde également beaucoup d’importance au climat, à la chaleur étouffante, à la pluie tropicale qui mouille tout en un rien de temps, à la moiteur, à l’humidité. Les éléments rythment et habillent le récit, que certains pourraient trouver un peu long et un peu étiré. Ce n’est pas mon cas, justement grâce à une description si détaillée des ambiances locales qui m’ont immergée dans ce grand pays.

Un livre lu dans le cadre de « Lire le monde« , une activité organisée par Sandrine, pour la Malaisie, voire Taiwan.

Rétrécissement

Moi: je n’arrive pas à arrêter mon cerveau, j’ai envie de lire, de regarder films et séries, de sortir, de voir des expos, des spectacles, de voyager, de coudre, d’embellir et d’entretenir le jardin, de parler, de rire, de boire, de manger… J’ai du mal à choisir entre toutes ces activités, mon temps est trop limité…

Papa: mon papa était très actif, il enseignait des cours du jour en secondaire et des cours du soir en promotion sociale, il jouait avec moi, il passait du temps avec ma maman, il nettoyait et entretenait la maison, il repeignait façades et châssis pendant les vacances d’été, il tondait la pelouse, il plantait des fleurs et des légumes, il lisait, il allait à des expos, il parcourait galeries d’art et magasins d’antiquités, il guidait des voyages culturels, il regardait films et documentaires, il était actif dans plusieurs associations culturelles, il se tenait au courant de l’actualité…

J’écris tout ceci au passé.

Aujourd’hui, à presque 80 ans, il ne fait plus grand chose. Il ne sort plus de son fauteuil, ou très peu. Il lit encore le journal mais plus de livres. Il dit que ses yeux ne le lui permettent plus mais peut-être manque-t’il aussi d’attention ? Son dos le fait souffrir, sa nouvelle cicatrice sur le crâne aussi. La nourriture ne lui goûte plus et il faut l’encourager à manger. Il aime par contre encore son Picon en apéritif et plusieurs verres de vin. Il parle au téléphone à sa soeur et à sa compagne (qui ne vit pas avec lui) mais jamais très longtemps. Nos conversations sont parsemées de blancs. J’essaie de raconter ce que je fais, mes activités, mes voyages mais il n’y a plus beaucoup d’échange. Il regarde le journal parlé, juste un seul, pas les trois ou quatre d’avant. Il éteint la tv à 19h30 et va au lit immédiatement après pour dormir 9 ou 10 heures sous l’effet de somnifères. Il attend ce sommeil avec impatience et est heureux de dormir aussi bien et aussi longtemps. Il a un océan de temps et cela lui pèse.

Sa vie s’est tellement rétrécie et cela me rend triste.

Je ne connais pas l’histoire des décès de tous mes grands-parents. Ma grand-mère paternelle s’est éteinte en un jour. Ma grand-mère maternelle s’occupait de sa maison et de son jardin quand un cancer du pancréas l’a emportée en quelques semaines. Ma maman n’était plus très active mais lisait encore beaucoup, avant qu’elle ne perde toute conscience du monde extérieur. Ma tante, sa soeur, faisait encore pas mal de choses, je pense. J’entends parler de personnes âgées actives, occupées par mille activités et heureuses d’être toujours là. On ne parle que peu des fins de vie difficiles.

Est-ce que la situation de mon papa est une exception ? Je ne le pense pas. Mais ce lent rétrécissement de son monde est difficile à accepter. La maladie la plus grave qui le touche n’est probablement pas ce cancer de la peau récemment détecté mais bien une longue et pernicieuse dépression qui a commencé il y a plus de dix ans et qui n’a jamais vraiment été soignée parce qu’il fait partie d’une génération qui mélange encore visite chez un psychologue et enfermement dans un asile.

Peut-être qu’écrire ce billet me permettra de mieux accepter la situation. Peut-être qu’il vous permettra aussi de parler de ce sujet s’il vous touche. Peut-être que vos histoires – tristes ou joyeuses – me permettront d’avancer dans ma réflexion…

Short diary of the week (213)

Lundi: au moins aujourd’hui j’ai une raison d’être fatiguée, mais cela n’améliore pas mon état de santé général, le boulot habituel, un questionnaire pour un visa indien long – très long – heureusement que je me souviens où est née ma maman – par contre je n’ai plus le n° du visa de mon voyage en 1999 – après info NA fonctionne aussi, ou comment un tout petit bout de journée est plus intéressant à raconter que le reste, The Deuce, terminer un roman

Mardi: le retour des métros en retard et bondés, commencer un nouveau roman, un bel objet, déplacer mon rdv chez le dentiste pour aller au vernissage d’une grande expo, apprendre par la suite que je ne pourrai peut-être pas y aller pour cause de grève, me sentir complètement vidée et finalement appeler le médecin qui me donne rendez-vous le lendemain, des problèmes de métro – à nouveau, Halt and Catch Fire, Longmire

Mercredi: me lever pas du tout en forme, des vertiges, le premier épisode de la série Vietnam de Kevin Burns, aller chez le médecin qui malgré mon rendez-vous est débordé, attendre deux heures, me faire ausculter de partout pour exclure toute autre possibilité, prescription de repos pendant 10 jours, Longmire – fin de la quatrième saison

Jeudi: enfin aller faire ma demande de visa indien, en profiter pour faire quelques courses avant de rentrer me reposer, ne pas faire grand chose, le deuxième épisode de la série documentaire Vietnam, Longmire – début de la cinquième saison

Vendredi: me rendre compte que j’ai repoussé pendant des semaines une série de choses à faire pour moi et qu’elles se sont accumulées à tel point que je ne sais plus par quoi commencer, un rendez-vous très apprécié chez Coyote, cuisiner avec le contenu du frigo presque vide, Vietnam, une longue conversation avec une amie

Samedi: hésiter sur les activités de la matinée, c’est un peu court pour faire les trois courses prévues – reportons donc à plus tard, lors de la visite du samedi donner des conseils à mon papa à propos des relations avec une personne dépressive, passer l’aspirateur, lire au jardin, préparer un couscous, ce n’est jamais aussi bon qu’au restaurant, Vietnam, Longmire, tenter de terminer mon livre mais le sommeil l’emporte

Dimanche: si je me rendors maintenant je serai en retard à la zumba, aller à la zumba, les dernières parties du rangement, une après-midi très animée et des masses de vêtements à échanger, quelques belles pêches pour mon futur voyage, bien fatiguée après tout ça, deux épisode de Vietnam

The Kamakura dress

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On ne peut pas dire que l’été ait été très propice à la sortie des robes sans manches. Et pourtant, j’ai gardé de l’espoir jusqu’au bout, me cousant une robe de plus pour des jours tropicaux. Mon choix s’est porté sur le patron New Look 6048 qui a un petit air tiki mais sans l’être tout à fait. J’ai décalqué la taille 16, qui pour le haut se diminue en taille 14. La toile m’allait relativement bien, sauf pour le haut du buste, que j’ai finalement rétréci encore un peu en modifiant la ligne de la couture princesse sur le devant.

Comme c’était un premier essai, j’ai choisi un tissu que j’aime bien mais qui ne fait pas partie de mes favoris. Il s’agit de « Kamakura » en turquoise, de la collection Tokyo Train Ride de Cotton + Steel, que j’avais acheté chez Tomato à Tokyo, et dont j’ai utilisé la version bleu marine pour The Little Mount Fuji dress.

Cette robe aurait mérité une bande contrastante mais je ne l’ai pas vraiment réalisé avant de la coudre (et je n’avais pas de tissu approprié dans mon stock). En fait, il s’agit d’une parementure visible comme dans la robe de Gertie, The daisies rockabilly dress. Du coup, dans une prochaine version, je pourrais insérer un croquet contrasté. La jupe est celle proposée par le patron et m’a permis de tester une nouvelle forme de bas que je pourrai réutiliser par la suite. Les explications sont relativement claires pour quelqu’un qui a déjà cousu des robes de ce type, mais j’ai quand même réussi à coudre les bretelles bien avant que les instructions ne le proposent. Et je pense qu’elles vont souvent tomber – à tester quand je pourrai porter la robe une journée complète – pas avant l’été prochain très probablement.

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Repos

J’ai travaillé tout l’été – sauf la semaine à Hambourg – sur deux gros projets qui se sont ajoutés au travail quotidien. J’ai soutenu mon père lors de deux opérations de son mélanome / carcinome et lors de ses nombreuses sautes d’humeur allant parfois jusqu’à la dépression profonde. Je l’ai écouté quand il m’a dit qu’il voulait mourrir une fois ses 80 ans atteints (dans quelques mois). J’ai pris sur moi tout en tentant de ne pas trop me laisser toucher. J’ai tenté de faire au mieux. J’ai commencé à prendre des initiatives pour le futur. J’ai passé de bons moments mais le soleil m’a manqué. Les longues après-midi à bouquiner sous un arbre m’ont manquées.

J’ai eu pas mal d’insomnies. J’ai accumulé de la fatigue même en dormant bien. J’ai commencé à me sentir oppressée et à avoir une toux sèche. J’ai quand même terminé les choses les plus urgentes au travail. J’ai finalement pris la décision d’aller chez le médecin, non sans une certaine culpabilité.

Il m’a auscultée de partout et écoutée. Il m’a demandée si j’avais des idées noires. Je n’en ai pas vraiment – parfois pendant un court moment mais jamais très longtemps. Il m’a confié qu’il trouvait déjà difficile de s’occuper d’une personne âgée entouré de cinq frères et soeurs. Il m’a prescrit une semaine et demie de congé de maladie pour me reposer. Je pense que j’en ai vraiment besoin. Je vais en profiter pour dormir et lire, pour faire des choses qui ne demandent pas beaucoup d’énergie, pour faire des choses qui restaurent mon énergie, pour mettre de côté mes soucis, pour préparer mon voyage en Inde, pour retrouver la forme.

Short diary of the week (212)

Lundi: commencer la semaine avec des insomnies – yeah, commencer la semaine avec une belle chute de tension pendant tout mon trajet vers le boulot – yeah, et voilà son corollaire: des maux de tête, une journée de copier-coller, soulagée d’être enfin rentrée, commencer la nouvelle série The Deuce mais ne plus avoir d’énergie et m’endormir à 9h

Mardi: une bonne nuit mais ce n’est pas encore suffisant, j’en ai marre d’être constamment fatiguée, une réunion, régler mille et une choses et ne pas avancer dans le reste du boulot, un rendez-vous très instructif chez la notaire – rendez-vous qui influencera très certainement mes activités de 2018, résumer les informations à mon papa, fouiller quelques tiroirs pour trouver des papiers importants, y trouver côte à côte un acte notarié, mes vieux dessins et le déroulé de la cérémonie de mariage de mes parents, préparer à manger, le suite de The Deuce

Mercredi: une réunion intéressante sur un projet précis et en petit comité, de nombreux échanges de mails et des félicitations, bingo: le mail n’a pas suffi – il a fallu en parler oralement par après, juste envie de dormir – j’en ai marre que ma vie soit régie par la fatigue, The Handmaid’s Tale, Longmire

Jeudi: des discussions de communication, des textes corrigés mais mal corrigés (mea culpa), yeah ! encore un truc terminé !, The Handmaid’s Tale, Longmire

Vendredi: les trucs du vendredi et les autres petits trucs à terminer, on va dire que c’est bon pour aujourd’hui, des regrets, à l’arrêt du tram deux hommes mangent une banane, oh j’ai sans doute vexé mon père, mais je ne pense pas que c’est à lui de s’occuper d’une personne fortement dépressive alors qu’il est lui-même fragile, ne pas vraiment réussir à me décider et regarder des bouts de plusieurs choses

Samedi: à la chasse aux toiles d’araignée dans la maison, le rangement: amasser des choses à la cave, cave qui mériterait un rangement de fond en comble, la visite hebdomadaire, les courses, plus aucune énergie mais ne pas réussir à faire la sieste, jouer un peu, lire un peu, un joli cocktail tiki, First they killed my father (Angelina Jolie, 2017) – très lent et insistant un peu fort sur les émotions, The Handmaid’s Tale

Dimanche: comment faire pour retrouver de l’énergie ?, la suite du rangement, de la couture, aïe c’est un peu juste à la taille: une solution: perdre du ventre !, me passionner pour les chats de Simon, retrouver mes amis à Blend à l’hôtel Marivaux et passer une excellente soirée à goûter plein de cocktails

Le tour du monde en 72 jours

Nellie Bly, Le tour du monde en 72 jours: journaliste américaine, Nellie Bly parie qu’elle pourra effectuer un tour du monde plus rapidement que les personnages de Jules Verne. Il ne faut pas oublier que nous sommes en 1889 et les transports intercontinentaux sont encore limités aux bateaux et au train. Elle embarque donc seule, sans chaperon, avec un seul bagage. Elle s’est fait confectionner une robe et un manteau qu’elle portera tout le long de son périple (aucune mention d’un quelconque lavage n’est fait dans le récit – oui, c’est le genre de choses qui me turlupine). Femme seule peut-être, mais elle est souvent accompagnée par quelqu’un dans différentes parties de son voyage et tout est organisé pour elle, tous les transports ont été réglés à l’avance. Elle traverse donc l’Atlantique puis la Manche, rencontre Jules Verne, prend le train pour Brindisi, puis le bateau qui la mènera via Colombo à Hong Kong et Yokohama pour enfin traverser le Pacifique et les Etats-Unis. En cours de route, elle décrit les paysages et ses expériences mais le récit laisse un goût de trop peu. Il est très plat, sans style, et plein de détails échappent au lecteur. A lire plutôt comme témoignage d’une époque…

Short diary of the week (211)

Lundi: où je continue à combattre la fatigue et où j’espère bientôt avoir le dessus (c’est pas gagné), manger des yaourts au bifidus pour combattre les antibiotiques qui combattent (je l’espère vaillamment) les bactéries qui causent cette infection de la peau, vaillamment avancer dans le boulot, me faire rabrouer par une collègue, un détour par la librairie locale mais fort décevante quant au choix de livres, écouter les lamentations de mon papa, terminer Twin Peaks – saison 3 – et me dire que j’ai perdu 18 heures – sauf qu’au moins je sais en parler en toute connaissance de cause (non mais ce truc du gant vert !)

Mardi: une bonne nuit mais un réveil qui sonne trop tôt, une razzia de livres alors que je ne devrais pas, mon papa est dépressif et je ne sais pas quoi faire, The Leftovers, Halt and Catch Fire (j’adore la nouvelle employée)

Mercredi: peut-être mettre le doigt sur une des causes de mes angoisses, tenter de ne pas rentrer trop tard pour avoir le temps de préparer quelque chose de bon à manger, mon papa est dépressif et je ne sais pas quoi faire (bis), dernier jour d’antibiotiques !, The Leftovers

Jeudi: un coup de fil ressenti comme très culpabilisateur, une réunion qui s’éternise, juste vidée, manger de trop, The Leftovers – fin de la saison 3 qui m’aurai plus plu que les précédentes

Vendredi: revoilà les insomnies de milieu de nuit, je ne vais pas très bien aujourd’hui et pourtant il y a mille choses à faire, mon papa m’appelle pour me dire qu’il va mieux – enfin – je dois bien avouer que je suis soulagée, des tomates du jardin et des crevettes de la mer du Nord, et du vin, commencer la glaçante série The Handmaid’s Tale, Longmire, aller me coucher – épuisée de cette semaine

Samedi: est-ce le téléphone qui a sonné vers 8h ?, rallumer le chauffage et malgré tout frissonner, passer un moment agréable avec mon papa qui va beaucoup mieux, de la couture (quand une jupe met plus de temps à coudre qu’une robe), de la lecture et des jeux (Simon’s Cat), Shane (L’homme des vallées perdues) (George Stevens, 1953)

Dimanche: le retour de la zumba, trier des photos, un court moment de lecture, trocante de tissus entre copines, revenir avec un bien trop gros butin par rapport à mon rythme de couture, The Handmaid’s Tale, Longmire

Le festin de John Saturnal

Lawrence Norfolk, Le festin de John Saturnal: très tentée par ce livre après avoir la critique d’Ingannmic, je n’ai finalement pas été totalement convaincue par ma lecture. Ce roman avait cependant tout pour me plaire, combinant histoire, mythes et cuisine. Au 17e siècle, John vit avec sa mère Susan dans un petit village anglais. Elle possède un livre précieux, Le livre du festin des Saturnal, qu’elle lui enseigne. Mère et fils sont poursuivis pour sorcellerie et doivent se cacher. John sera finalement recueilli au manoir des Buckland où il recevra une place de cuisinier et pourra montrer ses talents. L’époque est tourmentée: des soldats fanatiques de l’armée de Cromwell saccagent la région et la survie n’est pas aisée. Autant le contenu m’a passionnées – les recettes, la cuisine, la vie de l’époque – autant le rythme du livre m’a déconcertée. Il commence fort lentement et s’attarde sur certains épisodes mais s’accélère par la suite, brassant plusieurs années en quelques pages. Je ne me suis pas vraiment ennuyée mais j’ai eu quelques moments de lecture moins suivie, ce qui a probablement nui à ma compréhension de l’histoire. Malgré ce bémol, je conseille ce roman aux amateurs de livres historiques et de cuisine – et allez lire la critique d’Ingannmic qui en parle bien mieux que moi !

Ce livre entre dans la catégorie nourriture du Challenge PAL de vacances.

The summer blouse

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Cette blouse, je l’ai cousue l’été dernier, mais j’ai mis du temps à faire des photos. D’ailleurs elle est fort chiffonnée parce que je l’avais déjà portée pendant la journée. Il s’agit du patron Butterick 6217 créé par Gretchen Hirsch. Je n’ai pas cousu de toile mais bien mesuré les différentes pièces du patron et je me suis lancée dans la taille 14 pour le bas, qui diminue en taille 12 pour le haut – comme d’habitude donc. Le tissu traînait depuis longtemps dans mon armoire et me semblait idéal pour un premier essai – il n’avait probablement pas coûté très cher mais je ne sais plus d’où il vient (Stoffenspektakel ? Le Chien Vert ?).

J’avais lu les commentaires concernant ce patron sur Pattern Review et je m’attendais donc à un souci pour les manches. Et en effet: l’emmanchure est trop petite pour insérer les mancherons sans fort les froncer, ce que je ne voulais pas. J’ai donc agrandi l’emmanchure en la recoupant (et reporté le tout sur le patron papier pour la prochaine fois). Je me fais la réflexion que Gertie doit avoir des bras tout minces parce que ses emmanchures sont souvent très serrées. En cousant, je trouvais que ma machine à coudre faisait souvent des noeuds avec les fils et la dernière boutonnière a été compliquée à terminer. Je me suis souvenue après coup que je n’avais jamais changé l’aiguille – ce qui était la cause de tous mes problèmes.

Je déteste coudre des boutons (même si je l’ai fait au jardin) et du coup, même s’ils ne sont pas tout à fait bien placés, je n’ai pas le courage de les ajuster.

C’est une blouse relativement facile à coudre, même avec le bandeau à nouer et très facile à porter. J’aime tout particulièrement les manches en deux parties. Il y a des chances que j’en couse encore dans le futur (et j’essaierai de trouver un nom plus original)!

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