Short diary of the week (202)

Lundi: des rêves bizarres, réveillée en sursaut par le réveil, ne pas voir grand monde ce matin, avoir une idée de challenge, la température idéale pour rentrer à pied – sauf que je n’aurais pas dû boire de l’eau avant de partir – pas une seule toilette publique à l’horizon, et un test positif pour ces sandales qui me serviront en voyage, Anthony Bourdain Parts Unknown à Porto – le dernier épisode de la saison

Mardi: très mal dormi, lancer le challenge sur mon blog et être impatiente des réponses, commander du tissu (soldé) en Belgique et à Hong Kong, rentrer pour repartir de suite apporter quelques courses chez mon papa, tout d’un coup les prescriptions de médicaments qu’il avait déjà samedi et que j’aurais pu prendre à ce moment-là sont urgentes, préparer un bon plat, American Gods, Fargo

Mercredi: cette nuit-ci était bien meilleure, un premier colis de tissus, écrire sur les musiques japonaises prend plus de temps que prévu quand on surfe d’un clip à l’autre, partir plus tôt pour faire quelques courses en ville, deux soutien-gorge soldés, pas de pantalon par contre – M&S n’a pas soldé ceux qui m’intéressent et donc ça peut attendre, trouver le magazine America dans la librairie près de la maison – il vient d’arriver me dit la libraire, American Gods, une discussion sur l’histoire

Jeudi: mais est-ce que les oiseaux exotiques sur ma robe sont-ils bien vaccinés ? (quand un collègue me charrie), où l’ennui me guette – résultat je grignote, deux tissus soldés au Chien Vert, des cocktails à La Pharmacie Anglaise, un repas au Café Victor de Bozar, la serveuse nous complimente pour nos jolies robes, des discussions autour de personnages de romans et des liens avec l’histoire, l’air est chargé d’humidité

Vendredi: déprimée à cause de photobucket: tous mes blogs sont touchés et cela mettra des mois pour republier toutes les photos (et il faut que je trouve des solutions d’hébergement – des idées ?), j’ai réussi à caser toutes les corvées dans la matinée, et bien avancé l’après-midi, tondre la pelouse, lire au jardin, me sentir bien, admirer le crépuscule et sentir l’humidité qui tombe sur moi

Samedi: me décider pour une jupe à plis, un bel épisode de confusion paternelle (et ça ne va qu’empirer), enlever des kilos de mauvaises herbes, enfin me poser et voilà que quelques gouttes tombent, commencer un barbecue et le ciel devient à nouveau tout bleu, profiter de la soirée près du feu

Dimanche: écrire quelques billets lecture, TBBT S02E18&19, du rangement et du repassage, il fait beau mais je veux d’abord terminer cette robe, de la lecture, un cocktail tiki classique, Logan (James Mangold, 2017)

Franklin Flyer

22269Nicholas Christopher, Franklin Flyer: ce roman raconte la vie extraordinaire de Franklin Flyer entre 1929 et 1942. Ce jeune inventeur – dont le nom rappelle le train dans lequel il est né – passe de péripétie en péripétie, se trouvant toujours au bon endroit au bon moment, accompagné de son chat Archie, seul survivant avec lui, du naufrage d’un bateau en Antarctique. Après un passage en Argentine où il joue l’interprète pour des hommes d’affaires peu scrupuleux au service des Allemands, il continue sa vie aux Etats-Unis, inventant une machine pour mélanger la peinture qui le rend riche. Il travaille également comme dessinateur de comics à New York et y rencontre de nombreux personnages qui vont influencer sa vie future. Les femmes aussi ont un rôle important, Narcissa, Persephone, Violetta… Ce roman d’aventures se passe dans une période de l’histoire fort agitée, de la Grande Dépression à la seconde Guerre Mondiale, racontant divers épisodes de la vie de Franklin année par année. J’ai adoré les romans précédents de Nicholas Christopher; celui-ci m’a un peu laissée sur ma faim. Je l’ai trouvé moins passionnant, moins inventif et sans doute un peu trop trépidant dans les style des comics. Si Franklin avait rencontré l’Agent Carter, je n’en aurais pas été étonnée !

The sakura dress

Il y a quelques années, j’ai reçu un grand sac de patrons de couture datant des années 1950/60 et venant de Femmes d’Aujourd’hui, le magazine féminin belge que toutes nos mamans et grand-mères lisaient (ils ont édité également des livres de recettes dont je possède certains exemplaires). J’ai mis du temps à me lancer: j’avais trop peur des ajustements. Les corps féminins des années 1950 ont bien changé avec ceux d’aujourd’hui. J’ai finalement sélectionné une « Robe de petit soir » du numéro du 12 décembre 1954, proposée en taille 42 (les tailles des patrons diffèrent selon les magazines et il y avait moyen de les commander à sa taille séparément).

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J’ai commencé par décalquer les pièces d’origine et il m’est apparu de suite que les pièces du haut du corsage étaient minuscules. Mais aussi qu’il n’y avait qu’une parementure pour le décolleté et que pour les manches, il fallait savoir comment faire (les instructions sont plus que sommaires). J’y reviendrai. La pièce de la taille était quasi aux bonnes mesures et j’ai ressorti d’autres patrons pour l’ajuster. Pour le dos, j’ai tout simplement repris celui de la robe Burda modifiée que j’utilise toujours. Restait le haut du corsage: en mesurant mon corps et la pièce, j’ai rajouté environ une belle longueur en hauteur (je ne sais plus trop, quelque part vers les 8cm !). J’ai cousu une première toile mais ma poitrine flottait et cela baillait du côté des emmanchures. J’ai pincé le tissu et redessiné la pièce en diminuant la taille du bonnet. La deuxième toile était tout à fait satisfaisante, à part quelques détails qui ne demandaient a priori pas de troisième toile.

Au départ, je comptais coudre des parementures séparées pour le décolleté et les bras, puis j’ai dessiné une parementure englobant les deux. Vu sa taille, je me suis finalement décidée à doubler tout le haut.

J’ai sélectionné un tissu que j’ai acheté au Japon (chez Tomato à Tokyo), avec des fleurs de cerisier, ainsi qu’un reste de voile de coton blanc cassé. Et j’ai commencé la couture. Comme j’avais déjà cousu deux toiles, elle a été relativement facile, même en n’ayant pas de marche à suivre (j’ai dû découdre une fois une partie mais sans que cela ne pose trop de problème). Je sais que le genre de jupe présenté sur le patron n’est pas très seyant sur moi, je l’ai donc simplifiée en prenant le patron de la jupe crayon basique de Burda. Patron que je n’ai que très peu cousu, et uniquement en tissu stretch, et donc, elle était un peu trop étroite et j’ai dû jouer sur les valeurs coutures, sinon je ne pouvais pas m’asseoir !

Quand je vois les photos, je suis relativement satisfaite du résultat, même si je remarque les défauts: elle aurait pu être un peu plus ajustée sur le haut et un peu moins au niveau de la jupe, et le dos comporte quand même pas mal de plis. La partie de la taille aurait pu être un peu plus courte aussi. Mais c’est probablement un modèle que je coudrai à nouveau.

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Challenge PAL de vacances

PAL de vacances (un tout petit bout de ma PAL)

Ce sont les vacances ! Peut-être aurez-vous l’occasion de lire plus que d’habitude ? C’est le moment de repêcher des livres de sa PAL, avant le déferlement de la rentrée littéraire. Du coup, je vous propose un petit jeu: il s’agira de lire 8 livres (ou moins) avec les contraintes suivantes:

  1. le titre contient un nom de lieu géographique (pays, ville, région, fleuve…)
  2. le titre doit être un vrai jackpot au Scrabble. Je m’explique – enfin je reprend l’idée de Lire sous la contrainte (qui m’inspire d’ailleurs la totalité de ce challenge) – il s’agit d’additionner les points de chaque lettre du titre et de l’auteur selon les règles du Scrabble: A,E,I,L,N,O,R,S,T,U : 1 point; D,G,M : 2 points; B,C,P : 3 points; F,H,V : 4 points; J,Q : 8 points; K,W,X,Y,Z : 10 points (l’exemple est ici)
  3. le titre contient soit « chant/chanson », soit « musique » ou est le titre d’une chanson, ou s’en inspire très fort, ou contient le nom d’un musicien/chanteur
  4. le titre contient un prénom ou un nom de personne
  5. le titre est composé d’un seul mot
  6. le titre ne contient pas d’article
  7. le titre contient un mot lié à la nourriture ou à une boisson
  8. le titre contient un mot désignant un animal

Toutes les langues sont autorisées ainsi que tous les types de livres, fiction ou non-fiction (même des BD si vous voulez) mais ils doivent faire partie de votre PAL au 4 juillet 2017 (je n’ai aucun moyen de vérifier si vous trichez de toutes façons). Chaque livre lu ne peut entrer que dans une seule catégorie: Perfidia de James Ellroy pourrait entrer dans la catégorie 5 ou 6 mais je n’en choisirai qu’une des deux. Je ferai un petit compte-rendu le 31 août – je pourrais même envoyer un petit cadeau à la personne qui aura complété le plus de catégories (huit, c’est bien, mais pas nécessaire – je ne suis pas sûre moi-même de terminer huit livres pour la fin de l’été mais ce n’est pas impossible non plus) et fait le meilleur score au Scrabble !

Cela vous tente ? Laissez-moi un commentaire ! (et tenez-moi au courant pendant l’été de vos lectures).

UPDATE: vous pouvez également publier les photos des livres lus sur Instagram avec le #palvacances2017

UPDATE2: la lecture en cours compte aussi 😉

UPDATE 3: le compte pour le Scrabble ne compte que pour des titres en français (peu importe la nationalité de l’auteur) – je n’ose pas imaginer le record d’un titre en polonais (par ex., mais même l’anglais utilise beaucoup de w et de y) avec les scores pour les lettres du français. En même temps, ce serait drôle !

Short diary of the week (201)

Lundi: j’aurais dû me couvrir un peu plus ce matin, un passage à Sunda, décider de rentrer à pied (dans l’optique de l’opération contrôle de mon poids), le chemin est en grande partie agréable dans divers quartiers résidentiels, la partie autoroute urbaine est évitable en passant par un parc, je repère les maisons à tourelles, je vide ma tête, après 50 minutes de marche je commence à saturer, 20 minutes plus tard je suis à la maison, un repas de restes et d’une salade, Doctor Who, The Good Wife

Mardi: me couvrir un peu plus, avancer dans le travail mais aussi organiser mille et une choses, commencer à écrire un billet fleuve et y réfléchir une partie de la soirée, il pleut- enfin – tant mieux pour le jardin, The Good Fight, Anthony Bourdain Parts Unknown à Trinidad avec Calypso Rose qui fait remonter de très bons souvenirs d’amitié et de Womex

Mercredi: une mauvaise nuit, passer la matinée à écrire des mails, passer l’après-midi à trier des disques et à faire des scans, me retrouver dans un état fébrile – pas au sens où j’ai de la fièvre, tenter de me calmer pendant un moment, le soleil se montre, un vin blanc en terrasse puis un repas au Bozar Café avec une amie – délicieux repas d’ailleurs pour une toute aussi délicieuse soirée, attaquée par un moustique dans le métro, lire encore quelques dizaines de pages

Jeudi: bien dormi ! (le vin blanc ne m’empêche donc pas de dormir), grelotter en sandales, voir le soleil avec plaisir, corriger un texte – le premier d’une longue série, de l’agitation pour cause d’inventaire, le gros coup de pompe du jeudi avec comme conséquence le besoin d’un cocktail et de comfort food, Twin Peaks (ne regarder que d’un œil tout en surfant – c’est un épisode WTF), The Good Wife – fin de la très chouette première saison

Vendredi: juste crevée, mais avançons quand même, c’est facile d’avoir tous ces films à disposition, de l’horrible musique à la braderie sans gens de la commune voisine, soupeser les iPhones tandis que le vendeur me conseille presque d’attendre les nouveaux modèles, et donc revoir avec beaucoup de plaisir Le syndicat du crime 1 de John Woo tout en ayant de la nostalgie de cette période où je m’enfermais au musée du cinéma pour voir tous ces films de HK

Samedi: la pluie qui tombe ne me donne aucune envie de me lever, en même temps il faut bien que je récupère de ma semaine, oh la matinée est déjà passée et je n’ai pas fait grand chose !, un détour chez mon papa, de la couture: couper le tissu pour une robe et commencer à décalquer une autre, passer d’un livre à l’autre, Jellyfish de Kiyoshi Kurosawa (2003)

Dimanche: rêver de méduses (effet du film + effet du joli tissu de Michael Miller), TBBT S02 E16 & 17, tenter de redresser et d’attacher les mûriers qui se sont effondrés à cause de la pluie, devoir rentrer au moment où je comptais m’attaquer à d’autres plantes à cause d’une bruine persistante, de la couture: le haut de la robe prend forme tandis que la pluie tombe à verse, de la lecture, un plat birman, le soleil est revenu, Doctor Who, Fargo

Bilan culturel – juin 2017

Romans:

  • Nicholas Christopher, Franklin Flyer
  • Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer
  • Loïc Barrière, Rizières sous la lune

Livres documentaires, récits de voyage et biographies:

  • Nicolas Bouvier, Chroniques japonaises
  • Solange, Très intime
  • Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin
  • David Meyers, Elise Meyers Walker, Jeff Chenault & Doug Motz, Kahiki Supper Club. A Polynesian paradise in Columbus

Séries tv:

  • Better Call Saul – 7/10
  • The Good Fight – 7,5/10

Films:

  • Gun Fury – Raoul Walsh, 1953
  • Café Lumière – Hou Hsiao-Hsien, 2003
  • The man from the Alamo – Budd Boetticher, 1953
  • Le syndicat du crime / A better tomorrow – John Woo, 1986

Documentaires:

  • Tokyo, cataclysmes et renaissances (Arte)
  • Nicolas Bouvier. 22 Hospital Street – Christopher Kühn, 2005
  • Fabienne Verdier. Peindre l’instant – Mark Kidel, 2012
  • Le hibou et la baleine. Nicolas Bouvier – Patricia Plattner, 1993

Restaurants, bars

  • Victor Bozar Café – un très beau cadre et de délicieux plats