Short diary of the week (205)

Lundi: comment passer cette journée pour le mieux sans trop m’inquiéter ? préparer ma valise, préparer mille et une choses, tenter de finaliser une commande sans succès, lire un peu, terminer la saison 3 de Fargo qui me laisse un sentiment mitigé

Mardi: un réveil bien trop tôt, et puis c’est parti pour l’aventure

Mercredi, jeudi: de la pluie, du soleil, de l’eau, de belles choses, marcher beaucoup, des cocktails, des musées, des bateaux…

Vendredi: rentrer vers 21h30 à la maison – heureuse de mon citytrip – quatre jours sans penser à mes soucis

Samedi: un sommeil fort agité sans raisons, la fatigue est bien présente ce matin, finaliser la commande de lundi (le service de vente de Coolblue a fait un excellent suivi), encoder des données personnelles pour le prochain (prochain) voyage, parce que le prochain prend forme aussi (juste un weekend, mais quand même), enfin pouvoir discuter avec mon papa de certaines choses qui me tiennent à cœur, une après-midi à trier des photos et à lire un peu mais sans concentration aucune, L’Indonésie – la puissance, l’islam et la démocratie – un passionnant double documentaire encore visible pour quelques semaines sur Arte

Dimanche: le vent dans les branches des arbres, les avions qui passent, des lessives, la flemme de faire du vélo d’appartement, des angoisses par rapport à tout le boulot qui m’attend et par rapport à la situation de mon papa, de la couture mais la flemme de terminer la robe en cours, préparer l’infusion pour le cocktail du soir, de la lecture, American Gods, Longmire

Four days in Hamburg

Hambourg

Quatre jours à Hambourg. Une destination qui m’a valu quelques regards étonnés, voire même totalement remplis d’incompréhension mais une destination vraiment passionnante (une collègue me disait que c’est la destination qui monte – et cela ne m’étonne pas vu le nombre de fois que j’ai entendu parler français). La météo est plutôt incertaine, il faut tenir compte de la pluie mais au final, j’ai eu pas mal de chance, même si le soleil n’était pas toujours de la partie. J’aime les villes où l’eau joue un rôle important, et Hambourg, comme port, est un bel exemple. Située au bord de l’Elbe (la mer est à une centaine de kilomètres), la ville est traversée par de nombreux canaux et possède un grand lac. Ce n’était pas mon premier voyage seule et donc je ne m’inquiétais pas trop pour les généralités: comment circuler (facilement: le métro et le RER sont bien développés), où dormir (booking est pas mal pour chercher des hôtels même si au final j’ai réservé sur le site de l’hôtel), comment occuper mes soirées (je n’ai jamais autant lu qu’au Japon), je me sens même à l’aise pour aller manger toute seule…

Je m’étais proposé deux buts principaux lors de ce citytrip. Faire de meilleures photos avec mon nouvel appareil: j’ai fait plus de 700 photos (qu’il faudra trier) mais un premier coup d’oeil me plaît déjà. J’ai totalement évité le mode “intelligent auto”, la plupart des photos ont été prises en mode P, mais j’ai aussi testé les modes A et S dans certaines circonstances, réussissant à créer les effets voulus. J’ai aussi tenté de me mettre dans la tête d’amis photographes (en fait, surtout celle de Baba), avec des résultats divers. Il y a encore du travail de ce côté-là mais ça commence à venir – c’est vraiment une question d’état d’esprit et une question de se mettre dans celui-ci. Et si la météo n’était pas au beau fixe, certains nuages sont juste superbes. Autre constatation: même si j’ai trimballé trois objectifs (ils ne sont pas très lourds), je n’en ai utilisé qu’un seul, ce qui est dommage quelque part. De même, l’iPad est souvent resté dans mon sac et j’ai fait très peu de photos avec Hipstamatic – difficile de jongler avec deux appareils ! A tel point que j’ai eu du mal à choisir une photo illustrant ce billet, j’aurais préféré quelque chose de plus coloré mais je n’en ai pas.

Le deuxième défi était d’aller boire des cocktails toute seule, notamment à Le Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs au monde (rien que ça !) mais dont l’aspect extérieur a tout pour faire fuir la timide que je suis. Il s’agit d’un façade normale, avec un porte noire, et il faut sonner. Ce que j’ai fait. Je raconterai la suite de l’expérience plus tard mais j’ai pris un plaisir certain à boire des cocktails assise au bar, là et ailleurs, observant le barman travailler.

Ces quatre jours m’ont fait beaucoup de bien, je suis rentrée de bien meilleure humeur, en ayant (un peu) oublié mes soucis mais surtout avec plein d’énergie pour la suite (pas mal de boulot m’attend et l’aide de mon papa est en vacances pour trois semaines, ce qui ne va pas être simple, surtout qu’il n’est pas en grande forme). J’écrirai probablement mon récit sur suasaday (je vous préviendrai) mais j’hésite encore sur la façon de faire: récit linéaire ou thématique ? Beaucoup de photos dans le texte ou des galeries de photos séparées ?

Et entretemps, d’autres projets de voyages se précisent, un long weekend fin août (disons que c’est probable) et un long circuit en octobre-novembre.

Short diary of the week (204)

Lundi: cette journée commence mal avec ce type qui me colle dans le métro (et son odeur est bizarre), la bride de mes sandales appuie sur la grosse piqûre que j’ai eu hier et augmente les démangeaisons, yep – mon humeur n’est pas au top mais ça peu changer, de nombreux vœux d’anniversaire, c’est de plus en plus gonflé, Twin Peaks, Fargo, installer mon pied en hauteur pour dormir

Mardi: aïe j’ai du mal à marcher, enfin marcher va encore mais rester debout sur place est plus compliqué, mettons les Birkenstock sans bride, chercher une chaise pour discuter avec mes collègues dans le couloir, bien avancer dans le boulot, écrire un billet sur mon non-art de demander et me rendre compte qu’il s’agissait plus d’un malentendu qu’autre chose: tout le monde pensait que j’étais occupée lundi et donc personne ne m’a rien proposé – l’année prochaine je demande !, clopin-clopant elle rentra à la maison, écourter la préparation du repas et m’affaler au jardin avec une poche glacée sur le pied

Mercredi: ok donc je ferais mieux de rester à la maison, marcher en boitant est trop fatiguant, mais c’est râlant vu que mon cerveau est en pleine forme, en fait poser mon pied par terre est hyper douloureux mais après quelques pas ça s’améliore un peu, traîner sur internet, payer l’acompte pour mon futur voyage, faire une très longue sieste – et me réveiller encore bien fatiguée, lire au jardin avec une poche de gel bleu glacé sur le pied, oh je sais à nouveau marcher sans trop de douleurs !, et donc accepter l’invitation d’un ami pour la soirée, un très beau cadeau d’anniversaire, un Zombie (12cl d’alcool quand même !), un bon repas, un second cocktail moins réussi – The Expedition, et au final une très chouette soirée au jardin

Jeudi: me réveiller crevée mais aller travailler en boitant encore un peu, heureusement ça ne fait plus mal malgré le gonflement, admirer enfin ces superbes tissus venus de Hong Kong (de chez Kawaii Fabric – la douane est passée par là mais le prix total n’est pas plus cher que si je les avais achetés en Europe), les tâches du vendredi le jeudi, écrire un texte en catastrophe, décider que mon pied ne m’arrêtera pas et aller en ville, acheter un premier guide de voyage plein de photos, rejoindre Armalite au Nong Cha et acheter du thé, des cocktails chez LIB – Burning Passion pour elle et The Mist pour moi (bourbon infusé à l’abricot, picon et vermouth), la gentillesse de Karoline qui m’apporte une poche de glaçons à appliquer sur mon pied et ça fait un bien fou, des dim sum chez Yi Chan où le patron et le barman sont toujours aussi gentils, rentrer à mon aise et trouver un nouveau cadeau d’anniversaire dans ma boîte aux lettres, m’écrouler au lit

Vendredi: férié ! bien dormi mais pas encore assez, cette piqûre m’a bien épuisée, elle s’est évidemment associée à d’autres petits maux mais je serai remise pour mon citytrip !, une longue semaine de congés m’attend !, me rendre compte que certaines photos que je pensais visibles ne le sont pas mais trouver la solution – qui demande encore un peu plus de boulot, tondre la pelouse en un temps record: je faisais la course avec la voisine, mettre à la lessive tous les nouveaux tissus, lire au jardin, imaginer un plat avec le contenu du frigo, lire au jardin – la suite, rentrer à cause de la fraîcheur

Samedi: commander des chaussures rouges très soldées, traîner pas mal, aller chez mon père et repartir blessée et déprimée: pour lui la piqûre qui m’a empêchée de marcher n’était qu’une broutille, il s’est excusé mais je le sens de plus en plus centré sur lui-même, du repassage de nouveaux tissus, une après-midi peu productive, il faudra que je trouve des tactiques pour ne pas me laisser toucher, Fargo, de la lecture

Dimanche: TBBT – les deux derniers épisodes de la saison 2, osciller entre angoisse et découragement, me mettre finalement à la couture pour me changer les idées – ce qui fonctionne le temps de la couture, traîner dans le canapé, les veilles (ou avant-veille donc) de départ sont toujours compliquées pour moi, en phase: “non je ne veux pas y aller” “c’est trop compliqué” “il y a trop de choses différentes / nouvelles / inconnues”, être en plus découragée par la météo pluvieuse qui s’annonce, cuisiner mais sans envie, regarder un excellent film par contre: Cold Fever de Friðrik Þór Friðriksson (1995) ou le voyage improbable d’un Japonais en Islande en plein hiver pour rendre un dernier hommage à ses parents décédés

 

Kahiki Supper Club

David Meyers, Elise Meyers Walker, Jeff Chenault & Doug Motz, Kahiki Supper Club. A Polynesian paradise in Columbus: ce livre raconte l’histoire d’un des plus importants bars et restaurants tiki des Etats-Unis, situé à Columbus en Ohio et aujourd’hui détruit. S’inspirant d’un autre endroit du même type, le Mai-Kai de Fort Lauderdale en Floride, deux locaux, Bill Sapp et Lee Henry, ont ouvert ce magnifique restaurant d’inspiration polynésienne qui devait faire rêver les clients et leur faire oublier le rude climat du nord du pays. La structure du bâtiment rappelait les maisons du Pacifique et deux grands Moai – les statues de l’Ile de Pâques – flanquaient l’entrée. A l’intérieur, un autre de ces Moai abritait un feu ouvert et les clients pouvaient s’installer dans un décor rappelant les villages polynésiens, avec des huttes aux toits de palme et des plantes exotiques. C’est tout cela qui est raconté dans le livre, mais aussi bien d’autres choses qui m’ont semblé avoir peu d’intérêt, comme les crimes commis autour du restaurant. Le ton diffère selon les chapitres, ce qui est sans dû aux différents auteurs et j’ai eu l’impression par moments de lire un livre écrit par le comité d’histoire locale qui accordait plus d’attention aux anecdotes qu’aux événements importants. A part cela, le livre est richement illustré et montre une image d’une certaine Amérique.

The Tokaido Road dress

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Toujours à la recherche d’une couture facile – c’est-à-dire n’impliquant pas un patron inconnu – et ayant constaté que le nombre de mes robes estivales est devenu fort réduit, j’ai cousu à nouveau le patron Butterick B5032, déjà réalisé l’été passé en tissu à singes et Frida Kalho. J’ai sélectionné un autre tissu Alexander Henry, Tokaido Road, acheté chez Stof op Zolder (il est bien soldé pour le moment). Comme je n’ai pas pensé à relire mes notes, je n’ai pas raccourci le corsage d’un centimètre et cela ne m’a pas choquée – en fait il tombe juste bien à la taille. J’ai par contre réduit un peu la largeur du haut du devant – un centimètre environ – et du coup, cela baille moins quand je suis assise ou que je me tiens un peu mal et les bretelles ont moins tendance à tomber.

Pour le jupe, j’ai repris le patron de Gertie déjà vu dans la Yodelling Cowgirl dress, la side pleated skirt, en passe de devenir une des mes favorites. Une couture rapide et plaisante, sans problèmes notoires ni difficultés particulières, sans doute aussi parce que j’ai changé un peu l’ordre de la couture présenté dans les explications du patron, que j’ai d’ailleurs annotées pour la prochaine fois.

Et je commence à bien maîtriser l’utilisation de l’appareil photo avec télécommande et à ne plus faire trop de photos ratées.

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L’art de demander

Ce n’est pas parce que j’ai lu The art of asking que j’ai totalement intégré son contenu. Je me sens prête à demander de l’aide dans une série de situations mais clairement pas dans toutes. C’était donc mon anniversaire lundi et je l’ai passé tout seule. Pourquoi ? Parce que j’ai secrètement espéré que quelqu’un me propose une activité. Mais aussi parce que je n’ai rien osé demander. Je me sentais mal à l’aise de demander à quelqu’un de passer la soirée avec moi, je voulais que cela soit naturel, pas forcé, que je ne ressente pas cela comme de la pitié. Et puis un lundi ! Qui a envie de sortir un lundi ? C’était la bonne excuse pour encore moins oser m’exprimer. Je pense que j’avais un peu un sentiment de honte aussi, celui d’être tellement seule que je n’ai personne pour me proposer une sortie (et pourtant je sais que ce n’est pas le cas). Un honte probablement causée par ces clichés et ces images parfaites de personnes entourée de milles amis toujours présents comme dans les séries américaines. Tout cela est un peu nul, vu de l’extérieur, mais voilà, on ne se refait pas. Et au final, j’ai plus déprimé les jours avant – en partie pour d’autres raisons – que le jour même. Même si j’aurais préféré ne pas passer ma soirée toute seule, j’ai bu un bon cocktail, je n’ai pas cuisiné (me contentant des restes du dimanche) et j’ai regardé des séries tv comme d’habitude tout en mettant mon pied attaqué par un moustique en l’air (et en pestant très fort contre cette allergie démesurée). Et je ferai mieux l’année prochaine – sans doute – ou pas.

Short diary of the week (203)

Lundi: pas très bien dormi (mais un autre type d’insomnie – celui où je me réveille au milieu de la nuit avec la tête envahie de pensées diverses – où j’essaie donc de me souvenir de mon login pour mon premier compte photobucket – ça va être compliqué à retrouver, je pense), de l’animation suite au malaise d’une collègue – avec ambulance et tout, relire et corriger et numéroter les articles pour mieux m’y retrouver, la météo annonçait de la pluie à l’heure de mon retour – sauf qu’il ne pleut pas mais je n’ai pas de bonnes chaussures pour rentrer à pied – dommage, Twin Peaks, créer une google map pour mon citytrip – ça se rapproche !

Mardi: ah voilà le troisième compte photobucket était sur ce mail-là ! (j’ai donc reçu un mail pour me prévenir mais les photos restent visibles cette fois-ci), facilement distraite ce matin, mais aussi bien concentrée par moments, une soupe de nouilles soba, Jamestown (enfin le dernier épisode), Fargo, une envie de terminer mon livre mais il est déjà trop tard

Mercredi: toujours un sommeil agité à cause de ces fichues photos – si seulement je pouvais dire à mon cerveau de se taire, il fait du temps à la belge aujourd’hui et bien trop frais pour la saison – heureusement il fait encore bon à l’intérieur, ce texte n’était vraiment pas terminé – moi qui pensait que ce serait rapide, enfin publier ce qui était prêt à publier depuis trois semaines, mais pourquoi ai-je écrit 768 dans ma main ?, retrouver le pourquoi 20 minutes plus tard: c’est l’adresse du magasin de tissu, des achats de voile de coton et d’un autre joli tissu soldé, acheter de quoi compléter un mezze au traiteur grec, American Gods, entamer un nouveau livre

Jeudi: hiiii (1) – ça a l’air de s’arranger pour fin août, hiiiiiii (2) – je peux en fait m’inscrire au voyage qui m’intéresse – mais évidemment je mets à douter / angoisser / etc.: est-ce bien là que je veux aller ? / c’est cher / c’est long (trois semaines) etc., ça va passer, profiter du beau temps pas trop chaud pour rentrer à pied – en fait ça me manquait déjà, zut j’ai mis un peu trop d’olives dans la sauce, Adrift in Tokyo (Satoshi Miki, 2007) – drôle et très sensible en même temps – j’ai adoré

Vendredi: en cours de décision, en attente de nouvelles, de chouettes conversations, des nouvelles positives et puis finalement mitigées mais il faut – une fois de plus – attendre les résultats (début août), un coup de fil sous forme de long monologue ennuyeux, Fargo, Longmire – début de la saison 4, j’ai un peu du mal ce soir

Samedi: un sommeil un peu agité et un réveil fort matinal, ce qui me laisse le temps d’aller faire du shopping – un peu décevant certes – mais j’ai quand même trouvé deux blouses à longues manches qui seront parfaites en voyage, un premier cadeau d’anniversaire surprise, la partie compliquée de la journée: écouter mon père se plaindre et dire qu’il souhaite mourir quand il aura 80 ans (il les aura en novembre) – plus un début de dispute avec sa compagne pour des questions de repas oublié, me changer les idées en testant un nouveau patron, continuer la google map pour mon citytrip, un plat thaï – je les faisais mieux avant il me semble, Apache (Robert Aldrich, 1954) – l’exemple type de films où les Indiens sont joués par des Blancs maquillés et aux yeux bleus – c’est très dérangeant

Dimanche: réveillée tard – en espérant que j’aie récupéré, TBBT S02E20-21, nettoyer le frigo et l’armoire y attenant pour enfin ranger le paquet de farine acheté il y a six mois, me mettre à la couture et choisir un tissu, déjà me rendre compte que ce ne sera pas ma robe préférée mais ce n’est pas grave – ce sera une base pour d’autres modèles, tenter de me concentrer sur de la lecture mais ne pas trop y arriver, perdre du temps avec un jeu, un repas simple, de nouvelles photos de robes, passer le reste de la soirée à remplacer des photos (et déprimer un peu), de la lecture – au moins mon roman (une autobiographie en fait) est passionnant